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Société d'économie mixte (Sem) Sellor (Morbihan)

CRC BRETAGNE

La chambre publie le 9 octobre 2018 son rapport d’observations définitives sur la gestion de la société d’économie mixte (Sem) Sellor, à Larmor-Plage (Morbihan), pour les exercices 2012 et suivants.

À l’issue de ce contrôle, la chambre clôture son enquête régionale sur la gestion des ports de plaisance en Bretagne, qui a déjà donné lieu à la publication de rapports sur les organismes suivants : Sem Brest’Aim, SPL Compagnie des ports du Morbihan,  Concarneau, Saint-Malo, Plougastel-Daoulas, CCI de Morlaix, ainsi qu’un article dédié à ce thème dans son rapport d’activité 2017.

 

Créée en 1988, la Sem Sellor a vu progressivement s’agrandir son périmètre d’intervention. Ses activités s’organisent aujourd’hui autour de plusieurs pôles dans le cadre de délégations de service public (DSP) confiées par l’agglomération de Lorient : la gestion de six ports, les loisirs nautiques, l’hébergement ainsi que des espaces découvertes et muséaux.

La gestion des ports (2 280 places à flot), à l’origine de sa création, constitue l’activité dominante de la Sellor : la plaisance représente ainsi 54 % de son chiffre d’affaires. La Sem exerce cette gestion dans le cadre d’une DSP renouvelée en décembre 2016 pour la période 2017-2024. La chambre a relevé à son propos que le cadre contractuel était tout à la fois peu contraignant pour le délégataire et lui permettait de bénéficier d’un avantage en matière de trésorerie. De son côté, la collectivité délégante ne respecte pas toutes ses obligations, notamment celle du maintien des conditions de navigabilité, conditionnées par la réalisation effective des opérations de désenvasement nécessaires.

Si la gestion des ports de plaisance donne satisfaction et permet globalement d’assurer le service attendu, plusieurs points peuvent néanmoins être améliorés, notamment s’agissant de la tarification pratiquée pour les plaisanciers de Port-Louis, ou encore de la publicité sur les listes d’attente.

L’activité muséographique, qui regroupe la gestion de six équipements au sein de la même délégation de service public, constitue une zone de risque pour la Sem et pour l’agglomération. Malgré une nouvelle muséographie (3,4 M€), la cité de la voile Éric Tabarly n’a jamais retrouvé le niveau de fréquentation de sa première année (112 116 visiteurs) et a accueilli bon an mal an de 70 000 à 80 000 visiteurs, même si les derniers chiffres sont encourageants. Les relations avec l’association Éric Tabarly paraissent également déséquilibrées, au profit de cette dernière.

Le domaine des achats publics présente par ailleurs des risques élevés que la Sellor entreprend aujourd’hui de limiter en mettant enfin en place une véritable fonction achat.

La gestion et la politique des ressources humaines s’exerce dans le cadre de la convention collective des ports, la plus favorable parmi celles dont pouvaient relever d’autres personnels de la société. La durée annuelle du temps de travail des personnels de la SEM est de 1 594 h, inférieure aux 1 607 h de la base légale.

 

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