statistiquement fiables sur la fiscalité locale acquittée par les entreprises
de différents
secteurs d’activité :
-
les données dont dispose l’INSEE sur la fiscalité acquittée par les entreprises sont issues
des déclarations fiscales des entreprises. Elles ne permettent pas d’identifier la fiscalité
locale acquittée par les entreprises à un niveau individuel. Elles ne permettent donc pas
non plus de mener des comparaisons sur la fiscalité locale acquittée par taille d’entreprise
ou par secteur d’activité ;
-
la Banque de France met à disposition des établissements de crédit une base de données
39
,
qui intègre en partie des données de la liasse fiscale. La Banque de France collecte
notamment les postes « impôts et taxes » et « impôts sur les bénéfices » des entreprises
ayant un chiffre d’affaire supérieur à 750 000 €. Cette base ne permet toutefois pas
d’avoir des informations individuelles sur la fiscalité locale acquittée par les entreprises ;
-
les administrations chargées de la gestion des impôts (notamment la DGFIP, la DGCL et
les administrations sociales) ne réalisent pas systématiquement, pour les impôts acquittés
par des professionnels et des particuliers, un suivi des contribuables par nature
(particuliers ou professionnels) et, s’agissant des professionnels, par secteur d’activité.
Dès lors,
l’appréciation du poids de la fiscalité locale dans l’ensemble de la fiscalité
acquittée par les entreprises des différents secteurs professionnels n’a pu être réalisée
que de manière imparfaite
:
-
en utilisant les données fiscales et sociales dont disposent le service de la gestion fiscale
de la DGFIP, la DSS et l’ACOSS sur les prélèvements pour lesquels une répartition
sectorielle est possible. C’est sur ces données que s’appuient à titre principal les
développements qui suivent ;
-
en travaillant sur un échantillon de grandes entreprises, sur la base des données
individuelles transmises par la direction des grandes entreprises (DGE) ;
-
toujours en travaillant sur un échantillon de grandes entreprises, en collectant
l’information directement auprès des entreprises elles-mêmes. Ces données permettent de
39
La base de données FIBEN, qui recense plus de sept millions d’entités, comprend les bilans, des informations
sur les dirigeants, la cote Banque de France des entreprises et leurs encours de crédit.
30
réaliser quelques comparaisons ponctuelles. Une prudence méthodologique particulière
s’impose toutefois s’agissant de ces dernières données.
II.
L’importance de la fiscalité locale acquittée par les entreprises diffère
selon les secteurs d’activité.
1.
La réforme de la taxe professionnelle a opéré un basculement sectoriel de la
fiscalité locale acquittéeparlesentreprises.
a.
La réforme de la taxe professionnelle a permis de corriger les principaux
défauts de la fiscalité économique locale.
Dès 2004, le rapport de la commission de réforme de la taxe professionnelle
(dite
commission Fouquet)
faisait le constat de l’inefficacité économique de la taxe
professionnelle
40
. Selon les termes du rapport de la commission, la taxe professionnelle
était, avant la réforme de 2010, «
un prélèvement qui crée des distorsions de concurrence,
pénalise l’investissement, mais aussi l’emploi et la croissance, et pèse lourdement sur les
secteurs à forte intensité capitalistique
» :
-
la dispersion des taux était à l’origine de distorsions de concurrence entre les
entreprises
selon leur localisation (une entreprise pouvant alors être soumise, selon sa
localisation, à un prélèvement dont le taux variait du simple au double, voire davantage).
Le rapport considérait toutefois que l’impact de ces distorsions sur le comportement des
entreprises était difficilement mesurable, d’autant que les différences de taux avaient des
effets différents selon le régime d’imposition des entreprises (et
in fine
selon les secteurs
d’activité) ou selon les exonérations territoriales ;
-
la taxe professionnelle pénalisait l’investissement et l’emploi
, en renchérissant le coût
des facteurs de production. L’assiette de droit commun de la taxe, la valeur locative des
équipements et biens mobiliers (EBM) était jugée particulièrement néfaste à
l’investissement ;
-
la taxe professionnelle pesait plus lourdement sur les secteurs à forte intensité
capitalistique et sur les entreprises en difficulté
.
Le deuxième rapport particulier présenté au CPO en décembre dernier a rappelé que
la
réforme de la taxe professionnelle poursuivait d’abord une finalité économique
. Elle
visait en effet un allègement net de l’imposition des entreprises, un transfert de la charge
fiscale vers des secteurs moins exposés à la concurrence internationale et vers les PME, et
à asseoir la fiscalité économique locale sur une base jugée moins nocive économiquement
(suppression de l’assiette EBM et choix d’une assiette économique fondée sur un solde
intermédiaire de gestion, en l’occurrence la valeur ajoutée).
Comme l’a noté le CPO dans son rapport sur l’efficacité économique de la fiscalité
locale
41
,
la suppression de la taxe professionnelle a permis de réduire les effets les plus
néfastes de la fiscalité locale des entreprises
. L’assiette choisie permet en effet de
concilier l’objectif de stabilité des recettes (la valeur ajoutée étant moins volatile que
40
Voir le rapport de la commission de réforme de la taxe professionnelle, présidée par M. Olivier Fouquet,
décembre 2004. Le constat de cette inefficacité était en réalité antérieur, puisque la commande du Premier
ministre fixait pour objectif à la commission de «
trouver un impôt plus juste et plus efficace économiquement
».
41
Voir le rapport particulier « L’efficacité économique de la fiscalité locale », annexé au rapport du CPO sur
« La fiscalité locale », mai 2010.
31
l’assiette de l’impôt sur les sociétés) et l’objectif de minimisation des effets distorsifs de la
taxation des facteurs de production (l’assiette étant neutre entre les facteurs travail et
capital). Selon les termes du rapport, «
l’assiette de la cotisation sur la valeur ajoutée
retenue par la réforme ne pourrait être améliorée qu’à la marge
».
Enfin,
certaines études suggèrent que la combinaison d’un impôt foncier et d’un
impôt sur la richesse constitue un bon optimum fiscal
. Ainsi, selon Simula et Trannoy
(2009), le remplacement de la taxe professionnelle par la valeur ajoutée et sa combinaison
localement avec un impôt foncier sur les entreprises constitue une situation favorable à
l’investissement. Dans leur étude «
Financing Productive Local Public Goods
», Déo et
Duranton (1998) concluent également au caractère positif d’une taxation locale sur la
production ou la richesse.
b.
La réforme s’est traduite par une baisse de l’imposition économique
locale des entreprises, baisse différenciée selon les secteurs d’activité.
En s’appuyant sur les données fournies par les DGFIP, le deuxième rapport particulier
montre que
la réforme de la taxe professionnelle s’est traduite par un gain pour les
entreprises lors de sa mise en place, et par une évolution structurelle de la répartition
entre entreprises de la charge fiscale liée à la fiscalité locale
.
La réforme a tout d’abord permis une baisse conjoncturelle de l’impôt économique local
des entreprises en 2010 :
-
toutes entreprises confondues, l’impôt économique local des entreprises a baissé de
7,5 Md€ en 2010
par rapport à ce qu’il aurait été en l’absence de réforme de la taxe
professionnelle
42
. Cette baisse d’impôt conjoncturelle se décompose en un gain total de
8 Md€ pour les 60 % d’entreprises gagnantes, et une perte de 0,5 Md€ pour les 25 %
d’entreprises perdantes (15 % environ des entreprises ne voient pas leur situation
évoluer). Ce gain initial global doit toutefois être nuancé : il ne prend pas en compte
l’effet mécanique immédiat de la réforme sur les recettes d’impôt sur les sociétés
43
, et les
éventuels effets de second tour sur la charge fiscale des entreprises (hausses
d’impositions destinées à compenser le coût de la réforme) ;
-
tous les secteurs d’activité ont bénéficié, au niveau agrégé, d’une réduction d’impôt
.
Le rapport du gouvernement au Parlement sur les conséquences de la réforme de la
fiscalité directe locale montre toutefois que la baisse réalisée en 2010 diffère fortement
d’un secteur d’activité à l’autre : si le secteur des activités financières connaît une baisse
quasi-nulle de son imposition économique locale (-0,3 %), le secteur de la construction
constate une baisse moyenne de 46 % et le secteur industriel de 29 %.
Le deuxième rapport particulier montre également que la réforme a produit des effets
structurels durables sur la répartition sectorielle des impositions économiques locales. S’il
est encore prématuré de réaliser un bilan économique de la réforme, plusieurs évolutions,
cohérentes avec ses objectifs initiaux, peuvent être identifiées
44
:
42
Voir le deuxième rapport particulier, p.13. Le calcul compare la TP théorique en 2010 après prise en compte
du plafonnement à la valeur ajoutée (26,8 Md€), et le montant de CET et d’IFER après prise en compte du
plafonnement (20,1 Md€). Il intègre le dégrèvement transitoire de CET (0,8 Md€).
43
Voir le rapport d’information n°611 du Sénat déposé par M. Charles Guené le 26 juin 2012. Selon ce rapport,
l’assiette fiscale de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu progresse à l’occasion de la réforme. Le
rapport cite les chiffres du gouvernement qui évalue l’augmentation de ces deux impôts à 1,9 Md€ en 2011
(1,6 Md€ d’IS et 0,3 Md€ d’IR) et 1,2 Md€ en 2012.
44
La DGFIP a fourni une répartition sectorielle des recettes de CET et 2010 modifiée, car réalisée selon le
référentiel de l’INSEE (et non des applications DGFIP). Elle a également fourni des simulations modifiées
32
-
du fait du basculement de l’assiette d’imposition, la réforme est favorable à
l’industrie
: les principaux secteurs bénéficiaires de la réforme sont le secteur de
l’industrie manufacturière, dont la part dans le panier d’impositions économiques locales
(CET et IFER) a baissé de 3,1 points à l’occasion de la réforme et, dans une moindre
mesure, le secteur de la construction (baisse de 1,2 point) et celui de la santé humaine et
de l’action sociale (1,5 point). En termes relatifs, les secteurs qui ont le moins
bénéficié de la réforme sont le secteur des transports et de l’entreposage (concerné par les
IFER) et le secteur des activités financières ;
-
du fait de la progressivité de la CVAE, la réforme est également très favorable aux
PME
, en cohérence avec les objectifs initiaux de la réforme (le seuil d’assujettissement à
la CVAE est de 152 500 € de chiffre d’affaires). Ainsi, la réforme s’est traduite par un
allègement substantiel de la cotisation acquittée par les entreprises dont le chiffre
d’affaires est inférieur à 10 M€.
c.
Les interlocuteurs rencontrés s’accordent à dire que la réforme a été
globalement positive.
A l’occasion de la rédaction du présent rapport, des fédérations professionnelles, ainsi que
les directions fiscales d’une dizaine d’entreprises ont été rencontrées.
Les personnes rencontrées considéraient généralement que la réforme de la taxe
professionnelle avait amélioré la fiscalité locale
. En particulier, les interlocuteurs mettent
en avant le fait que la fiscalité locale directe qu’ils acquittent désormais est plus en phase
avec la situation économique de l’entreprise. Plusieurs entreprises rencontrées ont ainsi
constaté une baisse de la CVAE à la suite de difficultés rencontrées par l’entreprise.
Le principal point positif selon nos interlocuteurs est toutefois la baisse du montant
global de l’imposition locale
pesant sur les entreprises à l’occasion de la réforme, et
documenté notamment par le deuxième rapport particulier.
2.
Les données fiscales et sociales permettent une comparaison sectorielle partielle
desmontantsde fiscalité locale payés.
Au-delà des données corrigées concernant le panier de la fiscalité économique locale (CET
et IFER), les données fournies par les services fiscaux (bureau GF3C de la DGFIP) et
sociaux (ACOSS) permettent de réaliser une comparaison sectorielle sur les principales
impositions locales acquittées par les entreprises
45
.
Ces données doivent toutefois être prises avec précaution
:
-
elles ne concernent qu’une partie de la fiscalité locale des entreprises (CET, IFER, TFPB,
TFPNB, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, taxe sur les surfaces commerciales et
versement transport), pour un montant cumulé de 37 Md€ en 2012 ;
-
elles ne sont disponibles que sur un nombre réduit d’exercices (2010 à 2012), sur une
période marquée par la crise économique et financière ;
concernant la répartition sectorielle de la taxe professionnelle qui aurait été acquittée par les différents secteurs
en l’absence de réforme. Ces données peuvent modifier les chiffres issus du rapport du gouvernement au
parlement sur les conséquences de la réforme de la fiscalité directe locale, tels que repris par le deuxième rapport
particulier. Elles ne changent pas les principaux constats concernant l’allègement de la fiscalité directe locale des
A titre d’exemple, s’agissant du secteur de l’industrie manufacturière, la baisse liée à la réforme est de 31 %
selon le référentiel DGFIP (entre 6 210,8 M€ de TP théorique et 4 314,1 M€ de CET + IFER en 2010) et de
32 % selon le référentiel de l’INSEE (entre 6 756,1 M€ de TP théorique et 4 582 M€ de CET + IFER).
45
Voir annexe 3 pour les données complètes.
33
-
les montants des différentes impositions ne sont pas parfaitement homogènes
46
:
o
si la répartition sectorielle
des recettes de la fiscalité locale est réalisée selon la
nomenclature A21, le référentiel utilisé s’agissant de la répartition sectorielle de la
CET est celui de l’INSEE
47
, tandis que le référentiel utilisé pour les autres
impositions locales transmises par la DGFIP (TFPB, TFPNB, TEOM, TASCOM)
et celui des applications de la DGFIP ;
o
certaines données sont simulées à partir des données déclaratives (montants de
CVAE ; dégrèvements pour plafonnement en fonction de la valeur ajoutée
s’agissant de la CET) ;
o
les données 2012 de CET sont provisoires.
Le tableau qui suit propose une comparaison entre la part des principaux impôts locaux
acquittés par les entreprises d’un secteur donné et la part de ce secteur dans la valeur
ajoutée nationale, pour les années 2010 à 2012, ainsi que la moyenne sur la période. Il
permet de tirer quelques enseignements :
-
le montant cumulé des principales impositions locales
pour lesquelles une répartition
sectorielle était possible
a augmenté sur la période
, passant de 33,6 Md€ en 2010 à
37 Md€ en 2012 ;
-
l’importance de la fiscalité locale dans les différents secteurs d’activité est
particulièrement stable sur la période examinée
: les secteurs pour lesquels la part
dans l’ensemble de la fiscalité locale acquittée est supérieure (ou inférieure) à la part dans
la valeur ajoutée nationale sont les mêmes tout au long de la période examinée
48
;
-
l
a part des principaux impôts locaux acquittés par les entreprises était supérieure à
la part de ces secteurs dans la valeur ajoutée
pour chacune des trois années examinées
dans neuf secteurs d’activité
(sur les 21 que compte la nomenclature utilisée) :
o
il s’agit notamment des secteurs des activités immobilières (L), de la production
de gaz et d’électricité (D), de l’information et des communications (J), de
l’industrie manufacturière (C), de l’eau, de l’assainissement et du traitement des
déchets (E) et des autres activités de service (S)
49
;
o
le
secteur des activités immobilières
est celui pour lequel l’écart entre part du
secteur dans les impositions locales (12,5 % en moyenne sur 2010-2012) et sa part
dans la valeur ajoutée (2,3 % en moyenne) était le plus important. Cela peut
notamment s’expliquer par la part de la fiscalité locale assise sur des bases
foncières ;
o
le
secteur des industries manufacturières
est marqué par une part dans la
fiscalité locale très légèrement supérieure à sa part dans la valeur ajoutée (les deux
sont décroissantes sur la période, la part du secteur dans la fiscalité locale ayant
diminué légèrement plus vite sur la période – de 19,01 % à 18,02 % – pour
rejoindre la part du secteur dans la valeur ajoutée nationale) ;
46
Les explications relatives au mode d’acquisition des données figurent pour chaque imposition dans les annexes
du rapport.
47
Les données relatives à l’impôt sur les sociétés et la taxe sur les salaires, également fournies par la DGFIP et
présentées ci-dessous, sont réparties entre les différents secteurs d’activité selon le référentiel de l’INSEE.
48
La seule exception concerne les secteurs « X, Z – Divers, inconnu » pour lesquels la part dans la fiscalité
locale est supérieure à la part dans la valeur ajoutée en 2012. Cette exception ne concerne toutefois pas un
secteur économique défini.
49
Les trois autres secteurs sont ceux de l’administration publique (O), de l’enseignement (P) et des activités
extraterritoriales (U).
34
-
à l’inverse,
dans de nombreux secteurs d’activité, les entreprises acquittaient une
part plus faible des principales impositions locales que leur part dans la valeur
ajoutée nationale
pour chacune des trois années examinées. Il s’agit notamment des
secteurs de la construction (F), des activités spécialisées, scientifiques et techniques (M),
du commerce (G), et dans une moindre mesure des services administratifs et de soutien
(N) et des industries manufacturières (C) ;
-
sur la période considérée, il apparaît que l’évolution des impôts locaux suit celle de
la valeur ajoutée dans les différents secteurs d’activité
. La méthode utilisée consiste à
suivre sur la période 2010-2012 la somme des écarts entre la part des impositions locales
acquittées par les différents secteurs et la part de ces secteurs dans la valeur ajoutée. On
constate que
ces écarts cumulés sont stables sur la période, voire en légère diminution
(de 31 points de pourcentage en 2010 à 29 points de pourcentage en 2012).
35
Tableau n°5
: L’évolution des principaux impôts locaux
50
et de la valeur ajoutée par secteur d’activité
(2010 à 2012, en nomenclature A21)
Total
2010*
Part dans
total 2010
Part dans
VA 2010
Total
2011*
Part dans
total 2011
Part dans
VA 2011
Total
2012*
Part dans
total 2012
Part dans
VA 2012
Moy. part
dans total
Moy. part
dans VA
A - Agriculture, sylviculture et
pêche
80
0,24%
0,34%
84
0,23%
0,41%
88
0,24%
0,42%
0,24%
0,39%
B - Industries extractives
70
0,21%
0,30%
70
0,20%
0,32%
71
0,19%
0,29%
0,20%
0,30%
C - Industrie manufacturière
6 385
19,01%
18,56%
6 511
18,12%
18,10%
6 672
18,02%
18,02%
18,39%
18,23%
D - Gaz, électricité, vapeur, air
conditionné
1 893
5,64%
2,66%
1 942
5,40%
2,65%
2 065
5,58%
2,90%
5,54%
2,74%
E - Eau ; assainissement, déchets,
dépollution
326
0,97%
0,75%
345
0,96%
0,76%
352
0,95%
0,75%
0,96%
0,75%
F - Construction
1 564
4,66%
7,58%
1 693
4,71%
7,41%
1 766
4,77%
7,57%
4,71%
7,52%
G - Commerce
5 403
16,09%
16,47%
5 798
16,14%
16,80%
5 984
16,17%
16,95%
16,13%
16,74%
H - Transports, entreposage
2 182
6,50%
4,99%
2 306
6,42%
6,03%
2 417
6,53%
6,28%
6,48%
5,77%
I - Hébergement, restauration
767
2,29%
3,02%
838
2,33%
3,08%
869
2,35%
3,10%
2,32%
3,07%
J - Information, communication
2 302
6,85%
5,78%
2 381
6,63%
6,22%
2 339
6,32%
5,85%
6,60%
5,95%
K - Finance, assurance
3 066
9,13%
9,60%
3 533
9,83%
10,81%
3 227
8,72%
9,08%
9,23%
9,83%
L - Activités immobilières
4 138
12,32%
1,91%
4 505
12,54%
2,32%
4 618
12,48%
2,55%
12,45%
2,26%
M - Activités spécialisées,
scientifiques, techniques
2 229
6,64%
12,63%
2 431
6,77%
13,07%
2 630
7,11%
13,92%
6,84%
13,21%
N - Services administratifs, soutien
1 374
4,09%
5,26%
1 532
4,26%
5,42%
1 553
4,20%
5,38%
4,18%
5,35%
O - Administration publique
207
0,62%
0,03%
219
0,61%
0,03%
217
0,59%
0,03%
0,60%
0,03%
P - Enseignement
137
0,41%
0,39%
149
0,42%
0,40%
158
0,43%
0,41%
0,42%
0,40%
Q - Santé humaine et action sociale
708
2,11%
3,74%
786
2,19%
3,76%
876
2,37%
3,89%
2,22%
3,80%
R - Arts, spectacles et activités
récréatives
199
0,59%
0,61%
220
0,61%
0,66%
234
0,63%
0,68%
0,61%
0,65%
S - Autres activités de services
322
0,96%
0,93%
334
0,93%
0,87%
339
0,92%
0,87%
0,93%
0,89%
50
Les données comprennent les impositions locales pour lesquelles une répartition sectorielle a pu être obtenue : CET, IFER, taxes foncières, taxe sur les surfaces
commerciales, versement transport.
36
Total
2010*
Part dans
total 2010
Part dans
VA 2010
Total
2011*
Part dans
total 2011
Part dans
VA 2011
Total
2012*
Part dans
total 2012
Part dans
VA 2012
Moy. part
dans total
Moy. part
dans VA
T - Ménages employeurs /
producteurs de biens et services
pour usage propre
0
0,00%
0,00%
0
0,00%
0,00%
0
0,00%
0,00%
0,00%
0,00%
U - Activités extraterritoriales
1
0,00%
0,00%
1
0,00%
0,00%
1
0,01%
0,00%
0,00%
0,00%
X, Z - Divers, Inconnu
228
0,68%
4,45%
254
0,71%
0,89%
538
1,45%
1,06%
0,95%
2,13%
Total
33 582
100%
100%
35 933
100%
100%
37 013
100%
100%
100%
100%
* Données fiscales et sociales sur 2010-2012 en millions d’euros.
Secteurs répartis selon la nomenclature agrégée – NA, 2008 au niveau A 21.
Les deux dernières colonnes correspondent à la part moyenne de chaque secteur dans les impositions locales examinées et dans la valeur ajoutée sur la période 2010-2012.
Les données relatives à l’évolution de la valeur ajoutée sont issues du second
rapport particulier.
37
3.
Les données du commerce extérieur montrent que les secteurs qui contribuent
proportionnellement le plus à la fiscalité locale sont généralement peu exposés à
laconcurrence internationale.
La répartition sectorielle des données du commerce extérieur selon la nomenclature A21 de
l’INSEE a été réalisée pour l’année 2011.
Tableau n°6
: L’importance du commerce extérieur dans les différents secteurs
d’activité
(en nomenclature A21, en 2011)
Part de la production
nationale exportée
Taux de pénétration
(1)
A - Agriculture, sylviculture et pêche
15,80%
13,40%
B - Industries extractives
17,70%
88,80%
C - Industrie manufacturière
40,40%
34,90%
D - Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
2,00%
1,00%
E - Eau ; assainissement, déchets, dépollution
10,90%
4,00%
F – Construction
0%
0,00%
G – Commerce
13,30%
1,00%
H - Transports, entreposage
20,10%
7,80%
I - Hébergement, restauration
0%
0,00%
J - Information, communication
3,90%
4,30%
K - Finance, assurance
3,80%
2,90%
L - Activités immobilières
0,00%
0,00%
M - Activités spécialisées, scientifiques, techniques
5,30%
2,70%
N - Services administratifs, soutien
6,30%
5,40%
O - Administration publique
0,00%
0,00%
P - Enseignement
0,00%
0,00%
Q - Santé humaine et action sociale
0,40%
0,10%
R - Arts, spectacles et activités récréatives
1,50%
1,10%
S - Autres activités de services
2,20%
3,30%
T - Ménages employeurs / producteurs de biens et
services pour usage propre
0,00%
0,00%
Total
12,60%
12,80%
(1)
Selon la définition de l’INSEE, le « taux de pénétration » est le résultat du rapport entre les imports et
l’ensemble de ce qui est consommé sur le marché français. A titre d’exemple, 88,8 % des produits des
industries extractives consommés en France sont importés.
Source
:
INSEE.
Les résultats qui suivent doivent être considérés avec précaution, car les données du
commerce extérieur n’ont été réunies que sur une seule année, en l’occurrence l’année
2011.
Les secteurs pour lesquels la part dans les recettes de fiscalité locale est supérieure à
la part dans la valeur ajoutée nationale
sont les secteurs des activités immobilières (L),
de la production de gaz et d’électricité (D), de l’information et des communications (J), de
l’industrie manufacturière (C), de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets
(E) et des autres activités de service (S). Les données du commerce extérieur indiquent que
la plupart de
ces secteurs sont relativement peu exposés à la concurrence
internationale
, le taux de pénétration y étant généralement nul (pour le secteur des
38
activités immobilières) ou très faible (inférieur à 5 % en 2011), à l’exception du secteur de
l’industrie manufacturière pour lequel le taux de pénétration est supérieur à un tiers.
Les secteurs pour lesquels la part dans les recettes de fiscalité locale est inférieure à la
part dans la valeur ajoutée nationale
sont les secteurs de la construction (F), des
activités spécialisées, scientifiques et techniques (M), des services administratifs et de
soutien (N), et dans une moindre mesure du commerce (G).
Leur exposition à la
concurrence internationale telle que mesurée par le taux de pénétration est nulle ou
très limitée
.
En revanche, certains secteurs très exposés à la concurrence internationale acquittent
un montant conséquent de fiscalité locale.
Trois secteurs sont ainsi marqués par un taux
de pénétration relativement important (supérieur à 7 %) : il s’agit des secteurs des
industries extractives (B), de l’industrie manufacturière (C), de l’agriculture et de la pêche
(A) et du transport et de l’entreposage (H). Si les secteurs des industries extractives et de
l’agriculture acquittent une part de la fiscalité locale totale inférieure à leur part dans la
valeur ajoutée
51
, les secteurs de l’industrie manufacturière et du transport et de
l’entreposage acquittent des montants de fiscalité locale au moins équivalents à leur part
respective dans la valeur ajoutée nationale.
Certains secteurs cumulent ainsi des impositions locales élevées et un taux de
pénétration non négligeable
. Il s’agit notamment des secteurs de l’information et de la
communication (J)
52
, de l’industrie manufacturière (C) et du transport et de l’entreposage
(H).
Le secteur de l’industrie manufacturière a été un des principaux bénéficiaires de la réforme
de 2010, comme le montre le deuxième rapport particulier. On peut donc supposer que sa
situation au regard de la concurrence internationale était encore plus défavorable avant
2010, toutes choses égales par ailleurs.
4.
Les données relatives à la fiscalité nationale, bien que partielles et provisoires,
montrent que lafiscalité nationale compense partiellement lafiscalitélocale.
Les données sectorielles concernant les prélèvements nationaux sont partielles et
provisoires
:
-
les données ne comprennent qu’une part des prélèvements dont sont redevables les
entreprises
. Les prélèvements nationaux pour lesquels une répartition sectorielle a pu
être obtenue sont l’impôt sur les sociétés (IS), la taxe sur les salaires (TS), la contribution
sociale de solidarité des sociétés (C3S) et les cotisations sociales (parts ouvrière et
patronale) ;
-
seules les données relatives aux cotisations sociales, fournies par l’ACOSS,
permettent de distinguer les cotisations payées par le secteur privé de celles payées
par le secteur public
. Comme ça a été le cas pour la répartition sectorielle du versement
transport, les données complètes sont fournies en annexe. Toutefois, les tableaux
synthétiques reprennent les cotisations patronales du seul secteur privé (i.e. les
prélèvements directement acquittés par les entreprises) ;
51
S’agissant du secteur des industries extractives, la fiscalité n’est, en tout état de cause, sans doute pas un
facteur déterminant du solde commercial et du taux de pénétration de l’économie.
52
L’analyse de données plus fines (en nomenclature A38)
permet de voir qu’au sein du secteur de l’information
et des communications, c’est le sous-secteur JA (édition, audiovisuel et diffusion) pour lequel le taux de
pénétration est le plus élevé – 8,5 % contre 4,7 % pour l’ensemble du secteur. Le solde commercial de ce sous-
secteur est par ailleurs déficitaire en 2011.
39
-
comme le montre le tableau ci-dessous,
les données ne sont pas systématiquement
disponibles pour l’année 2012
, ce qui interdit une comparaison complète sur cette
année. Les données relatives à l’impôt sur les sociétés ne sont ainsi disponibles que pour
les années 2010 et 2011
53
, les données sur l’exercice 2012 n’étaient pas disponibles lors
de la rédaction du présent rapport.
Tableau n°7
: Données fiscales et sociales disponibles sur la période récente
2009
2010
2011
2012
Fiscalité directe locale (CET, IFER,
TFPB, TEOM, TFPNB, TASCOM)
X
X
X
Versement transport
X
X
X
X
Impôt sur les sociétés
X
X
Taxe sur les salaires
X
X
X
Contribution sociale de solidarité des
sociétés (C3S)
X
X
X
X
Cotisations sociales
X
X
X
X
Source
:
rapporteur.
Le tableau qui suit présente la contribution des différents secteurs d’activité aux recettes
fiscales et sociales, locales et nationales. La comparaison a été réalisée pour la seule année
2011
54
.
Avec toutes les réserves qu’impose le caractère incomplet et provisoire de ces données, la
comparaison des fiscalités locale et nationale des différents secteurs d’activité permet de
tirer les enseignements qui suivent
:
-
les prélèvements pour lesquels une répartition sectorielle a pu être obtenue représentaient
des recettes totales de 235,3 Md€ en 2011, en ajoutant les impôts locaux (35,9 Md€),
les impositions nationales (55,8 Md€) et les cotisations patronales (143,5 Md€)
.
-
les impositions locales représentaient 15 % de ces prélèvements, et 1,8 % du PIB
55
.
Les impositions nationales représentaient quant à elles 24 % des prélèvements acquittés
par les entreprises pour lesquels une répartition sectorielle a pu être obtenue ;
-
dans 11 secteurs d’activité, la part du secteur dans l’ensemble des prélèvements était
supérieure à la part du même secteur dans la valeur ajoutée
. Il s’agit notamment des
secteurs de l’industrie manufacturière (C), de l’eau, assainissement et du traitement des
déchets (E), des activités immobilières (L), des services administratifs (N), de
l’administration publique (O), de l’enseignement (P), de la santé humaine et de l’action
sociale (Q), des arts, spectacles et activités récréatives (R), des autres activités de services
(S)
56
;
-
les secteurs pour lesquels l’écart était le plus important
sont le secteur de
l’administration publique (O), de l’enseignement (P), des activités immobilières (L), des
53
Les résultats présentés portent sur l’ensemble des entreprises soumises à l'IS, relevant du régime réel normal et
ayant déposé une déclaration de résultat au titre des exercices clos en 2010 ou 2011.
54
Il s’agit de l’année la plus récente pour laquelle des données complètes existaient. Il aurait été théoriquement
possible de reconstituer une répartition sectorielle des recettes d’IS en 2012 afin de disposer de données plus
récentes mais le résultat en aurait été rendu approximatif. En outre les données disponibles relatives au
commerce international portent sur l’année 2011.
55
Selon les données de l’INSEE, le PIB français en 2011 était de 1 996,6 Md€. Ce chiffre partiel est légèrement
supérieur à celui obtenu à partir des chiffres de la comptabilité nationale tels que retraités par la DG Trésor (au
chapitre II – I – 2), d’environ 13 % des prélèvements fiscaux et sociaux.
56
Les deux autres secteurs sont ceux des ménages employeurs ou producteurs de biens et services pour usage
propre (T) et des activités extraterritoriales (U).
40
autres activités de service (S) et de la santé humaine et de l’action sociale (Q). Ces
secteurs
sont relativement peu exposés à la concurrence internationale
.
En outre, sur la base des données annexées au présent rapport (voir annexe 5),
le montant
d’impôt sur les sociétés acquitté par les différents secteurs d’activité a été comparé,
pour les années 2010 et 2011, avec la part de ces secteurs dans la valeur ajoutée
nationale
. Cet examen fait apparaître plusieurs éléments :
-
pour l’année 2010, comme pour l’année 2011, la part dans l’IS était supérieure à la part
dans la valeur ajoutée pour huit secteurs d’activité. Toutefois,
seuls trois secteurs ont
acquitté un montant d’IS supérieur à sa part dans la valeur ajoutée en 2010 et en
2011
. Il s’agissait du secteur des activités immobilières (L), pour lequel l’écart entre
montant payé et valeur ajoutée créée était le plus important, ainsi que des secteurs de
l’information et de la communication (J) et de la production de gaz, d’électricité, de
vapeur et d’air conditionné (D) ;
-
le fait que les secteurs dont la part dans l’IS est supérieur à la part dans la valeur ajoutée
change aussi fortement (cinq changements sur huit secteurs) d’une année sur l’autre
indique la
forte volatilité de l’IS d’un secteur à l’autre et d’une année sur l’autre
. Ce
constat incite à encore davantage de prudence dans l’interprétation des comparaisons
sectorielles de fiscalité nationale.
41
Tableau n°8
: Répartition sectorielle des principaux impôts locaux et nationaux, et part de ces secteurs dans la valeur ajoutée
(chiffres 2011, en M€ ou en pourcentage, en nomenclature A21)
Total imp.
locaux (1)
Part dans les
imp. locaux
IS (2)
TS (3)
C3S
(4)
Part dans les
impôts nat.
(IS, TS, C3S)
Cotisations
patronales (5)
Part dans les
prélèvements
analysés (6)
Part dans
la VA
2011 (7)
A - Agriculture, sylviculture et pêche
84
0,23%
253
6
16
0,49%
53
0,18%
0,41%
B - Industries extractives
70
0,20%
182
0
11
0,35%
255
0,22%
0,32%
C - Industrie manufacturière
6 511
18,12%
7 386
26
1 170
15,37%
28 836
18,67%
18,10%
D - Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
1 942
5,40%
1 194
163
[2,00-2,50%]
1 048
[1,50-2,00%]
2,65%
E - Eau ; assainissement, déchets, dépollution
345
0,96%
254
0
50
0,54%
1 463
0,90%
0,76%
F - Construction
1 693
4,71%
2 790
6
286
5,52%
10 444
6,47%
7,41%
G - Commerce
5 798
16,14%
8 358
8
1 515
17,70%
21 722
15,90%
16,80%
H - Transports, entreposage
2 306
6,42%
1 361
211
[3,50-4,00%]
8 671
[5,50-6,00%]
6,03%
I - Hébergement, restauration
838
2,33%
816
29
71
1,64%
4 737
2,76%
3,08%
J - Information, communication
2 381
6,63%
2 511
66
260
5,08%
8 648
5,89%
6,22%
K - Finance, assurance
3 533
9,83%
7 146
2 861
871
19,48%
10 323
10,51%
10,81%
L - Activités immobilières
4 505
12,54%
1 965
231
58
4,04%
1 906
3,68%
2,32%
M - Activités spécialisées, scientifiques, techniques
2 431
6,77%
3 238
429
298
7,10%
14 010
8,67%
13,07%
N - Services administratifs, soutien
1 532
4,26%
786
285
148
2,18%
10 505
5,63%
5,42%
O - Administration publique
219
0,61%
9
960
5
1,75%
4 555
2,44%
0,03%
P - Enseignement
149
0,42%
107
348
7
0,84%
1 872
1,06%
0,40%
Q - Santé humaine et action sociale
786
2,19%
598
4 855
42
9,83%
9 280
6,61%
3,76%
R - Arts, spectacles et activités récréatives
220
0,61%
218
114
17
0,62%
1 753
0,99%
0,66%
S - Autres activités de services
334
0,93%
157
459
11
1,12%
3 376
1,84%
0,87%
T - Ménages employeurs / producteurs de biens et
services pour usage propre
0
0,00%
0
0
0
0,00%
0
0,00%
0,00%
U - Activités extraterritoriales
1
0,00%
0
1
0
0,00%
59
0,03%
0,00%
X, Z - Divers, Inconnu
254
0,71%
4
4
2
0,02%
0
0,11%
0,89%
Total
35 933
100%
39 333
11 293
5 211
100%
143 516
100%
100%
(1)
Les impôts locaux dont la répartition sectorielle a pu être obtenue sont la CET, l’IFER, la taxe foncière, la TEOM, la TASCOM et le VT. La répartition sectorielle des
recettes de CET et d’IFER est celle figurant en annexe au présent rapport, et distincte de celle fournie par le deuxième rapport particulier.
(2)
Les données relatives à l’IS portent sur l’ensemble des entreprises soumises à l'IS, relevant du régime réel normal et ayant déposé une déclaration de résultat au titre des
exercices clos en 2010 ou 2011. L’IS net présenté est calculé comme la différence entre, d’une part, la somme de l’IS brut (bases x taux), de la contribution sociale sur
les bénéfices (CSB), de la contribution sur les revenus locatifs (CRL) et de la contribution exceptionnelle sur l’IS (CE), et, d’autre part, la somme des imputations de
créances connues. La répartition sectorielle a été menée conjointement avec la direction générale du Trésor.
42
(3)
La répartition de la taxe sur les salaires 2011 a été réalisée à partir de la déclaration annuelle de liquidation de taxe sur les salaires déposée en 2012 au titre des salaires
versés en 2011. La DGFIP indique que la es données étant déclaratives, la précision du chiffrage dépend pour partie de la fiabilité des données reportées par les
redevables, ainsi que de la qualité de saisie et de mise à jour des dossiers par les services gestionnaires. Les données étant en outre couvertes par les règles du secret
statistique, il n’a pas été possible de diffuser les données relatives à deux secteurs d’activité (cellules grisées dans le tableau). Les parts dans les impôts nationaux et dans
l’ensemble des prélèvements des entreprises ne sont donc indiqués que par une fourchette de 0,5 point pour ces secteurs.
(4)
Le montant de C3S correspond au montant des droits agrégés de C3S dont les entreprises sont redevables au titre de l’année 2011.
(5)
Les cotisations patronales fournies correspondent au montant des cotisations dues exigibles au titre de l’année 2011, pour le seul secteur privé.
(6)
La part des prélèvements analysés correspond à la part du secteur d’activité dans les recettes des impositions locales, nationales et cotisations sociales examinées.
(7)
Les données pour la répartition sectorielle de la valeur ajoutée en 2011 sont extraites du deuxième rapport particulier.
Source :
données DGFIP (CET, IFER, TASCOM, TFPB, TFPNB TEOM, impôt sur les sociétés, taxe sur les salaires), ACOSS (VT, cotisations patronales), DSS (C3S).
43
5.
Les données fiscales de grands groupes permettent de comparer, dans plusieurs
secteurs d’activité, la part de la fiscalité locale dans l’ensemble des prélèvements
desentrepriseset danslavaleurajoutée.
La direction des grandes entreprises (DGE) assure la gestion fiscale des principaux groupes
en France. A fins de comparaison, elle a fourni les données fiscales d’une trentaine de
grandes entreprises dont elle assure la gestion fiscale, pour les années 2009 à 2012. Pour
chacun des secteurs sélectionnés, les trois à cinq principales entreprises en termes de
chiffres d’affaires ont été examinées. Les données fiscales de ces entreprises permettent
d’établir approximativement le poids de la fiscalité locale acquittée dans les différents
secteurs professionnels examinés, rapportée à la valeur ajoutée qu’elles déclarent, et par
rapport à l’ensemble de la fiscalité acquittée.
Les données qui suivent doivent être prises avec précaution
:
-
elles ne concernent que des grandes entreprises, puisque la DGE assure la gestion fiscale
des grandes entreprises et des groupes, d’autant que les entreprises examinées sont celles
dont le chiffre d’affaires en 2012 était le plus important ;
-
elles ne portent que sur des données partielles, du fait de la lourdeur des travaux de
collecte.
Il convient en effet de noter le faible nombre de secteurs professionnels traités
57
,
et le nombre réduit d’entreprises examinées pour chaque secteur
58
. En outre les données
ne portent que sur une période réduite (2010 à 2012), sans doute atypique dans certains
secteurs du fait de la crise économique et financière ;
-
elles ne concernent pas l’ensemble de la fiscalité acquittée par ces entreprises, puisque
certains impôts ne sont pas versés à la DGE
59
.
Les données fournies par la DGE permettent d’établir les résultats suivants :
-
Dans le secteur des télécoms
, cinq entreprises ont été examinées, représentant un chiffre
d’affaires total de 52 Md€.
Tableau n°9
: La fiscalité locale dans le secteur des télécoms (2010-2012)
2010
2011
2012
Moyenne
Part de la fiscalité locale dans la fiscalité
totale acquittée à la DGE (*)
14,7 %
13,9 %
13,6 %
14,0 %
Part de la fiscalité locale dans la valeur
ajoutée déclarée par l’entreprise
2,8 %
2,9 %
3,4 %
3,0 %
(*) Cette part de la fiscalité locale dans l’ensemble de la fiscalité acquittée à la DGE est surestimée, car les
entreprises sélectionnées n’acquittaient pas d’IS (cet impôt était acquitté par l’entreprise intégrante dans
l’ensemble des entreprises sélectionnées). Source :
DGE.
-
Dans le secteur de la construction
, quatre entreprises ont été examinées, représentant un
chiffre d’affaires total de 5 Md€.
57
La demande adressée à la DGE portait sur sept secteurs d’activité. Toutefois, les résultats transmis par la DGE
étaient parfois très hétérogènes entre les entreprises ou entre les années pour plusieurs de ces secteurs. Les
secteurs retenus sont ceux pour lesquels les données étaient les plus homogènes, et donc probablement les plus
représentatives.
58
Trois à cinq entreprises ont été sélectionnées par secteur, notamment sur la base du chiffre d’affaires.
59
Le périmètre des impôts couverts n’est en outre pas nécessairement le même d’une entreprise à l’autre,
puisque le versement de certains impôts à la DGE est optionnel (c’est par exemple le cas de la taxe foncière), ou
qu’il peut être réalisé par l’entreprise intégrante dans le cas d’un groupe (notamment l’IS).
44
Tableau n°10
: La fiscalité locale dans le secteur de la construction (2010-2012)
2010
2011
2012
Moyenne
Part de la fiscalité locale dans la fiscalité
totale acquittée à la DGE (*)
42,1 %
41,4 %
50,1 %
44,6 %
Part de la fiscalité locale dans la valeur
ajoutée déclarée par l’entreprise
1,7 %
1,8 %
1,5 %
1,7 %
(*) Cette part est sans doute surestimée (voir supra). Source :
DGE.
Ces données sont cohérentes avec celles fournies par les administrations fiscales et
sociales
(voir ci-dessus) qui permettent de classer le secteur de l’information et de la
communication parmi les secteurs qui acquittent une part de la fiscalité locale supérieure à
sa part dans la valeur ajoutée, et le secteur de la construction parmi ceux qui en acquittent
une part plus faible.
Dans le secteur des assurances, le calcul perd sa pertinence, compte tenu de
l’hétérogénéité des données entre les entreprises sélectionnées et de la volatilité de la
valeur ajoutée déclarée
entre les entreprises et entre les exercices.
La DGE explique ces
écarts importants entre entreprises et entre exercices par le fait que la collecte nette en
assurance vie a été négative en 2012 après avoir été positive en 2011
60
, et par l’impact de
la crise de la dette (avec des provisions techniques déductibles de la valeur ajoutée)
61
.
6.
Les données transmises par les entreprises rencontrées peuvent permettre de
réaliserquelquescomparaisonsponctuelles.
Les entreprises rencontrées au cours de la préparation du rapport ont répondu à un
questionnaire des rapporteurs. A cette occasion, elles ont fourni des informations sur le
mode de gestion de la fiscalité locale, sur le rôle de la fiscalité locale dans leurs décisions
d’investissement, et sur les fiscalités locale et nationale qu’elles ont acquitté au cours des
années 2009 à 2012.
Ces dernières données ont permis, lorsqu’elles étaient suffisamment homogènes, de
réaliser quelques comparaisons sectorielles (voir encadré ci-dessous).
Le poids de la fiscalité locale dans différents secteurs d’activité
A l’occasion du rapport, un questionnaire a été diffusé dans plusieurs entreprises. Lorsque des réponses
suffisamment complètes et homogènes ont pu être obtenues, des comparaisons du poids du panier CET et IFER
et de l’ensemble de la fiscalité locale (et de la fiscalité sectorielle dans les secteurs de l’audiovisuel et des
télécoms), dans l’ensemble de la fiscalité acquittée et dans la valeur ajoutée, ont été réalisées pour plusieurs
secteurs d’activité.
Du point de vue méthodologique, des données fiscales détaillées ont été recueillies auprès de grandes entreprises.
Pour des raisons de confidentialité, les données sont toutefois données ici en pourcentage, et les entreprises sont
anonymisées. Les calculs et conclusions sont de la responsabilité du rapporteur.
60
Selon les chiffres de la FFSA, la collecte nette en assurance vie a été négative en 2012 (-6,5 Md€) après une
collecte nette positive en 2011 (+7,7 Md€), ce qui se traduit à la fois par une baisse du chiffre d’affaires (moins
d’investissement sur les contrats d’assurance vie) et par une augmentation des charges (plus de rachats sur ces
mêmes contrats).
61
Ces explications fournies par la DGE ne résultent pas d’une étude spécifique statistiquement fiable mais de
divers constats sur les entreprises de l’échantillon. Elles sont donc à considérer avec précaution. Notons toutefois
qu’elles sont cohérentes avec celles fournies dans le deuxième rapport particulier.
45
Entreprise A (audiovisuel) :
Le panier CET et IFER se situe, dans cette entreprise de l’audiovisuel, à un niveau élevé par rapport à celui des
autres secteurs examinés (2,8 % de la valeur ajoutée en moyenne sur 2010-2012, contre un niveau compris entre
1,8 % et 2,1 % dans les autres secteurs). La fiscalité locale et sectorielle représente en outre une part très
importante de la valeur ajoutée et de la fiscalité totale.
Entreprise B (travaux publics) :
Entreprise C (immobilier) :
Entreprise D (télécoms) :
La part de la fiscalité locale et des taxes sectorielles dans la valeur ajoutée se situe à un niveau élevé (3,7 % en
moyenne sur 2010-2012), et la part de la fiscalité locale dans la fiscalité totale de 16 % en moyenne sur 2010-
2012. Ces niveaux sont globalement cohérents avec ceux de l’échantillon fourni par la DGE.
2010
2011
2012
Moyenne
CET + IFER / valeur ajoutée
2,9%
2,7%
3,0%
2,8%
CET + IFER / fiscalité totale
8,1%
7,6%
7,2%
7,6%
fiscalité locale / valeur ajoutée
12,8%
11,6%
13,0%
12,5%
fiscalité locale / fiscalité totale
36,2%
32,9%
31,7%
33,6%
fiscalité totale / valeur ajoutée
35,4%
35,2%
41,1%
37,3%
2010
2011
2012
Moyenne
CET + IFER / valeur ajoutée
2,1%
2,0%
2,1%
2,1%
CET + IFER / fiscalité totale
6,4%
5,7%
5,8%
6,0%
fiscalité locale / valeur ajoutée
2,5%
2,4%
2,6%
2,5%
fiscalité locale / fiscalité totale
7,5%
6,8%
7,1%
7,1%
fiscalité totale / valeur ajoutée
33,3%
35,4%
36,4%
35,0%
2010
2011
2012
Moyenne
CET + IFER / valeur ajoutée
1,8%
1,6%
2,0%
1,8%
CET + IFER / fiscalité totale
4,1%
3,7%
4,6%
4,1%
fiscalité locale / valeur ajoutée
2,5%
2,6%
2,7%
2,6%
fiscalité locale / fiscalité totale
5,9%
6,1%
6,1%
6,0%
fiscalité totale / valeur ajoutée
42,3%
42,9%
44,8%
43,3%
2010
2011
2012
Moyenne
CET + IFER / valeur ajoutée
1,9%
1,9%
1,7%
1,8%
CET + IFER / fiscalité totale
7,4%
7,4%
9,0%
7,9%
fiscalité locale / valeur ajoutée
3,5%
3,6%
3,9%
3,7%
fiscalité locale / fiscalité totale
13,7%
14,0%
21,1%
16,3%
fiscalité totale / valeur ajoutée
25,6%
25,9%
18,7%
23,4%
46
Entreprise E (construction) :
La comparaison de ces données fiscales permet de tirer quelques enseignements :
-
la part des impôts locaux dans la valeur ajoutée et la dans la fiscalité locale varie fortement d’un
secteur à l’autre
, ce qui s’explique pour partie par l’importance variable du panier de CET et d’IFER d’un
secteur à l’autre. On remarque également l’importance des taxes sectorielles dans les secteurs de
l’audiovisuel et des télécoms ;
-
le poids de la fiscalité totale dans la valeur ajoutée est globalement comparable entre les différents
secteurs d’activité
. Le secteur où cette part est la plus réduite est celui des télécoms (23 % en moyenne sur
2010-2012) et celui où elle est la plus élevée est celui de l’immobilier (43 % en moyenne sur la période).
Certaines entreprises ont également fourni des informations sur la fiscalité acquittée dans
d’autres Etats membres de l’Union européenne. Les données étaient en général
insuffisamment détaillées pour réaliser des comparaisons pertinentes, à l’exception d’une
entreprise du secteur automobile (voir encadré ci-dessous).
La fiscalité de la distribution automobile dans une entreprise rencontrée :
L’une des entreprises rencontrées dispose d’une activité de distribution automobile en France et en Italie. La
société française d’une part, les deux filiales italiennes d’autre part réalisent un chiffre d’affaires comparable.
Données concernant les filiales italiennes :
Ces filiales sont en charge de l’activité d’importation et de distribution des véhicules et produits de marque A et
B sur le territoire italien. La distribution est réalisée via des concessions automobiles détenues en propre (2 pour
la marque A) ou via un réseau indépendant.
(en k€)
FilialeitalienneA
FilialeitalienneB
Total Italie
Chiffre d'affaires
1 028 076
1 024 333
2 052 409
Nombre d'employés
305
108
413
Nombre de succursales
commerciales
2
-
2
Impôtssurrésultat:
Résultat imposable
-7 522
-3 692
-11 214
IRES
-
-
-
IRAP
405
171
576
Autresimpôts:
Droit de timbre
1 234
816
2 050
Impôt sur les immeubles
293
157
450
Accises / taxes envirt
243
203
446
Total autres impôts
1 770
1 176
2 946
2010
2011
2012
Moyenne
CET + IFER / valeur ajoutée
1,6%
1,9%
1,9%
1,8%
CET + IFER / fiscalité totale
4,5%
5,4%
5,6%
5,2%
fiscalité locale / valeur ajoutée
2,2%
2,3%
2,4%
2,3%
fiscalité locale / fiscalité totale
6,0%
6,6%
6,7%
6,4%
fiscalité totale / valeur ajoutée
36,2%
34,6%
35,0%
35,2%
47
Données concernant la société française :
L’entreprise ne dispose pas de structure équivalente en France, mais dispose d’une filiale dont le chiffre
d’affaires est équivalent à celui des deux filiales italiennes. Son activité est proche, mais la société française
exploite en direct un grand nombre de concessions automobiles (avec 80 succursales et un nombre d’employés
très supérieur à celui des filiales italiennes).
(en k€)
Sociétéfrançaise
Chiffre d'affaires
2 109 914
Nombre d'employés
3 579
Nombre de succursales
commerciales
80
Impôtssurrésultat:
Résultat imposable
-12 123
IS
_
Autresimpôts:
CFE
1 713
CVAE
3 065
CET brute
4 778
Dégrèvements obtenus ou attendus
-113
Charge nette CET de l'année
4 665
Taxes CCI
151
Taxe foncière
1 115
Contribution solidarité Organic
3 140
Taxe véhicules société
109
Cartes grises
400
Cumul taxe sur les salaires
3 556
IFA
110
Divers
1 275
Total autres impôts
14 521
Cette comparaison doit être considérée avec prudence, du fait de plusieurs facteurs :
-
l’organisation de l’activité de distribution est très différente en France et en Italie, notamment en termes de
nombre de succursales et d’employés, ce qui peut avoir des effets sur la valeur ajoutée produite, et sur la
fiscalité locale acquittée ;
-
les données fournies par l’entreprise ne portent que sur une année (2012) ;
-
les chiffres disponibles sont sans doute plus précis s’agissant de la filiale française (l’analyse de la fiscalité
locale italienne fournie en annexe au présent rapport mentionne plusieurs taxes qui ne figurent pas dans le
tableau ci-dessus).
La comparaison montre toutefois que
pour des activités très proches, à chiffre d’affaires équivalent (environ
2 Md€) et pour un résultat négatif proche (-11 et -12 M€), les impôts acquittés par les filiales italiennes
(environ 3,5 M€) sont très sensiblement moins élevés que les impôts acquittés par la société française
(14,5 M€)
.
Il apparaît en outre que le nombre d’impôts suivis par la direction fiscale en France est bien supérieur à celui
qu’elle suit en Italie. Ce constat corrobore celui d’un éclatement de la fiscalité locale des entreprises moins
important en Italie qu’en France.
48
III.
Les entreprises rencontrées, dont les modes de gestion de la fiscalité
locale
diffèrent
fortement,
mettent
généralement
en
avant
l’importance des obligations déclaratives liées à la fiscalité locale.
1.
Le modede gestionde lafiscalité locale diffèrefortement selon lesentreprises.
A l’occasion du présent rapport, les entretiens conduits avec les directions fiscales de
plusieurs grandes entreprises ont permis de tirer quelques enseignements sur la gestion de
la fiscalité locale par ces entreprises.
a.
Le niveau de décentralisation de la gestion de la fiscalité locale est très
variable d’une entreprise à l’autre.
L’organisation de ces entreprises pour faire face aux obligations déclaratives liées à la
fiscalité locale est très variable
. La gestion de la fiscalité locale est ainsi complètement
centralisée dans certaines entreprises (de la gestion des obligations déclaratives au suivi
des contrôles et des contentieux), tandis que dans d’autres les déclarations sont remplies au
niveau déconcentré.
Les entreprises différaient également en matière d’impositions suivies par la direction
fiscale ou financière de manière centralisée
. Si la CET et les IFER étaient le plus
souvent suivies de manière centralisée, pour de nombreuses entreprises, les autres
impositions locales étaient suivies au niveau local. Dans tous les cas, la vérification des
avis d’imposition transmis par l’administration fiscale impose des échanges nombreux
entre la direction fiscale ou financière et les implantations locales.
En matière de gestion fiscale,
la plupart des grandes entreprises rencontrées
bénéficiaient de la procédure « grand compte » de la direction des grandes
entreprises
(DGE)
. Toutefois, un grand groupe du secteur de la construction, dont
l’organisation est très décentralisée, ne bénéficiait pas de cette procédure. Seules les
principales sociétés du groupe utilisaient cette facilité. Parmi les entreprises bénéficiant de
la procédure « grand compte » de la DGE, certaines avaient en outre choisi d’acquitter
auprès de la DGE la taxe foncière, dont la gestion par la DGE est sur option.
Les entreprises rencontrées étaient généralement satisfaites des relations qu’elles
entretiennent avec la DGE.
b.
Le suivi de la fiscalité locale par la direction financière ou fiscale diffère
également selon les entreprises.
Les entretiens ont également permis de montrer que le suivi des montants de fiscalité
locale acquittée, et de ses conséquences sur les décisions stratégiques de l’entreprise, était
très variable d’une entreprise à l’autre.
Dans la plupart des entreprises rencontrées, le suivi direct des impositions par le siège
de l’entreprise était fonction des montants d’imposition acquittés
. Mais certaines
impositions, jugées particulièrement complexes, étaient suivies par le siège en dépit de
montant acquittés faibles. C’est notamment le cas de la TLPE (voir ci-dessous).
En outre, dans la plupart de ces entreprises, et contrairement au périmètre délibérément très
large adopté pour le présent rapport,
la contribution au développement de
l’apprentissage et le versement transport n’étaient pas suivis directement par la
direction financière ou fiscale
. Ces impositions assises sur la masse salariale étaient
généralement suivies par les services des ressources humaines. De manière plus générale,
la fiscalité locale ne faisait pas l’objet d’un suivi centralisé par les directions des
entreprises rencontrées.
49
2.
Les entreprises rencontrées mettent en avant la complexité et l’instabilité de la
fiscalité locale.
La complexité et l’instabilité du système fiscal français font l’objet d’un consensus
désormais bien établi
62
, que quelques chiffres permettent d’appréhender :
-
environ 20 % des articles du code général des impôts sont modifiés chaque année, comme
le rappelait en 2008 le rapport Fouquet
63
;
-
la France est à la 53
ème
position mondiale dans le classement de l'attractivité fiscale
réalisé par le cabinet PwC
64
selon trois critères : le taux d'imposition, le nombre de
paiements et le nombre d'heures consacrées aux démarches.
Le deuxième rapport particulier rappelait la complexité de l’imposition mise en place à la
suite de la réforme de la taxe professionnelle, et notamment la cotisation minimale de CFE.
Cette complexité n’est toutefois pas spécifique à la fiscalité locale
. Le CPO a eu
récemment l’occasion de revenir sur la multiplication des taxes affectées, dans un contexte
de contrainte forte sur les crédits du budget général
65
, ou sur le nombre élevé de dispositifs
dérogatoires en matière de prélèvements sociaux
66
.
La complexité du système fiscal, et notamment le nombre élevé d’impositions, sont
susceptibles de générer des coûts de recouvrement élevés
, qu’il convient de rapprocher
des montants perçus au titre des « petites taxes »
67
. L’Inspection générale des Finances a
ainsi travaillé au cours du dernier trimestre 2013 sur les taxes à faible rendement. Il
conviendra d’examiner, dans le cadre du rapport général, les impositions locales à faible
rendement pouvant être intégrées à une démarche de simplification.
Bien plus que les montants de fiscalité locale acquittée,
les entreprises rencontrées ont
mis en avant la complexité et l’instabilité de la fiscalité locale
, et plus généralement de
l’ensemble de la fiscalité nationale.
-
la complexité est perçue comme génératrice de coûts (les entreprises ont parfois
mentionné le nombre de personnes dédiées à la gestion de la fiscalité locale) ;
-
certaines entreprises ont mis en avant l’instabilité fiscale, qui perturbait leurs décisions
d’investissement, en impactant parfois fortement la rentabilité de certains projets.
62
Cet aspect a conduit, par exemple, le Conseil constitutionnel à censurer en 2005 un dispositif de plafonnement
des niches fiscales, car rédigé de manière trop complexe : «
Considérant que la complexité de ces règles se
traduit notamment par la longueur de l'article 78, par le caractère imbriqué, incompréhensible pour le
contribuable, et parfois ambigu pour le professionnel, de ses dispositions, ainsi que par les très nombreux
renvois qu'il comporte à d'autres dispositions elles-mêmes imbriquées ; que les incertitudes qui en résulteraient
seraient source d'insécurité juridique, notamment de malentendus, de réclamations et de contentieux
», Décision
n° 2005-530 DC du 29 décembre 2005.
63
Voir le rapport Fouquet, « Améliorer la sécurité juridique des relations entre l’administration fiscale et les
contribuables : une nouvelle approche »,
juin 2008. Cet indicateur inclut des modifications de seuil (liées
notamment aux mécanismes d’indexations). Selon le même rapport, entre 2000 et 2008, 32 dispositifs ont été
créés en moyenne chaque année et 20 supprimés, ce qui représente 52 modifications moyennes par an (12% du
La TARES a toutefois été à l’origine d’une augmentation de la charge fiscale et d’une forte
contestation. Cette imposition doit être réformée dans le courant de l’année 2014.
b.
De nombreuses impositions locales supplémentaires
D’autres impositions locales frappant notamment les entreprises pourraient être évoquées,
même si elles représentent des recettes moindres pour les collectivités :
-
Une taxe municipale sur les permis de construire (
Contributi concessioni edilizie
), à
laquelle les usines ne sont toutefois pas assujetties (les recettes levées étaient de
2,37 Md€ en 2011) ;
-
Une taxe automobile régionale, fonction de la puissance du véhicule, une taxe provinciale
sur les assurances des véhicules à moteur ;
-
Une taxe additionnelle sur la consommation d’électricité, une accise régionale sur les
carburants liquides, etc.
65
La fiscalité locale des entreprises au Royaume-Uni
La fiscalité locale au Royaume-Uni représentait environ 5 % des prélèvements obligatoires et
1,7 % du PIB en 2011. Les recettes des collectivités territoriales sont principalement
composées de dotations de l’Etat, et la fiscalité locale est essentiellement composée de taxes
foncières : «
council tax
» pour les ménages, «
business rates
» pour les entreprises.
I.
Une fiscalité peu décentralisée au sein d’une structure territoriale complexe.
A.
Une structure territoriale composite au sein d’un état unitaire.
La structure territoriale du Royaume-Uni est différente selon les nations constitutives :
-
en Angleterre, la structure locale comprend :
o
en zone urbaine
, il existe 36 districts métropolitains (metropolitan districts), qui
ne comprennent qu’un seul échelon local ;
o
en zone rurale
, il existe pour certains territoires un seul échelon local dans
47 autorités unitaires (
English shire unitary authorities
). Pour 34 autres territoires,
il existe deux niveaux de collectivités locales : les 34 conseils de comté (
county
councils
), et les 238 conseils de districts (
district councils
). Il peut également
exister un niveau infra-municipal, les paroisses (
parishes
) ;
o
Londres possède un statut spécial
: l’autorité du grand Londres (
The Greater
London Authority
) est l’assemblée régionale de l’agglomération. La ville est
ensuite divisée en 33 arrondissements.
-
L’Écosse, le Pays-de-Galles, et l’Irlande-du-Nord sont majoritairement organisés en deux
niveaux de collectivités locales.
o
Les régions, dotées d’un parlement élu ou une Assemblée nationale régionale
,
assistés d’un exécutif propre, et qui prennent le nom de Parlement écossais
(
Scottish Parliament
), d’Assemblée nationale galloise (
Welsh National Assembly
),
et d’Assemblée d’Irlande-du-Nord (
Northern Ireland Assembly
) ;
o
Un seul niveau de collectivité territoriale infrarégionale
,
qui prend le nom de
secteurs (
councils area
) en Écosse, d’autorités unitaire (
unitary authorities
) au
Pays de Galles, et de conseils de districts (
districts councils
) en Irlande-du-Nord ;
o
Cependant,
il existe également des conseils communautaires
(
community
councils
) au niveau infra-municipal en Écosse et au Pays de Galles.
B.
Les recettes des collectivités territoriales sont principalement composées de dotations
de l’Etat.
a.
Les revenus des collectivités locales sont encore majoritairement issus de
dotations.
Au Royaume-Uni en 2011, près de 70% des recettes des collectivités infranationales
provenaient de dotations de l’Etat. La fiscalité locale, qu’elle soit propre ou partagée,
représente moins de 15% des revenus locaux, soit à peu près autant que la facturation de
services publics locaux
91
.
91
Voir la note de Dexia, « Finances publiques territoriales dans l’Union européenne », juillet 2012.
66
b.
La fiscalité locale est majoritairement basée sur la taxe foncière.
La fiscalité propre des collectivités émane principalement de la taxe foncière, qu’elle soit
acquittée par les ménages (
council tax)
ou les entreprises
(business rates
) :
-
la
council tax,
adoptée en 1993, est fondée sur la valeur locative de la propriété
individuelle, elle représente 26,3 Md£ en 2012-2013, soit 1,7% du PIB
92
;
-
les
business rates
ont rapporté au budget des collectivités locales près de 25,7 Md£ sur la
même période.
II.
La taxe foncière constitue la majeure partie de l’imposition locale applicable aux
entreprises.
A.
La taxe foncière locale au Royaume-Uni.
a.
Présentation de l’imposition :
Instituée dans sa forme actuelle par le
Local Government Act
de 1988
93
, la taxe foncière des
entreprises, dite
business rates
, est levée sur les propriétés bâties et non bâties des entreprises
telles que les propriétés industrielles, bureaux, commerces, etc.
En Angleterre et au Pays de Galles, le produit de cet impôt est collecté par les autorités
locales, mis en commun, puis redistribué par le gouvernement. Le partage se fait en fonction
du nombre d’habitants, aux termes des mêmes clefs de répartition que celles utilisées pour la
dotation annuelle.
Le Parlement écossais et l’Assemblée nationale galloise fixent leur propre taux depuis l’acte
de dévolution de 1999, sans que ce dernier ne puisse toutefois subir une augmentation
annuelle supérieure à l’indice des prix. En Irlande-du-Nord, ce sont les conseils de districts
qui fixent le taux de base, lequel est complété par un taux additionnel fixé par l’assemblée
régionale irlandaise.
À la différence d’autres pays, le redevable de la taxe est l’occupant et non le propriétaire, sauf
lorsque le local est vacant.
b.
Assiette et taux :
L’assiette de l’imposition est la valeur locative individuelle de la propriété. La valeur
imposable de chaque propriété doit en principe être évaluée tous les cinq ans par la
Valuation
Office Agency (VOA)
94
. La dernière évaluation de la VAO date de 2010, et il n’y aura pas de
réévaluation avant 2017 en Angleterre et au Pays de Galles
95
. Le gouvernement écossais a
92
Rapport OBR,
Economic and fiscal outlook
, décembre 2013.
93
Avant cette date, les collectivités responsables de sa collecte (
Billing authorities
) en fixaient individuellement
le taux. Ce pouvoir est dévolu au gouvernement régional à compter de 1990.
94
La VOA est également en charge de la tenue et de la mise à jour de la liste des valeurs locatives des propriétés
des particuliers pour les besoins de la détermination de la
council tax
et de celle relative autres organismes pour
l’assiette des
business rates
pour l’Angleterre et le Pays de Galles. En Écosse, l’évaluation relève de la
compétence des
Scottish Assessors
, corps de contrôle indépendant, nommés par les collectivités écossaises. En
Irlande-du-Nord, l’évaluation est assurée par une agence régionale rattachée au département Finance et
personnel de l’exécutif irlandais, le
Lands and Property Services
(LPS).
95
L’Angleterre bénéficie cependant d’un dispositif de dégrèvement transitoire visant à réduire l’impact d’un
changement important dans le montant des valeurs locatives qui serait consécutif à la réévaluation.
67
également différé la prochaine évaluation à 2017. En Irlande-du-Nord, la dernière
réévaluation date de 2001, et la prochaine prendra effet en 2015.
L’assiette est multipliée par un taux d’imposition fixé par l’État central. Ce taux varie chaque
année en fonction
de l’inflation, et est appliqué de façon homogène sur tout le territoire de la
nation constitutive.
Selon la VOA, le coefficient pour la période 2013-2014
96
est de 47,1 pence en Angleterre
(46,2 p. pour les petites entreprises) ; 46,4 p. au Pays-de-Galles, pour toutes les entreprises ;
46,2 p. en Ecosse (avec des dérogations selon la taille de l’entreprise et son activité) ; entre
51,3 et 64,6 pence en Irlande-du-Nord (avec un taux de 33,02 p. auquel s’ajoute un coefficient
de district).
Au niveau local, les collectivités ont en outre la possibilité de décider d’une contribution
additionnelle :
-
une contribution spécifique aux zones d’entreprises (
business improvement districts
), ce
qui suppose l’accord des entreprises concernées, et un programme de dépenses auquel est
affectée la contribution ;
-
une contribution supplémentaire (
business rates supplements
) pour les collectivités les
plus importantes (
highest tier
), avec une condition d’affectation de dépense relative au
développement économique.
Enfin, à compter de 2012, les collectivités d’Angleterre et du Pays de Galles ont reçu, par
application du
Localism Act
de 2011, le pouvoir discrétionnaire de réduire le montant des
business rates
de n’importe quel contribuable (
discretionary business rates discounts
). les
collectivités disposent d’un
réel pouvoir d’appréciation dans l’application des mesures
d’exonération
applicables de plein droit, et pas seulement d’un pouvoir d’opportunité pour
voter la mise en oeuvre des cas d’exonérations facultatives.
c.
Les réformes récentes :
En octobre 2012, le gouvernement s’était engagé à revoir le mode de financement des
collectivités locales, afin de les doter d’une plus grande autonomie financière.
En 2013, il a notamment décidé que le coût des exonérations de
business rates
, initialement
supporté par le gouvernement central pour les collectivités anglaises, serait désormais
supporté pour moitié par les collectivités. En outre, le mode de répartition de la taxe foncière
des entreprises a été revu. Depuis 2013, les collectivités qui ont en charge le calcul et le
recouvrement de la taxe foncière des entreprises bénéficient d’un nouveau mécanisme
(
business rates retention
) leur permettant de conserver la moitié du produit de cette taxe.
Fin 2013, les mesures d’allègement suivantes ont été annoncées par le gouvernement
concernant les
business rates
:
-
pour la première fois depuis les années 1990, un plafonnement de l’augmentation de la
taxe à 2%, soit à un taux inférieur à celui de l’inflation ;
-
une réduction d’impôt de 1 000 £ pour les petits commerces et la restauration ;
-
un abattement de 50% pour les entreprises (petits commerces) qui s’installent dans des
locaux vacants depuis un an ou plus.
96
Voir le document de la Chambre des communes, « Standard note - Business rates », septembre 2013.
68
B.
Une part limitée dans l’ensemble de la fiscalité acquittée par les entreprises.
Des chiffres relatifs à l’importance de la fiscalité acquittée par les entreprises sont fournis
dans le cadre d’enquêtes réalisées par le patronat britannique (
Confederation of business
industry
, CBI). Selon la CBI, les impositions acquittées par les entreprises au Royaume-Uni
sont les suivantes :
Tableau n°19
: Les taxes acquittées par les entreprises au Royaume-Uni
Part des impositions payées
par les entreprises en 2012-13
(en %)
Montant en
2012-13
(en Md£)
Cotisations professionnelles –
NIC’s
37 %
59,2
Impôt sur les sociétés –
onshore corporation tax
24 %
39,4
Accises sur le fuel –
fuel duty
8 %
13,3
Taxes foncières des entreprises –
business rates
16 %
25,7
Autres taxes –
other taxes
17 %
26,7
Source
:
Rapport CBI, Tax and British business, making the case, 2013. L’imposition locale des entreprises est
principalement compose des
business rates
, l’impôt foncier local.
Ces chiffres représentent un total de 164 Md€, soit 9 % du PIB du Royaume-Uni en 2012.
69
Annexe2:Lestaxesfoncièresdansl’Unioneuropéenne
Pays
Nom de l'impôt
Payeur
Bénéficiaire
Assiette
Allemagne
Taxe foncière des immeubles bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur locative.
Annuité de loyers bruts multipliée par un coefficient variant
selon la nature du bien et la situation de l'immeuble. Cette
valeur est ramenée ensuite en correspondance à celle de 1964
Taxe foncière sur les immeubles
non bâtis
(terrains nus ou à bâtir)
Valeur vénale.
Valeur obtenue par comparaison avec les cessions de terrains
situés dans la région puis ramenée à la valeur de 1964 (anciens
Länder) ou de 1935 (terrains dans les nouveaux Länder)
Autriche
Taxe foncière des immeubles bâtis
et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur vénale.
Valeur fixée en 1973 majorée de 35 % en 1983 pour les
constructions et les transformations d'immeubles
Belgique
Précompte immobilier
Entreprises et ménages
Collectivités locales
Revenu cadastral indexé
Bulgarie
Taxe sur les biens immobiliers
Entreprises et ménages
Communes
Valeur vénale ou cadastrale si supérieure
Chypre
Taxe sur les biens immobiliers
Entreprises et ménages
Etat
Valeur du bien estimée en 1980
Croatie
Taxe sur les biens immobiliers
Entreprises et ménages
Etat
Valeur vénale de l’immeuble
Danemark
Taxe sur la valeur des immeubles
bâtis
Ménages
Etat
97
Valeur vénale du bien
Taxe sur la valeur des biens
industriels et commerciaux (une
partie des communes seulement)
Entreprises
Communes
Valeur vénale de l’immeuble (hors terrain)
Taxe sur la valeur des terrains
Entreprises et ménages
Communes
Valeur vénale du bien nu
Espagne
Impôt sur les immeubles
Entreprises et ménages
Communes
Valeur cadastrale
Estonie
Taxe foncière sur les seuls terrains
(bâtis on non bâtis)
98
Entreprises et ménages
Communes
Valeur estimée annuellement (valeur de marché)
97
Impôt prélevé concomitamment avec l’impôt sur le revenu.
98
A compter de 1
er
janvier 2012, pas de taxe foncière sur le terrain occupé par la résidence principale (dans la limite de 1 500 m
2
) en zone urbaine et de 2 hectares en zone agricole
70
Pays
Nom de l'impôt
Payeur
Bénéficiaire
Assiette
Finlande
Impôt foncier
Entreprises et ménages
Communes
Assiette de la taxe : cumul de la valeur de l’immeuble bâti et du
terrain :
- immeubles bâtis : 70 % de valeur de remplacement moins
abattements liés à l’ancienneté du bien. La valeur de
remplacement correspond à la moyenne des coûts de
construction d’immeubles ;
- terrains : 73,5 % de la valeur vénale.
Taxe d’habitation
Ménages
99
Communes, EPCI,
départements
Valeur locative cadastrale
100
France
Taxe foncière sur les propriétés
bâties
Entreprises et ménages
Communes, EPCI,
départements, régions
Valeur locative cadastrale sous déduction de 50 % de son
montant en considération des frais de gestion d’assurance,
d’amortissement et de réparation
Taxe foncière sur les propriétés
non bâties
Entreprises et ménages
Communes, EPCI,
départements, régions
Valeur locative cadastrale sous déduction de 20 % de son
montant
Cotisation foncière des
entreprises
101
Entreprises et BNC
Communes, EPCI
Valeur locative des biens passibles d’une taxe foncière
Hongrie
Taxe foncière sur les immeubles
bâtis et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur moyenne corrigée pour tenir compte de l'âge de
l’immeuble, des installations, de la localisation
Irlande
Taxe foncière sur les immeubles
bâtis
Entreprises
Collectivités locales
Valeur locative
Pas de procédure d’évaluation foncière pour l’ensemble du
territoire mais des évaluations qui affectent au cas par cas et
périodiquement chaque commune
Droit fixe pour détention de toute
résidence hors la principale
Suppression au 31/12/2012
Ménages
Collectivités locales
-
Création au 1
er
juillet 2013
Taxe foncière sur les propriétés
bâties
Ménages
Collectivités locales
Valeur vénale (2013)
Italie
Impôt communal sur les immeubles
bâtis et les terres agricoles
Suppression au 31/12/2011
Entreprises et ménages
Communes
Valeur cadastrale
Valeur au 1
er
janvier de l'année d'imposition réévaluée de 5 %
et multipliée par un coefficient variant de 34 à 100. Biens
professionnels, coefficient de 50
102
99
Egalement due par les entreprises au titre des locaux meublés et à usage privatif non soumis à la cotisation foncière des entreprises
100
Diminuée, pour les logements affectés à l’habitation principale, d’abattements obligatoires et facultatifs
101
Composante de la contribution économique territoriale
71
Pays
Nom de l'impôt
Payeur
Bénéficiaire
Assiette
Au 01/01/2012
Impôt municipal unique
103
sur les
immeuble bâtis (dont la résidence
principale) et non bâtis (dont terres
agricoles)
Entreprises et ménages
Communes
Valeur cadastrale réévaluée de 80 %
ou, pour les bâtiments et terres agricoles, de 25 %
Lettonie
Taxe foncière sur les immeubles
bâtis
Entreprises et ménages
Communes
104
Valeur cadastrale
Taxe foncière sur les terrains et les
terres agricoles
Entreprises et ménages
Lituanie
Taxe sur les biens immobiliers des
entreprises
Entreprises
Communes
Valeur cadastrale, établie par l’administration sur un certificat
renouvelable tous les 5 ans
Taxe sur la valeur des terrains
Modifiée au 01/01/2012 : unifiée
avec nouvelle taxe foncière
Ménages
Valeur vénale
A compter du 01/01/2012 : taxe
foncière
Ménages
Valeur vénale
Luxembourg
Taxe foncière sur les immeubles
bâtis et sur les terres agricoles et
forestières
Entreprises et ménages
Communes
Valeur vénale
(de 1941)
Taxe foncière sur les terrains à
bâtir
Valeur vénale référencée au 1
er
janvier 2009
Malte
Pas d'imposition du foncier
Pays-Bas
Impôt communal sur les biens
immobiliers
Entreprises et ménages
Communes
Valeur vénale du bien
Pologne
Impôt foncier sur les immeubles
bâtis et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur du m
2
habitable déterminée en fonction de l'usage de
l'immeuble (privé ou professionnel)
Impôt foncier sur les terrains
Valeur du m
2
en fonction de l'usage des terrains
(agricole ou autre)
Portugal
Impôt foncier sur les immeubles
bâtis et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur patrimoniale fiscale égale à la valeur de construction
modulée de coefficients (localisation, confort, vétusté)
Pour le foncier non bâti : 20 fois le revenu agraire
102
possibilité pour chaque commune d'augmenter jusqu'à 10 % la valeur cadastrale de référence afin de prendre en compte la valorisation du bien apporté par la qualité et l’importance des
services publics offerts par la collectivité
103
Imposto Municipale Unico
104
Les communes n'ayant ni pouvoir de taux ni d'assiette, la ressource est davantage une imposition d'Etat partagée qu'une imposition locale.
72
Pays
Nom de l'impôt
Payeur
Bénéficiaire
Assiette
Roumanie
Impôt foncier sur les immeubles
bâtis et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur calculée au m
2
à partir de critères tels que la nature de
l'immeuble, sa superficie, sa localisation…
(augmentation de 20 % des valeurs au 1
er
janvier 2010)
République
tchèque
Taxe sur les terrains
Entreprises et ménages
Communes
Prix d’acquisition du terrain
Taxe sur les immeubles bâtis
Valeur déterminée en fonction de la surface du bien et de ses
caractéristiques
Royaume-
Uni
105
Impôts fonciers sur les locaux
professionnels (
business rates
)
Entreprises
Collectivités locales
Valeur locative
réévaluation des immeubles tous les 5 ans
(nouvelles bases en vigueur au 1
er
avril 2010 sur la base
d’évaluations constatées au 1
er
avril 2008)
Taxe d'habitation
(council tax)
Ménages
Valeur correspondant à un prix de cession à la date
du 1
er
avril 1993 en Angleterre et en Ecosse
et du 1
er
avril 2005 au Pays de Galles
(pas de projet de réévaluation des valeurs)
Slovaquie
Taxe
foncière sur les immeubles
bâtis et non bâtis
Entreprises et ménages
Communes
Valeur du m
2
habitable déterminée en fonction de l'usage de
l'immeuble (privé ou professionnel)
Impôt foncier sur les terrains
Valeur du m
2
en fonction de l'usage des terrains (agricole ou
autre)
Slovénie
Taxe foncière sur les immeubles
bâtis et sur les terrains
106
Entreprises et ménages
Communes
Valeur déterminée selon des critères fixés par le gouvernement
ou les collectivités locales
Suède
Droit municipal sur les biens
immobiliers (remplace la taxe
foncière perçue par l’Etat jusqu’en
2007)
Ménages
Communes
Valeur estimée du bien
Source :
DLF.
105
En vigueur en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles. Le régime en vigueur en Irlande du Nord est légèrement différent.
106
Au 01/01/2013 : création d’une taxe assise sur la valeur des immeubles supérieure à 0,5 M€, taxe acquittée par les locataires
73
Annexe 3 : Répartition sectorielle des principaux impôts locaux acquittés
par les entreprises
Tableau n°20
: Répartition sectorielle du versement transport (2009-2012, en M€)
En nomenclature A21
2009
2010
2011
2012
A – Agriculture, sylviculture et pêche
privé
1
1
1
2
B – Industries extractives
privé
3
3
3
4
C – Industrie manufacturière
privé
698
713
764
803
D – Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
privé
89
94
100
122
E – Eau ; assainissement, déchets, dépollution
privé
42
44
48
51
F – Construction
privé
220
228
244
256
G – Commerce
privé
595
615
653
686
H – Transports, entreposage
privé
270
274
285
302
I – Hébergement, restauration
privé
138
147
157
165
J – Information, communication
privé
449
461
486
511
K – Finance, assurance
privé
476
493
525
538
L – Activités immobilières
privé
63
67
71
74
M – Activités spécialisées, scientifiques, techniques
privé
564
580
618
651
N – Services administratifs, soutien
privé
330
351
382
390
O - Administration publique
privé
84
85
88
91
public
998
1 054
1 131
1 176
P – Enseignement
privé
59
62
66
69
public
38
32
30
34
Q – Santé humaine et action sociale
privé
189
206
231
255
public
314
325
337
358
R – Arts, spectacles et activités récréatives
privé
55
57
63
68
S – Autres activités de services
privé
73
76
79
82
U – Activités extraterritoriales
privé
1
1
1
1
Total
5 750
5 968
6 363
6 687
Part du secteur privé
76,5%
76,4%
76,5%
76,6%
Secteurs répartis selon la nomenclature agrégée – NA, 2008 au niveau A 21.
Montant des cotisations dues telles que calculées par l’ACOSS (il ne s’agit donc pas des montants encaissés) par
année d'exigibilité, en millions d’euros courants.
Source
:
données ACOSS.
74
Tableau n°21
: Répartition sectorielle de la taxe foncière et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (2009-2012, en M€)
En nomenclature A21
TFPB
2009
dont
TEOM
TFPNB
2009
TFPB
2010
dont
TEOM
TFPNB
2010
TFPB
2011
dont
TEOM
TFPNB
2011
TFPB
2012
dont
TEOM
TFPNB
2012
A – Agriculture, sylviculture, pêche
19
3
20
18
3
21
20
3
21
21
3
21
B – Industries Extractives
13
1
1
14
1
1
14
0
1
15
0
1
C – Industries manufacturières
1 014
13
6
1 083
14
6
1 136
14
6
1 176
14
6
D – Production et distribution d'électricité, de
gaz, de vapeur et d’air conditionné
357
3
1
427
3
1
445
3
1
469
3
1
E – Production et distribution d'eau ;
assainissement, déchets, dépollution
37
1
1
39
1
1
44
1
1
46
1
1
F – Construction
309
52
21
317
55
21
338
58
21
350
59
20
G – Commerce, réparation
d’automobiles et de
motocycles
398
48
4
415
49
4
434
50
4
454
52
4
H – Transport et entreposage
182
15
1
193
14
1
193
12
1
204
12
1
I – Hébergement et restaurations
68
13
1
73
14
1
74
14
1
73
13
1
J – Information et communication
57
7
0
59
7
0
60
7
0
60
7
0
K – Activités financières et d’assurance
805
107
5
827
111
5
858
114
5
875
113
4
L – Activités immobilières
3 535
613
60
3 725
646
62
3 991
684
63
4 087
690
62
M – Activités spécialisées, scientifiques et
techniques
415
41
6
446
45
7
468
47
6
486
48
6
N – Activités de services administratifs et de
soutien
169
27
1
171
29
1
177
30
1
180
30
1
O – Administration publique
44
6
2
46
7
2
52
7
2
49
7
2
P – Enseignement
11
2
0
12
2
0
12
2
0
13
2
0
Q – Santé humaine et action sociale
64
12
1
65
12
1
72
13
1
74
13
1
R – Arts, Spectacles et activités récréatives
16
3
1
18
3
1
18
3
1
18
3
1
S – Autres activités de services
66
11
1
75
13
1
72
12
1
71
12
1
U – Activités extraterritoriales
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
X – Divers / non renseignés
170
22
4
218
28
5
246
30
6
521
73
12
Total
7 747
997
138
8 240
1 055
141
8 725
1 104
142
9 241
1 157
147
75
Tableau n°22
: Répartition sectorielle des principaux impôts locaux acquittés par les entreprises (2010, 2011, 2012, en M€)
Données 2010, en nomenclature A21
CET et
IFER (A)
TFPB*
(B)
dont
TEOM
TFPNB*
(C)
TASCOM
(D)
VT** (E)
Total impositions
(A+B+C+D+E)
Part dans le total
des impositions
Part dans
la VA
A – Agriculture, sylviculture et pêche
39,1
18,3
2,8
20,7
0,90
1,4
80
0,24%
0,34%
B – Industries extractives
52,3
14,0
0,5
1,1
0,01
3,1
70
0,21%
0,30%
C – Industrie manufacturière
4 582,0
1 082,5
14,1
5,5
2,25
713,2
6 385
19,01%
18,56%
D – Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
1 372,1
426,5
2,6
0,9
0,00
93,7
1 893
5,64%
2,66%
E – Eau ; assainissement, déchets, dépollution
242,2
39,4
1,2
0,6
0,00
43,9
326
0,97%
0,75%
F – Construction
997,2
317,3
54,6
21,0
0,73
227,6
1 564
4,66%
7,58%
G – Commerce, réparation
d’automobiles et
de motocycles
3 789,8
414,9
49,0
3,5
579,89
614,8
5 403
16,09%
16,47%
H – Transports, entreposage
1 713,5
193,2
14,1
1,1
0,42
273,7
2 182
6,50%
4,99%
I – Hébergement, restauration
547,1
72,6
13,5
0,6
0,16
147,0
767
2,29%
3,02%
J – Information, communication
1 781,2
58,5
7,1
0,2
1,01
460,7
2 302
6,85%
5,78%
K – Activités financières et d’assurance
1 740,2
827,1
110,8
4,8
1,41
492,6
3 066
9,13%
9,60%
L – Activités immobilières
281,8
3 724,8
646,3
61,5
3,53
66,8
4 138
12,32%
1,91%
M – Activités spécialisées, scientifiques,
techniques
1 186,2
446,2
45,3
6,5
9,56
580,3
2 229
6,64%
12,63%
N – Services administratifs, soutien
848,9
171,0
28,8
1,2
1,48
350,9
1 374
4,09%
5,26%
O – Administration publique
74,8
45,6
6,7
2,3
0,00
84,8
207
0,62%
0,03%
P – Enseignement
63,0
11,9
2,3
0,2
0,01
61,9
137
0,41%
0,39%
Q – Santé humaine et action sociale
434,7
65,1
11,9
1,2
0,05
206,5
708
2,11%
3,74%
R – Arts, spectacles et activités récréatives
122,4
17,8
3,0
1,4
0,06
57,4
199
0,59%
0,61%
S – Autres activités de services
169,4
75,4
12,6
1,1
0,29
75,6
322
0,96%
0,93%
T – Ménages employeurs / producteurs de
biens et services pour usage propre
0,0
0,0
0,0
0,0
0,00
0,0
0
0,00%
0,00%
U – Activités extraterritoriales
0,2
0,4
0,3
0,0
0,10
0,8
1
0,00%
0,00%
X, Z – Divers, Inconnu
4,6
217,8
27,5
5,2
0,00
0,0
228
0,68%
4,45%
Total
20 043
8 240
1 055
141
602
4 557
33 582
100%
100%
76
Données 2011, en nomenclature A21
CET et
IFER (A)
TFPB*
(B)
dont
TEOM
TFPNB*
(C)
TASCOM
(D)
VT** (E)
Total impositions
(A+B+C+D+E)
Part dans le total
des impositions
Part dans
la VA
A – Agriculture, sylviculture et pêche
40,9
20,1
3,0
20,7
0,83
1
84
0,23%
0,41%
B – Industries extractives
51,4
14,3
0,4
1,1
0,00
3
70
0,20%
0,32%
C – Industrie manufacturière
4 603,5
1 136,2
14,1
5,5
2,16
764
6 511
18,12%
18,10%
D – Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
1 396,4
445,0
2,6
0,9
0,00
100
1 942
5,40%
2,65%
E – Eau ; assainissement, déchets, dépollution
252,2
44,0
1,2
0,7
0,00
48
345
0,96%
0,76%
F – Construction
1 090,1
337,5
57,8
20,9
0,58
244
1 693
4,71%
7,41%
G – Commerce, réparation
d’automobiles et
de motocycles
4 123,4
433,6
50,2
3,6
584,39
653
5 798
16,14%
16,80%
H – Transports, entreposage
1 827,1
192,8
11,8
1,1
0,31
285
2 306
6,42%
6,03%
I – Hébergement, restauration
606,9
73,8
13,7
0,6
0,14
157
838
2,33%
3,08%
J – Information, communication
1 833,7
59,7
7,1
0,2
0,62
486
2 381
6,63%
6,22%
K – Activités financières et d’assurance
2 143,1
858,0
113,5
4,8
1,78
525
3 533
9,83%
10,81%
L – Activités immobilières
376,7
3 990,8
683,7
62,8
2,90
71
4 505
12,54%
2,32%
M – Activités spécialisées, scientifiques,
techniques
1 327,9
468,2
46,7
6,2
10,65
618
2 431
6,77%
13,07%
N – Services administratifs, soutien
970,1
177,2
29,6
1,2
1,45
382
1 532
4,26%
5,42%
O – Administration publique
77,8
51,6
7,4
2,3
0,00
87,8
219
0,61%
0,03%
P – Enseignement
71,2
12,4
2,4
0,2
0,04
65,6
149
0,42%
0,40%
Q – Santé humaine et action sociale
482,3
71,8
13,1
1,2
0,11
230,8
786
2,19%
3,76%
R – Arts, spectacles et activités récréatives
137,2
18,2
3,1
1,4
0,04
63,0
220
0,61%
0,66%
S – Autres activités de services
180,7
72,4
11,7
1,0
0,76
78,7
334
0,93%
0,87%
T – Ménages employeurs / producteurs de
biens et services pour usage propre
0,0
0,0
0,0
0,0
0,00
0,0
0
0,00%
0,00%
U – Activités extraterritoriales
0,0
0,5
0,3
0,0
0,11
0,8
1
0,00%
0,00%
X, Z – Divers, Inconnu
2,1
246,2
30,0
5,8
0,00
0,0
254
0,71%
0,89%
Total
21 595
8 725
1 104
142
607
4 865
35 933
100%
100%
77
Données 2012, en nomenclature A21
CET et
IFER (A)
TFPB*
(B)
dont
TEOM
TFPNB*
(C)
TASCOM
(D)
VT** (E)
Total impositions
(A+B+C+D+E)
Part dans le total
des impositions
Part dans
la VA
A – Agriculture, sylviculture et pêche
43,4
20,7
3,0
21,1
1,01
1,6
88
0,24%
0,42%
B – Industries extractives
51,3
15,0
0,3
1,2
0,00
3,7
71
0,19%
0,29%
C – Industrie manufacturière
4 685,2
1 175,9
14,1
5,5
2,11
802,9
6 672
18,02%
18,02%
D – Gaz, électricité, vapeur, air conditionné
1 473,0
468,8
2,6
0,9
0,00
122,1
2 065
5,58%
2,90%
E – Eau ; assainissement, déchets, dépollution
253,4
46,4
1,3
0,7
0,00
51,0
352
0,95%
0,75%
F – Construction
1 140,0
349,7
59,3
19,6
0,77
255,9
1 766
4,77%
7,57%
G – Commerce, réparation
d’automobiles et de
motocycles
4 208,8
454,3
51,8
3,7
631,77
685,8
5 984
16,17%
16,95%
H – Transports, entreposage
1 910,2
203,5
12,0
1,2
0,22
302,0
2 417
6,53%
6,28%
I – Hébergement, restauration
629,8
72,8
13,4
0,6
0,15
165,4
869
2,35%
3,10%
J – Information, communication
1 767,3
59,7
7,1
0,2
0,52
510,8
2 339
6,32%
5,85%
K – Activités financières et d’assurance
1 808,2
874,5
113,2
4,4
2,11
537,9
3 227
8,72%
9,08%
L – Activités immobilières
392,1
4 086,9
689,5
61,9
3,03
74,4
4 618
12,48%
2,55%
M – Activités spécialisées, scientifiques,
techniques
1 475,3
486,2
47,8
6,1
11,60
650,6
2 630
7,11%
13,92%
N – Services administratifs, soutien
979,6
180,2
30,3
1,3
1,94
390,2
1 553
4,20%
5,38%
O – Administration publique
74,6
49,4
7,1
2,1
0,00
90,9
217
0,59%
0,03%
P – Enseignement
76,3
12,5
2,3
0,2
0,00
68,7
158
0,43%
0,41%
Q – Santé humaine et action sociale
546,2
74,0
13,4
1,2
0,07
255,0
876
2,37%
3,89%
R – Arts, spectacles et activités récréatives
146,3
18,4
3,0
1,4
0,11
67,7
234
0,63%
0,68%
S – Autres activités de services
185,0
70,5
11,9
1,0
0,15
82,3
339
0,92%
0,87%
T – Ménages employeurs / producteurs de
biens et services pour usage propre
0,0
0,0
0,0
0,0
0,00
0,0
0
0,00%
0,00%
U – Activités extraterritoriales
0,0
0,4
0,3
0,0
0,10
0,8
1
0,00%
0,00%
X, Z – Divers, Inconnu
4,6
520,9
72,9
12,3
0,00
0,0
538
1,45%
1,06%
Total
21 851
9 241
1 157
147
656
5 120
37 013
100%
100%
78
Répartition des taxes foncières et de la TEOM :
Secteurs répartis selon la nomenclature agrégée – NA, 2008 au niveau A 21.
La TFPB et la TFPNB sont données y compris frais de gestion et taxes annexes (parmi les taxes annexes, la TEOM, adossée à la TFPB, fait l'objet d'une attention
particulière). Les taxes annexes adossées à la TFPNB comprennent notamment la taxe pour frais de chambre d’agriculture et la taxe au profit de la caisse de d’assurance
accident agricole.
Source :
données DGFIP GF3C.
Données concernant le panier CET + IFER :
Secteurs répartis selon la nomenclature agrégée – NA, 2008 au niveau A 21.
Les données relatives à la CET et aux IFER diffèrent de celles du rapport particulier n°2. En effet, le référentiel des codes d’activité diffère de celui utilisé dans le cadre de ce
rapport particulier. Le référentiel utilisé dans les colonnes (A) est celui de l’INSEE, et non celui des applications DGFIP. Si les montants totaux de CET et d’IFER sont
identiques à ceux du rapport particulier n°2, les ventilations entre les différents secteurs diffèrent. On constate notamment un transfert du secteur des activités spécialisées,
scientifiques et techniques (M) – qui intègre notamment les activités de sièges sociaux d’entreprises – vers l’ensemble des autres secteurs d’activité.
Source :
données DGFIP GF3C.
Répartition des autres impôts locaux :
Secteurs répartis selon la nomenclature agrégée – NA, 2008 au niveau A 21.
* y compris frais de gestion et taxes annexes (parmi les taxes annexes, la TEOM, adossée à la TFPB, fait l'objet d'une attention particulière). Les taxes annexes adossées à la
TFPNB comprennent notamment la taxe pour frais de chambre d’agriculture et la taxe au profit de la caisse de d’assurance accident agricole.
** Les données relatives au versement transport correspondent aux montants exigibles calculés par l’ACOSS (et non aux montants encaissés), en année d’exigibilité, pour le