Durant cette période, la commune a réalisé un programme d’investissement important, notamment avec la création d’un ensemble immobilier destiné à être loué à la gendarmerie nationale. Pour assurer le financement de ce programme et faute d’autofinancement suffisant, elle a recouru massivement à l’emprunt, ce qui a porté son endettement à un niveau très élevé.
Afin de maintenir son niveau d’autofinancement, la commune doit veiller à maîtriser l’évolution de ses charges de fonctionnement, au premier rang desquelles figurent les dépenses de personnel, qui ne cessent de croître à un rythme soutenu depuis 2021. Des économies sont également possibles par le respect de la durée légale du temps de travail. Elle devra aussi prioriser ses choix en matière d’investissement en fonction des niveaux de cofinancement qui seront obtenus.
Dans ce contexte, elle aurait en outre intérêt à reconsidérer les conditions de gestion du service public de l’assainissement. En effet, l’économie générale du contrat d’affermage, dont le terme intervient en fin d’année 2025, ne lui est pas favorable. Notamment de ce fait, les charges qui incombent directement à la commune ne sont pas couvertes par des ressources suffisantes afin d’équilibrer ce service public industriel et commercial, comme la loi l’exige.
À court terme, la commune doit tirer les conséquences des difficultés rencontrées par le projet de réaménagement, à des fins commerciales, d’un centre de vacances à l’état d’abandon, qu’elle avait acquis en 2010. Si l’inexploitabilité définitive du site devait se confirmer, elle devra alors envisager les modalités selon lesquelles pourraient être opérées la renaturation complète de la parcelle mais également sa possible cession.
S’agissant de la commande publique, la commune devra se doter d’outils permettant de formaliser les procédures internes qu’elle arrête. Ceci contribuerait à la professionnalisation de la fonction d’achat, nécessaire afin de sécuriser davantage les marchés publics passés et de mieux contrôler leur exécution. Le plus important d’entre eux, passé entre 2018 et 2023, qui concernait l’opération de construction de la gendarmerie, a en effet été marqué par des défaillances dans le suivi de son exécution.


