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Association départementale des pupilles de l'enseignement public de la Somme

CRC HAUTS-DE-FRANCE

L’association départementale des pupilles de l’enseignement public de la Somme, dont les origines remontent à l’entre-deux guerres, est au service, d’une part, d’enfants et de jeunes adultes en situation de handicap et, d’autre part, des jeunes en général à travers la gestion de centres de loisirs et d’activités éducatives et sociales en lien avec les collectivités locales, dans le cadre de classes de découvertes, de séjours scolaires, d’actions de solidarité, et d’accompagnement éducatif ou familial.

 

En 2016, elle accueillait 606 bénéficiaires dans 14 structures socio-éducatives et de soins réparties sur le département, avec un effectif de plus de 300 salariés et un budget annuel en produits d’exploitation d’une vingtaine de millions d’euros. La capacité de ses établissements et services médico-sociaux, qui relèvent de la tutelle de l’agence régionale de santé, représente environ 25 % de l’offre départementale.

La chambre constate que la situation financière de l’association reste fragile, malgré un redressement opéré en 2016 et des perspectives plus encourageantes.

En dépit du soutien d’un résultat exceptionnel nettement excédentaire, grâce notamment à des cessions immobilières, la structure n’a pas dégagé d’autofinancement brut de 2013 à 2015 et celui-ci n’est redevenu légèrement positif qu’en 2016 (0,06 M€). La capacité d’autofinancement nette reste négative sur toute la période, conduisant l’association à emprunter 2,4 M€.

Au regard de la baisse de ses capitaux propres qui passent, du fait des déficits cumulés, de 6,3 M€ en 2012 à 1,12 M€ en 2016 et de l’augmentation de l’annuité en capital sur ce dernier exercice, l’autonomie financière de l’association s’est beaucoup dégradée. Par ailleurs, sa trésorerie nette est faible, ne représentant que 12 jours de charges courantes en fin de période.

Néanmoins, si le résultat des exercices apparaît déficitaire entre 2012 et 2015, il s’est progressivement amélioré pour devenir excédentaire en 2016, compte-tenu, d’une part, d’importantes cessions d’actifs et, d’autre part, d’un résultat d’exploitation en net redressement, bien que restant juste en équilibre sur ce dernier exercice (- 1,46 M€ en 2012 ; 0,08 M€ en 2016). Cette amélioration provient d’une décroissance des charges (- 2,85 M€) plus importante que celle de ses produits (- 1,3 M€).

La diminution des charges résulte, en grande partie, d’une baisse des dépenses de personnel, combinée à une réduction de coûts issus de marchés groupés. Elle est d’autant plus significative qu’elle s’est accompagnée d’une croissance de l’activité de l’association.

Sur la base de la prospective financière élaborée à la demande de la chambre, le résultat global pourrait être à l’équilibre les cinq prochains exercices, avec un résultat d’exploitation excédentaire, sans l’aide de recettes exceptionnelles. La trajectoire future en dépenses et en recettes, fondée sur une stabilité des charges d’exploitation, apparaît soutenable, notamment à la suite des réformes importantes entreprises ces dernières années et à l’abandon des centres permanents coûteux.

La réorientation de la gouvernance, la réorganisation des procédures et une plus grande professionnalisation générale de la direction et de la gestion de l’association, qui expliquent en partie la tendance favorable constatée, doivent encore être accentuées pour conforter ce début de redressement.

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