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Département d'Eure-et-Loir

CRC CENTRE-VAL DE LOIRE

Les mineurs non accompagnés (MNA) relèvent, comme les autres mineurs en danger, de la protection de l'enfance, compétence départementale. Avant toute entrée dans le dispositif de droit commun d'aide sociale à l'enfance (ASE), les personnes se présentant comme MNA font l'objet d'une mise à l'abri et d'une évaluation permettant d'établir leur minorité et leur isolement.Un accueil provisoire d'urgence est alors mis en place par les départements conformément aux dispositions de l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles (CASF). Sa durée est de cinq jours à compter du premier jour de la prise en charge de ces personnes.Le nombre de personnes se présentant comme mineurs non accompagnés a augmenté de manière significative sur l'ensemble du territoire français. L'Eure-et-Loir n'est pas resté à l'écart de cette tendance : de 60 en 2014, il est passé à 347 en 2018.Le département a entrepris de réorganiser ses services mis sous tension du fait de cette évolution. La dernière étape de cette réorganisation a été franchie début 2019 et fait l'objet d'une application progressive.Pour la mise à l'abri, il recourt au centre départemental de l'enfance et de la famille (CDEF) et plus largement à diverses structures hôtelières dont les capacités d'accueil peinent à suffire. La pratique des évaluations dites flash, c'est-à-dire se déroulant le jour même de la présentation du jeune aux services, a permis de réserver cette première phase de mise à l'abri aux seuls MNA sur l'âge desquels un doute subsiste. L'évaluation est pratiquée selon le référentiel national. Elle s'accompagne aujourd'hui, en partenariat avec la préfecture, d'une consultation du fichier d'aide à l'évaluation de la minorité (AEM). Depuis la mise en œuvre du décret du 20 novembre 2019, la cellule MNA pratique la double évaluation systématique à 24heures d'écart.Malgré l'élargissement de son offre d'accueil en structures médico-sociales, l'Eure-et-Loir continue de solliciter les hôtels, y compris après la période d'évaluation, une fois la minorité reconnue. Cette situation, non satisfaisante à ses yeux, s'explique par la saturation des places d'hébergement offertes par diverses associations avec lesquelles il a contractualisé pour la deuxième phase de prise en charge.La sortie des MNA du dispositif ASE donne lieu à un nombre non négligeable de contrats « jeune majeur» afin que ce dernier puisse mener à son terme sa formation diplômante, le plus souvent dans une voie professionnelle.L'ensemble des coûts relatifs à ces différentes étapes de prise en charge, hors charges de personnel, ont été identifiées. Ils mettent en évidence le coût élevé du CDEF et des maisons de l'enfance à caractère social (MECS).

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