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Le devenir des îles de loisirs en région Île-de-France : une ambition et une organisation à refonder

CRC ÎLE-DE-FRANCE

La chambre régionale des comptes d'Île-de-France a contrôlé les comptes et la gestion des îles de loisirs de la région Île-de-France au cours des exercices 2013 et suivants. Créées à l’initiative de l’État à partir des années 1960, les douze îles de loisirs, qui accueillent au total près de 3,5 millions de visiteurs par an, surtout l’été, sont situées dans les départements de Seine-et-Marne (Bois-le-Roi, Buthiers, Jablines-Annet, Vaires-Torcy), des Yvelines (Boucles-de-Seine, Saint-Quentin-en-Yvelines, Val-de-Seine) et de l’Essonne (Étampes, Port-aux-Cerises), mais aussi dans le Val-de-Marne (Créteil) et le Val-d’Oise (Cergy-Pontoise). L’île de la Corniche-des-Forts en Seine-Saint-Denis, créée par la région en 2000, demeure inachevée.

L’absence de stratégie globale à l’échelle régionale.

Chaque île est exploitée séparément par un syndicat mixte associant la Région Île-de-France, le département et les communes ou groupements intercommunaux concernés. La Région, qui gère directement l’île de Vaires-Torcy, est propriétaires des îles de loisirs depuis 1996. L’offre d’équipements et de services n’est pas évaluée : depuis 2010, aucune étude d’ensemble sur la fréquentation des îles de loisirs et la satisfaction des usagers n’a été réalisée. La Région qui, de 2011 à 2016, avait pour objectif de conforter les îles comme pôle de loisirs et de tourisme ne les a pas dotées d’un plan d’action ni d’indicateur de résultats. 

Un modèle économique et juridique à repenser

La situation financière des îles de loisirs est fragile. Alors qu’elle n’assurent pas le financement de leurs investissements, entièrement pris en charge par la Région, leurs charges d’exploitation ne sont couvertes qu’à 70 % par les recettes des usagers, le solde étant financé par les collectivités concernées. Le modèle de financement des îles de loisirs doit donc être revu. De plus, elles pourraient mutualiser bon nombre de fonctions : le suivi des activités, le contrôle de gestion, les relations avec les délégataires, la gestion des ressources humaines, les achats, l’informatique. Enfin, le risque existe que certains services proposés au public, du fait de leur caractère industriel et commercial, soient assujettis à la TVA. Il convient aussi de revoir des pratiques juridiquement contestables en ce qui concerne l’application de tarifs particulier à certaines catégories d’usagers.

Au total, il convient de réexaminer l’offre d’activités des îles de loisirs en fonction des publics visés. Leur gouvernance doit être refondée en remédiant au cloisonnement de leur gestion.

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