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Le Centre national des arts du cirque

COUR DES COMPTES

La Cour a procédé au contrôle des comptes et de la gestion du Centre national des arts du cirque (CNAC) pour la période 2012 - 2022. Opérateur de l’État, le CNAC est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et créée le 18 mars 1987. La structure est dotée d’un budget de 4,9 M€ en 2022 qui est issu à 81 % de subventions publiques (moyenne 2012-2022), au premier rang desquelles les subventions du ministère de la culture.

Le budget est globalement à l’équilibre dans la période sous revue. On peut néanmoins déplorer une absence de politique volontariste qui viserait à augmenter les ressources propres, qui ne représentent qu’environ 10 % des recettes. Aux côtés d’autres écoles supérieures de cirque, le CNAC axe ses activités dans le domaine du cirque dit contemporain ou de création, un secteur représentant seulement 2000 artistes environ en France, mais jouissant d’un rayonnement international important. Le CNAC remplit trois missions : la formation initiale, la formation continue et la recherche. Le cursus de formation initiale concerne, sur trois ans, des promotions d’une quinzaine d’élèves. Le coût annuel d’un élève du CNAC apparaît très élevé : il atteint en effet 57 704 € en moyenne sur la période 2015-2022, en raison du faible nombre d’étudiants, des modalités pédagogiques utilisées (le face à face) et du grand nombre de filières différentes requérant chacune des moyens particuliers. La formation continue, faiblement développée et très déficitaire, doit faire l’objet d’une réflexion d’ensemble sur ses offres et ses tarifs, afin d’augmenter les ressources propres du CNAC. Enfin, les efforts pour dynamiser les liens avec le monde universitaire et avec les acteurs de la recherche mériteraient d’être intensifiés pour mettre en place de nouveaux partenariats en France ou à l’étranger. Le ministère de la culture, sa tutelle, est resté trop éloigné de la gestion de l’établissement sur la période sous revue et a laissé perdurer une situation conduisant à des dépenses contraires aux règles applicables. La tutelle doit aujourd’hui mieux accompagner le CNAC, afin de mieux suivre les résultats obtenus dans le cadre du nouveau contrat d’objectifs et de moyens et de l’aider à renforcer sa bonne insertion dans le paysage local.

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