La Cour relève plusieurs observations :
- Créé en 1974 et rattaché directement au ministre, le CAPS a été conçu pour contribuer à la préparation de la décision politique par une réflexion libre et prospective. Toutefois, son originalité et la singularité de ses débuts se sont émoussées. Il présente le paradoxe d’avoir accru le nombre de ses experts, tout en se dispersant sur de nombreux sujets pas toujours stratégiques, alors qu’il ne dispose pas des moyens budgétaires comparables à ceux de ses nouveaux partenaires.
- Les relations entretenues avec les think tanks français et étrangers en relations internationales sont denses, mais restent relativement endogames du fait du nombre limité d’acteurs. La présence du CAPS auprès du monde économique demeure trop faible, tandis que les moyens consacrés à la prospective internationale sont sans commune mesure avec ceux mobilisés par le ministère des Armées sur des sujets connexes.
- Les travaux du CAPS sont jugés utiles, mais leur appropriation varie selon les directions. Ils gagneraient à se concentrer davantage sur les problématiques directement liées à la politique étrangère du ministère et à l’actualité internationale, certaines thématiques majeures ayant fait l’objet d’une anticipation insuffisante.
- Le programme d’invitation des personnalités d’avenir (PIPA) représente environ 1 M€ par an, soit un coût moyen de 15 000 € par personnalité invitée. L’absence de suivi structuré des bénéficiaires et de valorisation du réseau limite fortement le retour sur investissement. Une refonte rapide de ce programme est nécessaire ; à défaut, sa suppression est préconisée.


