La progression très significative des effectifs (89 emplois pourvus en 2011, 135 en 2016), est en partie due à des transferts de personnel vers l’établissement public de coopération intercommunale. Elle s’est accompagnée d’un renforcement de la qualification des agents et aussi d’un accroissement sensible des charges de personnel. La mutualisation entre communes membres s’est limitée initialement à la direction générale mais le schéma adopté en juin 2016 prévoit son extension à différents services.
La fiabilité des documents financiers et comptables peut être améliorée, tant du point de vue des annexes aux budgets et comptes administratifs que de l’inventaire et des amortissements.
La communauté d’agglomération a fait le choix d’isoler dans douze budgets annexes la gestion financière et comptable de certaines de ses compétences. Le résultat consolidé est principalement dépendant du budget principal et du budget annexe « aménagement ». Tous deux possèdent, en particulier, une dette financière élevée mais composée d’emprunts aux risques relativement faibles. La situation financière globale n’inspire pas d’inquiétude, malgré une dette consolidée par habitant nettement supérieure aux communautés d’agglomération de taille comparable.
Les deux plans pluriannuels d’investissements existants pour le budget principal et celui de l’aménagement ont un horizon de trois ans, trop réduit pour permettre une véritable programmation, ce qui se traduit notamment par un faible taux d’exécution par rapport aux prévisions budgétaires.
La communauté d’agglomération fusionnée devra donc tenir compte de l’endettement transféré pour établir sa future politique d’investissement.
Le budget aménagement est régulièrement abondé par une subvention annuelle qualifiée d’« exceptionnelle » mais pourtant récurrente du budget principal, qui s’apparente donc davantage à une subvention d’équilibre. Celle-ci devrait être ajustée en fonction du niveau du résultat. Un niveau de stocks important traduit à la fois la volonté de la communauté d’agglomération d’acquérir des zones d’aménagement et sa réticence à mettre trop de biens en vente. Des projets d’envergure, suite au désengagement de l’État (défense et institut français du cheval et de l’équitation), nécessitent en effet une mise progressive des biens sur le marché pour ne pas le déstabiliser.