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Centre hospitalier de Rambouillet (Yvelines) - Cahier n°1 Personnels infirmiers

CRC ÎLE-DE-FRANCE

La chambre régionale des comptes a réalisé une enquête sur le personnel infirmier du centre hospitalier de Rambouillet, depuis 2011. Elle s’inscrit dans la cadre d’une enquête nationale pilotée par la Cour des comptes sur les personnels infirmiers à l’hôpital. Le centre hospitalier de Rambouillet a fait, par ailleurs, l’objet d’un contrôle de sa gestion. En 2016, l’établissement comptait 344 lits et son budget était alors de 78,5 M€. Confronté à des difficultés financières, il a alors mis en place un plan de retour à l’équilibre, jusqu’en 2019.

Des effectifs en légère baisse et une masse salariale en légère hausse

A la fin de l’année 2016, les personnels infirmiers représentaient 246,96 équivalents temps plein, soit 26 % des effectifs non-médicaux, pour une masse salariale de 12,8 M€. Cette masse salariale a augmenté de 2 %, entre 2011 et 2015, du fait du passage en catégorie A d’une partie d’une partie du personnel infirmier. Ce changement faisant suite à la réforme de 2010.

Les effectifs ont baissé légèrement, de 11,6 ETP, depuis 2011, pour s’adapter à la baisse de l’activité.

Une organisation qui permet de pallier l’absentéisme

Afin de limiter les charges, la DRH a favorisé la polyvalence infirmière en privilégiant la synergie d’équipe et surtout le travail en binôme entre un infirmier et un aide-soignant. Cette organisation est efficace, également, pour faire face à l’absentéisme, grâce à la possibilité de redéploiements internes ponctuels. Cela évite le recours à l’intérim, au coût plus élevé.

Le travail est organisé, de manière dérogatoire en 12 heures dans plusieurs services. Si les enquêtes auprès du personnel semblent positives, cette organisation n’a pas encore été évaluée. Cela est désormais nécessaire pour éventuellement le pérenniser.

La volonté d’améliorer la qualité de vie au travail et les compétences

Pour fidéliser et attirer le personnel infirmier, un des axes de l’établissement est le développement de la formation professionnelle. Durant la période contrôlée, le droit individuel à la formation a fait l’objet d’une large communication et chaque agent a la possibilité de partir, au moins une fois par an, en formation.

Pour améliorer la qualité de vie au travail, l’établissement a créé plusieurs outils qui inclus les personnels infirmiers. Un groupe de travail a été constitué, avec des encadrants et des représentants du personnel. Il s’agit de travailler sur les points relevés par une enquête interne de 2014, comme le besoin de reconnaissance.

Cette volonté d’amélioration des conditions de travail est visible dans le taux de turn over qui est plus faible que dans les établissements similaires.

Le rôle de l’institut de soins infirmiers (IFSI) doit être renforcé

L’établissement gère un IFSI de 60 places, avec un budget de 1,2 M€ annuels. Malgré la mise en place de "l’universitarisation" des études d’infirmiers, l’université n’assure pas l’ensemble de ses obligations, notamment les pratiques avancées, et c’est l’IFSI lui-même qui doit se substituer ce qui engendre des coûts supplémentaires. Cela nuit également à la qualité de la formation qui ne s’est pas améliorée. Cette formation se termine, le plus souvent, dans les services, par des stages longs difficiles à encadrer.

Le rapport émet 2 recommandations

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