Le Président
envoi dématérialisé
500, avenue des États du Languedoc
CS 70755
34064 MONTPELLIER CEDEX 2
T +33 4 67 20 73 00
occitanie@crtc.ccomptes.fr
ROD2
–
Commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda
Le 14 juin 2018
Réf. :
GR / 18 / 1131
Monsieur le Maire,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le rapport comportant les observations définitives arrêtées
par la chambre régionale des comptes sur le contrôle des comptes et de la gestion de la commune
d’Amélie les Bains
- Palalda.
Il est accompagné de la
réponse reçue à la chambre dans le délai prévu par l’article L.
243-5 du
code des juridictions financières.
Ce rapport a un caractère confidentiel qu’il vous appartient de protéger jusqu’à sa communication à
l’assemblée délibérante.
Il vous revient de communiquer ce rapport et la réponse jointe à votre assemblée délibérante.
Conformément à la loi, l’ensemble doit
:
-
faire l’objet d’une inscription à l’ordre du jour de la plus proche réunion de l’assemblée
;
- être joint à la convocation adressée à chacun de ses membres ;
- donner lieu à débat.
En application de l’article R.
243-14 du code des juridictions financières, vous devez, à réception du
rapport d’observations définitives auquel
est jointe la réponse reçue, faire connaître à la chambre la
date de la plus proche réunion de l’assemblée délibérante. En temps utile, vous communiquerez au
greffe l’ordre du jour à l’adresse de courriel suivante
: occitanie-polequalite@crtc.ccomptes.fr.
En application des dispositions de l’article R.
243-16 du code précité, ce rapport et la réponse jointe
peuvent être publiés et communiqués aux tiers dès la tenue de la première réunion de l'assemblée
délibérante suivant sa réception.
Conformément aux dispositions de l’article L.
243-9 du code des juridictions financières, vous êtes
tenu, dans le délai d’un an à compter de la présentation du rapport d’observations définitives à
l’assemblée délibérante, de présenter devant cette même assemblée un rapport précisant les
actions entreprises à la suite des observations et des recommandations formulées par la chambre
régionale des comptes.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
2
Ce rapport est communiqué à la chambre régionale des comptes, qui fait une synthèse annuelle des
rapports qui lui sont communiqués. Cette synthèse est présentée par le président de la chambre
régionale des comptes devant la conférence territoriale de l’action publique. Chaque chambre
régionale des comptes transmet cette synthèse à la Cour des comptes en vue de la présentation
prescrite à l’article L.
143-9 du code des juridictions financières.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire
, en l’assurance de ma considération distinguée.
André PEZZIARDI
Monsieur Alexandre REYNAL
Maire de la commune d
’Amélie
-les-Bains - Palalda
HÔTEL DE VILLE
5 Rue des Thermes BPA
66112 AMÉLIE-LES BAINS CEDEX
500, avenue des États du Languedoc
CS 70755
34064 MONTPELLIER CEDEX 2
T +33 4 67 20 73 00
occitanie@crtc.ccomptes.fr
RAPPORT D’OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
(Pyrénées-Orientales)
Exercices 2012 et suivants
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
2
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
3
Rapport d’observations définitives n°
GR/18/1131 du 14 juin 2018
TABLE DES MATIÈRES
SYNTHÈSE
...............................................................................................................................
5
RECOMMANDATIONS
.........................................................................................................
6
INTRODUCTION
....................................................................................................................
7
1.
LA QUALITÉ DE L’INFORMATION FINANCIÈRE ET COMPTABLE
...............
8
La qualité de l’information financière et budgétaire
.................................................
8
La fiabilité des comptes
.............................................................................................
8
1.2.1.
Les comptes de provision
...............................................................................
8
1.2.2.
Les comptes d’immobilisations
.....................................................................
8
1.2.3.
Le budget annexe du centre thermoludique
...................................................
9
2.
LA SITUATION FINANCIÈRE
...................................................................................
10
Les charges et les produits de la section de fonctionnement
...................................
11
2.1.1.
Des charges de gestion caractérisées par une forte rigidité
.........................
11
2.1.2.
Des recettes de fonctionnement en diminution
............................................
12
2.1.3.
Un équilibre fragile de la section de fonctionnement
..................................
14
Les dépenses d’investissement et leur financement
................................................
14
2.2.1.
Des dépenses d’équipement concentrées sur les opérations de diversification
de l’activité thermale
....................................................................................
14
2.2.2.
Un autofinancement insuffisant
...................................................................
15
La situation patrimoniale
.........................................................................................
16
2.3.1.
Un niveau d’endettement à surveiller
..........................................................
16
2.3.2.
Des équilibres bilanciels fragiles
.................................................................
16
Les marges de manœuvre
........................................................................................
17
2.4.1.
L’optimisation des ressources humaines
.....................................................
17
2.4.2.
L’optimisation des achats
............................................................................
18
3.
LE THERMALISME
......................................................................................................
19
La station thermale d’Amélie
-les-Bains
..................................................................
19
3.1.1.
La richesse thermale et patrimoniale de la station
.......................................
19
3.1.2.
Des thermes exploités par un opérateur privé
..............................................
20
3.1.3.
Une fréquentation globalement en augmentation sur la période
.................
21
3.1.4.
Un hébergement important mais peu adapté aux besoins exprimés par les
curistes
.........................................................................................................
21
Des retombées économiques essentielles pour la commune
...................................
22
3.2.1.
U
ne source d’emplois directs et indirects
....................................................
22
3.2.2.
Les actions de soutien de la collectivité
.......................................................
23
La recherche d’une diversification des activités
......................................................
26
3.3.1.
Les enjeux de la diversification
...................................................................
26
3.3.2.
Le développement de l’offre touristique
: le projet du pôle « grimpe » des
gorges du Mondony
.....................................................................................
26
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
4
3.3.3.
Le développement de l’offre thermoludique
: la reconversion de l’ancien
hôpital thermal des armées
...........................................................................
27
4.
LES COMPÉTENCES SCOLAIRE ET PÉRISCOLAIRE
........................................
29
L’enquête sur les compétences scolaire et périscolaire
...........................................
29
L’organisation de la politique scolaire sur le territoire
............................................
30
4.2.1.
Les caractéristiques démographiques
..........................................................
30
4.2.2.
Le schéma de répartition des compétences
..................................................
31
La dynamique des dépenses et recettes scolaires et périscolaires de la collectivité 32
4.3.1.
Le poids budgétaire
......................................................................................
32
4.3.2.
L’évolution financière
..................................................................................
32
4.3.3.
Le coût moyen par élève pour la collectivité d’une scolarité du premier degré
......................................................................................................................
35
4.3.4.
L’impact de l’évolution des dépenses nettes scolaires et périscolaires sur la
situation financière de la collectivité
...........................................................
36
La réforme des rythmes scolaires
............................................................................
36
4.4.1.
Les modalités de mises en œuvre de la réforme des rythmes scolaires
.......
36
4.4.2.
L’impact financier de la réforme
.................................................................
37
Les relations avec les services de
l’État
..................................................................
37
4.5.1.
La carte scolaire
...........................................................................................
37
4.5.2.
L’accueil des moins de trois ans
..................................................................
39
Les modes de gestion et d’organisation de la compétence scolaire et périscolaire
. 39
4.6.1.
Le service des affaires scolaires
...................................................................
39
4.6.2.
Le pilotage des ressources humaines
...........................................................
40
4.6.3.
La gestion des achats
...................................................................................
40
Les marges de manœuvre
........................................................................................
40
4.7.1.
Le pilotage
...................................................................................................
40
4.7.2.
La fusion des établissements scolaires
.........................................................
41
ANNEXES
...............................................................................................................................
42
GLOSSAIRE
...........................................................................................................................
49
Réponses aux observations définitives
..................................................................................
50
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
5
SYNTHÈSE
La commune d’Amélie
-les-Bains-
Palalda s’est historiquement développée autour de son
activité thermale, et dispose d’un patrimoine aujourd’hui classé aux monuments historiques,
constitué de deux établissements thermaux. La station a accueilli en 2016, plus de 27 000 curistes,
ce qui la met en cinquième place dans le classement des stations thermales nationales établi par le
conseil national des établissements thermaux (CNETh). Depuis la fermeture de l’hôpital thermal
des armées au début des années 1990, les
thermes sont exploités exclusivement par l’opérateur
privé la Chaîne thermale du soleil (CTS).
Si l’activité thermale se traduit par une activité économique principalement liée aux
commerces et à l’hébergement hôtelier et touristique, les retombées économ
iques directes du
thermalisme pour la commune sont plus limitées. S’élevant à près de 1,8
M€
en cumulé pour la
période 2012 à 2016, elles sont en effet restreintes aux produits des taxes foncières des thermes et
des établissements hôteliers, d’un casino pl
acé en procédure de sauvegarde depuis 2012, et de la
mise à disposition d’une partie de l’eau des sources thermales communales. Si ces produits
permettent le financement des investissements courants des équipements culturels et sportifs, ils
sont insuffisa
nts pour couvrir significativement les charges du projet de réhabilitation de l’ancien
hôpital thermal des armées en centre thermoludique, qui constitue, avec l’exploitation du potentiel
touristique des gorges du Mondony, la mise en œuvre d’une stratégie d
e diversification de
l’activité thermale.
L’analyse des comptes met en évidence des tensions apparues entre 2012 et 2015.
L’équilibre de la section d’exploitation est rendu difficile par la rigidité des charges, composées à
63 % de charges de personnel, et majorées par le poids des intérêts du remboursement de la dette.
Toutefois, la collectivité retrouve en 2017 une capacité d’autofinancement nette positive pour la
première fois depuis 2014. La commune doit poursuivre ses effort
s d’optimisation des charges
pour dégager un volume d’excédent de fonctionnement lui permettant le co
-financement à hauteur
de 0,8
M€
de son projet d’investissement de réaménagement de la voirie du centre
-ville.
Lancés dans les années 2000, les deux proj
ets d’aménagement des gorges du Mondony et
de construction du centre thermoludique ont entraîné une dépense cumulée de 5,8
M€
sur la
période, dont 2,5
M€
ont été financés par la commune ; ils ont subi différents retards de mise en
service, dont les effets
se font encore sentir en 2017. Le projet du centre thermoludique s’élève à
près de 10
M€
, avec un montant prévisionnel de subventionnement estimé à 5
M€
. Alors que les
marges de manœuvre financière de la collectivité restent limitées, la réalisation de ce
projet
risquerait de peser fortement sur les équilibres financiers de la collectivité. La chambre
recommande à la commune de fiabiliser l’économie d’un projet de cette importance. La correction
des écarts identifiés par la chambre sur les actifs immobilisé
s et sur l’affectation des coûts du
centre thermoludique s’avère indispensable pour disposer d’une analyse et d’une prospective
financières fiables.
L’analyse
des compétences
scolaire et périscolaire, dans le cadre d’une enquête nationale
des juridictions
financières a permis d’observer la diminution des effectifs scolaires de la
commune, du fait d’une fuite d’une partie de la population scolaire sur le périmètre de
l’intercommunalité. L’hypothèse du regroupement de deux des trois établissements scolaires
est
refusée par la commune, qui souligne l’impact de ce type de décision sur la structuration de
l’espace urbain et ses dynamiques.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
6
RECOMMANDATIONS
Rapprocher l’inventaire fiabilisé de l’ordonnateur avec l’état de l’actif du comptable.
Non mise en œuvre.
S’assurer de la réalisation des objectifs assignés à l’office municipal.
Non mise en
œuvre.
Formaliser dans une convention intégrant la commune, l’office municipal de tourisme,
le casino et l’opérateur thermal les objectifs nécessaires à la fidélisation des curistes et à la
pérennisation de l’activité thermale et touristique.
Non m
ise en œuvre.
S’assurer de l’économie du projet de centre thermoludique.
Non mise en œuvre
.
Identifier sur l’organigramme un référent pour les affaires scolaires.
Non mise en
œuvre.
Les recommandations et rappels au respect des lois et règlements formulés ci-dessus ne
sont fondés que sur une partie des observations émises par la chambre. Les destinataires du présent
rapport sont donc invités à tenir compte des recommandations, mai
s aussi de l’ensemble des
observations détaillées par ailleurs dans le corps du rapport et dans sa synthèse.
Au stade du rapport d’observations définitives, le degré de mise en œuvre de chaque
recommandation est coté en application du guide de la Cour de
s comptes d’octobre 2017
:
Non mise en œuvre
: pour les recommandations n’ayant donné lieu à aucune mise en œuvre
;
pour les recommandations ayant donné lieu à une mise en œuvre très incomplète après plusieurs
suivis
; quand l’administration concernée s’en
tient à prendre acte de la recommandation
formulée.
Mise en œuvre en cours
: pour les processus de réflexion ou les mises en œuvre engagées.
Mise en œuvre incomplète
: quand la mise en œuvre n’a concerné qu’une seule partie de la
recommandation ; pour les
recommandations pour lesquelles la mise en œuvre en cours n’a pas
abouti dans le temps à une mise en œuvre totale.
Totalement mise en œuvre
: pour les recommandations pour lesquelles la mise en œuvre en
cours a abouti à une mise en œuvre complète
; lorsqu
e la mise en œuvre incomplète a abouti à
une mise en œuvre totale.
Devenue sans objet : pour les recommandations devenues obsolètes ou pour lesquelles le suivi
s’avère inopérant.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
7
INTRODUCTION
Aux termes de l’article L.
211-3 du code des juridictions financières « Par ses contrôles,
la chambre régionale des comptes contrôle les comptes et procède à un examen de la gestion. Elle
vérifie sur pièces et sur place la régularité des recettes et dépenses décrites dans les comptabilités
des organismes relevant
de sa compétence. Elle s’assure de l’emploi régulier des crédits, fonds et
valeurs. L’examen de la gestion porte sur la régularité des actes de gestion, sur l’économie des
moyens mis en œuvre et sur l’évaluation des résultats atteints par rapport aux obje
ctifs fixés par
l’assemblée délibérante ou par l’organe délibérant. L’opportunité de ces objectifs ne peut faire
l’objet d’observations
».
Le contrôle des comptes et de la gestion de
la commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda a été
ouvert le 9 janvier 2017 par lettre du président adressée à M. Alexandre Reynal, ordonnateur en
fonctions.
En application de l’article L.
243-1 du code des juridictions
financières, l’
entretien de fin
de contrôle a eu lieu le 15 juin 2017.
Lors de sa séance du 11 juillet 2017, la chambre a arrêté des observations provisoires qui
ont été transmises à M. Alexandre Reynal.
Après avoir examiné les réponses reçues et entendu les personnes qui avaient sollicité une
audition, la chambre, dans sa séance du 27 mars 2018, a arrêté les observations définitives
présentées ci-après.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
8
1.
LA
QUALITÉ
DE
L’INFO
RMATION
FINANCIÈRE
ET
COMPTABLE
La qualité de l’information financière et budgétaire
Le débat d’orientation budgétaire a eu lieu dans le respect des délais réglementaires sur
l’ensemble de la période sous revue.
Le taux de réalisation des prévisions budgétaires d’investissement, hors restes à réaliser,
s’élève sur les exercices 2012 à 20
16, à près de 63 % des dépenses réelles, et 64 % des recettes
réelles. La progression du taux de réalisation observée, de 44 % en recettes et de 16 % en dépenses
doit être poursuivie par la collectivité.
La fiabilité des comptes
1.2.1.
Les comptes de provision
Aucune provision n’a été passée pour les dépréciations de compte de tiers sur les exercices
2012 à 2016. Au regard de l’ancienneté des créances rapportées au montant des restes à recouvrer,
celles-ci ne sont pas significatives et ne présentent pas un risque certain, puisque les restes à
recouvrer du compte 4111
s’élèvent à 42
643
€
en 2016 dont 5 026
€
antérieur à l’exercice 2015.
La seule provision inscrite dans les comptes de la commune est une provision pour risques
d’un montant de 49
903
€
, constituée
en 2012, et qui correspond à la déclaration de créances
découlant de la procédure de sauvegarde de la société par actions simplifiée (SAS) MGS,
exploitant par délégation de service public le casino municipal. Les litiges recensés sur la période
sous revue n’ont pas fait l’objet
de suivi ni de constitution
de provisions, que ce soit la contestation
de la résiliation de la convention de service public du casino municipal pour un montant de
650 000
€
ou l’attribution du lot n° 1 des travaux de réha
bilitation de la piscine municipale pour
un montant de 69 496
€
. Ces litiges ont été jugés en faveur de la commune en 2013.
Le provisionnement pour risques fait partie des obligations des communes au titre de
l’article L. 2321
-2-29° du code général des collectivités territoriales (CGCT). Sa constitution,
obligatoire, ne dépend pas de l’appréciation personnelle qu’
à
l’ordonnateur du risque attaché au
litige
. Les provisions réalisées sur l’exercice 2017 et programmées sur l’exercice 2018 témoignent
de la volonté de la collectivité de se mettre en conformité avec cette réglementation. La chambre
invite donc la collectivité à déployer le suivi nécessaire concernant ses comptes de provisions.
1.2.2.
Les comptes d’immobilisations
1.2.2.1.
L’ajustement de l’état de l’actif avec l’inventaire de l’ordonnateur
Le contrôle de cohérence entre l’état de l’actif du comptable et l’inventaire de la
collectivité, centré sur les compte 2113 « Terrains aménagés autres que voirie » et 2132
« Immeubles de rapport », a révélé des
discordances d’un montant de respectivement 169
441
€
et
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
9
4,30
M€
1
. L’estimation des biens relatifs à l’hôpital thermal des armées varie quant à elle de
0,12
M€
entre l’état de l’inventaire et l’état de l’actif du comptable
2
.
Selon la collectivité, l’inven
taire réalisé est limité aux acquisitions postérieures à 1999, et
ne donne pas lieu à rapprochement avec l’état de l’actif du comptable. Outre des difficultés
d’identification de certains biens lors d’opérations de cessions, le caractère incomplet et non
f
iabilisé de l’inventaire impacte à la fois la fiabilité de l’analyse bilancielle de la commune et la
qualité de la comptabilisation des écritures d’amortissement, dont la cadence a été délibérée en
1997 et modifiée en 2009. La chambre recommande à la colle
ctivité d’actualiser son état
d’inventaire et à le rapprocher avec l’état de l’actif du comptable, en priorisant dans un premier
temps le compte 2132, afin de traiter prioritairement les comptes à enjeux financiers les plus
conséquents.
Recommandation
Rap
procher l’inventaire fiabilisé de l’ordonnateur avec l’état de l’actif du
comptable.
Non mise en œuvre
.
1.2.2.2.
Les immobilisations en cours
L’instruction budgétaire et comptable applicable aux communes et aux établissements
publics de coopération intercommunale M14 énonce que lorsqu’une immobilisation est achevée,
les dépenses portées au compte 23 « Immobilisations en cours », sont transférées au compte 21
par opération d’ordre non budgétaire.
Le contrôle de la prise en compte de l’opération de réhabilitation de l’hôpital thermal des
armées a permis de confirmer sa correcte comptabilisation, et la régularisation par un certificat
administratif de près de 4,3
M€
d’immobilisations en cours en 2017. Pour autant, la collectivité
n’a pas de tableau de suivi de ses immobilisations en cours
: la commune est invitée à en mettre
un en place à l’avenir, en liaison avec le comptable public. Cette analyse
permettra d’intégrer dans
le patrimoine les immobilisations terminées, et de comptabiliser les amortissements
correspondants.
1.2.3.
Le budget annexe du centre thermoludique
Le budget annexe « centre thermoludique
» pour la reconversion de l’ancien hôpital
th
ermal des armées a été validé à compter de l’exercice 2015 par délibération du conseil municipal
du 25 novembre 2014, mais n’a donné lieu à aucun flux financier. Le préfet des
Pyrénées-Orientales a confirmé par courrier du 28 janvier 2015 la légalité de la création de ce
budget, et précisé les flux financiers devant y être retracés, à savoir les investissements, les
emprunts réalisés ainsi que la redevance versée à la commune par le délégataire
3
.
L’activité du centre thermoludique est érigée en service p
ublic par délibération du
31 janvier 2012 et a donné lieu à une délégation de service public par affermage par délibération
du 22 octobre 2013. L’absence d’obligation d’institution d’un établissement public à caractère
1
Compte 2113
: état de l’inventaire
: 1,06
M€, état de l’actif
: 899 695
€
. Compte 2132
: état de l’inventaire
: 118 605
€
, état de
l’actif
: 4,42
M€
.
2
Relevés établis à partir des comptes 2111 et 2118 : 2,27
M€
sur l’inventaire et 2,39
M€
dans l’actif du comptable.
3
La réponse préfectorale visait à répondre au recours gracieux demandant le rejet de la constitution du budget annexe au motif
que le centre ne constituait pas un établissement public intercommunal e
t qu’il ne disposait d’aucune infrastructure.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
10
industriel et commercial suite à la gestion du service par un délégataire est rappelée dans le courrier
préfectoral suscité.
Réalisés en grande partie antérieurement à la date de création du budget annexe, les travaux
relatifs aux abords de l’ancien hôpital thermal des armées n’y figurent pa
s. La chambre rappelle
que l’absence de comptabilisation de ces charges compromet l’exhaustivité du rattachement des
dépenses liées à l’opération du centre thermoludique, alors même que les montants en jeux sont
lourds pour la collectivité. La création du budget annexe a en effet été anticipée au regard des flux
à enregistrer, puisqu’aucune recette de fonctionnement permettant son équilibrage n’est possible
avant l’ouverture du centre. Pour autant, la création même du budget nécessite la juste affectation
des charges et du stock des immobilisations antérieurement constituées sur le projet, lesquelles
doivent être équilibrées soit par le versement d’avances remboursables soit par le versement d’une
subvention du budget principal, dans le respect des dispositions du CGCT.
________________________CONCLUSION INTERMÉDIAIRE________________________
L’analyse partielle de la fiabilité de l’information budgétaire et financière a permis de
mettre en évidence des écarts importants dans la comptabilisation des immobilisations. Ces
non-
conformités comptables influent potentiellement sur la fiabilité de l’analyse financière
nécessaire à la commune pour définir en toute connaissance de cause sa politique d’investissement.
2.
LA SITUATION FINANCIÈRE
L’analyse fina
ncière de la période de 2012 à 2017 porte sur le compte principal, puisque le
budget annexe du centre thermoludique n’a fait l’objet d’aucun flux financier sur la période
considérée. Deux cycles peuvent être distingués. De 2012 à 2016, l’évolution des gran
des masses
financières de la commune est caractérisée par une décroissance des charges de gestion de 5,1 %,
et d’une diminution plus limitée des produits de gestion à 3,7
% ; pour autant, la capacité
d’autofinancement nette est sur cette période devenue né
gative, du fait du poids excessif du
remboursement en capital de la dette.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
11
Tableau n° 1 : Les grandes masses financières
Source : Logiciel Anafi, d'après les comptes de gestion
En 2017, les résultats de l’exercice traduisent un redressement relatif des comptes. Les
démarches engagées par la collectivité dans l’optimisation des charges aboutissent au maintien,
comme en 2016, de l’excédent brut de fonctionnement à hauteur de
1
M€
. La réduction des
dépenses d’investissement
permet de ne plus recourir à l’emprunt sur les deux derniers exercices,
et ainsi de limiter l’accroissement des charges financières et de dégager une capacité
d’autofinancement nette de l’annuité en capital de la
dette positive pour la première fois depuis
2014. La capacité de désendettement de la commune s’améliore significativement.
Les charges et les produits de la section de fonctionnement
2.1.1.
Des charges de gestion caractérisées par une forte rigidité
Les charges de gestion
s’élèvent à
5,5
M€
en 2017. Le poids des charges de personnel et
d’intérêts de la dette, qui représentaient 67
% des dépenses en 2016, limite les marges de
manœuvre de la collectivité pour augmenter son excédent brut de fonctionnemen
t, et constitue un
facteur de rigidité.
L’augmentation du poids des charges de personnel de 61,5
% à 63,5 % entre 2012 et 2016
s’explique principalement par l’évolution des autres postes de dépenses, le montant total des
charges restant globalement stable à 3,6
M€
. La diminution des charges liées aux transferts de la
compétence jeunesse à l’EPCI en 2013 est compensée par l’augmentation du personnel non
titulaire, la hausse des charges sociales
et la revalorisation salariale des personnels. Les charges de
personnel sont ainsi caractérisées, sur la période, par une augmentation du coût moyen des
équivalents temps-plein rémunérés (ETPR),
alors que les seuls mouvements relatifs à la
structuration des effectifs portent sur les postes de contractuels.
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Variation
globale
Variation
moyenne
annuelle
= Produits "flexibles" (a)
4 024 381
4 097 241
3 916 154
4 020 890
4 236 610
4 422 087
9,9%
1,9%
= Produits "rigides" (b)
2 766 324
2 703 947
2 700 056
2 560 681
2 328 137
2 121 463
-23,3%
-5,2%
= Produits de gestion (a+b+c = A)
6 880 564
6 870 793
6 678 815
6 663 467
6 624 727
6 603 533
-4,0%
-0,8%
Charges à caractère général
1 437 246
1 479 382
1 464 122
1 437 748
1 316 149
1 360 760
-5,3%
-1,1%
+ Charges de personnel
3 688 560
3 570 842
3 728 561
3 678 382
3 634 694
3 695 427
0,2%
0,0%
+ Subventions de fonctionnement
313 910
248 240
231 622
275 351
203 865
154 931
-50,6%
-13,2%
+ Autres charges de gestion
329 624
349 441
370 891
351 005
323 265
335 399
1,8%
0,3%
= Charges de gestion (B)
5 769 340
5 647 905
5 795 197
5 742 486
5 477 973
5 546 517
-3,9%
-0,8%
Excédent brut de fonctionnement (A-B)
1 111 224
1 222 888
883 619
920 981
1 146 754
1 057 016
-4,9%
-1,0%
en % des produits de gestion
0
0
0
0
0
0
-0,9%
-0,2%
+/- Résultat financier
-
229 438
-
252 797
-
275 242
-
282 459
-
244 625
-
211 461
-7,8%
-1,6%
- Subventions exceptionnelles versées aux SPIC
-
-
-
-
-
-
#DIV/0!
#DIV/0!
+/- Solde des opérations d'aménagements de terrains
-
-
-
-
-
-
#DIV/0!
#DIV/0!
+/- Autres produits et charges excep. réels
-
17 287
42 745
11 891
390
8 102
30 228
-274,9%
-211,8%
= CAF brute
864 499
1 012 836
620 268
638 912
910 232
875 783
1,3%
0,3%
en % des produits de gestion
13%
15%
9%
10%
14%
13%
5,6%
1,1%
- Annuité en capital de la dette
729 467
800 285
681 308
896 494
1 199 791
819 752
12,4%
2,4%
= CAF nette ou disponible (C)
135 032
212 551
-
61 041
-
257 583
-
289 559
56 032
-58,5%
-16,1%
= Recettes d'inv. hors emprunt (D)
611 661
1 190 588
1 172 770
1 635 915
527 985
189 478
-69,0%
-20,9%
= Financement propre disponible (C+D)
746 693
1 403 139
1 111 729
1 378 333
238 427
245 510
-67,1%
-19,9%
Financement propre dispo / Dép d'équipt (y c. tvx en régie)
0
1
0
1
1
1
53,1%
8,9%
- Dépenses d'équipement
1 685 752
2 560 491
2 674 702
1 887 636
462 128
361 967
-78,5%
-26,5%
= Besoin (-) ou capacité (+) de financement propre
-
959 222
- 1 171 626
- 1 569 109
-
510 267
-
223 768
-
116 213
-87,9%
-34,4%
= Besoin (-) ou capacité (+) de financement
-
959 222
-
1 171 626
-
1 569 109
-
510 267
-
223 768
-
116 213
-87,9%
-34,4%
Nx emprunts de l'année (y c. pénalités
réaménagement)
785 000
1 520 000
1 225 000
1 375 000
-
-
-100,0%
-100,0%
Mobilisation /reconstit.
fonds de roulement net global
-
174 222
348 374
-
344 109
864 733
-
223 768
-
116 213
-33,3%
-7,8%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
12
Les charges financières, de 211 482
€
en 2017, représentent en moyenne 30,2 % du
montant du remboursement annuel de la dette de la collectivité. Elles diminuent de 13,6 % sur
l’ensemble de la période.
Les autres charges, composées des charges à caractère général, des subventions de
fonctionnement et des autres charges de gestion, pour un montant cumulé de 1,8
M€
en 2017,
diminuent ponctuellement de 12 %
sur l’exercice 2016, et restent stables, à +
0,4 %
, sur l’exercice
2017. Si elles semblent constituer dans ces c
onditions une marge de manœuvre pour
la collectivité,
l’ordonnateur
souligne dans sa réponse les besoins nouveaux de la commune en matière de
transport collectif, de matériel de propreté urbaine, de formation des agents du service de police
municipale, ainsi que les charges induites par le reversement de 10 % de la taxe de séjour au
département et par l
’admission en non
-valeur de créances irrécouvrables. Il rappelle également
que le versement à la commune des produits de la taxe des séjours conduit à instituer une
subvention de fonctionnement à l’office de tourisme qui en assurait la perception jusqu’alors
.
Les charges à caractère général ont diminué de 8,4 % entre 2012 et 2016, à 1 316 149
€
en
valeur absolue, puis ont légèrement augmenté en 2017 pour atteindre 1 360 760
€
(3,4 %). Ces
charges à caractère général ont porté l’essentiel des baisses observées jusqu’en 2016, même si
l’analyse détaillée des comptes fait apparaître quelques postes atypiques en volume. C’est le cas
des frais postaux et des télécommunications, qui représentent à eux seuls 58 846
€
en 2016, soit
près de 4,5 %
des charges à caractère général. C’est également le cas des transports collectifs, qui
s’élèvent à 137
235
€
en 2016 et correspondent à 97 % à la compensation forfaitaire versée par la
collectivité au service de transports urbains. Répondant à un besoin de service public dans un
contexte géographique caractérisé par un habitat dispersé et une concentration des commerces et
services dans le centre-ville, ce service est en effe
t structurellement déficitaire sur l’ensemble de
période.
Les subventions de fonctionnement s’élèvent à 154
931€ en 2017, et sont en diminution
globale sur la période de 50,6 %. Correspondant majoritairement à des subventions aux personnes
de droit privé
4
, leur évolution s’explique entre autres par l’arrêt du subventionnement de plusieurs
activités transférées à la communauté de communes du Haut Vallespir. Par ailleurs, la collectivité
a formalisé une procédure
d’attribution des subventions
,
appliquée par une commission
ad hoc
présidée par le maire, et incluant la fixation d’un seuil de contrôle établi à 2
500
€
ainsi qu’une
priorisation des actions envers la jeunesse, en application de la volonté des élus. En réponse à la
chambre, l’ordonnateur précise que
toutes les demandes de subventions donnent lieu à un examen
en commission, indépendamment du seuil fixé dans la procédure.
2.1.2.
Des recettes de fonctionnement en diminution
Les recettes de fonctionnement s’élèvent à 6,5
M€
en 2017, soit une très légère diminution
par rapport à 2016. Sur l’exercice 2016, la diminution des dotations a été compensée par une
augmentation des produits des ressources fiscales propres d’une part, et par les ventes et produits
de services du domaine,
d’autre part. Les produits de la fiscalité reversée fluctuent sur l’ensemble
de la période en fonction des mouvements de transferts de compétences entre la commune et
l’EPCI, comme le montre le tableau
2 :
4
Les subventions aux autres établissements publics concernent principalement l’office de tourisme et de thermalisme.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
13
Tableau 2 : Évolution des produits de gestion
Source : Logiciel Anafi, d'après les comptes de gestion
2.1.2.1.
Les produits flexibles
Les ressources fiscales constituent la principale ressource de la commune. Couvrant plus
de 60 % des charges courantes, leur augmentation de 7,7 % a permis de compenser en 2016 les
diminutions sur les autres postes de recettes et sauvegarder les équilibres bilanciels de la
collectivité, malgré les nombreuses contraintes rencontrées sur la période sous revue. Dans sa
réponse à la chambre, l’ordonnateur souligne que l’augmentation de la fiscalité n’était pas
initialement souhaitée et visait uniquement à répondre à la baisse des dotations.
Cette hausse des produits correspond entre 2012 et 2016 à une progression des bases de
6,8 % pour un volume de 0,3
M€
, alors que la progression des taux est de 4 % sur la taxe
d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’exercice 2016.
Les taux votés pour
ces deux taxes par la collectivité sont par ailleurs supérieurs à la moyenne des taux des communes
de même strate et aux communes de strates de 10 000 à 20 000 habitants depuis plus de cinq ans
5
.
La commune ne dispose donc plus de marge de manœuvre conséquente sur cette ressource.
Les taxes, qui intègrent les produits du casino, sont limitées : les taxes sur les activités de
service et de domaine s’élèvent à 350
560
€
en 2017. Les autres taxes s’élèvent à 301 669
€
en
2017, ce qui représente 7 % des produits de gestion.
La commune ne perçoit pas la cotisation foncière des entreprises (CFE), la cotisation sur
la valeur aj
outée (CVAE), l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) ainsi que
la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM), qui sont perçues par la communauté de
communes du Haut Vallespir.
Les ressources d’exploitation s’élèvent à 282 160
€
et représentent 6,3 % des produits de
gestion en 2017. Elles sont composées principalement des mises à disposition de personnel et des
5
Source : DGCL :
de 2012 à 2015, taxe d’habitation 16,17
%, taxe foncière 18,15 %, taxe foncière sur les propriétés non bâties
124,59 %. Délibération du conseil municipal n° 22/2016 du 5 avril 2016
: taxe d’habitation
: 16,82 %, taxe foncière : 18,88 %.
en €
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Variation
globale
Variation
moyenne
annuelle
Impôts locaux nets des restitutions
3 153 062
3 253 268
3 261 777
3 354 805
3 457 246
3 487 697
10,6%
2,0%
+ Taxes sur activités de service et domaine
232 763
240 253
178 754
182 468
179 308
350 560
50,6%
8,5%
+ Taxes sur activités industrielles
88 318
141 398
113 581
105 772
108 574
111 133
25,8%
4,7%
+ Autres taxes
157 710
149 326
130 820
140 155
167 564
190 537
20,8%
3,9%
= Ressources fiscales propres (nettes des restitutions)
3 631 853
3 784 245
3 684 932
3 783 200
3 912 692
4 139 927
14,0%
2,7%
+ Domaine et récoltes
9 204
23 931
9 046
7 117
16 403
19 807
115,2%
16,6%
+ Travaux, études et prestations de services
152 303
78 487
68 030
73 547
61 498
66 289
-56,5%
-15,3%
+ Mise à disposition de personnel facturée
16 775
14 645
15 751
28 102
91 896
53 299
217,7%
26,0%
+ Remboursement de frais
1 127
16 990
13 876
873
22 942
7 436
560,0%
45,9%
= Ventes diverses (a)
179 408
134 053
106 704
109 640
192 739
146 831
-18,2%
-3,9%
+ Revenus locatifs et redevances
213 120
178 944
124 519
128 051
131 180
135 329
-36,5%
-8,7%
= Autres produits de gestion courante (b)
213 120
178 944
124 519
128 051
131 180
135 329
-36,5%
-8,7%
Sous-total produits "flexibles"
4 024 381
4 097 241
3 916 154
4 020 890
4 236 610
4 422 087
9,9%
1,9%
Dotation Globale de Fonctionnement
1 621 150
1 671 574
1 653 887
1 572 454
1 445 030
1 389 448
-14,3%
-3,0%
Autres dotations
681
0
0
0
0
0
FCTVA
0
0
0
0
0
2533,93
Participations
44 764
79 566
71 128
68 898
48 538
45 029
0,6%
0,1%
Autres attributions et participations
115 661
118 710
114 926
122 807
103 092
125 294
8,3%
1,6%
= Ressources institutionnelles
1 782 257
1 869 850
1 839 941
1 764 159
1 596 660
1 562 305
-12,3%
-2,6%
Attribution de compensation brute
969 706
798 760
806 381
720 661
662 246
675 143
-30,4%
-7,0%
+ Fonds de péréquation (FPIC)et de solidarité
14 361
35 337
53 734
75 861
69 231
-115 985
-907,6%
-251,9%
= Fiscalité reversée par l'Etat et l'interco
984 067
834 097
860 115
796 522
731 477
559 158
-43,2%
-10,7%
Sous-total produits "rigides"
2 766 324
2 703 947
2 700 056
2 560 681
2 328 137
2 121 463
-23,3%
-5,2%
TOTAL PRODUITS DE GESTION
6 790 705
6 801 188
6 616 210
6 581 571
6 564 747
6 543 550
-3,6%
-0,7%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
14
revenus locatifs et de redevance correspondant à la mise à disposition de locaux pour l’exploitation
du casino municipal
. Leur augmentation en 2016 s’explique par l’application des transferts de
compétences scolaire et périscolaire à l’EPCI.
Même si l’ordonnateur évoque des difficultés
matérielles liées à l’organisation des équipes, la
chambre rappelle sur ce point qu’un tr
ansfert de
compétence doit s’accompagner du transfert des biens et des services associés, et n’entraîne
théoriquement pas d’augmentation des produits de mise à disposition.
2.1.2.2.
Les produits rigides
La diminution de 23 % des produits rigides entre 2012 et 20
17, s’explique par la diminution
de la fiscalité reversée de 984 067
€
en 2012 à 559 158
€
en 2017, suite aux différents transferts
de compétence vers la communauté de communes réalisés au cours de la période, et par la
diminution des ressources institutionnelles de 1,8
M€
en 2012 à 1,5
M€
en 2017.
La diminution
de 12,4 %
des dotations de l’
État
correspond à la participation de la commune à l’effort de
réduction du déficit public et porte principalement sur la baisse de 14,3 % de la dotation globale
de fonctionnement. La dotation forfaitaire touristique, attribuée à la commune au vu de son
classement en station de tourisme, représente 25,2 % du total des dotations en 2017 pour un total
de 236 114
€
.
2.1.3.
Un équilibre fragile de la section de fonctionnement
L’e
xcédent brut de fonctionnement (EBF) reste faible, à un niveau compris entre 1,1 et
1
M€
sur les exercices 2016 et 2017, représentant 16 % des produits de gestion, tout en manifestant
un redressement manifeste par rapport aux exercices 2014 et 2015. Ce constat est valable sur
l’ensemble de la période
: la diminution des charges étant globalement parallèle à celle des
produits, le taux de l’excédent brut de fonctionnement reste
compris entre 13 et 17 % des produits
de gestion. Ce niveau traduit un équilibre
fragile de la section d’exploitation, alors même que les
marges de manœuvre sont limitées à une augmentation modérée des taux et une poursuite des
efforts d’optimisation des charges.
Les dépenses d’investissement et leur financement
2.2.1.
Des dépenses d’
équipement concentrées sur les opérations de diversification de
l’activité thermale
La commune a concentré 63 % de son investissement sur deux opérations majeures visant
à diversifier son activité thermale, pour un montant total de 5,8
M€
: la création du pôle « grimpe »
sur le site des gorges du Mondony, (3,12
M€
)
, et les travaux d’aménagement des abords du site de
l’anc
ien hôpital thermal des armées (2,12
M€
), ont été complétés par des travaux préalables sur le
centre thermoludique (587 133
€
). Dans sa
réponse à la chambre, l’ordonnateur souligne la
plus-value de 155 235
€
réalisée par la commune avec
l’acquisition de l’ancien hôpital des armées,
acheté à 3 718 765
€ en 1999 (24,4 M de francs) et valorisé à 3
874 000
€
.
Les travaux de rénovation de la p
iscine municipale constituent l’autre grande opération de
la période, pour un montant de 755 357
€. Les dépenses cumulées d’équipement s’élèvent ainsi à
9,27
M€. L’évolution annuelle des dépenses d’équipement est présentée dans le tableau ci
-après.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
15
Tableau 3 :
Évolution des dépenses d’équipement sur la période 2012 à 2017
Source : Extraits des comptes de gestion, logiciel Anafi
La diminution des dépenses constatée en 2016 et en 2017 s’explique par la suspension de
la construct
ion du centre thermoludique, d’un montant prévisionnel de plus de 10
M€
selon la
commune. Cet arrêt participe au redressement des comptes, opéré par la collectivité avec
l’amélioration des résultats de la section d’exploitation, et l’absence de recours à l’emprunt. Pour
autant, ce ralentissement du rythme d’investissement semble temporaire, la collectivité ayant
programmé dans son budget 2018 le lancement du réaménagement de sa voirie, pour un montant
total cumulé de 7
M€
sur cinq ans.
2.2.2.
Un autofinancement insuffisant
D’un montant de 875
783
€
en 2017, soit 13,3 % des produits de gestion, la capacité
d’autofinancement brute
6
ne peut concourir significativement au financement des investissements
de la collectivité, et confirme la fragilité des équilibres financiers évoquée
supra
. Cette fragilité
deviendrait particulièrement préoccupante dans l’hypothèse d’une mise en œuvre de
la deuxième
phase d’investissement du centre thermoludique (cf. partie thermalisme).
Jusqu’en 2016, l’évolution de la capacité d’autofinancement nette illustre la faiblesse de
l’équilibre de la section d’exploitation et l’augmentation difficilement soute
nable à moyen terme
de l’annuité du capital de la dette, qui a crû de 470
000
€
en cinq ans. Dans sa réponse à la chambre,
l’ordonnateur précise que l’augmentation de l’annuité du capital de la dette constatée en 2016 est
due à un mouvement conjoncturel de
remboursement d’un prêt relais souscrit en 2014 pour
340 000
€
. En 2016 et en 2017, les efforts de la collectivité pour dégager un excédent brut de
fonctionnement et l’absence de recours à l’emprunt ont permis de stabiliser la capacité
d’autofinancement brute. La CAF nette de l’annuité en capital de la dette redevient positive en
2017 pour la première fois depuis 2014.
Tableau 4 : Évolution de la CAF brute et de la CAF nette
Source : Logiciel Anafi, d'après les comptes de gestion
Cette tension de l’autofinancement disponible pénalise d’autant plus la collectivité que les
recettes d’investissement hors emprunt ne couvrent que 55
% des dépenses sur la période sous
revue, pour un montant cumulé de 5,1
M€. Ces recettes d’inves
tissement sont principalement
constituées des subventions d’investissement pour les deux projets de diversification du pôle
grimpe et des abords de l’hôpital des armées, qui totalisent 2,6
M€
des 3,3
M€
reçus sur la période
sous revue.
6
La CAF brute mesure la capacité d’une collectivité à dégager de son activité, des ressour
ces internes pour financer ses
investissements.
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Variation
globale
Variation
moyenne
annuelle
- Dépenses d'équipement
1 685 752
2 560 491
2 674 702
1 887 636
462 128
361 967
-78,5%
-26,5%
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Variation
globale
Variation
moyenne
annuelle
= CAF brute
864 499
1 012 836
620 268
638 912
910 232
875 783
1,3%
0,3%
en % des produits de gestion
12,6%
14,7%
9,3%
9,6%
13,7%
13,3%
5,6%
1,1%
- Annuité en capital de la dette
729 467
800 285
681 308
896 494
1 199 791
819 752
12,4%
2,4%
= CAF nette ou disponible (C)
135 032
212 551
-
61 041
-
257 583
-
289 559
56 032
-58,5%
-16,1%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
16
Le financement prop
re disponible cumulé s’élève à 4,88
M€
, soit 53,4 % des dépenses
d’équipement
réalisées par la commune. Ce ratio traduit l’incapacité de la commune à mettre en
œuvre ses projets d’investissement sans recourir à l’emprunt
, ou mobiliser son fonds de roulement.
De fait, la collectivité a contracté au total près de 4,9
M€
d’emprunt sur la période sous revue, et
prélevé sur son fonds de roulement, sur les exercices 2012, 2014 et 2017, pour un total de
684 090
€
.
La situation patrimoniale
2.3.1.
Un niveau d’endetteme
nt à surveiller
Au 31 décembre 2017, l
’encours de la dette
communale
s’élève à 7,2
M€
. Son évolution
traduit une diminution moyenne annuelle de 3,4 % sur la période sous revue, en raison
de l’absence
de souscription de nouveaux emprunts depuis 2016. Elle permet à la collectivité de ramener sa
capacité de désendettement
de 14,3 années en 2014 à près de 8 années en 2017.
L’ordonnateur
insiste dans sa réponse à la chambre sur le poids du remboursement lié à
l’acquisition du site de
l’ancien hôpital thermal de
s armées, qui représenterait à lui seul de 20 à 31 % de la dette souscrite
sur la période sous revue.
Le profil d’extinction de la dette transmis par l’ordonnateur dans sa réponse prévoit une
diminution de l’encours, hors souscription de tout nouvel empr
unt, de 30,7 % entre 2018 et 2021.
La structure de la dette ne présente pas de risque particulier : sur les 22 emprunts souscrits auprès
de cinq établissements bancaires, l’analyse des cotations selon les critères de la charte dite
« Gissler »
7
ne permet d
’identifier qu’un emprunt à risque coté «
1 B », ce qui demeure un risque
limité, représentant 10 % environ du montant de la dette en 2016. Dans sa réponse à la chambre,
l’ordonnateur souligne que la stratégie de diversification mise en œuvre par la collec
tivité sur ses
emprunts lui a par ailleurs permis de disposer de taux d’intérêts avantageux.
Les charges d’intérêt
de la dette diminuent sur la période de près de 8 %.
Pour autant, la collectivité a rencontré des difficultés d’accès au crédit au cours de
l’année
2012, nécessitant l’intervention du préfet du département pour aboutir à l’accord de trois
organismes bancaires pour un emprunt global de 1,52
M€
en 2013.
La chambre note, enfin, l’utilisation fréquente de lignes de trésorerie par la collectivit
é : le
tirage global diminue de 3,09
M€
en moyenne sur la période à 1,54
M€
en 2016, et la trésorerie
nette est redevenue positive à partir de 2015.
2.3.2.
Des équilibres bilanciels fragiles
Alors que le besoin de financement est de 4,5
M€
en cumulé sur la période sous revue, le
montant des emprunts contractés s’élève à 4,9
M€. Ce surplus d’emprunts par rapport aux besoins
de financement a pour conséquence une augmentation et un retour en positif du fonds de roulement
net global à partir de 2015, pour atteindre 0,2
M€
en 2017. Le niveau moyen du fonds de roulement
net global sur la période s’établit ainsi à 5,6 jours de charges courantes, ce qui est insuffisant pour
couvrir les besoins de la collectivité.
7
La charte de bonne conduite de classification des produits structurés dite classification « Gissler » signée en présence des
ministres et du secrétaire d’État à l’intérieur et aux collectivités territoriales, par cinq associations d’élus et quatre établissements
de crédit les plus actifs sur le marché des prêts aux collectivités locales a permis d’améliorer de façon significative l’inf
ormation
des élus et des citoyens sur la dette publique locale, notamment sur les risques liés aux emprunts structurés.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
17
L’augmentation du fonds de roulement liée au surplus d’emprunt abonde la trésorerie, qui
redevient positive à partir de 2015, malgré les fluctuations du besoin en fonds de roulement de
- 146 018
€
en 2014 à 58 328
€
en 2017, liées à la variation des dettes des fournisseurs et des
créances
d’exploitation, comme le montre le tableau ci
-après :
Tableau 5 : Évolution du fonds de roulement, du besoin en fonds de roulement et de la trésorerie
Source : Logiciel Anafi, d'après les comptes de gestion
Les marges de
manœuvre
La tension financière de la commune a été explicitée à l’équipe municipale par son conseil
financier en septembre 2015
: la rigidité des charges de personnel et d’intérêt de la dette,
l’importance de l’effort fiscal de la population, l’insuffisance de l’épargne nette liée au poids du
capital de la dette, ont ainsi été détaillées. La prospective pluriannuelle, établie dans le cadre de
cette première étude conclut à un risque majeur de non-
respect des critères d’équilibre budgétaire
sur les prochain
s exercices, dans l’hypothèse de la mise en œuvre du projet de thermoludisme, et
ce malgré le maintien des efforts d’investissement prévus et une stabilité des charges et des
produits de fonctionnement.
Les actions de maîtrise de ses charges de fonctionnement par la commune en 2016 et en
2017 s’inscrivent dans sa stratégie de reconstitution de son excédent brut de fonctionnement et de
sa capacité d’autofinancement nette, avant d’engager un nouveau cycle de dépenses
d’investissement relatif à la voirie du
centre-
ville. Ce projet, d’un montant total de 7
M€
, serait
financé à hauteur de 1,2
M€
par des subventions et à hauteur de 5
M€
par des emprunts. L’analyse
prospective réalisée en 2017 par le même conseil financier sur cette nouvelle hypothèse de travail,
conclut à la soutenabilité financière de ce projet. La chambre considère, compte tenu des
conséquences défavorables qu’aurait la mise en œuvre du projet de thermoludisme (cf. partie
thermalisme), non intégrées à ce jour dans la prospective financière, que le financement de cette
seule opération de centre-
ville impose à la commune de dégager sur son cycle d’exploitation
0,8
M€
de ressources propres cumulées sur l’ensemble de la période 2018
-
2022, ce qui n’est
nullement établi en l’état.
2.4.1.
L’optimisation de
s ressources humaines
Bien que les charges de personnel diminuent de 1,2 % en 2016, et que le niveau des effectifs
soit en baisse de 9,2 %
8
sur la période, le poids des charges de personnel constitue le principal
facteur de rigidité des charges de fonctionnement et nécessite en ce sens une analyse poussée. La
nouvelle augmentation des charges de personnel constatée en 2017, à hauteur de 1,7 %
, s’explique,
selon l’ordonnateur, par la mise en œuvre de
diverses mesures de revalorisation des carrières, la
réforme du régime indemnitaire
ayant été repoussée. Il n’existe pas de plan d’action
s pluriannuel
concernant le pilotage de la fonction « ressource humaine
» ni d’objectifs assortis d’indicateurs de
8
Source
: commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda. La collectivité a précisé ne pas avoir remplacé les départs pour mutation ou
retraite en 2016 et avoir pour objectifs d’avoir un recours moindre aux personnels non
titulaire dès 2017.
au 31 décembre en €
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Variation
globale
Variation
moyenne
annuelle
Fonds de roulement net global
-
313 598
34 776
-
309 333
555 399
331 631
228 965
-173,0%
-193,9%
- Besoin en fonds de roulement gl
120 259
128 681
-
146 018
1 037
114 026
58 328
-51,5%
-13,5%
=Trésorerie nette
-
433 858
-
93 906
-
163 315
554 362
217 605
170 637
-139,3%
-183,0%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
18
suivi permettant d’avoir une vision prospective des marges de
manœuvre envisageabl
es sur ce
secteur de dépenses. Dans sa réponse
, l’
ordonnateur indique
engager des mesures afin d’améliorer
son pilotage sur ce point.
2.4.2.
L’optimisation des achats
La collectivité doit poursuivre ses efforts pour contenir ses charges de gestion courante et
optimiser ses achats, des marges d’amélioration substantielles étant relevées quant au respect de
la réglementation en matière de passation de marchés publics, au recours aux groupements de
commandes avec les membres de l’intercommunalité et à l’application du schéma de mutualisation
élaboré en 2015. Trois exemples sont présentés en ce sens
: les frais d’affranchissement, la
téléphonie et les fournitures non stockées.
Concernant les frais d’affranchissement, outre l’amélioration de certaines pratiques visant
à diminuer le volume d’affranchissement et revoir le périmètre avec l’office municipal de tourisme
et de thermalisme, la collectivité n’a pas
passé de marché pour les dépenses liées au service postal
9
.
Or, l’application de la réglementation européenne en matière de libéralisation des services postaux,
transposée dans la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales,
e
ntraînait de fait l’obligation de conclure un marché pour les prestations postales dès 2012
10
, alors
que le montant total de ces frais s’élève à 24
803
€
en 2016, dont 12 487
€
pour la commune et
pour un total cumulé sur l’ensemble de la période de 144
122
€
.
Concernant la téléphonie, l’analyse des dépenses sur ce secteur fait apparaître l’absence de
mise en concurrence et d’attribution de marché public, malgré le dépassement du seuil
réglementaire de 2012 à 2016. Lors de l’entretien de clôture, la collecti
vité a précisé que la
procédure préalable de recensement du besoin devrait intervenir avant la fin de l’année 2017.
Concernant les autres fournitures non stockées, il apparaît que ces dernières ont été
commandées en 2016 auprès de 69 fournisseurs pour un montant de près de 89 700
€
HT. La
collectivité pourrait avoir recours à la procédure de groupement de commandes avec la
communauté de communes prévue au schéma de mutualisation de 2015 dont les fournitures non
stockées ne sont pas spécifiquement énumérées.
Dans sa réponse, l’ordonnateur s’engage à mettre
en œuvre les préconisations de la chambre.
________________________CONCLUSION INTERMÉDIAIRE________________________
La situation financière d’Amélie
-les-Bains-Palalda est caractérisée par une fragilité de son
cycle d’exploitation, dans un contexte de rigidité de ses charges composées à plus de 65
% par les
dépenses de personnel et d’intérêt de la dette en 2017. Les financements propres ne couvrant que
53 %
des dépenses d’investissement concentrées sur le
s deux opérations de diversification du
thermalisme, la collectivité a été conduite à recourir à l’emprunt sur la période 2012 à 2014, puis
9
La collectivité interrogée sur l’évolution du montant de ses frais postaux, a répondu que les documents à adresser à la préfe
cture
suite à des pertes sont systématiquement transmis en recommandé avec accusé de réception depuis 2015. De plus, une partie des
dépenses liées à l’affranchissement payé par la collectivité est générée par l’office municipal de tourisme et de thermalisme
qui
utilise le matériel d’affranchissement de la commune et procède ensuite à son remboursement.
10
L’Union
européenne a lancé une réforme communautaire en 1997 avec la ratification de la directive dite « postale » (97/67/CE).
Ce texte définit les caractéristiques minimales du service postal universel que doit garantir chaque État membre. En 2002, cette
directi
ve a été amendée par la directive 2002/39/CE qui spécifie les étapes intermédiaires du processus d’ouverture par une
limitation progressive des services pouvant rester en situation de monopole. La date butoir de libéralisation totale a été fixée par
la Commission européenne au 1
er
janvier 2011.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
19
à réduire son volume d’investissements au vu des difficultés d’accès au crédit bancaire. Le fonds
de roulement a ser
vi d’ajustement sur plusieurs exercices, et son niveau reste faible sur l’ensemble
de la période.
Néanmoins, la chambre constate une amélioration de l’excédent brut de fonctionnement
sur les exercices 2016 et 2017, permettant de retrouver une capacité d’
autofinancement nette de
l’annuité de la dette en capital positive pour la première fois depuis 2014. La stratégie de
redressement ainsi mise en œuvre par la collectivité vise à permettre le financement d’un nouveau
projet d’investissement de 7
M€
de requalification de la voirie du centre-ville. Si le dégagement
des ressources nécessaires au cofinancement de ce projet semble réalisable au vu des résultats de
l’exercice 2017, la chambre considère que la mise en œuvre concomitante du projet
d’investissement de réhabilitation de l’ancien hôpital des armées en centre de remise en forme,
dont le coût prospectif est estimé à 10
M€
, risque de peser lourdement sur la situation financière
de la collectivité ainsi que sur sa capacité de désendettement.
3.
LE THERMALISME
La station thermale d’Amélie
-les-Bains
3.1.1.
La richesse thermale et patrimoniale de la station
3.1.1.1.
Les sources et les thermes
L’ancienneté de l’activité thermale sur la station thermale d’Amélie
-les-
Bains s’est
accompagnée de la constitution d’un patrimoine historique renommé mais coûteux dans son
exploitation. Sur les trois établissements thermaux de la station, deux sont classés aux monuments
historiques : les thermes romains, construits sur les bains antiques, et dont la piscine et la voûte
sont classées aux monuments historiques, et les thermes de l’hôpital des armées, dont
l’exploitation a été officiellement arrêtée en 1992.
Ce dernier bâtiment a été classé en 2007, ce qui
rend plus complexes et onéreuses sa réhabilitation et sa rénovation.
La Chaîne thermale du soleil détient la majorité de la quinzaine de sources d’eau chaudes
recensées sur le territoire communal. La collectivité est, quant à elle, propriétaire de cinq sources
dont l’une alimente l’ancien hôpital thermal des armées
; deux autres sont exploitées en commun
par la collectivité et le promoteur privé, sur la base d’une convention de mise à disposition établie
en 2002, et reconduite en 2016 pour une durée de 12 ans.
La qualité microbiologique de l’eau thermale est reconnue, et les débits sont suffisants pour
l’exploitation des thermes. La composition des eaux spécialise plus particulièrement la station dans
le traitement des rhumatismes et des maladies des voies respiratoires
11
, par des soins de bains de
boue, de cataplasmes de kaolin
12
, de douches, de jets sous-
marins, d’inhalations et d’un
vaporarium
13
en lumière de
Wood
14
. La composition bactériologique de l’eau a
fait l’objet de
11
Les eaux d’Amélie
-les-
Bains sont, entre autres, sulfurées, permettant le développement d’un plancton thermal donnant à l’eau
son caractère onctueux au fort potentiel thérapeutique.
12
Les kaolins sont des argiles blanches, friables et réfractaires, composées principalement de kaolinite, soit des silicates
d’aluminium.
13
Endroit rempli de vapeur principalement à vocation thérapeutique.
14
Lumière noire.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
20
travaux scientifiques et permis l’identification d’au moins une souche étudiée pour la production
de substances cosmétiques et médicamenteuses.
3.1.1.2.
Le classement de la commune en commune touristique et thermale
La commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda est une station classée hydrominérale depuis le
3 février 1972, et climatique depuis le 16 avril 1921. En application des dispositions de la loi sur
le tourisme de 2006, la commune doit obtenir le renouvellement de son classement en station
classée d’ici le
1
er
janvier 2018, puisque le dernier classement obtenu date de l’année 1972.
A
près avoir fait l’objet d’une délibération
(n° 67/2016 du 20 décembre 2016), en juin 2017,
celle-ci a envoyé le dossier de renouvellement du classement de la station
. L’obtention de ce
classement est particulièrement importante au vu des avantages accordés aux stations classées, et
aux impacts en termes de produits et d’activité qu’entraînerait un retrait du classement
15
.
3.1.2.
Des thermes exploités par un opérateur privé
Les thermes romains et Pujade sont exploités par un opérateur privé depuis le début du
19
ème
siècle. Après leur rachat en 1977, la Chaîne thermale du soleil a procédé à une rénovation
importante de son nouvel équipement : les thermes Pujade sont ainsi détruits en 1986 pour être
remplacés par les thermes du Mondony, inaugurés le 10 avril 1988.
L’activité des thermes est centrée à 60
% sur les soins de rhumatologie pure, les soins
exclusivement dédiés aux voies respiratoires et les soins combinés ne représentant respectivement
que 10 % et 20 %
de l’activité
16
. Bien que disposant d’un volume de curistes parmi les plus élevés
du territoire national et d’une offre disponible 11 mois sur 12, les thermes d’Amélie
-les-Bains sont
en concurrence directe avec ne
uf autres stations sur le massif pyrénéen. L’activité de bien
-être
proposée en complément des soins représente moins de 10 % du volume global des curistes.
L’offre de la Chaîne thermale repose sur la différenciation de prestations entre le service
premier proposé sur les thermes romains, où la fréquentation maximale est de 400 curistes jour en
forte saison, et le service standard des thermes du
Mondony, dont la capacité d’accueil est portée
à 2 700 curistes par jour en forte saison, pour une activité totale de près de 90 % des curistes
accueillis annuellement sur le site. L’ouverture des établissements et leur amplitude horaire sont
adaptées à la fréquentation, et l’organisation de l’activité est établie selon les principes de
fonctionnement issus de l’expérience professionnelle de l’entreprise, qui regroupe 42
établissements et 20 stations thermales sur l’ensemble du territoire national
17
.
15
Les avantages attribués aux communes touristiques portent essent
iellement sur des avantages fiscaux aux personnes s’engageant
à mettre sur le marché locatif des logements anciens réhabilités, la faculté de percevoir la taxe de séjour et la dérogation au repos
dominical des salariés. Les avantages attribués aux stations classées de tourisme portent sur la possibilité de demander
l’autorisation d’ouvrir un casino, la faculté de majorer les indemnités des élus municipaux, la possibilité de percevoir la t
axe
additionnelle aux droits d’enregistrement ou un taux réduit des dr
oits de mutation à titre onéreux, la faculté de percevoir la taxe
de séjour, la faculté de majorer les rémunérations des cadres municipaux des petites communes ou surclassement démographique.
16
Source : Chaîne thermale du soleil.
17
La Chaîne thermale du s
oleil est une société par action simplifiée créée en 1947, réalisant en 2015 un chiffre d’affaires de
117,8
M€, en augmentation de 6,2
%, et un résultat de 5,5
M€. Son bilan et ses effectifs sont en progression. Source
:
www.societe.com.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
21
La stabilité financière de ce promoteur privé permet par ailleurs un
investissement annuel
de près de 20 %
du chiffre d’affaires annuel, ce niveau étant plus élevé que la moyenne des autres
établissements thermaux
18
, et pérennisant la compétitivité des équipements.
3.1.3.
Une fréquentation globalement en augmentation sur la période
Avec 27 295 curistes en 2016, la
station thermale d’Amélie
-les-Bains est classée 5
ème
au
plan national pour la fréquentation médicale
19
, 2
ème
au niveau de la région Occitanie, et 1
ère
au
niveau du département des Pyrénées-Orientales. Sa fréquentation est en augmentation de 10,8 %
depuis 2012, ce qui représente près de 2 600 curistes
20
.
Les thermes attirent une clientèle globalement âgée et essentiellement locale : près de 25 %
des curistes sont originaires d’Occitanie. Les autres régions d’origine des curistes sont les
Hauts-de-France pour 10 % et la région parisienne pour 9 %. En dépit de la situation frontalière
de la station, la clientèle étrangère est quasi-inexistante
21
.
La fréquentation globale de la station inclut, outre les curistes, leurs accompagnants et les
touristes non curiste
s. Le nombre moyen d’accompagnants par curiste est estimé entre 1,2 et 1,7
22
,
soit entre 32 700 à 46 400 personnes par an, pour un total de fréquentation compris entre 60 000
et 73 700 personnes par an. Le poids du thermalisme dans la fréquentation touristique de la station
est donc prédominant, les touristes non curistes ne représentant que 30 % des 88 000 à 102 000
touristes d’Amélie
-les-Bains-Palalda.
Bien que la problématique du recrutement médical constitue un enjeu fondamental pour les
thermes, la station ne souffre pas de pénurie médicale, puisque le ratio de curistes est de 1 243
curistes par médecin, en légère augmentation depuis 2012
23
.
3.1.4.
Un hébergement important mais peu adapté aux besoins exprimés par les curistes
L’offre d’hébergement de la co
mmune, avec une capacité de plus de 5 000 places est
conséquente et permet théoriquement de répondre à l’ensemble des besoins d’hébergement des
touristes fréquentant la station. En plus des 2 833 logements en résidence secondaire
24
,
correspondant à près de 54 %
des logements de la commune, les trois quarts de l’offre
d’hébergement touristique sont composés de résidences meublées et d’hôtels, ces deux modalités
représentant respectivement 24 % et 56 %
de l’ensemble de l’offre
25
.
18
Selon le conseil
national des établissements thermaux (CNETh), les exploitants d’établissements thermaux réinvestissent entre
10 % à 25
% de leur chiffre d’affaires annuel dans la qualité de leurs installations.
19
Assurés sociaux 18 jours.
20
Source CNETh et Chaîne thermale du soleil.
21
Source
: Chaîne thermale du soleil, étude sur l’origine géographique de la clientèle pour l’exercice 2016. Occitanie
: 23 %,
Hauts-de-France : 10 %, région parisienne : 9 %, Provence-Alpes-Côte-
d’Azur
: 7 %, Grand Est : 6 %, clientèle étrangère : <
1 %.
22
Estimation respectivement de l’office municipal de tourisme et de la Chaîne thermale du soleil.
23
Le ratio est considéré comme insuffisant à partir de 2
000 curistes par médecin, selon les données du rapport d’information de
l’assemblée nationale sur l’évaluation du soutien public au thermalisme, établies à partir de l’enquête nationale réalisée pa
r le
CNETh et le syndicat national des médecins thermaux. D. DORD, J. DUBIE,
Rapport d’information sur l’évaluation du soutien
public au thermalisme, rapport de l’Assemblée nationale
, juin 2016, p. 59.
24
Source : Insee.
25
Source : Insee et collectivité.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
22
Pour autant, l’hébergement sur la station même n’est utilisé que par 50
% des curistes, les
autres choisissant de s’installer dans les communes situées à proximité des thermes
26
. Seuls près
de 10 %
des curistes ont ainsi demandé de la documentation auprès de l’office de tourisme en
2016
27
. L’hébergement proposé par la commune n’est pas totalement adapté aux choix de mode
d’hébergement effectués par la clientèle thermale, aucune analyse en lien avec la Chaîne thermale
du soleil n’étant
réalisée
en ce sens par l’office municipal de tourisme. L’analyse des
questionnaires de satisfaction des curistes auprès des thermes permet en effet de constater que les
résidences meublées et le camping constituent les principaux modes d’hébergement choisis par les
curistes et leurs accompagnants, l’hôtel n’étant utilisé que par 6
% de la clientèle
28
.
Outre la question de l’adéquation en volume et en structuration de l’offre d’hébergement,
se pose la question de la qualité de l’hébergement proposé, cette question étant particulièrement
importante dans la stratégie établie par la commune de développer une offre de thermoludisme.
Ainsi, sur les quinze hôtels localisés sur la commune, seuls neuf sont classés : trois établissements
sont classés trois étoiles, dont deux appartiennent à la Chaîne thermale du soleil, cette dernière
possédant par ailleurs de deux des trois hôtels classés deux étoiles. Même si le projet de rénovation
de l’hôpital thermal des armées en centre de remise en forme s’accompagne d’une opération de
promotion immobilière centrée sur l’ouverture d’un hôtel classé, le vieillissement
global du parc
hôtelier constitue un handicap en terme d’image de la commune vis
-à-vis de ses futurs clients. Une
campagne d’information et de sensibilisation pour les diverses catégories d’hébergement a donc
débuté en 2016, pour augmenter le parc classé offert au public. La chambre invite la collectivité à
inclure dans sa stratégie une réflexion sur les possibilités de récupération d’une partie des
hébergements réalisés à l’extérieur de la commune sur la stati
on.
Des retombées économiques essentielles pour la commune
3.2.1.
Une source d’emplois directs et indirects
La collectivité ne dispose d’aucune donnée sur la structuration de l’emploi local,
permettant de chiffrer précisément le nombre d’emplois directs et indirects liés au thermalisme et
plus globalement au tourisme.
Disposant de près de 1 300 emplois selon l
es données de l’I
nsee, le bassin est structuré
autour de deux pôles d’emplois constitués par l’entreprise Sterimed, estimés entre 200 et 300
emplois d’une part, et les emplois liés au thermalisme et au tourisme d’autre part. Le nombre
d’emplois liés à l’ac
tivité des thermes est estimé à près de 167 ETP,
incluant une majorité
d’emplois saisonniers dont 27
% résident sur la commune
29
.
L’activité commerciale représente plus de 65
% des établissements actifs de la collectivité.
Elle intègre principalement les commerces médicaux et les activités liées au tourisme, de
l’hébergement aux commerces de biens et de services.
L’offre médicale et paramédicale est
composée de cabinets médicaux généralistes, thermaux et spécialistes, et de cabinets d’infirmiers
et de kinésithérapie. Le centre-
ville regroupe l’essentiel des activités commerciales et tertiaires de
la commune, ce qui, ajouté à la concentration sur le même espace des logements meublés destinés
à l’hébergement des curistes, explique la pression exercée sur les
ménages de la commune pour
26
Source : enquêtes de satisfaction réalisées par la Chaîne thermale du soleil.
27
Source : office municipal de tourisme.
28
Source : enquêtes de satisfaction réalisées par la Chaîne thermale du soleil.
29
Source
: données Insee pour le nombre total d’ETP et de l
a Chaîne thermale du soleil pour les emplois saisonniers.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
23
s’installer en dehors du centre voire à quitter le territoire communal (cf. partie
4 sur les
compétences scolaire et périscolaire).
Au
vu des données disponibles, la chambre estime à 800 le nombre d’emplois liés à
l’activité thermale, ce qui constitue plus de la moitié du total des emplois de la commune, et
confirme le poids du thermalisme dans l’activité économique.
3.2.2.
Les actions de soutien de la collectivité
3.2.2.1.
L’animation touristique
Des objectifs de travail centrés sur la promotion touristique insuffisamment contrôlés
Considérant que le thermalisme est une spécificité propre à la commune qui ne peut pas
être transférée à l’intercommunalité, la municipalité d’Amélie
-les-Bains-Palalda a choisi de
déroger au cadre prévu par la loi NOTRe afin de conserver la gestion de son office de tourisme
30
.
L’animation touristique de la commune est donc assurée par l’office municipal de tourisme et de
thermalisme (OMTT) créé en 1972, et structuré en établissement public à caractère industriel et
commercial. Classé en catégorie I en 2016, il dispose depuis 2015 de la marque « qualité
tourisme » et fait partie du collectif des cinq stations bien-être des Pyrénées Catalanes composées
des offices de tourisme et établissements thermaux coordonnés par le comité départemental du
tourisme (CDT).
En dépit de cette attention affichée par la collectivité quant au devenir de l’activité thermale
de la station, la ch
ambre constate que la stratégie développée par l’office municipal de tourisme
dans son plan d’actions n’est pas centrée sur l’activité thermale
31
. Ce document ne présente pas de
partie spécifique au thermalisme et reste centré sur l’organisation de la promo
tion touristique, loin
des préoccupations liées au développement et même à la pérennité de l’activité thermale. La
chambre relève ainsi que les actions relatives au thermalisme inscrites dans le plan d’actions sont
limitées à l’intégration de la prescription médicale thermale dans l’arsenal thérapeutique.
L’absence d’articulation avec la Chaîne thermale du soleil dans la définition des objectifs relatifs
au développement de l’activité thermale prive l’OMTT de données sur la structuration et les
attentes de la clientèle, pouvant conduire à un manque de pertinence de certaines actions
promotionnelles. Alors que la clientèle thermale comprend près de 20 % de curistes originaires
des Hauts-de-France et de la région parisienne, et moins de 1 % de clientèle étrang
ère, l’OMTT
effectue la grande majorité de ses actions de promotion auprès de la clientèle de proximité et
frontalière. Pour autant, des actions de promotions du thermalisme sont effectuées en collaboration
avec la C
haîne thermale du soleil. L’ordonn
ateur a indiqué dans sa réponse avoir déployé, fin
2017,
une action promotionnelle plus adaptée à l’origine géographique des curistes, en lien avec
l’opérateur privé.
30
Aux termes de l’article L.
5214-16 du code général des collectivités territoriales (CGCT), « les communes touristiques érigées
en stations classées de tourisme en application des articles L. 133-13 et L. 151-3 du code du tourisme ou qui ont engagé, au plus
tard le 1
er
janvier 2017, une démarche de classement en station classée de tourisme, peuvent décider, par délibération prise avant
cette date, de conserver l’exercice de la compétence “promotion du tourisme, dont la création d’offices de tourismes”
». Le
conseil muni
cipal d’Amélie
-les-Bains-Palalda a effectué la démarche de demande de dérogation conformément aux dispositions
du CGCT dans sa délibération n° 68/2016 du 20 décembre 2016.
31
En 2017, a été ainsi déployée la carte Pass’Amélie. Cette carte fait bénéficier d
e huit « soleils
», correspondant à autant d’activités
proposées par les partenaires de la démarche (tennis, piscine, Chaîne thermale du soleil pour l’activité Spa, golf, parc aven
ture,
etc.) pour la somme de 64
€.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
24
Cette approche de l’activité de l’office répond pour autant aux objectifs de la convention
conclue entre la collectivité et l’OMTT pour la période 2014
-2016
32
, qui restait vague sur le
développement du thermalisme. Les principales missions de l’office y étaient en effet définies
comme l’accueil et l’information des clients, l’obligation de disposer d’horaires adaptés à la
fréquentation, le développement du positionnement du bien-être, des sports et de la nature dans le
plan d’actions de promotion et sa communication, et le développement de la notoriété de la station
thermale. Les objectifs assigné
s en matière de thermalisme portaient sur les fonctions d’accueil,
d’orientation et de promotion.
La chambre considère enfin que le contrôle de l’activité de l’OMTT par la commune est
insuffisant. Aucun rapport d’activité n’a été transmis à la collectivi
té sur la période sous revue,
seul un diaporama listant les actions globales de promotion et de communication réalisées
accompagnées d’un coût global étant transmis. Le tableau de bord annuel portant sur la
fréquentation de l’office et ses moyens de communication n’est quant à lui pas communiqué.
Des animations touristiques à articuler avec l’analyse des attentes des curistes
L’implication de la collectivité dans la proposition d’animation
pour les curistes est
manifeste et permet de disposer d’une offre échelonnée entre les mois de février et de décembre,
avec une concentration sur la période estivale. Les activités proposées sont variées et comprennent
tant des animations culturelles, sportives que commerciales et folkloriques.
Pour autant, il apparaît que la structuration de cette offre n’est pas établie en partenariat
mais en parallèle à l’action de l’opérateur privé gestionnaire des thermes. Une meilleure
articulation avec ce dernier
permettrait d’ajuster les stratégies d’animation afin de répondre au plus
près aux besoins exprimés par les curistes.
La chambre recommande à la commune
de développer avec l’opérateur thermal les
échanges indispensables pour affiner la compréhension des besoins et des attentes des curistes,
afin de définir des objectifs de travail plus adaptés et plus efficaces. Le suivi et le contrôle des
objectifs assignés à l’office municipal de tourisme doivent également être améliorés.
Recommandations
S’assurer de la réalisation des objectifs assignés à l’office municipal.
Non mise en
œuvre
.
Formaliser dans une convention intégrant la commune, l’office municipal de
tourisme, le casino et l’opérateur thermal les objectifs nécessaires à la fidélisation des curistes
et
à la pérennisation de l’activité thermale et touristique.
Non mise en œuvre
.
3.2.2.2.
Les dépenses d’amélioration des équipements publics
Le soutien de la collectivité à l’activité thermale intègre les dépenses liées au déploiement
d’équipements culturels et spo
rtifs à destination des
curistes. L’offre d’équipement
proposée par
la commune comprend à la fois des équipements sportifs (
practice
de golf, terrain de tennis,
gymnase et piscine ouverte) et culturels (salle de spectacle de plein air, casino disposant d’u
ne
salle de cinéma). La collectivité a effectué pour près de 670 000
€
de travaux pour le casino et la
piscine afin d’améliorer et de développer les conditions d’accueil de la population thermale,
touristique et sédentaire entre 2012 et 2016.
32
La convention 2017-2019 était en cours
d’élaboration en avril 2017 et n’a pas pu être analysée dans le cadre de l’instruction.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
25
La localisat
ion d’une partie des équipements sur la commune d’Arles
-sur-Tech ne facilite
pas leur utilisation par la clientèle thermale du fait de la localisation des thermes au centre-ville.
Les horaires d’ouverture des équipements ne sont pas toujours adaptés aux be
soins des curistes.
C’est le cas notamment de la piscine municipale, ouverte de juin à mi
-septembre uniquement
l’après
-
midi, alors qu’une grande partie des curistes est disponible dès le matin
33
. La dépense
d’investissement réalisée entre 2012 et 2014 s’élè
ve à près de 600 000
€
pour des recettes estimées
à 50 000
€
sur la période 2012-2016. La chambre invite sur ce point la collectivité à étudier
l’impact financier d’une ouverture élargie de la piscine, en correspondance avec les disponibilités
des curistes, notamment sur le matin.
Dans sa réponse, l’ordonnateur souligne le déficit structurel
de ces équipements,
pourtant indispensables à l’accueil de la clientèle thermale, et indique vouloir
réaliser l’étude d’impacts préconisée par la chambre, estimant à 1
700 passages le volume
supplémentaire nécessaire à la couverture des frais engendrés
par une extension d’ouverture.
En tant que commune thermale, la commune
est autorisée à disposer d’un casino, ce dernier
étant régi par une délégation de service public dont le contrat prévoit une obligation de maintien
de l’activité de restauration et de cinéma sur le site. La convention stipule également que l’action
du délégataire doit permettre de contribuer à l’animation socioculturelle de la station thermale par
la
programmation d’une animation à adapter en fonction des flux de fréquentation. Les dépenses
d’investissement de la collectivité pour le bâtiment représentent près de 74
000
€
sur la période
2012-2016.
3.2.2.3.
Des recettes directes limitées
Les retombées financières directes du thermalisme pour la commune sont limitées aux
produits de la redevance du casino, aux taxes foncières des thermes et des établissements hôteliers,
et aux produits de la mise à disposition de l’eau thermale des sources exploitées en commun
avec
la Chaîne thermale du soleil. Elles n’incluent pas les produits de la taxe de séjour qui est perçue
par l’office municipal de tourisme en application d’une délibération de 2002. Le volume global
des recettes directes s’élève ainsi à 0,3
M€
en 2016, soit 5,8 % des produits de gestion, ce qui
couvre globalement les dépenses annuelles d’amélioration des équipements publics et la
subvention à l’office municipal de tourisme
34
mais ne permet pas de concourir au financement des
projets liés à la diversificati
on de l’activité thermale.
Les produits du casino sont limités par les difficultés financières et l’insuffisance de
fréquentation de l’établissement, dont l’activité n’est pas liée au thermalisme. D’un montant
annuel moyen de près de 100 000
€
par an, les recettes d’activité de l’établissement sont
constituées à 54 % du prélèvement sur le produit des jeux, du versement de participations à la
commune et l’office de tourisme ainsi que de la redevance mensuelle de la mise à disposition du
bâtiment. Correspondant à 41 %
des recettes d’activité, cette dernière a été réajustée en 2012 et
2014 suite à la procédure de sauvegarde engagée en 2012 et à la demande de l’administrateur
judiciaire, entraînant une baisse des recettes sur ce poste de 57 % à partir de 2014. La diminution
continue de la fréquentation entraîne également celle des produits des jeux de près de 4 % entre
2014 et 2015, contre une progression de 3,39 % au niveau national avec un prélèvement rapporté
au produit brut réel total des jeux inférieur de près de 6 % à la tendance nationale
35
.
33
Les horaires d’ouverture de la piscine sont les suivants
: de juin à mi-septembre entre 11h45 et 18h sauf le dimanche, et en juillet
et août de 11h à 19h sept jours par semaine.
34
Le coût annuel moyen des dépenses est de 134
k€ pour les dépenses d’investissement et 47,2
k€ pour l’office municipal de
tourisme, soit un total de 181,2 k€.
35
Source : DGFIP
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
26
La redevance annuelle versée pour la mise à disposition de la part relative à l’eau thermale
des sources « concorde » et « en come » est passée de 30 490
€
à 31 000
€
en 2016. La convention
de 2016 prévoit désormais une révision annuelle et conditionne le versement à une qualité de l’eau
conforme à la réglementation.
Globalement stables avec une moyenne annuelle de 124 000
€
entre 2012 et 2015, les
produits de la taxe de séjour augmentent de 24 %
sur l’exercice 2016 pour un total de 154
371
€
du fait d’une révision des barèmes. La commune a fait le choix de percevoir directement la taxe
de séjour à partir du 1
er
janvier 2017
36
et de basculer sur une base forfaitaire pour les locations
meublées, les autres catégories d’hébergement étant maintenues au réel. L’estimation pour l’année
2017 est ainsi de 120 000
€
sans le reversement au département de la partie relative à la taxe
additionnelle, qui abondent d’autant les produits directs de l’activité thermale pour la commune.
La recherche d’une diversification des activités
3.3.1.
Les enjeux de la diversification
La commune a fait le choix de diversifier son activité thermale autour du tourisme et du
thermoludisme. Cette stratégie s’explique par le fait que l’activité thermale, dont les retombées
économiques sont majeures, relève d’un opérateur privé, et que les retombées financières directes
de l’activité thermale sont faibles. Les di
fficultés financières du casino privent par ailleurs la
commune de ressources financières nécessaires pour adapter sa structure aux besoins de la
clientèle, contrairement à ce qui peut être observé sur d’autres communes thermales.
La fermeture de l’hôpit
al thermal des armées en 1992 et sa transformation en une emprise
foncière conséquente à proximité immédiate du centre-ville constitue à la fois une opportunité et
une charge que la collectivité a choisi de valoriser. Le classement du bâtiment majore le coût de
l’opération alors même que la tension financière de la collectivité rend difficile le financement des
investissements. La collectivité souhaite par ailleurs miser sur les atouts géographiques et
touristiques de son environnement, avec la proximité du massif pyrénéen et son patrimoine naturel
et historique.
3.3.2.
Le développement de l’offre touristique
: le projet du pôle « grimpe » des gorges
du Mondony
Le choix de développer l’offre touristique par des activités de pleine nature a co
nduit la
commune à solliciter, dès 2003,
un bureau d’études, qui a identifié le site des gorges du Mondony
pour l’implantation de deux sites d’escalade, deux
via ferrata
, une tyrolienne, une passerelle
suspendue, trois sites d’escalade ainsi qu’une passerelle en encorbelleme
nt. Après des études
complémentaires de faisabilité réalisées en 2006, le marché de maîtrise d’œuvre n’a été passé
qu’en 2010, pour aboutir à la conclusion d’un marché de travaux lancé en 2011. Les travaux prévus
au marché prévoyaient une sécurisation du s
ite sur la tranche ferme et l’aménagement d’un pôle
« grimpe »
sur une tranche conditionnelle, l’ensembl
e des équipements étant situé rive droite.
La réalisation du chantier a essuyé des retards importants. Alors que les travaux ont débuté
en novembre 201
2 pour une durée prévisionnelle de 46 semaines, l’ouverture du chantier a été
retardée de plus d’un an pour organisation technique. La tranche conditionnelle a alors été affermie
36
Délibération du conseil municipal n° 36/2016 du 28 juin 2016.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
27
et fusionnée avec la tranche ferme initiale. En fin d’année 2014, alors que l
es travaux étaient
toujours en cours, un accident mortel sur le chantier a entraîné sa fermeture et l’ouverture d’une
information judiciaire. La reprise des travaux, autorisée suite à une expertise judiciaire en
septembre 2015, a conduit à la conclusion d’
un marché complémentaire pour les travaux restant à
réaliser. Un nouvel incident sur le chantier en mars 2016 s’est conclu par le dépôt d’un référé
auprès du tribunal administratif visant à désigner un expert judiciaire, requête agréée par le tribunal
administratif de Montpellier en décembre 2016
37
. L’enquête étant toujours en cours, la réception
du chantier était toujours suspendue en juin 2017.
Le coût total de l’opération s’élève à 3,1
M€
, pour un financement de 1,4
M€
, ce qui
conduit à un coût net pour la collectivité de 1,7
M€
38
. Dans sa réponse
l’
ordonnateur a indiqué
avoir établi en 2017 une convention de subventionnement complémentaire avec le conseil
départemental pour un montant de 60 000
€
.
3.3.3.
Le développement de l’offre thermoludique
: la
reconversion de l’ancien hôpital
thermal des armées
3.3.3.1.
Un projet réorienté sur le thermoludisme
L’acquisition
, en 1999,
de l’ancien hôpital thermal des armées, pour un montant global de
3,87
M€, a été financée par un emprunt d’une durée de 23 ans. Elle
visait initialement à développer
une activité de thermalisme complémentaire à celle existante. À la fin des années 2000, le projet a
été réorienté, faute d’investisseur, sur une activité de thermoludisme. Il prévoit l’exploitation en
délégation de service
public d’un centre de remise en forme construit par la commune, incluant la
réalisation d’un parc de stationnement aérien, et la construction et l’exploitation par un promoteur
privé d’un établissement hôtelier de luxe classé quatre à cinq étoiles.
La col
lectivité s’est adjointe les services, d’un assistant à maîtrise d’ouvrage, d’un assistant
juridique pour la faisabilité de l’opération, d’un délégataire par contrat d’affermage pour la gestion
du centre thermoludique ainsi que d’un architecte. Le choix du
maître d’œuvre s’est fait par jury
de concours, en 2013. Le projet architectural intègre les recommandations du service territorial de
l’architecture et du patrimoine de la préfecture des Pyrénées
-Orientales. Une nouvelle opération
d’acquisition foncière,
en 2010, pour un montant de 500 000
€
, a été nécessaire afin de désenclaver
l’espace de stationnement. La durée totale des travaux est estimée à 18 mois.
La parcelle concernée par le projet d’établissement hôtelier a été vendue à un promoteur
privé en 2010, et une revente par ce même opérateur de 15 %
des lots issus de la parcelle a eu lieu
en 2013. L’ensemble de l’opération est suspendu
depuis cette date
: la collectivité est dans l’attente
de la finalisation du rachat par un nouvel opérateur privé, préalable indispensable selon elle, pour
donner une visibilité à ses partenaires financiers et garantir le respect des objectifs initiaux du
projet. Pour autant, les travaux préalables d’études et d’aménagement des abords du site de
l’acheminement de la source
ont été réalisés, pour un montant total de 2,7
M€
, dont 1,6
M€
ont
été pris en charge par la commune.
37
En mars 2016, alors que les opérations préalables de réception allaient être effectuées, plusieurs blocs de 10 tonnes se sont
détachés de la paroi en rive droite, endommageant un écran de filet de protection et détériorant la passerelle en encorbellement.
38
Études réalisées et frais d’expertise compris.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
28
3.3.3.2.
Le modèle de fonctionnement économique du projet
Le conseil municipal a acté, en 2014, la gestion du centre de thermoludisme par une
convention de dé
légation de service public, sous la forme d’un affermage pour une durée de 15
années à compter de la date de mise à disposition de l’équipement. En contrepartie, doit être versée
une redevance d’un montant de 150
000
€
de part fixe, et dès la deuxième anné
e d’une part variable
de 4 %
du chiffre d’affaires réalisé, dans la limite du résultat prévisionnel établi dans la convention
après impôts. Une redevance actualisée chaque année au titre de la mise à disposition de la
ressource en eau par convention a été fixée à 100 000
€
. La perception de ces redevances étant
nécessairement postérieure à la réalisation effective du projet de centre de remise en forme. Enfin,
une clause d’intéressement est prévue
, liée à
la progression du chiffre d’affaires.
La chambre identifie deux risques dans le modèle économique développé par
l’ordonnateur
: d’une part, celui d
e la rentabilité incertaine de la future structure, du fait du
caractère aléatoire du volume de clientèle attendue et nécessaire à l’équilibre du
projet ;
d’aut
re
part, celui d’une limite de l’accroissement des produits liés à la part variable
, en cas de
dépassement de la trajectoire financière prévue lors de l’élaboration du projet.
3.3.3.3.
Le coût global prévisionnel du projet de centre de remise en forme
Le coût du projet de centre de remise en forme mentionné sur le plan prévisionnel de
dépenses fourni par la collectivité est estimé à près 10
M€
HT. Or, ce plan ne correspond pas aux
dépenses prévisionnelles totales, puisqu’il ne prend pas en compte les dépenses p
réalables visant
à l’aménagement, l’acheminement, la valorisation et la sécurisation de la ressource en eau d’une
part, et la préparation des abords de l’ancien hôpital thermal des armées d’autre part.
Le coût du
projet, pour en permettre une visibilité globale, doit inclure les dépenses préalables à la
construction et à la viabilité du centre de remise en forme et inclure les études réalisées et les
acquisitions effectuées de l’emprise foncière et de l’ancien hôpital thermal des armées. Dès lors,
il est estimé à près de 16,5
M€
.
Une prospective financière réalisée le 22 juillet 2016 par le conseil financier de la
collectivité à partir des données prévisionnelles du compte administratif 2016 fait état d’une
augmentation de la capacité de désendettement de la collectivité de 9 ans en 2016 à près de 11 ans
en 2019. Les hypothèses retenues dans ce cadre correspondaient à un montant de dépenses
d’équipement
de 9,24
M€
, et des subventions de 4,42
M€
. Or, le plan financier prévisionnel du
projet de centre thermol
udique n’a pas été actualisé en raison de la suspension du projet par la
collectivité, et le coût net du projet est indéterminé tant que les montants des subventions
envisagées ne sont pas définitivement arrêtés. En juin 2017, sur les 648 869
€
de subventions
accordées pour le centre, la subvention de 507 455
€
du conseil départemental des
Pyrénées-
Orientales reste soumise au démarrage des travaux et n’est valable que jusqu’à la fin
d’année 2018.
La fragilité de l’excédent brut d’exploitation comme les conséquences des recours
indispensables à l’emprunt sur l’accroissement de l’encours de la dette constituent deux risques
importants dans la faisabilité financière du projet de thermoludisme. Dans sa réponse,
l’ordonnateur conteste l’analyse faite par la chambre du risque financier représenté par ce projet,
estimant que les conditions de subventionnement, d’accès à l’emprunt et de retombées financières
restent positives pour la commune. Il fait part de son intention de chercher à optimiser les coûts de
l’opération en demandant le déclassement de l’ancien hôpital thermal des armées.
Cette
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
29
déclaration d’intention ne permet pas
, seule, de considérer que la recommandation de la chambre
est en cours de mise
en œuvre.
Recommandation
S’assurer de l’économie du projet de centre thermoludique.
N
on mise en œuvre
.
________________________CONCLUSION INTERMÉDIAIRE________________________
La richesse thermale de la commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda constitue historiquement
le principal axe de son développement économique et touristique. La stratégie de diversification
de l’activité s’est concentrée sur les deux proj
ets du pôle « grimpe » des gorges du Mondony et de
réhabilitation en centre thermoludique de l’hôp
ital thermal des armées, dont le coût net total sur la
période sous revue a été de 3,3
M€
. Ces deux projets ont subi à ce jour différents retards de mise
en service. Les faibles marges de manœuvre financière de la collectivité rendent nécessaires le
recour
s à l’emprunt pour la réalisation du projet de thermoludisme, qui risque de peser sur la
situation financière de la collectivité en portant sa capacité de désendettement au-delà de 15 ans.
La chambre estime en conséquence que la collectivité ne peut pour l
’heure réaliser ce projet, et
doit poursuivre la maîtrise de ses charges tout en reconsidérant, et en fiabilisant, le volet financier
de ce projet.
4.
LES COMPÉTENCES SCOLAIRE ET PÉRISCOLAIRE
L’enquête sur les compétences scolaire et périscolaire
La pré
sente enquête vise à contribuer à l’élaboration du rapport public de la Cour des
comptes 2018. Portant sur l’exercice des compétences scolaire et périscolaire, elle a pour
objectifs :
de mesurer la dynamique des dépenses scolaires et périscolaires et d’ide
ntifier ses facteurs
d’évolution
;
d’évaluer les éventuelles disparités territoriales existantes dans l’exercice de ces compétences,
à travers la détermination du coût moyen par élève d’une scolarité en maternelle et en
élémentaire, des activités périscolaires, des transports scolaires et de la restauration scolaire ;
d’analyser les modes de gestion et d’organisation de ces compétences
;
d’identifier et d’illustrer par des exemples tirés des contrôles des chambres régionales des
comptes les marges
de manœuvre des communes et les bonnes pratiques en matière de pilotage
de la politique scolaire et périscolaire.
Le champ de l’enquête inclut les écoles maternelles et élémentaires publiques et privées
sous contrat, soit les écoles du premier degré, ainsi que des compétences facultatives de
restauration scolaire et de transports scolaires, sur les exercices 2013 et suivants.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
30
L’organisation de la politique scolaire sur le territoire
4.2.1.
Les caractéristiques démographiques
4.2.1.1.
Les écoles et les effectifs scolaires de la commune
Les établissements scolaires sur la commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda sont composés
de onze classes sur la période 2013/2016, dont une classe regroupant les niveaux de grande section
/cours primaire sur l’école primaire «
groupe scolaire Palalda ». Les écoles sont au nombre de
trois
: l’école primaire «
groupe scolaire de Palalda
», l’école maternelle «
Amélie-les-Bains » qui
relève d’un site différent, et l’école élémentaire «
Amélie-les-Bains »
39
.
Constituée de 232 élèves à la rentrée scolaire 2016, la population scolaire
d’Amélie
-les-Bains-Palalda se caractérise par une diminution de ses effectifs de 10,8 %
40
, en
discordance avec la tendance nationale d’augmentation de 0,6
%
41
. Cette évolution porte sur les
effectifs des élèves élémentaires, dont le volume passe de 181 en 2013 à 153 en 2016, soit une
diminution de 15,5 % alors que la tendance nationale est de + 2,1 %
42
. L’analyse de la répartition
des effectifs par école montre que cette baisse porte de façon quasi-exclusive sur l
’école
d’Amélie
-les-
Bains, le nombre d’élèves en maternelle restant globalement stable entre 2013 et
2016
43
. La diminution des effectifs scolaires pour les rentrées de 2017 et 2018 est estimée à 2,2 %
en 2017 et de 6,6 % en 2018
44
par la collectivité, sur la
base de l’estimation des élèves entrant en
maternelle, des élèves entrant au collège et du solde migratoire. Cette diminution s’avère plus
importante que celle envisagée au plan national de - 0,7 % en 2017 et 0 % en 2018
45
.
La collectivité précise que la diminution correspond à une fuite des élèves vers la commune
d’Arles
-sur-Tech, qui disposerait de logements moins onéreux et mieux adaptés aux familles. Cette
situation s’explique par la petite taille des logements sur Amélie
-les-Bains : les résidences
principales ont un nombre moyen de 3,1 pièces par logement, alors que le nombre moyen de pièces
observé sur Arles-sur-Tech est de 4,2 pièces
46
. Le volume important des meublés de petite taille à
destination d’une offre pour la clientèle thermale est le princi
pal facteur explicatif de ce
phénomène. Le solde démographique naturel influe également sur l’évolution de la population
scolaire, sur des effectifs peu importants où les variations sont plus sensibles : les neuf naissances
recensées sur le territoire comm
unal en 2011 expliquent l’augmentation de six élèves de maternelle
sur l’année scolaire 2014
47
.
4.2.1.2.
La répartition des écoles et des effectifs sur le territoire intercommunal
La commune d’Amélie
-les-Bains-Palalda fait partie, avec 13 autres communes, de la
communauté de communes du Haut-
Vallespir. Le territoire intercommunal n’a pas d’écoles
39
publique.html.
40
Source : collectivité : 260 élèves en 2013 et 232 élèves en 2016.
41
Source : MENESR-
DEPP note d’information n°17.03.
42
Source : MENESR-
DEPP note d’information n°17.03.
43
Voir le tableau détaillé des effectifs scolaires en annexe 1.
44
Source : collectivité : prévision 227 élèves en 2017 et 212 élèves en 2018.
45
Source : MENESR-
DEPP note d’information n°17.03.
46
Les logements sont composés à près de 67 % de plus de deux pièces sur Amélie-les-Bains-Palalda contre près de 91 % sur la
commun
e d’Arles
-sur-Tech.
47
Voir tableau en annexe 1.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
31
privées sous contrat et compte 10 écoles publiques pour l’enseignement du premier degré
48
: trois
écoles maternelles, trois écoles élémentaires et quatre écoles primaires. Ces écoles dépendent de
la
circonscription
académique
de
Montpellier
et
sont
réparties
sur
six
communes
(Amélie-les-Bains-Palalda, Arles-sur- Tech, Prats-de-Mollo-la-Preste, Saint-Laurent-de-Cerdans,
Saint-Marsal, Serralongue). La moitié des écoles sont localisées sur les deux communes les plus
peuplées d’Amélie
-les-
Bains et d’Arles
-sur-Tech, qui compte également le seul collège de
l’intercommunalité. Le reste des établissem
ents est réparti sur un territoire marqué par un relief
montagneux. Sur le territoire intercommunal, la population scolaire est concentrée à 44 % sur
Amélie-les-Bains-Palalda et à 34 % Arles-sur-Tech
49
. Les deux écoles primaires de Saint-Marsal
et Serralongue accueillent moins de 20 élèves.
4.2.2.
Le schéma de répartition des compétences
Bien que la commune souligne l’existence d’échanges réguliers avec les services de l’EPCI
aux fins d’organiser au mieux le service rendu aux usagers, elle ne s’est pas impliqué
e dans
l’élaboration du projet éducatif territorial élaboré le 10 juin 2014 par la
communauté de communes
du Haut
Vallespir, et ne dispose ni de ce document, ni de l’avenant relatif à la réorganisation des
nouvelles activités périscolaires (NAP) intervenu à la rentrée 2015. Par ailleurs, i
l n’y a pas eu de
regroupement pédagogique intercommunal.
La commune d’Amélie
-les-Bains-
Palalda n’exerce ni la compétence des transports
scolaires, ni celle des nouvelles activités scolaires et de la garderie, la première étant assurée par
le conseil départemental et les deux autres par l’intercommunalité. Les dépenses liées à l’exercice
de la compétence scolaire et périscolaire sont donc limitées en l’espèce sur la commune.
Le syndicat intercommunal scolaire et de transport (SIST) du Haut Vallespir, dont la
commune était membre, a exercé également jusqu’à sa dissolution en 2011 la compétence de la
restauration scolaire, qui a été transférée à la communauté de communes du Haut-Vallespir avec
les locaux et les équipements nécessaires à son exercice. Ces derniers peuvent cependant être
utilisés par la commune hors jours scolaires par convention d’usage.
La compétence relative aux NAP est exercée depuis sa mise en œuvre en septembre 2014
par la communauté de communes. La commune met à disposition les locaux et cours des écoles,
la mairie annexe de Palalda, et un établissement dortoir à titre gracieux pour l’exercice de cette
compétence, ainsi que du personnel. L’application d’un plafonnement à un taux horaire de
15
€
/heure TTC pour le remboursement de ce personnel a été décidée par délibération du
14 avril
2016 du conseil communautaire pour diminuer le reste à charge et s’aligner sur le taux
horaire de remboursement des vacataires et associations. Cette mesure se traduit par une
diminution des recettes estimées à près de 500
€
par an.
Depuis le 1
er
janvier 2016, la compétence des garderies, de la surveillance du temps
méridien et des études surveillées a été transférée à la communauté de communes. Les activités
périscolaires s
’effectuent dans l’enceinte de l’école, la commune assumant la maintenance, les
charges d’eau et d’électricité, l’entretien et les travaux de réparation des bâtiments scolaires, et
mettant à disposition du personnel.
48
L'enseignement du premier degré comprend les écoles
maternelles et les écoles élémentaires. Les écoles sont appelées primaires
lorsqu'elles comportent des classes maternelles et élémentaires.
49
Source : www.education.gouv.fr.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
32
La dynamique des dépenses et recettes scolaires et périscolaires de la
collectivité
4.3.1.
Le poids budgétaire
Les dépenses scolaires et périscolaires sont portées uniquement sur le budget principal de
la collectivité, et s’élèvent en moyenne annuelle à 506
000
€
pour les dépenses de fonctionnement,
soit 8,4 %
des dépenses de la collectivité, et les dépenses d’investissement à 200
000
€
en cumulé,
soit 1,3 % des dépenses. Ces ratios semblent faibles en comparaison des données remontées dans
le rapport d’observation des finances locales, mais doiven
t être analysés en tenant compte du
périmètre restreint des compétences exercées par la commune. L’instruction n’a pas permis de
constater de biais dans la fiabilité de constitution des données. Il n’existe pas de caisse des écoles
sur la commune. Le poids budgétaire des compétences scolaire et périscolaire de la commune est
présenté ci-après.
Tableau 6 : Poids budgétaire des compétences scolaire et périscolaire
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
4.3.2.
L’évolution
financière
4.3.2.1.
L’évolution de la section de fonctionnement
Les recettes de fonctionnement
Les recettes réelles de fonctionnement s’élèvent à 55
207
€
en 2016, ce qui est faible eu
égard aux charges constatées, alors même que les mises à disposition de locau
x et l’accès aux
équipements sportifs ne donnent pas lieu à facturation.
Le transfert de la compétence des garderies renforce le volume et le poids des
remboursements des mises à disposition par l’EPCI en 2016, le reste étant constitué par le fonds
d’amorçage. L’augmentation des remboursements de la communauté de communes s’élève ainsi
à 43 201
€
en 2016. Cette augmentation compense la suppression de la facturation des
participations des familles aux études surveillées et à la garderie, qui avait donné lieu à une refonte
des tarifs en 2014 et à une augmentation des recettes de 1 671
€
50
. La mise à disposition du
personnel pour les NAP entraîne un laisser à charge estimé à 500
€
en 2016 en raison du
50
La révision tarifaire décidée par délibération du 30 juillet 2013 avait pour objectif d’accroître la fréquentation des études
surveillées, avec un tarif de 12
€ mensuel sur la garderie pour les enfants de maternelle et un tarif mensuel unique sur la garderie
et les études surveillées de 13
€ pour les enfants de primaire, contre antérieurement 12
€ pour la garderie et 14
€ pour l’étude
surveillée.
2013
2014
2015
2016
variation
annuelle
moyenne
RECETTES
CONSOLIDEES
REELLES
DE
FONCTIONNEMENT
7 205 655
6 729 971
6 654 495
6 688 494
-2,5%
Recettes
relevant
des
compétences
scolaire et périscolaire
7 131
19 564
31 487
55 207
97,8%
Part
des
recettes
relevant
des
compétences scolaire et périscolaire
0,1%
0,3%
0,5%
0,8%
102,8%
DEPENSES
CONSOLIDEES
REELLES
DE
FONCTIONNEMENT
5 922 423
6 129 724
6 097 480
5 838 242
-0,5%
Dépenses
relevant
des
compétences
scolaire et périscolaire (yc RH)
507 519
513 121
534 713
471 734
-2,4%
Part
des
dépenses
relevant
des
compétences scolaire et périscolaire (yc
RH)
8,6%
8,4%
8,8%
8,1%
-1,9%
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
33
plafonnement horaire présenté plus haut. Le fonds d’amorçag
e pour la réforme des rythmes
scolaires, dont le montant est établi à 50
€/élève, s’élève à 11
967
€
en 2016. Il est reversé en
totalité à la communauté de communes. L’évolution détaillée des recettes réelles de
fonctionnement sur la période sous revue est présentée dans le tableau ci-après :
Tableau 7 : Détail des recettes réelles de fonctionnement
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Les dépenses de fonctionnement
Les dépenses globales de fonctionnement s’élèvent à
471 734
€
en 2016, et sont constituées
sur l’ensemble de la période sous revue
à 84 % par les dépenses scolaires
51
. La baisse de 11,8 %
des dépenses sur l’exercice 2016 s’explique principalement par le transfert de compétence des
garderies, des études surveillées et de la pause méridienne.
Les dépenses de personnel constituent 72 % des dépenses de fonctionnement, pour un total
de 13 agents et 11,73 ETP (en intégrant les personnels de gestion) en 2016, correspondant à une
charge de 340 526
€
hors frais de mise à disposition de personnel par la communauté de
communes
52
. La diminution de 7 %
des dépenses observée en 2016 s’explique par deux départs et
un transfert de rémunération de deux autres agents vers la communauté de communes.
La structuration des effectifs est caractérisée par une polyvalence et une multi-affectation
du personnel sur les différentes écoles de la commune. Les agents territoriaux spécialisés des
écoles maternelles (ATSEM) constituent la principale catégorie d’effectifs, avec quatre E
TP pour
un ratio d’accompagnement des classes de maternelle fixé à un agent par classe. La politique
menée par la collectivité de déploiement des intervenants explique par ailleurs le poids des
dépenses de personnel : quatre intervenants sont ainsi affectés auprès du corps enseignant pour
l’éducation physique et sportive, la technologie de l’information et de la communication et la
bibliothèque centre de documentation, soit un total de 1,62 ETP correspondant à près de 14 % des
effectifs. La réduction en nov
embre 2015 du nombre d’heures d’interventions en maternelle, sur
demande répétée de l’éducation nationale depuis 2012, s’est traduit par un redéploiement des
temps d’intervention sur l’école primaire d’Amélie
-les-Bains, qui en avait fait la demande. Dans
s
a réponse à la chambre, l’ordonnateur a justifié le recours aux intervenants par un choix politique
relatif au développement de l’éducation et de l’enseignement des enfants.
Le tableau 8 présente
l’évolution et la structuration des effectifs.
51
Voir le tableau détaillé des dépenses réelles de fonctionnement en annexe 1.
52
Le montant global des charges de personnel intégrant ces mises à disposition s’élève à
375 417
€ en 2016.
2013
2014
2015
2016
Total
2016/2013
Recettes réelles
de fonctionnement
7 131
19 564
31 487
55 207
113 389
Fonds d'amorçage des nouveaux rythmes scolaires (74718)
4 333
12 867
11 967
29 167
Participation des familles - garderie maternelle et primaire
3 966
4 499
4 463
12 928
Participation des familles - études surveillées primaire*
3 165
4 303
3 718
39
11 225
Remboursement par la communauté de communes
0
6 429
10 439
43 201
60 069
dont mise à disposition personnel - surveillance temps méridien
24 984
24 984
dont mise à disposition personnel - garderie
14 077
14 077
dont mise à disposition personnel -NAP
6 429
10 439
4 140
21 008
* les montants figurant en 2016 sont relatifs à une facturation pour le mois de décembre 2015
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
34
Tableau 8 : Les dépenses pour le personnel communal hors personnel de direction
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Le taux global d’absentéisme n’est pas suivi par la collectivité, qui justifie sa pratique par
la structuration de
son suivi en jours calendaires et l’absence d’outils dédiés. Les remplacements
s’effectuent suivant la durée de la période d’absence, soit par du personnel qualifié issu d’autres
services municipaux, soit en cas de durée longue par du personnel contractue
l. La collectivité n’a
pas souscrit de police d’assurance spécifique pour le remplacement de personnel.
La collectivité a versé des rémunérations au personnel enseignant au titre des études
surveillées du soir pour un montant total de près de 27 237
€
correspondant à près de 1 250 heures,
avec un taux horaire hors charges patronales constant de 21,86
€. L’évolution des dépenses versées
à ces personnels a décru entre 2013 et 2015 suite à la diminution du nombre d’heures réalisées. La
collectivité n’effectue
pas d’autres dépenses pour le personnel enseignant, qui ne dispose pas de
logement de fonction
53
.
4.3.2.2.
Le patrimoine immobilier
Les dépenses de patrimoine immobilier s’élèvent à 44
334
€
et correspondent à 9,4 % des
dépenses de fonctionnement
54
. Le patrimoine immobilier est ancien, et nécessite un suivi annuel
réalisé par l’équipe municipale en lien avec les équipes éducatives. Les travaux d’entretien
susceptibles d’être engagés sont évoqués lors de la seconde réunion du conseil d’école. Un
étalement sur plusieurs exercices est proposé pour les opérations les plus coûteuses.
Les dépenses de fonctionnement liées au patrimoine immobilier sont suivies par la
collectivité. La diminution de près de 10 % observée sur la période sous revue résulte de la baisse
des fluides de 12,3 %
, sans que cette évolution s’explique par une mesure spécifique.
4.3.2.3.
Les autres dépenses de fonctionnement
Les autres dépenses de fonctionnement se composent des subventions versées, des achats
et des autres dépenses. Leur montant total
s’élève à 104
980
€
en 2016, correspondant à 22,3 %
des charges. La collectivité ne verse pas de subventions aux coopératives scolaires, les subventions
aux différentes associations de parents d’élèves s’élevant en moyenne à 913
€
/an, en augmentation
de 5,7 % sur la période examinée
55
. Les achats s’élèvent à 95
584
€
, et les autres dépenses
53
Le tableau détaillé des dépenses pour le personnel enseignant figure en annexe 1.
54
Voir le tableau détaillé en annexe 1.
55
Voir le tableau détaillé en annexe 1.
2013
2014
2015
2016
variation
annuelle
moyenne
Evolution
2016/2013
Nombre d'ETP*
11
11
11
10
-3,1%
-9,1%
Effectif
18
18
17
13
-10,3%
-27,8%
Coût total (yc charges
patronales - 641, 645, 647)
350 432
364 991
366 642
340 526
-1,0%
-2,8%
* inclus les 4
ETP ATSEM
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
35
recensées proviennent des prestations de Noël, des goûters, frais de téléphonie et autres prestations,
pour un total de 8 213
€
en 2016
56
.
4.3.2.4.
L’évolution de la section d’investissement
Les dépenses d’investissement hors dispositif de sécurisation s’élèvent à 50
762
€
par an
en moyenne, avec une forte diminution en 2016
57
. Ces dépenses sont concentrées à 64 % sur les
travaux de mise en accessibilité de l’école élémentaire
, pour un total de 30 291
€
en 2014 et
28 368
€
en 2015. Les travaux dédiés à la prévention des a
ctes de terrorisme s’élèvent
globalement
à 1 372
€
pour
l’école élémenta
ire en 2015, 4 365
€
en 2016 pour le groupe scolaire de Palalda et
1 372
€
en 2017
58
. La
collectivité disposait antérieurement d’un dispositif anti
-intrusion.
La vétusté du patrimoine immobilier et les obligations de mise en conformité des
établissements tant en matière d’accessibilité que de sécurité, contraignent la commune à prévoir
une a
ugmentation sensible de ses dépenses d’investissement à compter de l’exercice 2017
:
50 725
€
sont ainsi prévus pour l’amélioration de l’accessibilité et 60
800
€
59
pour la mise en
sécurité, soit un total de 111 525
€
. La collectivité a sollicité un accompagnement à hauteur de
45 %
au global, réparti entre une subvention au titre de la dotation d’équipement des territoires
ruraux de 20 000
€
et du contrat de ruralité pour 28 624
€
60
, ainsi qu’une mobilisation de la réserve
parlementaire pour 2 000
€
. La chamb
re remarque qu’une sollicitation
anticipée de financements
aurait permis à la commune un étalement des opérations, particulièrement souhaitable au vu de la
faiblesse de son autofinancement.
Dans sa réponse, l’ordonnateur fait valoir que cette anticipation
était impossible,
au vu de l’injonction préfectorale d’accélérer en 2017 la réalisation des travaux
du groupe scolaire de Palalda, et à la programmation globale
des travaux d’accessibilité. La
chambre considère pour sa part
qu’elle
semblait réalisable, sachant qu
’
en 2016 le montant des
dépenses, limitées à 15 103
€
, est nettement plus faible que sur les autres exercices de la période
sous revue, et que les deux principales opérations étaient connues respectivement depuis 2014,
date de la communication des résultats de la visite de la commission de sécurité, et depuis le début
de l’année 2016 s’agissant de la planification des travaux d’accessibilité
.
4.3.3.
Le coût moyen par élève pour la collectivité d’une scolarité du premier degré
L’évolution du coût moyen par élève en 2016 pour la collectivité d’une scolarité du premier
degré pour la compétence scolaire est de 2 107
€
pour la maternelle et de 1 607
€
pour l’école
élémentaire. La diminution du coût sur l’école maternelle s’explique principalement par le
tr
ansfert de compétences vers l’intercommunalité, alors que l’augmentation du coût sur l’école
élémentaire de 17,4 %
s’explique par la baisse des effectifs couplée à une hausse des dépenses de
fonctionnement. Le calcul de ce coût moyen par élève a été réalisé en excluant les charges sociales
et les frais de formation du personnel, les impôts, taxes et versements assimilés sur rémunération
ainsi que les travaux de construction et grosses réparations dont l’ancienneté du patrimoine est
propre à chaque collectivité. Le détail du coût moyen est présenté ci-après.
56
Le détail de ces dépenses est établi comme suit : spectacle avec goûter proposés à la veille de Noël aux enfants sur le temps
scolaire (environ 2 425
€/
an pour le spectacle, 960
€/an pour le goûter et 160
€/an pour véhiculer les enfants du groupe scolaire
de Palalda)
; des goûters quotidiens alloués aux enfants de maternelle de l’école primaire de Palalda (environ 535
€/an) et en
2013 à l’école maternelle
(1 449,64
€)
; des dictionnaires distribués aux enfants des classes de CM2 à l’occasion de leur passage
en 6
ème
(environ 850
€/an)
; des frais de téléphonie environ 913
€/an).
57
Voir le tableau détaillé en annexe 1.
58
Les travaux portent sur l’installation de visiophones, le remplacement de portes d’entrées et de sonnettes.
59
Source : collectivité : la mise en accessibilité des établissements scolaires représente 25 430
€ pour l’école maternelle, 21
730
€
pour l’école élémentaire et 13
620
€ pour l’école primaire soit un montant total de 60
780
€.
60
Il vise à coordonner les moyens techniques, humains et financiers afin d’accompagner la mise en œuvre d’un projet de ter
ritoire.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
36
Tableau 9 : Coût moyen par élève
–
compétence scolaire
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Le coût moyen pour la collectivité des activités périscolaires n’a pas pu êt
re estimé du fait
de l’insuffisance de données transmises par la collectivité, qui explique ne pas disposer de suivi
suffisamment détaillé de ses effectifs.
4.3.4.
L’impact de l’évolution des dépenses nettes scolaires et périscolaires sur la
situation financière de la collectivité
Le tableau ci-
après présente l’impact des dépenses nettes sur la situation financière de la
collectivité :
Tableau 10 :
L’impact des dépenses nettes sur la situation financière de la collectivité
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Le poids des dépenses liées à l’exercice des compétences scolaire et périscolaire est trop
faible par rapport au montant global des charges de fonctionnement pour avoir un impact
significatif sur la situation financière de la collectivité. Pour autant, la structuration des charges
liées aux compétences scolaire et périscolaire présente certaines similitudes avec les charges de
fonctionnement :
une rigidité des charges de personnel, qui correspondent à 72 % de celles de fonctionnement
sur la compétence scolaire et périscolaire, contre 63 %
sur le budget principal, et s’explique en
partie par des choix de prestation ambitieux comme le taux d’intervenants auprès des
enseignants ;
un volume conséquent d’achats qui n’a pas fait l’objet de mesures visant à permettre une
maîtrise et une optimisation de la dépense.
La réforme des rythmes scolaires
4.4.1.
Les modalités de mises en œuvre de la réforme des rythmes scolaires
La mise en application de la réforme des rythmes scolaires a été reportée par délibération
du 26 mars 2013 par le conseil municipal, et la compétence a été transférée à la communauté de
Compétence scolaire coût
moyen par élève
2013
2014
2015
2016
variation
annuelle
évolution
2016/2013
Dépenses totales des compétences scolaire (maternelle)
189 878
197 145
202 614
166 466
-4,3%
-12,3%
Nombre d'élèves à la rentrée
79
85
80
79
0,0%
0,0%
Coût moyen par élève
2 403,52
2 319,35
2 532,67
2 107,16
-4,3%
-12,3%
Dépenses totales des compétences scolaire
(élémentaire)
247 812
230 379
240 313
245 932
-0,3%
-0,8%
Nombre d'élèves à la rentrée
181
174
161
153
-5,4%
-15,5%
Coût moyen par élève
1 369,13
1 324,02
1 492,63
1 607,40
5,5%
17,4%
MATERNELLE
ELEMENTAIRE
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
37
communes depuis le 1
er
septembre 2014. La préparation de la réforme a été réalisée en concertation
entre la collectivité,
le corps enseignant et les parents d’élèves, tant pour le report de la date de
mise en œuvre que le choix de la cinquième matinée d’école, fixée au mercredi matin.
La gestion des nouvelles activités périscolaires par la communauté de communes est
réalisée en convention avec la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), qui en fixe
la capacité maximum, et la CAF
61
. À la rentrée 2014, ces activités étaient programmées les lundi,
mardi, jeudi et vendredi durant la pause méridienne : de 13h45 à 14h30 pour les écoles maternelle
et élémentaire et de 13h15 à 14h00 pour l’école primaire. À l’issue de la scolarité 2014/2015, elles
ont été recentrées sur deux demi-journées de 15h00 à 16h30 sur les trois établissements scolaires,
sans aucune NAP sur le temps de la pause méridienne.
La surveillance du temps méridien, les études surveillées ainsi que les garderies sont restées
de la compétence de la commune jusqu’au 31 décembre 2015. L’instauration des nouvelles
activités périscolaires a contraint la collec
tivité à revoir son mode d’organisation principalement
pour la garderie
: un accueil du matin et du soir a été déployé sur l’école élémentaire qui n’en
disposait pas, et une harmonisation des horaires de garderie du soir a été réalisé. L’expérimentation
po
nctuelle de NAP pendant le temps méridien a entraîné une modification ponctuelle sur l’exercice
2014 des temps méridiens
62
.
4.4.2.
L’impact financier de la réforme
Le fonds d’amorçage pour la réforme des rythmes scolaires destiné à soutenir les écoles
disposant d’un projet éducatif de territoire (PEDT), est perçu par la commune depuis la rentrée
2014 pour un montant de 50
€
63
par élève et reversé en intégralité à la communauté de
communes
64
.
La demi-journée scolaire supplémentaire mise en place le mercredi matin dans le cadre de
la réforme a contraint la collectivité à un entretien des locaux estimé à 500
€
annuel ainsi qu’à une
modulation des horaires de travail. L’application d’un taux de remboursement plafonné à
15
€
/heure TTC pour les agents des NAP m
is à disposition par la commune à l’EPCI, entré en
vigueur au 1
er
mai 2016, provoque un laisser à charge de près de 500
€
à la commune. La
modification des horaires de la garderie du mercredi n’a pas eu d’impact financier sur la perception
de la participation des familles en raison de la tarification mensuelle. Au global, la réforme des
rythmes scolaires n’a donc pas eu d’impact financier significatif pour la commune.
Les relations avec les services de l’État
4.5.1.
La carte scolaire
4.5.1.1.
Le cadre de la sectorisation
Le nombre relativement faible d’enfants par classe a conduit à une diminution d’un poste
d’enseignant par l’éducation nationale à la rentrée 2017, annoncée en janvier 2017 et confirmée
61
Source : site internet de la communauté de communes.
62
Voir les tableaux détaillés en annexe 1.
63
Les communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU) cible ou à la dotation de solidarité rurale (DSR) cible se voient
allouer 40
€ supplémentaires par élève, soit 90
€ par élève au total pour l’année scolaire.
64
Voir tableau en annexe 1.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
38
par une décision du directeur académique des servic
es de l’éducatio
n nationale (DASEN) du
3 mars 2017. Cette fermeture de classe constitue le premier mouvement recensé sur la période sous
revue.
La commune n’a mis en place aucun suivi particulier de la carte scolaire
: elle ne recueille
d’informations ni sur la structuration de cette carte et des seuils d’ouverture et de fermeture de
classes appliqués sur le territoire intercommunal, ni sur les flux éventuels d’enfants résidants sur
son territoire et qui seraient scolarisés sur d’autres communes
65
. La liste de tous les enfants résidant
sur la commune, qui constitue une obligation communale au titre de l’article L.
131-6 du code de
l’éducation, n’est pas effectuée, et il n’existe pas de suivi partagé des prévisions d’évolution des
effectifs avec les services de l’État.
Dans
sa réponse, l’ordonnateur s’engage à améliorer son suivi
de la carte scolaire.
Malgré cette absence de suivi, la sectorisation utilisée depuis plus de 10 ans semble ne pas
soulever de difficultés particulières. Reposant sur une souplesse de fonctionnement liée à
l’existence d’un secteur mixte entre Amélie
-les-Bains et Palalda, le cadre utilisé permet en effet
d’adapter au cas par cas la répartition des effectif
s en lien avec les directions des établissements et
les parents d’élèves
66
. La délibération de l
a sectorisation n’a été adoptée officiellement par la
communes
et les conseils des écoles qu’en juin 2017.
4.5.1.2.
Les dérogations à la carte scolaire
La collectivité a recensé 63 demandes de dérogation sur l’ensemble de la période sous
revue, qui ont toutes été accordées, et concernent chaque année en moyenne 6 % des effectifs
scolaires de la commune
67
. Globalement, si la répartition annuelle de ces dérogations est stable
avec une dizaine de cas par an, la majorité des demandes correspond à des enfants extérieurs au
périmètre qui entrent sur le territoire communal : 51 demandes relèvent de cette catégorie, soit
81 %
du total, le flux d’élèves résidant sur le territoire communal et demandant à ne pas y être
scolarisés représentant 13 % des demandes. Les demandes d
e changement d’affectation à
l’intérieur du périmètre de la commune ne représentent que 6
% des demandes. Cette structuration
des flux, qui reste stable sur la période sous revue, s’explique principalement par la demande de
scolarisation sur le territoire
d’Amélie
-les-Bains-
Palalda des enfants issus de la maison d’enfants
à caractère social (MECS) « Les Chantevents », située sur la commune de Corsavy, et dont le
périmètre scolaire d’appartenance relève de la commune d’Arles
-sur-Tech. Les motifs familiaux
représentent au total 70 % des demandes.
Si le traitement des demandes de dérogations ne soulève pas de difficultés particulières,
l’instruction a permis de constater qu’aucune participation financière n’était sollicitée par la
commune auprès des communes de résidence. Aux termes des articles L. 212-8 et R 212-21 du
code de l’éducation, les enfants doivent être scolarisés dans l’école publique de la commune dont
ils dépendent en application de la carte scolaire. Les cas de dérogation à ce principe sont
explicitement énumérés par la réglementation
, et relèvent soit d’une capacité d’accueil insuffisante
de la commune de résidence, soit de motifs familiaux ou professionnels des élèves effectuant la
demande. Les cas de participation financière de la commune de résidence aux frais de scolarité
65
Article R. 131-
3 du code de l’éducation.
66
Voir la carte de la sectorisation en annexe 1.
67
Voir les tableaux détaillés en annexe 1.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
39
des enfants concernés sont expressément définis, et doivent donner lieu à un suivi conjoint des
collectivités
68
.
En appliquant les coûts moyens par enfant au nombre d’enfants entrants sur le territoire
communal et non compensés par une sortie du territoire, la chambre estime entre 10 000
€
et
17 000
€
par an le manque à gagner pour la collectivité
69
, soit une perte cumulée comprise entre
40 000
€
et 68 000
€
sur la période 2013-2016.
Dans sa réponse, l’ordonnateur s’engage à
appliquer la réglementation en matière de participation financière.
4.5.2.
L’accueil des moins de trois ans
La commune n’a pas établi de relation avec la caisse d’allocations familiales (CAF) pour
l’accueil des enfants de moins de trois ans. À la rentrée 2016/2017, la commune scolarise cinq
enfants de moins de trois ans sur un effectif global de 79 élèves de maternelle soit 6,3 % des
effectifs de maternelles. La collectivité n’a pas constaté de coût financier supplémentaire du fait
de cet accueil, pour lequel il n’y a pas eu d’agent territorial spéc
ialisé des écoles maternelle
(ATSEM) supplémentaire ni de création de classe.
Les modes de gestion et d’organisation de la compétence scolaire et
périscolaire
4.6.1.
Le service des affaires scolaires
Compte tenu de sa taille, la commune n’a pas jugé pertinente l’identification d’un service
des affaires scolaires au sein de son équipe, ni même d’un interlocuteur référent pour l’ensemble
de ces questions, la gestion courante étant réalisée par le directeur général des services en
mobilisant les différents services en fonction des besoins (ressources humaines, services
techniques, comptabilité, et accueil du public pour les inscriptions).
Au vu de l’insuffisante maîtrise de la gestion des affaires scolaires et périscolaires
manifestée par la commune au cours de
l’instruction, et de son exclusion des grands arbitrages
rendus au niveau de l’intercommunalité, la chambre recommande à la collectivité d’identifier un
référent pour les affaires scolaires, et l’invite à formaliser une lettre d
e mission agrémentée des
délégations nécessaires pour clarifier les attendus et les obligations de cette fonction. Dans sa
réponse, l’ordonnateur s’engage à mettre en œuvre la recommandation de la chambre, démarche
non entreprise pour l’heure.
Recommandation
Identifier sur l’organig
ramme un référent pour les affaires scolaires.
Non mise en
œuvre
.
68
Article R. 212-
21 du code de l’éducation
: « la commune de résidence est tenue de participer financièrement à la scolarisation
d’enfants d
ans une autre commune dans les cas suivants
: 1° Père 1° Père et mère […] de l'enfant exerçant une activité
professionnelle lorsqu'ils résident dans une commune qui n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde
des enfants, ou l'une
seulement de ces deux prestations 2° État de santé de l'enfant […] ; 3° Frère ou sœur de l'enfant inscrit la
même année scolaire dans une école […] de la commune d'accueil, lorsque l'inscription du frère ou de la sœur dans cette
commune est justifiée […].
69
Le chiffrage ne peut être approximatif étant donné que l’on ne connaît pas la ventilation exacte des enfants entre maternelle
et
primaire, ni le nombre exact d’enfants pour lequel le principe de participation financière s’applique au vu du motif accord
é de
dérogation, les motifs d’ordre professionnel n’étant pas systématiquement compensés.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
40
4.6.2.
Le pilotage des ressources humaines
Les modalités d’organisation du temps scolaire et périscolaire sont évoquées en présence
de l’élu référent lors des conseils d’école qui ont lieu trois fois par an pour chaque établissement
scolaire. Les directeurs des établissements scolaires organisent e
n fin d’année scolaire un
planning
prévisionnel des interventions d’agents communaux pour la rentrée suivante au sein des
établissements scolaires. La collectivité n’envisage pas de moduler le volume horaire des ATSEM
et indique échanger régulièrement avec
les services de l’EPCI au regard des compétences
transférées aux fins d’organiser au mieux le service rendu aux usagers.
4.6.3.
La gestion des achats
Les services municipaux gèrent plus de 96 % des achats, les coopératives scolaires
représentant moins de 5 % des achats. Le cadre décisionnel de ces dépenses est défini par une
enveloppe financière et un circuit décisionnel. Les besoins sont ainsi présentés en conseils d’école
par les établissements scolaires et formalisés par un bon de commande adressé à la commune pour
validation par le directeur général des services ou l’élu référent, avant orientation vers le service
compétent.
Les marges de manœuvre
L’intégralité de la compétence périscolaire étant exercée depuis le 1
er
janvier 2016 par la
communauté de
communes, désormais les seules marges de manœuvre de la commune portent sur
l’exercice de la compétence scolaire.
4.7.1.
Le pilotage
Le pilotage de la collectivité pourrait être revu afin de replacer l’exercice de la compétence
scolaire dans une logique plus
lisible d’identification des responsabilités, de définition des
objectifs à atteindre et des moyens à mettre en œuvre. Les problématiques relevées dans le cadre
du contrôle renvoient en effet à des lacunes de pilotage préjudiciables pour la collectivité, dont
l’amélioration pourrait conduire à la production de gains
:
dans le cadre d’une mutualisation des achats
: la collectivité pourrait réduire ses coûts en
rationalisant ses achats par une convention de groupement de commande avec l’EPCI. La
collectivité envisage de procéder à des accords-
cadres mais n’a pas entrepris d’études d’impact
financier chiffré sur ce projet ;
dans les produits de fonctionnement avec les participations financières : prévues
réglementairement, elles n’ont pas été appliquées par l
a commune pour éviter une réciprocité
de la procédure. Or, l’avantage financier net pour la commune a été estimé entre 10
000
€
et
25 000
€
par an.
Dans sa réponse, l’ordonnateur s’engage à mettre en œuvre la préconisation de la chambre.
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
41
4.7.2.
La fusion des établissements scolaires
La diminution des effectifs scolaires constatée sur la période 2013 à 2016, qui est appelée
à se poursuivre sur les deux prochaines années scolaires, conduit de fait à poser la question de la
fusion des établissements scolaires. Bien que cette mesure puisse entraîner une réduction des
dépenses de fonctionnement de 65 000
€
et permettre ainsi une plus grande mutualisation de
certains enseignements, elle n’est pas envisagée par la commune. Cette dernière redoute en effet
une modification des flux de circulation internes et de la structuration du tissu urbain des quartiers
concernés par la fermeture en question.
________________________CONCLUSION INTERMÉDIAIRE________________________
Les dépenses de fonctionnement liées à l’exercice de la compétence scolaire et périscolaire
sur Amélie-les-Bains-Palalda sont globalement inférieures aux ratios nationaux observés, ce
phénomène s’expliquant principalement par le fait que la commune n’exerc
e plus la compétence
périscolaire depuis le transfert des nouvelles activités périscolaires à la communauté de
communes. Pour autant, l’analyse des charges courantes permet de mettre en évidence des ratios
d’effectifs particulièrement importants sur certai
ns postes comme celui des intervenants. Plus
globalement, la chambre observe des lacunes dans le pilotage de la compétence préjudiciables
financièrement à la collectivité, tant en termes de dépenses que de recettes de fonctionnement.
La diminution de la population scolaire observée sur la période sous revue pose de fait la
question d’une réorganisation des établissements scolaires et d’une possibilité de fusion de ces
établissements, à un moment où les besoins d’investissement sur ces équipements vieillis
sants
deviennent indispensables, tant sur le plan de l’accessibilité que de la mise en sécurité, et alors que
les tensions financières de la commune pèsent lourdement sur les marges d’investissement.
La chambre invite la collectivité à poser la question
d’un transfert de l’ensemble de la
compétence scolaire et périscolaire au niveau de l’intercommunalité, au vu des leviers de gestion
de l’EPCI et de la dynamique démographique observée sur la période.
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
42
ANNEXES
annexe 1 : Les compétences scolaire périscolaire
tableau 11 : Les effectifs scolaires
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Ecoles publiques
sept-13
sept-14
sept-15
sept-16
Evolution
2016/2013
Nombre d'élèves total
260
259
241
232
-10,8%
dont élèves maternelles (2 sites)
79
85
80
79
0,0%
dont élèves élémentaires
(2 sites)
181
174
161
153
-15,5%
sept-13
sept-14
sept-15
sept-16
Evolution
2013/2016
Nombre d'écoles
1
1
1
1
0,0%
Nombre de sites
1
1
1
1
0,0%
Pourcentage d'enfants de moins de
trois ans scolarisés
NC
NC
0,0%
7,8%
Nombre de classes
2
2
2
2
0,0%
Nombre d'élèves
49
46
46
51
4,1%
Nombre moyen d'élèves par classe
24,5
23
23
25,5
4,1%
sept-13
sept-14
sept-15
sept-16
Evolution
2013/2016
Nombre d'écoles
1
1
1
1
0,0%
Nombre de sites
1
1
1
1
0,0%
Nombre de classes
5
5
5
5
0,0%
Nombre d'élèves
119
120
112
96
-19,3%
Nombre moyen d'élèves par classe
23,8
24
22,4
19,2
-19,3%
sept-13
sept-14
sept-15
sept-16
Evolution
2013/2016
Nombre d'écoles
1
1
1
1
0,0%
Nombre de sites
1
1
1
1
0,0%
Pourcentage d'enfants de moins de
trois ans scolarisés par rapport aux
élèves en maternelle
NC
NC
5,9%
3,6%
Nombre de classes
4
4
4
4
0,0%
dont nombre de classes maternelles
1
1
1
1
dont nombre de classes élémentaires
2
2
2
2
dont nombre de classes mixte GS/CP
1
1
1
1
Nbre d'élèves en maternelle
30
39
34
28
-6,7%
dont ceux en classe GS/CP
7
12
12
11
57,1%
Nbre d'élèves en élémentaire
62
54
49
57
-8,1%
dont ceux en classe GS/CP
14
9
10
13
-7,1%
Nombre d'élèves total
92
93
83
85
-7,6%
Nombre moyen d'élèves par classe en
global toutes classes confondues
23
23,25
20,75
21,25
-7,6%
Nombre d'élèves par classe de
maternelle hors classe GS/CP
23
27
22
17
-26,1%
Nombre moyen d'élèves par classe
élémentaire hors classe GS/CP
24
22,5
19,5
22
-8,3%
Maternelle "Amélie les Bains"
Elémentaire "Amélie les Bains"
Primaire
"Groupe scolaire Palalda"
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
43
tableau 12 : Naissances domiciliées sur la commune
Source : Insee
tableau 13 : Détail des dépenses réelles de fonctionnement
Naissances
domiciliées en
2010
Naissances
domiciliées en
2011
Naissances
domiciliées en
2012
Naissances
domiciliées en
2013
Naissances
domiciliées en
2014
Naissances
domiciliées en
2015
26
35
24
15
27
23
2013
2014
2015
2016
Total
variation
annuelle
moyenne
Evolution
2016/2013
Dépenses réelles de fonctionnement
507 519
513 121
534 713
471 734
2 027 087
-2,4%
-7,1%
COMPETENCE SCOLAIRE
425 804
427 950
438 629
410 690
1 703 073
-1,2%
-3,5%
MATERNELLE
134 824
133 570
141 936
122 131
532 461
-3,2%
-9,4%
Petit matériel - écoles (60632)
118
86
96
212
512
21,5%
79,3%
Fournitures scolaires (6067)
2 512
3 209
3 371
3 137
12 228
7,7%
24,9%
maintenance ( 6156)
775
802
822
792
3 191
0,7%
2,2%
Locations photocopieuses (6135)
746
749
749
635
2 879
-5,2%
-14,9%
Autre frais divers (nettoyage et contrôles elect…)
574
574
594
594
2 335
1,1%
3,4%
Dépenses de personnel (641 et 645)
109 276
113 220
116 391
105 125
444 011
-1,3%
-3,8%
Fluides (606)
9 020
6 078
8 101
7 406
30 605
-6,4%
-17,9%
entretien ( 615)
965
982
1 226
799
3 972
-6,1%
-17,3%
Fournitures diverses ( 60628 avec pharmacie)
7 503
4 369
7 104
309
19 285
-65,5%
-95,9%
Fournitures d'entretien
781
519
482
229
2 011
-33,5%
-70,6%
Vêtements de travail
186
246
312
297
1 041
16,9%
59,7%
Autres charges sociales diverses (6478)
188
582
450
617
1 837
48,8%
229,2%
Impôt taxes et versements assimilés (633)
2 088
2 155
2 239
1 979
8 462
-1,8%
-5,2%
Formation de personnel (6184)
93
93
ELEMENTAIRE
143 593
144 922
150 748
154 626
593 889
2,5%
7,7%
Petit matériel - écoles (60632)
25
126
199
350
-100,0%
Fournitures scolaires (6067)
8 352
7 554
6 444
6 167
28 517
-9,6%
-26,2%
Abonnements et documentation (606)
0
254
254
maintenance ( 6156)
1 147
1 334
1 472
1 431
5 383
7,7%
24,8%
Locations photocopieuses (6135)
746
749
749
635
2 879
-5,2%
-14,9%
Autre frais divers (nettoyage et contrôles elect…)
574
832
599
931
2 936
17,5%
62,2%
Dépenses de personnel (641 et 645)
102 848
109 861
112 518
119 041
444 270
5,0%
15,7%
Fournitures diverses ( 60628)
1 674
2 950
1 111
2 072
7 807
7,4%
23,8%
Fournitures d'entretien
766
1 107
1 508
362
3 744
-22,1%
-52,7%
Vêtements de travail
224
203
213
294
934
9,5%
31,2%
Autres charges sociales diverses (6478)
187
449
449
690
1 775
54,5%
269,1%
Impôt taxes et versements assimilés (633)
1 993
2 108
2 169
2 237
8 506
12,3%
Formation de personnel (6184)
93
93
-100,0%
-100,0%
Entretien / maintenance (615)
2 413
2 456
3 064
1 996
9 929
-6,1%
-17,3%
Fluides (606)
22 551
15 195
20 253
18 515
76 512
-6,4%
-17,9%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
44
* les montants figurant en 2016 sont relatifs aux études surveillées du mois de décembre 2015
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 14 : Le personnel concerné par les compétences scolaire et périscolaire
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
ECOLE PRIMAIRE DE PALALDA (maternelle et élémentaire)
147 387
149 457
145 945
133 933
576 723
-3,1%
-9,1%
Petit matériel - écoles (60632)
0
24
89
113
Fournitures scolaires (6067)
6 378
6 411
5 503
5 536
23 829
-4,6%
-13,2%
Abonnements et documentation (606)
53
53
maintenance ( 6156)
467
492
521
989
2 469
28,5%
111,9%
Locations photocopieuses (6135)
746
749
749
635
2 879
-5,2%
-14,9%
Autre frais divers (nettoyage et contrôles elect…)
855
871
954
900
3 579
1,7%
5,3%
Dépenses de personnel (641 et 645)
122 124
124 450
120 978
107 550
475 103
-4,1%
-11,9%
Fournitures diverses ( 60628)
1 010
2 202
3 524
2 064
8 800
26,9%
104,4%
Fournitures d'entretien
1 004
856
1 480
988
4 328
-0,6%
-1,6%
Vêtements de travail
102
126
214
81
522
-7,5%
-20,8%
Autres charges sociales diverses (6478)
241
578
550
709
2 079
194,1%
Impôt taxes et versements assimilés (633)
2 404
2 440
2 395
2 075
9 314
-4,8%
-13,7%
Formation de personnel (6184)
185
185
Entretien / maintenance (615)
50
170
221
441
Fluides (606)
11 871
10 155
8 819
12 186
43 030
0,9%
2,7%
COMPETENCE PERISCOLAIRE
81 715
85 171
96 084
61 044
324 014
-9,3%
-25,3%
charges de personnel
surveillance du temps méridien
45 876
32 971
36 752
115 599
charges de personnel
garderie
24 720
31 983
31 148
87 851
mise à disposition de personnel à la communauté de communes
0
6 429
10 439
43 701
60 569
dont charges de personnel surveillance du temps méridien
24 984
24 984
dont charges de personnel garderie
14 077
14 077
dont charges de personnel
NAP
6 429
10 439
4 640
21 508
MATERNELLE
2 036
306
675
573
3 591
Alimentation (60623) goûter
1 450
1 450
Alimentation (60623) goûter - école Palalda
587
306
675
573
2 142
ELEMENTAIRE
9 083
9 148
8 504
503
27 238
Etudes surveillées-personnel enseignant (621)*
4 558
4 591
3 804
197
13 149
Etudes surveillées-personnel enseignant (621)* Palalda
4 525
4 558
4 700
306
14 089
FONDS D'AMORCAGE remboursement à la communauté de communes
-
4 333
8 567
16 267
29 167
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
45
tableau 15 : Les dépenses pour le personnel enseignant pour les études surveillées
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 16 : Les dépenses de fonctionnement liées au patrimoine immobilier
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 17 : La gestion des achats
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 18 : Les subventions versées
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
Le personnel enseignant
2013
2014
2015
2016
(études surveillées de
décembre 2015)
Total 2015
avec réintégration 2016
Total
global
Evolution
(2015+2016)/2013
Ecole
"Amélie-les-Bains"
4 557,81
4 590,60
3 803,64
196,74
4 000,38
13 148,79
-12,2%
Ecole
"groupe scolaire Palalda"
4 525,02
4 557,81
4 699,90
306,04
5 005,94
14 088,77
10,6%
Total
9 082,83
9 148,41
8 503,54
502,78
9 006,32
27 237,56
-0,8%
2013
2014
2015
2016
Evolution
2016/2013
variation
annuelle
moyenne
Dépenses de fonctionnement
patrimoine immobilier
49 208
37 544
44 447
44 334
-9,9%
-3,4%
dont travaux d'entretien et de maintenance
5 766
6 117
7 275
6 228
8,0%
2,6%
maintenance ( 6156) école maternelle
775
802
822
792
2,2%
0,7%
maintenance ( 6156) ecole élémentaire
1 147
1 334
1 472
1 431
24,8%
7,7%
maintenance ( 6156) école primaire
467
492
521
989
111,9%
28,5%
entretien ( 615) école maternelle
965
982
1 226
799
-17,3%
-6,1%
entretien
(615) école élémentaire
2 413
2 456
3 064
1 996
-17,3%
-6,1%
entretien (615) école primaire
50
170
221
dont fluides
43 442
31 427
37 172
38 107
-12,3%
-4,3%
fluides (606) école maternelle
9 020
6 078
8 101
7 406
-17,9%
-6,4%
fluides (606) école élémentaire
22 551
15 195
20 253
18 515
-17,9%
-6,4%
fluides (606) école primaire
11 871
10 155
8 819
12 186
2,7%
0,9%
2013
2014
2015
2016
variation
annuelle
moyenne
Montant total des achats compétences scolaire et
périscolaire
99 390
148 316
110 773
95 584
-1,3%
Montant pour les écoles
36 598
25 061
27 868
24 855
-12,1%
Montant géré par les caisses des écoles
Montant géré par les coopératives scolaires
4 387
3 486
4 335
3 799
-4,7%
Montant pour les services municipaux
58 405
119 769
78 570
66 930
4,6%
Part des achats gérés directement par les services
municipaux
95,6%
97,6%
96,1%
96,0%
0,2%
Montant mutualisé avec d'autres organismes (EPCI)
Subventions aux associations
de parents d'élèves
2013
2014
2015
2016
Total
Moyenne
Evolution
2016/2013
école maternelle
255
255
255
255
1 020
255
0,0%
école élémentaire
220
220
220
220
880
220
0,0%
école primaire
400
450
450
450
1 750
438
12,5%
Total
875
925
925
925
3 650
913
5,7%
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
46
tableau 19 :
Les dépenses réelles d’investissement hors dispositif de sécurisation
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 20 : Les dépenses nettes des activités périscolaires et de la réforme des rythmes scolaires
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
2013
2014
2015
2016
Total
Variation
annuelle
moyenne
Evolution
2016/2013
DEPENSES REELLES D'INVESTISSEMENT pour les compétences scolaire et périscolaire
45 078
95 211
47 655
15 103
203 047
-30,5%
-66,5%
ECOLE MATERNELLE
23 669
10 550
2 464
3 266
39 949
-48,3%
-86,2%
Travaux de construction et grosses réparations (23)
15 225
7 736
788
23 750
-62,7%
-94,8%
Matériel informatique (21)
436
852
717
2 005
18,1%
64,6%
Autres acquisitions (mobiliers…) (21)
8 008
1 962
2 464
1 761
14 195
-39,6%
-78,0%
ECOLE ELEMENTAIRE
9 835
77 697
39 515
3 739
130 786
-27,6%
-62,0%
Travaux de construction et grosses réparations (23)
4 565
77 604
35 105
117 274
-100,0%
-100,0%
Matériel informatique (21)
1 834
3 687
3 465
8 986
23,6%
88,9%
Autres acquisitions (mobiliers…) (21)
3 435
94
723
274
4 526
-57,0%
-92,0%
ECOLE PRIMAIRE
11 575
6 963
5 676
8 098
32 312
-11,2%
-30,0%
Travaux de construction et grosses réparations (23)
5 932
1 984
4 300
12 216
-10,2%
-27,5%
Matériel informatique (21)
5 233
968
299
6 500
-61,5%
-94,3%
Autres acquisitions (mobiliers…) (21)
410
4 011
5 676
3 499
13 596
104,4%
754,1%
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
47
tableau 21 : Amplitude horaire accueil matin
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 22 : Amplitude horaire accueil soir
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 23 : Amplitude horaire surveillance du temps méridien
Source : Commune d'Amélie-les-Bains-Palalda
tableau 24 :
Fonds d’amorçage
Source :
Collectivité d’après les fichiers mandats et titres
Carte de la sectorisation scolaire de la commune
Source : Collectivité
Fonds d'amorçage
2014
2015
2016
Total
Montant perçu par la collectivté
4 333
12 867
11 967
29 167
Remboursement à la communauté de communes
4 333
8 567
16 267
29 167
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
48
tableau 25 : Dérogations internes
Source : Collectivité
tableau 26 : Dérogations externes sortantes
Source : Collectivité
tableau 27 : Dérogations externes entrantes
Source : Collectivité
Dérogations internes
2013
2014
2015
2016
Total
Nombre de dérogations demandées
0
0
1
3
4
dont raisons familiales
1
3
4
Nombre de dérogations accordées
1
3
4
dont raisons familiales
1
3
4
Taux de dérogations
-
-
100%
100%
100%
Dérogations externes sortantes
2014
2015
2016
Total
Nombre de dérogations demandées
5
2
1
8
dont raisons professionnelles
2
2
dont raisons familiales
3
2
1
6
Nombre de dérogations accordées
5
2
1
8
dont raisons professionnelles
2
2
dont raisons familiales
3
2
1
6
Taux de dérogations
100%
100%
100%
100%
Dérogations externes entrantes
2013
2014
2015
2016
Total
Nombre de dérogations demandées
12
10
16
13
51
dont raisons professionnelles
6
3
5
3
17
dont raisons familiales
6
7
11
10
34
Nombre de dérogations accordées
12
10
16
13
51
dont raisons professionnelles
6
3
5
3
17
dont raisons familiales
6
7
11
10
34
Taux de dérogations
100%
100%
100%
100%
100%
RAPPORT D’OBSERVATIO
NS DÉFINITIVES
49
GLOSSAIRE
ATSEM
agent territorial spécialisé des écoles maternelles
CAF
capacité d'autofinancement
CAF
caisse d’allocations familiales
CGCT
code général des collectivités territoriales
CDT
comité départemental du tourisme
CFE
cotisation foncière des entreprises
CNETh
Conseil national des établissements thermaux
CTS
Chaîne thermale du soleil
CVAE
cotisation sur la valeur ajoutée
DASEN
directeur académique des services de l’éducation nationale
DDCS
directeur départementale de la cohésion sociale
DGCL
Direction générale des collectivités locales
DSR
dotation de solidarité rurale
DSU
dotation de solidarité urbaine
ETP
équivalent temps-plein
ETPR
équivalent temps-plein rémunéré
EPCI
établissement public de coopération intercommunale
EBF
excédent brut de fonctionnement
FCTVA
fonds de compensation pour la TVA
FPIC
fonds de péréquation des ressources intercommunales et
communales
HT
hors taxe
IFER
imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux
INSEE
Institut national de la statistique et des études économiques
k€
kilo
€
= millier d’euros
MECS
maison d’enfants à caractère social
M€
million d’euros
NAP
nouvelles activités périscolaires
NOTRe
loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République
OMTT
office municipal de tourisme et de thermalisme
PEDT
projet éducatif de territoire
SAS
société par actions simplifiée
SIST
syndicat intercommunal scolaire et de transport
TASCOM
taxe sur les surfaces commerciales
TTC
toutes taxes comprises
TVA
taxe sur la valeur ajoutée
COMMUNE D’AMÉLIE
-LES-BAINS-PALALDA
50
Réponses aux observations définitives
en application de l’article L.
243-5 du code des juridictions financières
Une réponse enregistrée :
-
Réponse du 1
er
juin 2018 de M. Alexandre Reynal, maire de
la commune d’Amélie les Bains
-
Palalda
Article L. 243-5 du code des juridictions financières :
« Les destinataires du rapport
d’observations disposent d’un délai d’un mois pour adresser au
greffe de la chambre régionale des comptes une réponse écrite. Dès lors qu’elles ont été adressées
dans le délai précité, ces réponses sont jointes au rapport. Elles engagent la seule responsabilité de
leurs auteurs ».
Les publications de la chambre régionale des comptes
Occitanie
sont disponibles sur le site :
Chambre régionale des comptes Occitanie
500, avenue des États du Languedoc
CS 70755
34064 MONTPELLIER CEDEX 2
occitanie@crtc.ccomptes.fr