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FOURRÉ-CORMERAY Michel Joseph Amédée

Né le 25 mai 1910 à Angers (Maine-et-Loire), décédé le 22 mars 1965 à Paris (16ème).

Fils de Georges Lucien Amédée Fourré (Angers (3ème) 3/6/1878-18/12/1910 Angers ?) docteur en droit, avocat à la Cour d’appel, et de Jeanne Marie Cormeray (Angers (2ème) 25/1/1881-29/9/1973 Saint-Jean de Linières, Maine-et-Loire), mariés en 1904 à Angers.

Petit-fils d’Amédée Henri Hippolyte Fourré (Niort, Deux-Sèvres, 13/8/1849-ap. 1910), quincailler, négociant, et de Valérie Marie Nau (Angers, 2e, 2/8/1853-ap. 1910), mariés le 15 juin 1875 à Angers (3ème). Petit-fils de Georges Jean Louis Cormeray (Angers 28/8/1851-1925), banquier, artiste peintre, président du tribunal de commerce d’Angers, président-fondateur de la société des amis des arts d’Angers, chevalier de la Légion d’honneur en 1909, et de Marie Ernestine Blanvillain (Cholet, Maine-et-Loire, 21/10/1859-ap. 1904 - ?), mariés le 10 mars 1880 à Paris (7ème).

Arrière-petit-fils de Callixte Alexandre Fourré (Niort 16/6/1812-20/8/1881 Niort), cordonnier, négociant, et de Phéliberthe Webre (Le Creusot, Saône-et-Loire, 9/4/1819-6/6/1893 Niort), lingère, mariés le 27 avril 1840 à Niort. Arrière-petit-fils de Jean Cormeray (Angers 4/8/1818-ap. 1880 ?), commis puis caissier de banque, puis banquier, et de Joséphine Louise Angélique Hervé (Varennes-sous-Monsoreau 27/9/1832-ap. 1880 ?), mariés le 25 juin 1850 à Varennes-sous-Monsoreau (Maine-et-Loire). Arrière-petit-fils de Jules Nau (Julle Neau dans l’acte d’état-civil) (Le Puy-Notre-Dame, Maine-et-Loire, 6/8/1824- 1898?), négociant, et de Lucie Emilie Morier (Angers 21/4/1831-1908), mariés le 2 juillet 1850 à Angers (2ème). Arrière-petit-fils de Charles Blanvillain (1831 ? -ap. 1880), négociant à Cholet, et d’Ernestine Bellot (1840 ? -ap. 1880), mariés avant 1859.

Neveu de Maurice Fourré (Angers 1876-1959), écrivain, ami d’André Breton et de Julien Gracq. Petit-neveu d’Emile Louis Hervé Cormeray (Angers 17/3/1857- ap. 1913), sous-directeur au ministère de la justice, officier de la Légion d’honneur en 1913.

Epouse le 5 avril 1960 à New-York, Etats-Unis d’Amérique, Marie Madeleine dite Siren Adjemova (Paris 12/6/1924- ?), danseuse étoile, actrice de cinéma.

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Docteur en droit, thèse : L’équilibre budgétaire en Grande-Bretagne, 1930-1936, Paris, 1936. Diplômé de l'Ecole Libre des Sciences Politiques.

Reçu deuxième au concours de 1939, auditeur de 2ème classe le 1er juin 1939. Lieutenant de réserve, sert du 2 septembre 1939 au 6 août 1940, démobilisé, auditeur de 1ère classe le 11 juin 1941. Fait partie du réseau de résistance Scell-Brun, groupe Vaneau. Arrêté par la police allemande le 19 juin 1943 et emprisonné à Fresnes. Libéré le 30 décembre suivant après plusieurs interventions du Premier président, reprend l'activité clandestine au sein de la délégation générale en France du Comité de Libération Nationale, préparant la mise en place des futurs préfets et comités de Libération, sous la direction de René Brouillet (1909-1992), alors conseiller référendaire (voir notice) et de Michel Debré. Croix de guerre avec étoile de vermeil, avec une citation du Général de Gaulle le 13 novembre 1945 : "Le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République Française, chef des armées, cite à l'ordre du corps d'armée Michel Fourré-Cormeray. Agent d'un réseau de renseignements en territoire occupé par l'ennemi, haut fonctionnaire de la Cour des Comptes, a, au cours de l'occupation allemande, hébergé de nombreux aviateurs alliés et participé à leur rapatriement. D'un dévouement absolu à la cause de la Résistance, il a fait preuve d'un grand courage et d'une abnégation absolue".

Nommé préfet par le Comité Français de Libération Nationale en mai 1944. Préfet du Maine-et-Loire le 18 août 1944, nommé par Michel Debré, accueille le général de Gaulle à Angers le 14 janvier 1945. Remplacé par Alain Savary le 1er avril 1945. Directeur général du Centre National de la Cinématographie française le 16 mai 1945. Créateur du Festival de Cannes en 1946, membre du jury présidé par Jean Cocteau en 1954. Conseiller référendaire de 2ème classe le 17 juillet 1947. Maintenu en disponibilité, réintégré le 26 février 1953. Conseiller référendaire de 1ère classe le 15 juillet 1955, de nouveau directeur général du Centre National de la Cinématographie le 22 octobre 1959, jusqu’en 1965. Administrateur de l’ORTF en 1964. Décédé en fonctions.

Extrait de son éloge par le Procureur général Bourrel : « (…) il assume avec une ardeur infatigable et une compétence de plus en plus assurée les tâches nombreuses et variées qui lui sont proposées à la Cour. Patriote ardent et affirmé, d’un dynamisme et d’une loyauté connus de tous, il devait très tôt entrer en contact avec les mouvements de résistance et faire partie d’un réseau. (…). Lui seul aurait pu dire les difficultés rencontrées et les dangers et périls courus à cette époque (…) Le 18 août 1944, il prend les fonctions de préfet du Maine-et-Loire. Dans ces mois si graves, si bouillonnants, où le pays en guerre et encore dénué de tout remonte péniblement du fond de l’abîme, les qualités humaines, l’expérience administrative, la foi patriotique de notre jeuen collègue trouvent un champ d’action à sa taille. Le 16 mai 1945, il quitte la préfecture d’Angers pour prendre la direction de la cinématographie française. Dans les importantes et délicates fonctions qui seront désormais les siennes, sa finesse, ses dons de contact, sa culture sans cesse perfectionnée, son amour de l’art et de la beauté assureront son succès (…). »

Publication : Préface Cinéma français, perspectives 1970, en 1965.

Domicile : 3, rue Saint-Dominique (7ème).

Commandeur de la Légion d'honneur le 14 avril 1962. Officier du Mérite le 24 juin 1964, Commandeur des Arts et des Lettres, Commandeur de l'Economie nationale, Commandeur du Mérite de la République italienne. Son nom a été donné à une rue d’Angers.

Tombeau à Saint-Jean-de-Linières (Maine-et-Loire)