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DELPIERRE Antoine François, baron

Né le 3 février 1764 à Valfroicourt (Vosges), décédé le 8 mai 1854 à Valfroicourt.

Fils de Charles François Delpierre (Ville-sur-Illon, Vosges, 10/6/1722-av. 1794 ?), négociant à Valfroicourt, et de Marguerite Perrin (1723- ?), mariés le 1er janvier 1749 à Ville-sur-Illon (non numérisé). Parrain (grand-père ?) : Antoine Delpierre, tanneur à la Ville-sur-Illon (Vosges).

Petit-fils de Jean Thomas Delpierre (1685 ? -av. 1754 ?), boulanger, et de Barbe Françoise Evray (Ville-sur-Illon, 8/9/1686-av. 1754 ?) mariés avant 1716.

Arrière-petit-fils de Charles Evray ou Epvray et d’Anne Delacour, mariés avant 1686.

Frère de Charles François (Valfroicourt 20/8/1758-13/7/1840), dit Delpierre ainé, député des Vosges au Conseil des Cinq Cents et au Corps législatif, président du tribunal civil de Mirecourt en 1811, chevalier de la Légion d’honneur en 1835.

Epouse le 24 nivôse an II, 13 janvier 1794, à Toul (Meurthe-et-Moselle) Marie Charlotte Victoire Rigolot (Toul 1763-1819 ?), fille de Pierre Rigolot (1733-av. 1794 ?), marchand, huissier, puis notaire, et de Françoise Liouville (?), mariés le 17 juin 1755 à Toul, paroisse Saint-Jean.

Petite-fille de Sébastien Rigolot et d’Elisabeth Damry, mariés le 22 août 1730 à Toul, paroisse Saint-Aman. Petite-fille de Charles Liouville, marchand, et de Marie Louise Etienne.

Arrière-petite-fille de Jean Rigolot et de Jeanne Miguet.

Père du baron Emile Delpierre (Toul ? 1794-19/11844 Charleville, Ardennes), chevalier de la Légion d’honneur, premier conseiller à la Cour royale de Metz, marié le 19 mai 1819 à Valfroicourt à Marguerite Françoise Charlotte Hugo (Valfroicourt, 24/9/1793- ?) fille de Joseph Hugo (Mirecourt 15/1/1747-15/9/1825 Valfroicourt) , homme de loi à Mirecourt, administrateur des Vosges, député à la Convention nationale de 1792 à 1793, président du tribunal criminel des Vosges en 1798, juge au tribunal d’appel des Vosges en 1799, honoraire en 1816, chevalier de la Légion d’honneur en 1804. Grand-père de Charles Antoine Joseph Delpierre (Metz 11/6/1820-5/3/1865 Mirecourt), propriétaire à Mirecourt (Vosges), marié le 15 octobre 1851 à Mirecourt à Françoise Octavie Moitessier (Mirecourt 8/4/1830-9/12/1912 Mirecourt).

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Homme de loi, administrateur du district en 1790. Elu représentant des Vosges à l'Assemblée législative, le 2 septembre 1791, se retira l’année suivante, président du district de Mirecourt en 1794, élu au Conseil des Cinq-Cents le 11 avril 1796. Favorable au 18 bru­maire, devient délégué des consuls dans la troisième division militaire (Metz). Membre du Tribunat, en assure le secrétariat le 24 novembre 1803. Vote la proclamation de l’Empire.

Président de la Deuxième Chambre à la création de la Cour le 28 septembre 1807. Signe l'adresse de la Cour des comptes à l'Empereur le 26 mars 1815. Membre de la commission extraordinaire créée le 16 juillet 1815 pour examiner les opérations effectuées sur le Grand livre de la dette publique pendant les Cent-Jours. Membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts en 1816. Honoraire en août 1829. Membre du comité de surveillance de la Caisse d’amortissement et des Dépôts et consignations en 1832.

Conseiller général des Vosges en 1830, président en 1832, démissionne le 31 décembre, de nouveau conseiller général (canton de Vittel) de 1840 à 1848.

Barbé-Marbois note en 1808 : « M. Delpierre est un homme modeste, ferme et juste. Il ne néglige rien pour acquérir les lumières dont il a besoin dans son nouvel état. Il y a été porté comme plusieurs magistrats de la Cour sans s’y être préparé par des études directes. Mais son attachement à ses devoirs et sa probité le rendront de jour en jour plus propre au poste important qu’il occupe. Son langage a quelque chose de l’enflure révolutionnaire. Il a néanmoins une mesure de capacité plus grande que l’ordinaire et la Cour est honorée par un tel magistrat. »

Domiciles : 34, rue de Vaugirard (6ème), 16, rue Cassette (6ème), 11, rue d’Enfer-Saint-Michel (5ème), 5, rue du Pot-de-Fer (5ème), 18, rue du Dragon (6ème).

Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 28 mai 1808, baron par nouvelles lettres patentes du 28 avril 1813. Commandeur de la Légion d'honneur le 17 août 1832.

Publications : nombreux rapports et discours parlementaires imprimés. Une comédie en trois actes : La Veuve et le Médisant, Paris Migneret 1808, ainsi qu’une tragédie en cinq actes : Jugurtha, Paris 1833.