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SÉGOGNE Henry Marie Joseph de

Né le 30 avril 1901 à Paris (8ème), décédé le 7 décembre 1979 à Paris (6ème).

Fils de Georges Marie de Ségogne (Paris 14/8/1855-16/4/1921 Paris 8ème), avoué, puis avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, chevalier de la Légion d’honneur en 1921, et de Valentine Marcelle Hersant (Paris 18/1/1868-26/3/1933 Paris 16ème), infirmière major pendant la guerre, mariés le 23 novembre 1886 à Paris (16ème). Citée au JO du 20 février 1919 : « infirmière diplômée, a grandement contribué, en octobre 1914, à l’organisation de l’hôpital auxiliaire n° 53, à Paris, comportant 50 lits. N’a cessé depuis de déployer la plus grande activité pour en diriger les services, ne reculant pas devant les tâches les plus ardues, faisant preuve d’une compétence et d’une énergie des plus louables ». Médaille de bronze de la reconnaissance française.

Petit fils de Louis de Ségogne (Crucey, Eure-et-Loir, 26/5/1816-22/9/1897 Paris 6ème), commissaire-priseur à Paris, et d’Eugénie Robert (Montfort-l’Amaury, Yvelines, 28/3/1830-16/12/1930 Paris 6ème), mariés le 26 avril 1853 à Montfort-l’Amaury. Petit-fils d’Amand Edmond Alphonse Hersant (Paris 2/5/1834-31/1/1871 Paris 17ème), capitaine d’infanterie, chevalier de la Légion d’honneur en 1871, et d’Antoinette Lucie Rivière (Paris 2/2/1840- ?), mariés le 3 février 1863 à Paris (16ème).

Arrière-petit-fils d’Auguste Jacques Bonaventure de Ségogne (Paris 1778 ? -4/4/1820 Dreux, Eure-et-Loir), propriétaire, et d’Aglaée de Trémizard (Crucey, Eure-et-Loir, 27/5/1787-4/7/1869 Crucey), mariés avant 1816. Arrière-petit-fils de Jean Alphonse Hersant (Orléans, Loiret, 14/1/1806-14/3/1883 Paris 17ème), propriétaire, et de Catherine Edmée Charbuy (Auxerre, Yonne, 1803 ? -25/7/1871 Paris 17ème), propriétaires rentiers, mariés le 28 août 1834 à Paris. Arrière-petit-fils de Franville Urbain François Robert (Montfort-l’Amaury 13/4/1798-23/8/1868 Montfort-l’Amaury), notaire et maire de Montfort-l’Amaury, et de Louise Eugénie Louvard (Epernon, Eure, 26/5/1804-2/6/1864 Montfort-l’Amaury), mariés le 16 janvier 1825 à Epernon. Arrière-petit-fils de Michel Rivière (? -7/2/1857 Paris 10ème ancien) et de Marie Charlotte Léontine Vincent (? -ap. 1863 ?), mariés le 2 février 1833 à Paris.

Frère de Roger Henri de Ségogne (Paris 18/1/1888-1973 ?), avocat au Conseil d’Etat, président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, chevalier de la Légion d’honneur, marié à Suzanne Dufourmentelle ; de Béatrice Lucie Marie (Paris 16/5/1894-1986 Paris) mariée en 1918 au vice-amiral Léon Henri Devin, et de Jean Antoine (Paris 27/6/1895- ?). Famille d’origine normande.

Epouse en premières noces le 22 mars 1926 à Paris (17ème) Michelle Azémar (Sèvres, Hauts-de-Seine, 9/9/1901-24/2/1969 Paris 16ème), fille de Jean Julien Gaston Azémar (Toulouse 26/1/1868-26/11/1944 Saint-André-Allas, Dordogne), avoué près le tribunal de la Seine, veuf de Marie Louise Joséphine Choupot, et d’Alice Adèle Laferté (Le Creusot, Saône-et-Loire, 18/6/1875-15/4/1933 ?), mariés le 28 juillet 1900 à Paris (8ème).

Petite-fille de Jacques Louis Bertrand Azémar (16/10/1816-5/3/1869 Toulouse), gérant de société, représentant des Fonderies et forges du Creusot à Toulouse, et de Louise Victoire Clémentine Talot (Courbevoie, Hauts-de-Seine, 20/5/1828-24/4/1919 Neuilly-sur-Seine), mariés le 19 février 1867. Petite-fille de Joseph Laferté (Pontoise, Val-d’Oise, 13/9/1836-4/4/1908 Paris 8ème), secrétaire général de la société des ateliers du Creusot, fondé de pouvoir de Schneider et Cie, conseiller municipal du Creusot, chevalier de la Légion d’honneur en 1878, et de Marie Camille Amable Delaunay (Paris 28/10/1850-9/1/1898 Paris 8ème), mariés avant 1875.

Arrière-petite-fille de Jean Marie Azémar (Bagnères-de-Luchon, Haute-Garonne, 12/11/1791-1/1/1865 Bagnères-de-Luchon), « élève dans le commerce », puis marchand de fer à Luchon, et de Françoise Anne Saux (Saint-Béat, Haute-Garonne, 11/8/1792-20/5/1855 Bagnères-de-Luchon), mariés le 9 février 1814 à Saint-Béat. Arrière-petite-fille de Nicolas François Talot (Courbevoie 25 brumaire an XII, 17/11/1803-28/9/1879 Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine), marchand de bois, puis chef de bureau, et de Louise Clémentine Hébert (Compiègne, Oise, 13/10/1807-29/3/1862 ?), mariés le 26 septembre 1826 à Courbevoie. Arrière-petite-fille de Joseph Samuel Laferté (1800- ?), marchand épicier, et d’Adèle Geneviève Lebas (1805 ? - ?), mariés avant 1836. Arrière-petite-fille de Parfait Aimable Delaunay et d’Emma Julie Massé (? –ap. 1898 Paris ?), mariés le 4 juin 1844 à Paris (2ème ancien).

Épouse en secondes noces le 22 mai 1971 à Chamonix (Haute-Savoie) Germaine Jeanne Gruber (Melun, Seine-et-Marne, 18/12/1905-14/7/2001), fille d’Emile Louis Gruber (Strasbourg, Bas-Rhin, 2/1/1869-19/5/1926), brasseur, et de Marie Adèle Marguerite Teutsch (Wingen-sur-Mosen, Bas-Rhin, 7/2/1875-14/5/1962), mariés le 4 décembre 1896 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Petite-fille de David Gruber (Phalsbourg, Moselle, 27/10/1825-31/10.1880 Strasbourg), chimiste, brasseur, fondateur en 1855 de la Brasserie Gruber, dont une rue de Strasbourg conserve le nom, et de Sophie Stéphan (La Petite-Pierre, Bas-Rhin, 14/2/1843-31/10/1916 La Petite-Pierre), mariés le 18 octobre 1866 à Strasbourg. Petite-fille d’Edouard Teutsch (Wingen-sur-Moder 5/11/1832-14/8/1908 Wingen-sur-Moder), maître verrier, conseiller général en 1869, député protestaire du Bas-Rhin en 1871, député de Saverne au Reichstag en 1874, et démissionnaire pour avoir refusé de prêter serment à l’Empereur, dont une rue de Strasbourg conserve le nom, réintégré dans la nationalité française en 1879, puis trésorier payeur général en France, chevalier de la Légion d’honneur en 1897, et de Louise Philippine Henriette Groll (Bischwiller, Bas-Rhin, 22/11/1844-28/11/1924 Nancy), mariés le 1er décembre 1866 à Bischwiller (Bas-Rhin).

Arrière-petite-fille de David Gruber (La Petite-Pierre 1796-8/5/1865 Strasbourg), brasseur, et de Catherine Jung (Petersbach, Bas-Rhin, 19/1/1793-28/10/1865 Strasbourg), mariés avant 1825. Arrière-petite-fille de Jean Jacques Stéphan (La Petite-Pierre 27/1/1793-23/7/1848 La Petite-Pierre), laboureur et tailleur d’habits, et de Marie Madeleine Gruber (La Petite-Pierre 8/9/1797-23/11/1857 La Petite-Pierre), mariés le 18 juillet 1821 à La petite-Pierre. Arrière-petite-fille de Jacques Henri Teutsch (Drülingen, Bas-Rhin, 12/3/1794-30/3/1845 Wingen-sur-Moder), notaire, verrier, et de Charlotte Metz (Rosteig, Bas-Rhin, 8/4/1796-9/8/1840 Wingen-sur-Moder), mariés le 14 juin 1817 à Wingen-sur-Moder. Arrière-petite-fille d’Henry Groll (Bischwiller 18/2/1819-22/1/1894 Bischwiller), négociant, et de Louise Louis (Bischwiller 22/9/1818-8/5/1886 Bischwiller), mariés le 19 décembre 1843 à Bischwiller.

Père d’Arnaud (1933- ?) et d’Anne Marie France (1939- ?), dont l’aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry est le parrain.

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Licencié en droit. Attaché auxiliaire au secrétariat de la Première Présidence le 11 mai 1923. Attaché titulaire le 28 décembre 1926, sous-chef du secrétariat le 16 février 1927, chef adjoint le 27 mars 1928, chef du secrétariat le 8 février 1929. Conseiller référendaire de 2ème classe le 14 novembre 1935, chargé de mission au cabinet du ministre du Travail André Février le 11 août 1937. Plusieurs fois désigné comme surarbitre dans des conflits sociaux en 1937, membre du comité chargé de la préparation et du contrôle du Radio-Journal de France le 1er juillet 1938. Honoraire le 25 novembre 1938, suite à sa nomination de maître des requêtes au Conseil d’Etat le 12 novembre 1938.

Directeur du cabinet du délégué général à l’équipement national François Lehideux en 1941. Commissaire général au Tourisme de 1942 à 1946, conseiller d’Etat en service ordinaire, affecté à la section de l’Intérieur, le 22 février 1950. Conseiller d’Etat honoraire le 25 novembre 1957. Président du Conseil d’Architecture et d’Urbanisme en 1961, à l’origine de la procédure des secteurs sauvegardés, directeur de la Société Auxiliaire de Restauration du Patrimoine Immobilier (SARPI) en 1961, président de la commission de la sauvegarde du patrimoine touristique du Conseil Supérieur du Tourisme en 1964, de l’Union Nationale des Associations de Tourisme en 1964, de la Fédération Nationale de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux en 1967, du Conseil Supérieur des Monuments Historiques, de la Commission de contrôle des films de 1961 à 1970 et de la Société des Autoroutes Rhône-Alpes de 1971 à 1974.

Ami personnel d’Antoine de Saint-Exupéry, aviateur et écrivain. Alpiniste, fondateur et président du Groupe de haute montagne (GHM) de 1926 à 1937, vice-président du Club Alpin Français, chevalier de la Légion d’honneur en 1937 aux motifs suivants : « Une des figures les plus représentatives de l’alpinisme français ; a été sinon le créateur du moins l’animateur du mouvement qui a porté la France au rang des pays dans lequel le sport alpin est pratiqué avec le plus d’éclat. S’est acquis dès 1925 une très grande réputation dans le monde de l’alpinisme par une série d’exploits remarquables. Fut nommé en 1936 chef de l’expédition française à l’Himalaya où se sont affirmées une fois de plus ses qualités de chef. ». Placé à la disposition du ministre de la Santé et de l’Education Physique pendant la durée de l’expédition, destinée à gravir le Hidden Peak (aujourd’hui Gasherbrum 1) dans le massif du Karakoram, sommet de plus de 8 000 m, et qui échoua en raison de l’arrivée prématurée de la mousson. Un film de Marcel Ichac, « Karakoram », 1936, Lion d’argent au festival de Venise en 1937, relate l’expédition. Son nom a été donné à une pointe de l’Aiguille Verte dans le massif du Mont Blanc, à un jardin à Tours (Indre-et-Loire), et à une ruelle de Sarlat (Dordogne). Sanctionné par un blâme pour avoir escaladé la façade du Palais Cambon.

Directeur des Curiosités de la France, participe à la rédaction de nombreuses monographies sur des églises et des châteaux, des guides de tourisme, préface plusieurs récits d’expéditions et ouvrages sur l’alpinisme.

Pas d’éloge.

Domicile : 95, rue de Longchamp (16ème). Château de Vesly (Eure).

Publications : Description du Mont Blanc (sd) ; Le massif du Mont Blanc, vallées et sommets, Marseille, H Laulagnet 1947 ; Les Alpinistes célèbres, Paris Mazenod 1956 ; nombreuses collaborations et préfaces à des ouvrages collectifs sur l’alpinisme.

Commandeur de la Légion d’honneur le 14 avril 1962. Chevalier du Mérite Agricole le 17 août 1931, Médaille d’Or de l’Education Physique, Officier du Victorian Order, Commandeur des Arts et des Lettres. Croix de guerre.

Tombeau au cimetière d’Auteuil.