Sort by *

SAVIN Marie Jean Joseph

Né le 17 février 1883 à Niort (Deux-Sèvres), décédé le 26 juin 1955 à Parthenay (Deux-Sèvres).

Fils de Joseph Elie Savin (Parthenay 5/3/1829-13/9/1915), ancien élève de l’Ecole polytechnique (1849), ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, membre de la société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, chevalier de la Légion d’honneur en 1873, veuf de Marie Amélie Elisa Servant (? -10/11/1863 Pau, Pyrénées-Atlantiques), mariés en 1854 à Parthenay, et d’Aglaé Marie Antoinette Le Coq (Saint-Denis de la Réunion 22/12/1846-ap. 1883 ?), mariés le 24 juin 1872 à Lorient (Morbihan).
Petit-fils d’Elie Constant Savin (Saint-Christophe du Ligneron, Vendée, 23 thermidor an VII, 10/8/1799-19/3/1881 Parthenay), propriétaire, juge de paix, franc-maçon affilié et orateur à la loge « L’heureuse réunion de Mars et des arts » à Parthenay en 1838, et de Prudence Antonine Gaby (Parthenay 23 germinal an XII, 13/4/1804-4/4/1876 Parthenay), mariés le 5 mai 1828 à Parthenay. Petit-fils d’Edouard Charles Le Coq (Concarneau, Finistère, 18/2/1817-18/1/1878 Niort), sous-commissaire de la marine, chevalier de la Légion d’honneur, et de Marie Aimée Dugand (Mahé, Seychelles, 4/3/1822-26/4/1879 Niort), mariés le 6 septembre 1842 à Saint-Denis de la Réunion.  
Arrière-petit-fils de Louis Joseph Savin (Saint-Etienne-du-Bois, Vendée, 8/11/1770-12/3/1832 Challans, Vendée), propriétaire, et de Rosalie Victoire Mainguet (Saint-Etienne du Bois, Vendée, 17/9/1771-24/11/1844 Challans), mariés le 20 thermidor an V, 7 août 1797 à Saint-Christophe du Ligneron. Arrière-petit-fils d’Ursin Jean Baptiste Le Coq (Concarneau 11/5/1774-11/11/1819 Concarneau), négociant, et de Marie Antoinette Joséphe de Malherbe (Concarneau 4/7/1784-21/3/1832 Concarneau), mariés le 24 octobre 1810 à Concarneau. Arrière-petit-fils de Joseph Gaby (Parthenay 8/4/1762-12/11/1828 Parthenay), avocat, juge au tribunal de Parthenay, et de Rose Lahaye (Parthenay 7/4/1770-6/7/1840 Parthenay), mariés le 13 novembre 1787 à Parthenay, paroisse du Saint-Sépulcre. Arrière-petit-fils de Jean Baptiste Dugand (Paris 1765 ? -1834 Mahé, Seychelles), propriétaire, et de Marie Aimée Muller (Isle de France (Maurice) 1792 ? -7/7/1861 Saint-Denis de la Réunion), mariés en 1821 à Mahé.
Beau-frère de Charles Marie Stanislas Le Coq de Kerland, (Saint-Denis de la Réunion 26/7/1844-4/1/1922 Bordeaux, Gironde), professeur de droit à l’université de Bordeaux, marié à Catherine Françoise Mathilde Delphine Philippe (Bordeaux 3/7/1855-4/1/1940 Bordeaux)
Epouse le 30 septembre 1921 à Novillars (Doubs) Marie Georgette Weibel (Novillars 27/7/1893-27/7/1977 Paris 16ème), fille de Jean Baptiste Weibel (Kaysersberg, Haut-Rhin, 8/10/1849-9/4/1894 Novillars), industriel papetier, installé à Novillars en 1881, maire de Novillars, conseiller d’arrondissement, membre de la chambre de commerce de Besançon, dont une rue conserve le nom, et de Marie Georgette Baür (Sélestat, Bas-Rhin, 19/4/1857-23/11/1911 Novillars), mariés avant 1893.  
Petite-fille de Jean Népomucène Weibel (Solspach (Sasbach ?), Bade, Allemagne, 23/5/1813-14/1/1897 Kaysersberg, non numérisé), laveur de cendres, puis contremaître, puis industriel du bois, et d’Anne Marie Bleu (Kaysersberg 28/8/1817-26/10/1867 Kaysersberg), mariés vers 1839. Petite-fille d’Antoine Baur (Sélestat 15/4/1819-ap. 1857 ?), charcutier, et de Victoire Fuchs (Sélestat 23/1/1816-ap. 1857 ?), mariés le 16 août 1842 à Sélestat.
Arrière-petite-fille de Louis Bleu (3/6/1790-28/2/1842 Kaysersberg), salinier, et d’Anne Marie Bourghart ou Burghart (Kienztheim, Haut-Rhin, 25/8/1789-8/8/1848 Kaysersberg), mariés le 20 mai 1813 à Kienztheim. Arrière-petite-fille de Jean Baptiste Baur (Sélestat 1512/1777-4/4/1825 Sélestat), jardinier, et de Marie Anne Hert (Sélestat 21/11/1778-13/6/1850 Sélestat), mariés le 14 nivôse an VI, 3 janvier 1798, à Sélestat. Arrière-petite-fille de Joseph Xavier Fuchs (Sélestat 15/3/1785-ap. 1842 ?), tonnelier, et de Barbe Rose Uffler (Sélestat 7/11/1778-28/5/1843 Sélestat), mariés le 23 décembre 1808 à Sélestat.
Père de Nicole Savin, épouse Lérat ; et de Claude Savin.

*

Licencié en droit, diplômé de l’Ecole libre des sciences politiques, « avec la grande distinction ».

Attaché d'ambassade le 10 mai 1906, affecté à Lisbonne puis à Constantinople puis secrétaire le 20 décembre 1908 à Berne, puis à Washington. Renonce à la carrière pour raisons de famille.

Reçu deuxième au concours de 1909, auditeur de 2ème classe le 14 octobre 1909, de 1ère classe le 5 mars 1912, auditeur-rapporteur le 13 avril 1912. Mobilisé du 31 janvier 1915 au 22 novembre 1917 dans la Trésorerie et postes aux armées, affecté ensuite à la commission des bénéfices de guerre. Conseiller référendaire de 2ème classe le 27 juillet 1920, de 1ère classe le 2 mai 1930, membre du conseil des bâtiments civils, membre du conseil d’administration de la réunion des musées nationaux, et de la commission supérieure des monuments historiques. Président de la commission des marchés de la présidence du conseil, président de la commission de contrôle des films cinématographiques. Conseiller maître le 20 octobre 1940, honoraire le 17 février 1953.

Extrait de son éloge par le Procureur général Lesage en 1955 : « … l’ancien conseiller d’ambassade fut d’abord un peu déconcerté par l’austérité de son nouveau métier ; mais il ne tarda pas à constater que le vaste domaine du contrôle offrait un champ magnifique à sa curiosité et que son besoin d’élégance trouverait satisfaction dans la forme soignée de vos rapports qui est heureusement la règle dans cette maison. Il prit intérêt aux tâches du contrôle et ses travaux de rapporteur furent l’occasion de nombreux succès. Plus encore lorsqu’il fut admis dans les rangs de la maîtrise, son goût des présentations brillantes se donna libre carrière pour le plus grand plaisir de ses collègues et aussi des rapporteurs dont il mettait habilement en relief les observations, montrant de surcroit une constante bienveillance qui lui a valu l’attachement respectueux de ses jeunes collaborateurs. (…) Par certains aspects, notre collègue se rattachait à la lignée des grands magistrats de l’ancien régime. Pour un peu, je serais tenté de dire de lui ce que le président Hénault disait du Premier président de Mesme : « Je n’ai pas connu d’homme plus agréable et d’un meilleur ton. Les grâces de son esprit l’avaient toujours fait vivre dans la meilleure compagnie. C’est là qu’il avait pris cette connaissance des hommes que l’esprit seul ne donne point, mais que le monde ne donne qu’aux esprits supérieurs. De là ce talent qui lui était propre : gagner les hommes avant de les persuader ». Tel était bien, avec de nombreuses autres qualités, le pouvoir de séduction de Jean Savin, qui lui assure une place à part dans la suite des magistrats de la Cour. »

Domiciles : 3, rue La Trémoïlle (8ème) 32, boulevard Marbeau (16ème). Propriétaire du Marchioux près de Parthenay.

Chevalier de la Légion d'honneur le 12 août 1928. Chevalier du Christ du Portugal, commandeur de l’ordre royal du Cambodge.

Membre de plusieurs commissions du ministère de l'éducation nationale, membre du conseil d’administration de la réunion des musées nationaux en 1942, membre de la commission administrative, de la commission artistique et de la commission d’achat des musées nationaux en 1945, artiste et collectionneur.