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ROSSET Théodore

Né le 11 novembre 1877 à Montréal-la-Cluse (Ain), décédé le 14 octobre 1961 à Paris (5ème).

Fils de Christin Louis Joseph Célestin Rosset (Montréal-la-Cluse 21/3/1851-ap. 1915 Lyon ?), commis en soie à la Cluse-Montréal, puis comptable à Lyon, et d’Angèle Chanay (Port, Ain, 1/8/1850-av. 1915 ?), ouvrière en soie, mariés le 28 novembre 1876 à Port.

Petit-fils de Louis Joseph Rosset (Montréal-la-Cluse, 17/5/1811-1/9/1894 Montréal-la-Cluse), tailleur de pierre, puis ouvrier en peignes, et de Marie Claudine Buridon (Montréal-la-Cluse 6/4/1820-21/12/1898 Montréal-la-Cluse), ouvrière en soie, mariés le 26 septembre 1842 à Montréal-la-Cluse. Petit-fils de Jean Baptiste Frédéric Chanay (Port 10/1/1821-9/1/1894 Port), voiturier, et de Marie Gauthier (Maillat, Ain, 21/11/1828-5/4/1899 Port), cutivatrice, mariés le 24 octobre 1849 à Maillat.

Arrière-petit-fils de Christin Rosset (Montréal-la-Cluse 1768-3/1/1845 Montréal-la-Cluse), tisserand, et de Marie Simone Prost (Montréal-la-Cluse 1778-1/2/1847 Montréal-la-Cluse), mariés le 26 pluviôse an VI, 14/2/1798, à Montréal-la-Cluse. Arrière-petit-fils de Louis Buridon (Matafelon, Ain, 27/5/1779-17/9/1846 Montréal-la-Cluse), tailleur de pierre, puis cultivateur, et de Françoise Sonthonnax (Montréal-la-Cluse 3/12/1778-25/5/1841 Montréal-la-Cluse), mariés le 13 avril 1807 à Montréal-la-Cluse. Arrière-petit-fils de Simon Chanay (Port 2/9/1787-16/12/1854 Port), cultivateur, et de Magdeleine Carrel (Port 18/6/1791-1/10/1832 Port), mariés le 20 février 1810 à Port. Arrière-petit-fils de Florian Aimé Gauthier (Cortébert, Jura, Suisse, 1786-23/7/1854 Maillat), maréchal-ferrant, et de Jeanne Levrat (?), mariés avant 1828.

Epouse le 3 août 1915 à Paris (14ème) Julie Elise, dite Juliette Gaertner (Paris 21/9/1879-13/9/1952 Montréal-la-Cluse), fille de Louise Emilie Gaertner (1868- ap. 1915 ?), employée de commerce, et de père non dénommé.

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Boursier, agrégé de lettres. Docteur ès-lettres, thèse : Origines de la prononciation moderne étudiées au XVIIème siècle d’après les remarques des grammairiens et les textes en patois de la banlieue parisienne, Paris 1911.

Maître de conférences, puis professeur de faculté à l’université de Grenoble le 1er novembre 1904, titulaire de la chaire de philologie moderne, fonde en 1908 l’institut de phonétique. Promoteur, à l’université de Grenoble, de l’enseignement du français aux étrangers. Officier d’infanterie pendant la guerre, sous-lieutenant mitrailleur en 1915, lieutenant en 1916, à Verdun et en Champagne. Directeur général de l’instruction publique et des beaux-arts à la régence de Tunis le 1er septembre 1919, recteur de l’Académie de Dijon le 1er janvier 1923, directeur de l'Enseignement primaire le 1er octobre 1925, conseiller d’Etat en service extraordinaire le 13 janvier 1937, directeur de l'Enseignement supérieur le 1er juin 1937.

Conseiller maître le 6 mars 1941, rapporteur général du Comité budgétaire en septembre 1941, président du jury du concours de l’auditorat en 1943. Membre du comité de révision des émoluments attachés aux fonctions publiques en 1946, membre de la commission supérieure de cassation des dommages de guerre en 1947. Membre du comité du rapport public, honoraire le 26 décembre 1947.

Extrait de son éloge par le procureur général Parent en 1948 : « (…) Si, par leur caractère technique, les fonctions de magistrat financier ne sont pas sans lui valoir tout d’abord quelques difficultés, il les surmonte rapidement, grâce à sa connaissance approfondie des choses de l’administration. Maître des comptes et bientôt membre du comité budgétaire, il nous apporte, pour toutes les questions de l’enseignement, le concours précieux d’une technicité éprouvée. Dans l’examen des dossiers qui lui sont confiés, il nous fait apprécier son esprit clair et judicieux. Il sait mettre l’accent sur le point intéressant d’une affaire et suggérer des solutions avisées et sages. (…) »

Extrait de son éloge par le Procureur général Bourrel en 1961 : « (…) Par son esprit pondéré et méthodique, M. Rosset était toujours porté aux solutions de bon sens (…) il rendit à la Cour, par les avis toujours écoutés que lui dictait son expérience, les plus grands services, soit à la première présidence, soit au comité du rapport public, soit au comité budgétaire (…). »

Domicile : 38, rue des Ecoles (5ème).

Publications : Entretiens, doutes, critiques et remarques du Père Bouhours sur la langue française 1671-1692, Paris 1908, réed. Genève, Slatkine, 1968 ; Du rôle de la phonétique dans l’enseignement des langues vivantes, Paris 1909 ; Exercices pratiques d’articulation et de diction, Grenoble 1909 ; Recherches expérimentales pour l’inscription de la voix parlée, Paris 1911 (thèse complémentaire), mention très honorable de l’Académie des sciences ; Les origines de la prononciation moderne étudiées au XVIIème siècle, d’après les remarques des grammairiens et les textes en patois de la banlieue parisienne. Paris, A. Colin 1911 ; Exercices pratiques d’articulation et de diction composés pour l’enseignement de la prononciation française aux étrangers avec l’alphabet de l’association phonétique internationale, Grenoble 1912 ; n’a pas terminé un projet de Grammaire historique de la langue française. Prix Saintour de l’Académie française.

Son nom a été donné à un collège de Montréal-La Cluse.

Commandeur de la Légion d'honneur le 30 juillet 1935, Grand cordon du Nicham Iftikar.