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PETSCHE Maurice Eugène Jean

Né le 1er décembre 1895 à Paris (9ème), décédé le 16 septembre 1951 à Paris (16ème).

Fils d’Albert Charles Petsche (Metz, Moselle, 17/4/1860-30/7/1933 Epiais, Val-d’Oise), lieutenant-colonel du génie (armée territoriale), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, président de la Compagnie parisienne d’électricité, administrateur délégué de la Société lyonnaise des eaux et de l’éclairage, président d’Alsthom, commandeur de la Légion d’honneur en juillet 1918, et de Fanny Jeanne Amélie Bruniquel-Recoulès (Toulon, Var, 12/11/1867-1963), mariés le 9 septembre 1894 à Paris (9ème), (veuf en premières noces de Madeleine Tonnet (1865-1892), mariés en 1886).

Petit-fils d’Achille Edouard Petsche (Bitche, Moselle, 8/2/1831-27/7/1911 Paris 16ème), ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, ingénieur constructeur à la Compagnie des chemins de fer de l’Est, puis administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l’Est, membre de l’académie de Metz, officier de la Légion d’honneur, et de Laure Valérie Hortense Le Joindre (Wissembourg, Bas-Rhin, 25/10/1836-1862 Metz ?), mariés le 28 juillet 1859 à Wissembourg, remarié à Elise Sophie Mathilde Drion (Schonau, Bavière, Allemagne, 16/2/1835-ap. 1911 ?), veuve de Charles Alexandre Drion (Saverne 1827-1862 Strasbourg), professeur de physique à l’université de Besançon, mariés en 1856 à Strasbourg. Petit-fils d’Eugène François Bruniquel-Recoulès (Toulon 2/4/1836-27/6/1909 Paris 8ème), ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, directeur de la Société lyonnaise des eaux et éclairage, chevalier de la Légion d’honneur en 1861, et de Françoise dite Fanny Amélie Constance Chazal (Ajaccio, Corse-du-Sud, 12/8/1837-24/11/1924 Paris 16ème), mariés le 30 avril 1861 à Toulon.

Arrière-petit-fils de Philippe Jacques Petsche (Bouxville, Bas-Rhin, 10 nivôse an II, 30/12/1793-ap. 1859 Bitche (non numérisé), huissier à Bitche (Moselle), et de Sophie Salomé Berstecher (Berstett, Bas-Rhin, 12 messidor an XIII, 1/7/1805-29/12/1846 Bitche), mariés le 20 mai 1824 à Strasbourg. Arrière-petit-fils de Joseph François Xavier Le Joindre (Haguenau, Bas-Rhin, 14 messidor an VI, 1/7/1798-8/7/1858 Wissembourg), juge d’instruction puis président du tribunal civil de Wissembourg, député du Bas-Rhin de 1834 à 1836, conseiller municipal de Wissembourg, chevalier de la Légion d’honneur, et de Julie Schimmer (Wissembourg 13/1/1813-30/6/1854 Vichy, Allier), mariés le 7 octobre 1830 à Wissembourg. Arrière-petit-fils d’Henri Paul Eugène Bruniquel-Recoulès (Viane, Tarn, 2/10/1807-1892 ?), pasteur de l’Eglise réformée, aumonier de la marine à Toulon, chevalier de la Légion d’honneur en 1866, et de Joséphine Elizabeth Truc (Toulon 18/2/1820-1878 ?), mariés le 23 mars 1835 à Toulon. Arrière-petit-fils de Joseph Timothée Chazal (Pierrefort, Cantal, 27/8/1799-21/8/1837 Ajaccio) sous-lieutenant, chevalier de la Légion d’honneur, et de Françoise dite Fanny Daniell (Messine, Sicile, 1/10/1809-4/1/1847 Toulon), mariés le 4 septembre 1833 à Marseille (remariée à Joseph Pons Robert, capitaine adjudant major de chasseurs.

Epouse en premières noces le 23 juin 1920 à Paris (16ème) Marie Marguerite Odette Marchegay (Paris 30/1/1900-6/3/1965 Paris), divorcés en 1936. Fille de François Alphonse Emile Marchegay (Ecully, Rhône, 12/7/1873-17/9/1915 Cannes, Alpes-Maritimes), ingénieur, capitaine d’artillerie de campagne, mort pour la France des suites de maladie contractée en service, et de Lucy Ida Noack (Caluire-et-Cuire, Rhône, 14/8/1878-16/6/1954 Cannes), mariés le 7 mars 1899 à Belfort.

Petite-fille de Félix Emile Alphonse Marchegay (Sainte-Hermine, Vendée, 5/7/1840-24/6/1895 La Mulatière, Rhône), polytechnicien, ingénieur civil des mines, président de la société des sciences industrielles de Lyon, secrétaire de la société d’économie politique de Lyon, membre de la société d’anthropologie de Lyon, et de plusieurs autres sociétés, chevalier de la Légion d’honneur en 1895, et De Jeanne Marie Louise Delphine Yvonne Veyssière (Paris 20/1/1852-8/4/1929 La Mulatière), mariés le 12 mars 1872 à Lyon (2ème). Petite-fille d’Hermann Noack-Dollfus (Lyon 16/5/1846-8/2/1918 Cannes), ingénieur des arts et manufactures, industriel du textile chez Dolffus et Noack à Sausheim (Haut-Rhin), et de Marie Ninette Dollfus (Mulhouse 26/1/1852-23/8/1939 Houlgate, Calvados), mariés le 16 juillet 1874 à Mulhouse (Haut-Rhin).

Arrière-petite-fille de Félix François Emile Marchegay (Saint-Germain-de-Princay, Vendée, 20/3/1815-10/11/1878 La Rochelle, Charente-Maritime), polytechnicien, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, chevalier de la Légion d’honneur en 1856, et d’Anna Louise Chabot (Sainte-Hermine 1818-24/9/1899 Sainte-Hermine), mariés le 1er octobre 1839 à Sainte-Hermine. Arrière-petite-fille de François Veyssière (Beaulieu, Corrèze, 2/2/1812-3/3/1873 ?), chef d’escadron d’artillerie, gouverneur du Fort-Saint-Ange à Rome pendant l’occupation française, officier de la Légion d’honneur en 1866, et de Marie Louise Noémi Royé-Vial (Lyon 2/4/1826-4/12/1879 Ecully, Rhône), fille du maire et conseiller général d’Ecully, mariés le 3 mars 1850 à Ecully. Arrière-petite-fille d’Alphonse Noack (Leipzig, Saxe, Allemagne, 10/3/1809-1885), médecin à Leipzig puis à Lyon, spécialiste de l’homéopathie, et d’Eugénie Marianne Schom (Montbéliard, Doubs, 28/10/1818-4/3/1899 Lyon 5ème), mariés avant 1846. Arrière-petite-fille de Guillaume Gaspard Dollfus (Mulhouse 26/3/1817-22/5/1879 Mulhouse), agent des mines de houille de Blanzy, puis fabricant de draps, et de Catherine Dettwiller (Mulhouse 22/3/1820-25/12/1894 Mulhouse), mariés le 5 octobre 1846 à Mulhouse.

Epouse en deuxièmes noces le 7 juillet 1937 à Paris (16ème) Simone Lucie Elisa Lazard (Paris 25/10/1899-5/6/1991 Paris 16ème), fille de Léonce Elie André Lazard (Paris 14/5/1869-4/3/1931 Nice), officier interprète auprès de l’état-major du général Douglas Haig pendant la guerre, banquier à Paris, chevalier de la Légion d’honneur en 1923, et de Lucie Jeanne Goldschmidt (Paris 13/12/1876-12/8/1963 Paris 8ème), mariés le 12 décembre 1898 à Paris (17ème), divorcés en 1912, remarié le 23 octobre 1917 à Paris à Georgette Alice Bertier.  (1885-1971). Le baron Maurice de Rothschild, sénateur, et David Weil, banquier, étaient témoins du mariage.

Petite-fille de Simon Lazard (Frauenberg, Moselle, 8/4/1828-23/2/1898 Paris 16ème), banquier, et d’Eve Rose Hélène Foy (Bayonne, Pyrénées-Atlantiques, 25/8/1846-28/8/1915 Pougues-les-Eaux, Nièvre), mariés le 22 juin 1868 à Bayonne. Petite-fille de Ferdinand Goldschmidt (Cologne, Allemagne, 11/8/1839-27/8/1918 Paris 8ème), négociant, et de Rachel Julie Hermann (Paris 14/12/1847-5/1931 Paris 8ème), mariés le 12 novembre 1868 à Paris 10ème).

Arrière-petite-fille d’Elie Lazard (Frauenberg 7 brumaire an V, 28/10/1796-12/8/1831 Frauenberg), négociant, et d’Esther Aron (Saverne, Bas-Rhin, 7 nivôse an VII, 27/12/1798-15/8/1875 Soisy-sous-Montmorency, Val -d’Oise), mariés le 22 mai 1820 à Frauenberg (remariée à Moïse Cahn (1794-1872). Arrière-petite-fille de Jacob Léonce Foy (Bayonne 1817-8/1/1868 Paris 2ème), marchand de nouveautés en gros, et d’Abigaïl Elisa Lévy (1823-ap. 1868 ?), mariés avant 1846. Arrière-petite-fille de Michel Goldschmidt (? –av. 1902 ?), négociant, et de Bella Falk (? -ap. 1868 ?) de Cologne, mariés avant 1839. Arrière-petite-fille de Henry Hermann (Koenigshofen, Bavière, 1812 ? -2/12/1883 Paris 10ème), négociant, et de Sophie Hermann (Karlsruhe, Bade, Allemagne, 1822 ? -30/10/1897 Paris 8ème ?), mariés le 12 novembre 1846 à Paris (3ème ancien).

Petite-nièce d’Israël Edmond Foy (Bayonne 1840- ?), négociant en tissus, président de la Chambre de commerce de Bayonne, chevalier de la Légion d’honneur en 1892.

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Docteur en droit, thèse Les plus-values, base d’imposition, Paris 1919, Prix de la faculté de droit, couronné par l’Académie Française.

Reçu sixième au concours de 1919, auditeur de 2ème classe le 23 avril 1920, membre du cabinet du ministre des Régions Libérées Louis Loucheur, en 1921, chargé de l’étude des problèmes soulevés par l’exécutiuon des réparations sous la forme de prestations en nature. Auditeur de 1ère classe le 29 juillet 1922. Participe à la Conférence de Londres, aux accords de Wiesbaden, seconde Aristide Briand aux entretiens de Cannes, membre du comité d’experts dont les travaux aboutissent en 1924 à l’élaboration du Plan Dawes. Rapporteur et membre adjoint à la commission chargée d’établir les listes de candidatures aux recettes buralistes de 1ère classe en 1924. Démissionne de la Cour le 24 juillet 1925.

Député de Briançon (Hautes-Alpes) en 1925, membre de la commission des finances, conseiller général des Hautes-Alpes (canton de Guillestre) en 1928 maire de Guillestre (Hautes-Alpes). Sous-secrétaire d’Etat à la Guerre en 1929. Sous-secrétaire d’Etat auprès du Président du Conseil Paul Raynaud en 1930, chargé d’assurer la liaison entre les ministères des Finances et du Budget. Sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, sous-secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, chargé de la coordination des affaires économiques. Dépose en décembre 1932 une proposition de loi portant création d’un comité de contrôle financier à la Cour des comptes. Maître de conférences à l’Ecole Libre des Sciences Politiques en 1928. Vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en juillet 1940, puis prend part ensuite à la Résistance. Député des Hautes-Alpes à l’Assemblée Constituante le 2 juin 1945, à l’Assemblée Nationale en 1946, membre de la commission des finances. Nommé le 22 juillet 1948 secrétaire d’Etat aux Finances aux côtés du Président Paul Reynaud dans le cabinet d’André Marie, conserve le portefeuille dans le cabinet Queuille. A partir du 12 janvier 1949 et jusqu’au mois d’août 1951, ministre des Finances et des Affaires Economiques de la France dans six gouvernements successifs, avec Edgar Faure au Budget, Antoine Pinay et Robert Buron aux Affaires Economiques.

Représentant de la France au Conseil des Gouverneurs de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, au Fonds Monétaire International., en septembre 1949 à Washington, puis à Paris en 1950, Prend part aux sessions périodiques du Conseil de l’Organisation Européenne de Coopération Economique. Participe à la création de l’Union Européenne des Paiements. Siège aux Conseils du Pacte de Bruxelles et du Pacte de l’Atlantique. Créateur du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en 1950, fait publier la première édition du Code général des impôts en 1950.

Extrait de son éloge par le Premier président Payelle en 1925 : « (…) Son activité était extrême et la diversité même des tâches entre lesquelles il devait se partager, à la cour et en dehors, semblait correspondre à un besoin de sa nature. Quel que fût son travail de l’huere, qu’il s’agît de comptabilité ou d’administration, de législation financière ou de tractations interalliées, de contentieux fiscal ou de contrôle, à toutes les questions qu’il avait à traiter, il apportait une ardeur égale, avec le souci de les placer toutjours à leur plan le plus élevé, celui de l’intérêt public. Cette belle activité ne manquera pas de s’employer au Parlement pour le bien du pays ; M. Petsche n’a pas seulement le goût, il a le sens due la poltique, c’est-à-dire, suivant la vieille définition classique, le sens du juste et du possible. (…) »

Extrait de son éloge par le Procureur général Maurice Bloch en 1925 : « (…) Si brève toutefois qu’ait été sa magistrature, il s’était signalé déjà autant par sa vive intelligence et la sûreté de son jugement que par la droiture de son caractère. (…) Ce n’est pas sans regret que nous l’avons vu partir, mais la politique l’attirait, le fascinait ; il s’est livré tout entier à elle. (…) »

Extrait de son éloge par le Procureur général Parent en 1951 : « (…) C’est à la Cour qu’avait débuté sa carrière. Débuts qui s’étaient révélés riches de promesses, et le jeune auditeur nous avait séduits par son humeur gaie, sa courtoisie charmante, sa délicate sensibilité, par cette ironie malicieuse qui donnait au tour de sa pensée une vive originalité. Son départ avait causé dans nos rangs d’unanimes regrets. (…) »

Domiciles : 8, boulevard Emile-Augier (8ème), 3, boulevard Suchet (16ème).

Publications : Signe positif, à la recherche des temps nouveaux, en collaboration avec Jacques Donge, préface d’André Tardieu, Paris, Hachette 1928 ; Disciplines collectives, (avec Charles Spinasse) Paris, en, 1935.