MIRMAN Léon
Né le 25 janvier 1865 à Paris (5ème), décédé le 11 novembre 1941 à Paris (16ème).
Fils de Joseph Jean Baptiste Mirman, (Espalion, Aveyron, 25/10/1821-3/10/1909 Paris 5ème), chef d’institution à Paris, et de Zoé Adélaïde Goujon (Marle, Aisne, 18/2/1828-27/2/1909 Paris 5ème), mariés le 21 août 1851 à Paris (1er ancien).
Petit-fils de Pierre Félix Mirman (Bozouls, Aveyron, 1793 ? -ap. 1851 Paris ?), cordonnier, et d’Anne Capoulade (Espalion 1790-ap. 1851 ?), mariés le 1er avril 1818 à Espalion. Petit-fils d’Amand Goujon (Liard, Ardennes, 1783-ap. 1842 ?), marchand de moutons, puis cultivateur et aubergiste, et de Marie Césarine Antoinette Degoix (Marle, paroisse Saint-Nicolas, 24/2/1791-7/7/1830 Marle), mariés le 2 juillet 1811 à Marle.
Arrière-petit-fils de François Mirman (Espalion 30/7/1754-27 vendémiaire an XIV, 19/10/1805 Espalion), maître cordonnier, et de Marie Bélière (1753 ? -13/2/1833 Espalion), mariés le 20 avril 1784 à Espalion. Arrière-petit-fils d’Amand Goujon (1748 ? -ap. 1824 ?), propriétaire à Maranwez (Ardennes), et de Jeanne Cajin (1759 ? -18/4/1824 Maranwez), mariés avant 1783. Arrière-petit-fils de Jean Capoulade (Espalion 1758 ? -19 prairial an X, 8/6/1802 Espalion), tisserand, et de Louise Verdier (? -ap. 1802), mariés avant 1790. Arrière-petite-fille d’Antoine Degoix (Marle 9/7/1747-25 ventôse an IX, 16/3/1801, Marle), laboureur, et de Marie Françoise Caurette ou Coeurette (Goudelancourt-les-Pierrepont, Aisne, 14/7/1758 -25/3/1836 Marle), mariés le 7 février 1780 à Goudelancourt, remariée le 20 nivôse an XI, 10 janvier 1803, à Marle à Frédéric Victor Fresson, cultivateur à Marle.
Frère d’André Mirman, employé à l’assistance publique.
Epouse le 16 avril 1892 à Paris (1er) Jeanne Pinhède (Paris 29/1/1870-5/3/1925 Paris 16ème), fille d’Antoine Gaston Antonin Pinhède (Montpellier, Hérault, 19/11/1843-15/1/1915 Paris 13ème), acte transcrit le 26/1/1915 à Paris 2ème), chemisier, et de Lucie Persin (Montpellier 18/2/1847-8/10/1930 Garches, Hauts-de-Seine ?), mariés le 10 décembre 1868 à Montpellier.
Petite-fille d’André Frédéric Pinhède (Montpellier 17/10/1812-20/1/1850 Montpellier), teinturier, et de Marguerite Elisabeth Martin (Nîmes, Gard, 10/12/1818-24/1/1895 Paris 1er), mariés le 5 février 1835 à Montpellier. Petite-fille d’Antoine Isidore Persin (Sommières, Gard, 11/11/1810- ?), menuisier, et d’Anne Mélanie Baudouin (Montpellier 7/5/1810- ?), tailleuse en robes, mariés le 16 septembre 1839 à Montpellier.
Arrière-petite-fille de Jean Pinhède (Saint-Hippolyte-du-Fort, Gard, 17/8/1780-18/10/1853 Montpellier), teinturier, et de Marie Combe (Montpellier 27/4/1791-17/10/1848 Montpellier), mariés le 22 septembre 1810 à Montpellier. Arrière-petite-fille de Daniel Martin (Nîmes 1793- ap. 1835 Montpellier ?), cafetier, et de Marie Terme (Nîmes 1797-ap. 1835 Montpellier ?), mariés le 21 novembre 1815 à Nîmes. Arrière-petie-fille de Jacques Persin (Soùùières, 17/10/1773-14/9/1853 Sommières), marchand de comestibles, et d’Anne André (Sommières 26/6/1777-24/10/1840 Sommières), mariés le 3 frimaire an XIV, 24 novembre 1805, à Sommières. Arrière-petite-fille de Jean Joseph Baudouin (Sommières 23/6/1782–12/12/1833 Montpellier), tourneur, et de Catherine Pantel (Sommières 21/11/1783–ap. 1839 ?), mariés le 28 mars 1807 à Montpellier.
Nièce de Léonce Persin, chemisier, et de Félix Jacques Persin, représentant de commerce.
Six enfants, dont Lucette (Reims, Marne, 1/3/1893-31/12/1987 Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine), mariée le 6 janvier 1921 à Paris (16ème) à Hermann Jean Henri Laudenbach (Paris 8/7/1895-7/2/1960 Paris 16ème), directeur de sociétés, officier de la Légion d’honneur, frère de Pierre Jules Louis Laudenbach (1897-1975), comédien sous le nom de Pierre Fresnay ; Lise, Rose, Jean, Madeleine Jeanne (Paris 21/6/1899-21/11/1925 Paris 7ème), mariée le 4 avril 1922 à Paris (16ème) à Jean Albert You (Rouen, 13/4/1896-13/9/1939 Blodelsheim, Bas-Rhin), ingénieur des arts et manufactures, capitaine d’artillerie, mort pour la France, chevalier de la Légion d’honneur en 1929 ; et Huguette (Paris 19/4/1912-31/5/2013), mariée le 20 décembre 1938 à Paris (16ème) à André Achille Chalufour (Dieppe, Seine-Maritime, 4/10/1902- ?).
*
Licencié en sciences physiques, agrégé de mathématiques, élève de l’Ecole Normale Supérieure de 1885 à 1888.
Professeur aux lycées de Chartres et de Reims de 1888 à 1893. Député radical-socialiste, tendance Millerand, de la Marne de 1893 à 1905, élu contre Me Labori, avocat. Lors d’un débat sur la validité de son élection en 1893, l’anarchiste Vaillant lança une petite bombe dans l’hémicycle. Il fut forcé de faire son service militaire dans un bataillon de chasseurs à Vincennes, sous l’autorité du capitaine Pétain, avant d’être réformé pour myopie. Vote la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, présente de nombreuses propositions de loi sur les assurances, les accidents du travail, et la suppression de toutes les décorations. Membre de la commission extraparlementaire contre la dépopulation en 1908. Directeur de l’Assistance et de l’Hygiène Publique au ministère de l’Intérieur le 10 octobre 1905. Sérieusement blessé d’une balle à la cuisse le 17 janvier 1911 par un déséquilibré, Antoine Gizolmes, dans une tentative d’assassinat d’Aristide Briand dans la salle des séances du Palais-Bourbon. Préfet de Meurthe-et-Moselle le 10 août 1914, haut-commissaire de la République à Metz le 15 novembre 1918, croix de guerre, mis en disponibilité sur sa demande le 2 octobre 1919, renouvelée le 26 juin 1920.
Conseiller maître le 27 décembre 1920. Membre de plusieurs commissions dont celle des candidatures au contrôle des Régions Libérées en 1920, celle des prêts aux sociétés de crédit immobilier en 1922 et celle des médailles de la Reconnaissance Française en 1923. Membre du conseil d’administration de l’Office national des prêts aux étudiants en 1924. Témoin au procès de Léon Daudet en 1925. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du trésor en 1928. Se rapproche de l’Action française dans les années 1930, y adhère en 1934. Président de la fédération des cantines maternelles et de la Fondation Pierre-Budin, membre du Conseil supérieur de l’assistance publique. Honoraire le 7 mai 1934.
Extrait de son éloge par le Premier président Chotard : « (…) Après avoir été professeur aux lycées de Chartres et de Reims, il est élu député de la Marne en 1893. C’est également l’époque où il accomplit son service militaire, et les moins jeunes d’entre nous se souviennent de cette figure populaire venant sous l’uniforme prendre part avec talent aux délibérations de la Chambre des députés. (…) Nommé conseiller maître en décembre 1920, il se consacra désormais sans partage aux devoirs de sa charge. Il apportait dans l’examen des affaires qui lui étaient confiées un sens averti des réalités administratives et l’expérience acquise au cours d’une vie politique longue de près de trente années. Il y apportait aussi son talent de plume et de parole. (…)
Extrait de son éloge par le procureur général Labeyrie : « (…) La figure de Léon Mirman apparaitra presque comme légendaire si l’histoire de ses actes et de ses opinions est contée dans beaucoup d’années en même temps que celle de bien des hommes au milieu desquels il a vécu (…) Sans doute, en entrant à la cour en 1920, dut-il être quelque peu surpris par la technique étroite et le souci du détail de la juridiction des comptes ; mais jamais il n’a cessé, pendant les treize ans qu’il a passés parmi nous, de chercher à se perfectionner dans notre discipline sévère, pour parvenir à s’acquitter pleinement des fonctions nouvelles qu’il avait assumées. Combien d’entre nous n’ont-ils pas été les témoins des scrupules qu’il éprouvait lorsqu’il s’agissait de déterminer des responsabilités ? (…) Il est de ces hommes ardents et droits que les désillusions n’abattent pas et qui ne se découragent jamais dans la poursuite du vrai, du bien et du juste. (…) »
Domiciles : 12, rue Vineuse (16ème), 12, rue François Millet (16ème).
Publications : Les accidents du travail, guide pratique de l’ouvrier, Reims,1903 ; Les compagnies d’assurances sur la vie et le contrôle de l’Etat, exposé des propositions de loi de Léon Mirman et Henry Fenette, Paris, 1903 ; Ce qu’est la libre pensée, pourquoi en notre âme et conscience nous sommes libres-penseurs, conférence, Vitry-le-François,1903 ; Lettre ouverte à l’académie de médecine à propos d’un rapport récent, suivie de : La faillite de l’hygiène publique, les mutualistes et les lois sur l’hygiène, l’état sanitaire de la France, Contre l’alcoolisme, Paris 1912 ; Leurs crimes, Nancy, Berger-Levrault 1916, traduit en anglais et allemand en 1918 ; Certitude, Dieu, liberté, justice, Paris,Berger-Levrault 1918 ; Aux populations lorraines, Metz 1919 ; Histoire de la Grande Guerre racontée à la jeunesse de France. Paris, 1925. Préface à De Verdun aux Vosges, Impressions de guerre (septembre 1914 à janvier 1915), Gérald Campbell, correspondant de guerre du Times, Traduction d’André Siegfried, 1917 ; La route nationale, de la république au roi, Paris, Fayard 1934, 16 éditions. Nombreux travaux parlementaires imprimés. Collaborateur du Franc parleur, journal radical-socialiste de Reims, et du Petit Parisien sous le pseudonyme de Jacques Français.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Membre du comité de patronage de la Ligue « Souvenez-vous ! » (Instituée pour perpétuer le souvenir des crimes de guerre allemands).
Bibliographie : Un préfet patriote, Léon Mirman, mémoires de l’Académie Stanislas, 1980-1982, p.107-113. Le journal « L’Action française a reproduit de larges extraits de l’éloge du Procureur général dans son numéro du 2 novembre 1934, sous le titre « Léon Mirman, noble serviteur de la République » »