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MALOUET Louis Antoine Victor, baron

Né le 20 mars 1780 à Paris, paroisse Saint-Sulpice, décédé le 13 octobre 1842 à Paris (1er ancien).

Fils de Pierre Victor Malouet (Riom, Puy-de-Dôme, 11/2/1740-7/9/1814 Paris), conseiller du roi, commissaire général des colonies, secrétaire du cabinet de Mme Adélaïde de France, fille de Louis XV, ordonnateur de l’île de Cayenne et province de Guyane, intendant de marine à Toulon, membre non résidant de la Loge écossaise de France à Marseille en 1783, député du baillage de Riom aux Etats Généraux et à l’Assemblée constituante, émigré en Angleterre de 1792 à 1801, commissaire général de la marine à Anvers en 1803, baron de l'Empire, conseiller d’Etat, ministre de la marine en 1814, commandeur de la Légion d’honneur en 1811, et de Marie Louise Behotte (Saint-Domingue ?-1783), mariés en avril 1768 à Saint-Domingue, veuve d’Olivier Samson, mariés le 27 avril 1768 à Fort-Dauphin (Saint-Domingue) ; veuf, épouse en seconde noces en 1808 Henriette Picault (Saint-Domingue 1769-1838), fille d’un riche colon, mariée en 1789 à Mazières-de-Touraine et divorcée en 1794 du vicomte de Belloy de Morangle (1752- ?), et qui eut une liaison avec François René de Chateaubriand en Angleterre en 1794.

Petit-fils de Pierre André Malouet, notaire à Riom, bailli d’Olliergues (Puy-de-Dôme), et de Catherine (de) Villevault, d’Ambert (Puy-de-Dôme), mariés avant 1740. Petit-fils d’Etienne Béhotte, capitaine de cavalerie, et de Jeanne Lataste.

Arrière-petit-fils de Jean Baptiste Villevault, contrôleur des monnaies à Riom.

Épouse le 7 mars 1810 à Paris Christine de Chabanon-Maugris (Paris 6/6/1776-8/11/1818 Rouen, Seine-Maritime), fille de Charles François Chabanon de Maugris (Saint-Domingue 1736-20/11/1780 Paris), officier des vaisseaux du Roi, musicien, librettiste, traducteur d’Horace, membre de l’Académie des sciences, et de Jeanne Louise Aimée Béhotte (Saint-Domingue 29/3/1745-29/10/1825 Verberie, Oise), veuve d’Olivier Samson.

Petite-fille de Michel Chabanon (1700 ? - ?), commandant le quartier de Limonade (Saint-Domingue), chevalier de Saint-Louis, propriétaire d’une sucrerie, et de Madeleine Bouchaud (Nantes, paroisse Saint-Nicolas, 21/12/1705-5/9/1780 Limonade), mariés avant 1730. Petite-fille de François Denis Béhotte (1675 ? -1/8/1714 Cap-Français), membre du conseil supérieur du Cap-Français.

Arrière-petite-fille de Charles Bouchaud (1678-1756), échevin, consul des marchands de Nantes, et de Marguerite Forget, mariés avant 1705.

Nièce de Michel Paul de Chabanon (1730-1792), membre de l’Académie française et de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Père de Louis Victor (Laon 17/4/1812-11/5/1878 Paris 7ème), conseiller référendaire (voir notice) ; d’Agathe Antoinette, mariée le 11 mars 1808 à Paris à Adrien Philippe Marie Percheron de Monchy (Paris 27/4/1780- ?), inspecteur général des finances, chevalier de la Légion d’honneur, receveur général dans plusieurs départements ; et de Louis Charles Dominique (Le Havre, Seine-Maritime, 1/11/1817-23/10/1875 Paris 7ème), sous-chef de bureau au ministère de la Marine, chevalier de la Légion d’honneur en 1867.

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Commence sa carrière dans la marine en l’an IX. Secrétaire général de la Creuse le 1er germinal an XI, sous-préfet de Villeneuve-d'Agen (Villeneuve-sur-Lot, Lot-et-Garonne) le 7 février 1808, préfet de l'Aisne le 12 février 1810, fait prisonnier par les Russes en 1814. Maître des requêtes au Conseil d'Etat en service extraordinaire le 6 juillet 1814, jusqu’en 1824. Eloigné au retour de Napoléon, de nouveau nommé préfet de l'Allier le 9 juillet 1815, sans suite, puis du Pas-de-Calais le 14 juillet de la même année, préfet de la Seine-Inférieure le 15 juillet 1818, du Bas-Rhin le 19 juillet 1820. Révoqué par le ministère Villèle en mars 1822. Membre de la commission d’indemnisation des colons de St Domingue en 1827. Conseiller d’Etat en service extraordinaire de novembre 1828 à 1842.

Conseiller maî­tre le 31 août 1830, pair de France le 11 octobre 1832. Décédé en fonctions. Il aurait négocié en 1841 sa démission en faveur de Génie (voir notice), sous condition de la nomination de son fils Victor (voir notice) en qualité de conseiller référendaire.

Extrait de son éloge par le Premier président Barthe : « (…) Vous savez combien il portait dignement un nom illustre. Tout était magistrat en lui : la sagesse et la maturité de son esprit, une gravité naturelle tempérée par une douce bienveillance avaient su lui concilier l’estime et l’affection de tous. »

Extrait de son éloge par le Procureur général de Schonen : « (…) Vient de nous être enlevé un magistrat aussi éclairé que modeste, dont l’âge nous semblait nous assurer pour longtemps l’utile coopération. A nos côtés, comme à la tête d’importantes préfectures, dans l’examen des causes comme en présence de l’ennemi et des exigences de l’invasion, il avait porté dignement, jusqu’à la fin, le poids d’un nom honorable dont son héritier continuera les traditions parmi nous. »

Domicile : 20, rue Neuve-des-Mathurins (des Mathurins, 8ème).

Publications : Sa correspondance de préfet du Bas-Rhin de 1820 à 1822 a été publiée en 1906.

Baron de l'Empire par lettre patentes du 18 mai 1811. Commandeur de la Légion d'honneur le 1er mai 1821.

Bibliographie : figure dans le Dictionnaire des girouettes.