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LOUBET Paul Auguste

Né le 13 mai 1874 à Montélimar (Drôme), décédé le 7 janvier 1948 à Montélimar.

Fils d’Émile François Loubet (Marsanne, Drôme, 30/12/1838-20/12/1929 Montélimar), docteur en droit, avocat, conseiller général (1871-1899), maire de Montélimar (1870-1899), député (1876-1885), puis sénateur de la Drôme (1885), Président du Sénat (1896), Président de la République (1899-1906), Grand-Croix de la Légion d’honneur en 1899, et de Marie-Louise Picard (Montélimar 23/9/1843-10/9/1925 Montélimar), mariés le 18 août 1869 à Montélimar.

Petit-fils de Jean Antoine Augustin Loubet (Réauville, Drôme, 25/8/1808-18/6/1882 Marsanne), viticulteur, maire de Marsanne, chevalier de la Légion d’honneur en 1880, et de Marie Marguerite Nicolet (Marsanne 13/12/1812-15/1/1905 Marsanne), mariés le 23 février 1835 à Marsanne. Petit-fils de Denis Philibert Picard (Montélimar 16/2/1809-31/8/1881 Montélimar), quincailler, et de Philippine Françoise Coste (Marsanne 7/1/1815-14/1/1888 Montélimar), mariés le 19 décembre 1837 à Marsanne.

Arrière-petit-fils de Jean Joseph Loubet (Réauville 17/4/1774-27/12/1843 Marsanne), cultivateur, maire de Réauville, et de Rose Marie Bayle (La Touche ou Rochefort-en-Valdaine ? Drôme, 19/6/1776-19/3/1862 Grignan, Drôme), mariés le 1er avril 1801 ou le 28 octobre 1793 à ? Arrière-petit-fils de Denis Picard (Lons-le-Saunier, Jura 1786 ? -14/7/1856 Montélimar), marchand de fer, et de Marianne Florançon (Montélimar 15/2/1789-1/9/1827 Montélimar), mariés le 11 mai 1808 à Montélimar (remarié à Marguerite Rose Bouguerel). Arrière-petit-fils de Jean François Nicolet (Cléon-d’Andran, Drôme, 1/8/1775-28/2/1863 Marsanne), propriétaire cultivateur à Marsanne, et d’Elisabeth Jarias ou Jarrias (Marsanne 2/4/1776-26/1/1850 Marsanne), mariés le 22 février 1808 à Marsanne. Arrière-petit-fils de Mathieu Eymard Colombier Coste (1786 ? -16/5/1849 Marsanne), propriétaire, maire de Marsanne, et de Constance Françoise Pauline Sestier (Lachamp (La Coucourde, Drôme) av. 1793 ? -23/5/1849 Marsanne), mariés le 17 novembre 1813 à La Coucourde (Lachamp, Drôme).

Frère de Marguerite (1870-1964), mariée en 1892 à Humbert de Soubeyran de Saint-Prix, magistrat ; et de Philibert Emile (Montélimar 1892-1916 Montélimar), avocat.

Sans alliance.

*

Elève au lycée Saint-Louis, Docteur en droit, thèse : la Banque de France et l’escompte, Paris 1900.

Avocat à la Cour d’appel de Paris, chef-adjoint du cabinet du président du Sénat son père Emile Loubet le 2 septembre 1897. Attaché à la Banque de France le 16 novembre 1902, attaché à l’inspection et détaché au Service des études économiques le 10 novembre 1903. Inspecteur adjoint des succursales de la Banque de France, détaché de nouveau au service des études économiques le 20 avril 1905.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 9 juin 1905. Sa nomination à la Cour a donné lieu à des articles critiques du journal La Lanterne (n° 10281 du 6 juin 1905), intitulé « Népotisme » et du journal La Presse (n° 4771 du 22 juin 1905), intitulé « Pour le Dauphin » :

La Lanterne : « L’Elysée est devenu un véritable bureau de placement pour tous les réactionnaires et cléricaux, sous l’œil vigilant de Mme Loubet et le contrôle de M. Combarieu. Toutes les vacances sont soigneusement notées, et pour chaque poste, l’Elysée a un candidat (…) Mais si M. Loubet fait bien les affaires des protégés de la calotte, il n’oublie pas les siennes propres. Qu’on en juge : M. Paul Loubet, fils du président, était déjà, quoique fort jeune, inspecteur adjoint des succursales de la Banque de France, il vient d’être nommé conseiller référendaire à la Cour des comptes. Dans quelques mois, M. Loubet ne sera plus qu’un simple citoyen. Aussi se hâte-t-il de prendre ses précautions, en bon père de famille qu’il est ».

La Presse : « Avant qu’il ait complètement terminé son cycle présidentiel, M. Loubet, en bon père de famille, songe à ses enfants. Il connait les impérieuses nécessités du struggle for life ; aussi, pour en atténuer les rigueurs, signait-il récemment un décret nommant son fils aîné, M. Paul Loubet, conseiller référendaire à la Cour des comptes. (…) Au mois d’avril dernier, M. Combarieu y était introduit en récompense de ses services à l’Elysée, et l’on comprend l’insigne honneur qui s’attache à une telle nomination quand on sait que la Cour des comptes, justement jalouse de son renom et de ses prérogatives, ne reçoit que des fonctionnaires d’élite (…) ».

Mobilisé comme lieutenant de réserve d’infanterie le 2 août 1914, commissaire rapporteur au conseil de guerre de la 14ème division d’infanterie en juin 1915, capitaine en octobre 1916, obtient un congé pour raisons de santé consécutives à son poste prolongé au front, démobilisé le 19 janvier 1919. Conseiller référendaire de 1ère classe le 11 mai 1921, démissionne, honoraire le 8 novembre 1924.

Extrait de son éloge par le Procureur général Parent en 1948 : « (…) Grâce à un labeur opiniâtre, à une connaissance sans cesse accrue des règlements qu’il nous appartient de faire respecter, ses mérites s’étaient si bien affirmés devant vos chambres, comme au sein du rapport public, qu’il avait obtenu au choix sa promotion à la première classe et qu’il aurait pu ambitionner légitimement un siège de conseiller maître si, en pleine maturité professionnelle, il n’avait pris la décision de se retirer. (…) »

Conseiller général de Grignan (Drôme) en 1926.

Domiciles : 5, rue Dante (5ème), 250 bis, boulevard Saint-Germain (7ème). Résidence à la Bégude-de-Mazenc (Drôme).

Croix de Guerre, une citation, Chevalier de la Légion d’honneur le 11 janvier 1921.