LACAVE-LAPLAGNE Jean-Pierre Joseph
Né le 25 thermidor an III, 12 août 1795 à Montesquiou (Gers), décédé le 14 mai 1849 à Paris (1er ancien).
Fils de Barthélémy de Lacave, sieur de La Plagne (7/10/1743-6/9/1814 Montesquiou), avocat, cultivateur, maire de Montesquiou de 1792 à 1794, commandant le bataillon du Gers dans l’armée des Pyrénées sous le nom de Brutus Lacave, de nouveau maire de Montesquiou de 1800 à 1804, percepteur des contributions directes du canton de Montesquiou en 1804, et de Jeanne Marie Barris (Montesquiou 12/5/1758-20 fructidor an XI, 3/9/1803 Montesquiou), mariés le 21 février 1786 à Montesquiou.
Petit-fils de Jean de Lacave, avocat en Parlement (1708-ap. 1743 Montesquiou ?), et de Jeanne Cousse (Montesquiou ? –ap. 1743 Montesquiou ?), mariés le 24 septembre 1734 à Montesquiou. Petit-fils de Jean Barris (Montesquiou 21/11/1727-21/2/1786 Montesquiou ?), avocat en Parlement, juge royal de Barran, et de Thérèse Despaulx (1734 ? -28/4/1784 Montesquiou), mariés avant 1759.
Arrière-petit-fils de Pierre de Lacave (14/2/1678- ?), sieur du Haraut, procureur juridictionnel de Montesquiou, et de Louise de Bordes du Haget (1677-4/12/1717), mariés le 21 juin 1706. Arrière-petit-fils de Pierre Cousse (? –ap. 1735 Montesquiou) et de Marie Barris (? –av. 1735 Montesquiou ?), mariés avant 1706. Arrière-petit-fils d’Alexis Barris (Montesquiou 5/1/1679-19/8/1741 Montesquiou), avocat en Parlement, juge royal de Barran, et de Marie Anne de Saint-Bresc de Lagrange (1704 ? -23/4/1752 Montesquiou), mariés avant 1727.
Petit-neveu de Dom Despaulx, prieur et directeur de l’école militaire de Sorèze, inspecteur général de l’enseignement public, chevalier de la Légion d’honneur.
Frère de Raymond Jean François Lacave-Laplagne-Barris (Montesquiou 21/12/1786-14/10/1857 Montesquiou), magistrat, président de chambre à la Cour de Cassation en 1844, administrateur des domaines du duc d’Aumale, pair de France en 1837, l’un des exécuteurs testamentaires du roi Louis-Philippe, Grand Officier de la Légion d’honneur en 1846.
Épouse le 27 mars 1819 à Paris (11ème ancien) Marie Charlotte Tarrible (Auch 20 germinal an V, 18/4/1797-14/12/1871 Paris 9ème), sa cousine germaine, fille de Jean Dominique Léonard Tarrible (Auch, paroisse Saint-Orens, 10/11/1752-27/2/1821 Paris), conseiller maître (voir notice), et de Jeanne Marie Dominique Barris (1770 ? -30 germinal an X, 20/4/1802 Montesquiou), mariés en 1788 à Mirannes, Gers.
Petite-fille de Jean-Pierre Tarrible (?), maître menuisier, et de Marie Magdeleine Bargat (?), mariés en 1752 à Auch, paroisse Saint-Orens. Petite-fille de Jean Barris (Montesquiou 21/11/1727-1/7/1811 Montesquiou), avocat en Parlement, conseiller du roi, juge royal à Barran, puis président du tribunal de Mirande, et de Thérèse Despaulx (Montesquiou 1734 ? -28/4/1784 Montesquiou), mariés avant 1758.
Arrière-petite-fille d’Alexis Barris (Montesquiou 5/1/1679-19/8/1741 Montesquiou), avocat en Parlement, juge royal à Barran, et de Marie Anne Lagrange (1704-23/4/1752 Montesquiou), mariés avant 1727. Arrière-petite-fille de Jean Despaulx, avocat en Parlement.
Trois enfants survivants: 1) Joseph Sylvain Gustave (Paris 6/2/1827-6/7/1869 Paris 1er), chef de bureau au secrétariat général du ministère des Finances, puis inspecteur des finances, marié le 21 décembre 1852 à Paris (10ème ancien) à sa cousine Jeanne Laure Lacave-Laplagne-Barris (Paris 21/12/1832-1/4/1912 Auch), 2) Jeanne Gabrielle (Paris 13/11/1828-3/2/1891 Paris 8ème), mariée le 15 novembre 1845 à Paris (1er ancien) à Antoine Henri Jean Marie comte Durrieu (Strasbourg 23/3/1821-11/21890 Paris 8ème) receveur général des finances de l’Indre, puis du Bas-Rhin, trésorier payeur général du Bas-Rhin en 1866, président du conseil d’administration de la Société générale de crédit industriel et commercial en 1878, commandeur de la Légion d’honneur en 1881, dont Paul comte Durrieu (1855-1925), archiviste paléographe, historien médiéviste, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, marié en 1889 à Françoise Duchaussoy, fille de Léon Duchaussoy (1839-1902), conseiller maître (voir notice) ; 3) Louis (Paris 3/10/1835-25/2/1902 Paris 9ème), auditeur au Conseil d’Etat, député orléaniste du Gers en 1871, sénateur en 1876, marié le 15 juillet 1871 à Paris (3ème) à Joséphine Marie Cuvru (Tournai, Belgique, 13/8/1851-11/4/1900 Paris 9ème), père de Paul Lacave-Laplagne (Paris 1881-1982 Paris), député radical des Hautes-Pyrénées de 1914 à 1919.
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Elève de l’Ecole polytechnique (1811-1813),
Participe en qualité de lieutenant d’artillerie aux dernières campagnes napoléoniennes. Donne sa démission en 1816 pour se consacrer à des études de droit à Toulouse. Avocat, Procureur du Roi à Etampes puis Versailles en 1819.
Conseiller référendaire de 2ème classe le 12 janvier 1821, de 1ère classe le 9 juillet 1828. Membre tiré au sort du jury des assises de la Seine en avril 1833. Conseiller maître le 14 novembre 1833 sur proposition du baron Louis. Membre de la commission de vérification des comptes ministériels pour 1833 et 1834, président de cette commission pour 1835. Deux fois ministre des Finances, du 15 avril 1837 au 31 mars 1839 et du 25 avril 1842 au 10 mai 1847. Nommé de nouveau conseiller maître le 31 mars 1839. Député ministériel du Gers (Mirande) le 28 décembre 1834, réélu en 1842 sans opposition, réélu le 13 mai 1849, décédé le lendemain d’un accès de goutte. Administrateur des biens du duc d’Aumale en juin 1839.
Extrait de son éloge par le Procureur général Collart-Dutilleul : « (…) La politique nous avait enlevé M. Lacave-Laplagne, sorti des rangs de la maîtrise, pour diriger deux fois les finances de ce grand pays. (…) La distinction de son mérite et sa capacité appellaient M. Laplagne sur un théâtre plus élevé que celui où, pendant vingt ans, il a partagé vos travaux. (…) Du jour où le mandat de député le mit à même de manifester tout ce qu’il valait, il fut comme entraîné vers de plus hautes destinées. »
Domiciles : 21, rue Taranne (6ème), 39, rue de Vaugirard (6ème), 44, rue du Four-Saint-Germain (rue du Four, 6ème), 25, rue de Grenelle (7ème), 8, rue de Castiglione (1er)
Grand Officier de la Légion d'honneur le 29 octobre 1843. Son nom a été donné à une rue d’Auch.
Publications : Plusieurs écrits et les discours parlementaires de Lacave-Laplagne ont été imprimés. Observations sur l’administration des finances pendant le gouvernement de Juillet et sur ses résultats, en réponse aux rapports de M. le ministre des finances des 9 mars et 8 mai 1848, 1848.
Iconographie : tableau de J. Nicod (1850) conservé à la Cour des comptes.
Bibliographie : Biographie des députés, par deux journalistes, 1846 : « M. Lacave-Laplagne, après avoir été ministre des finances sous le 15 avril, était redevenu conseiller maître à la Cour des comptes, lorsque la mort subite de M. Humann le fit rappeler à la direction du département des finances. M. Lacave-Laplagne a profité de sa position pour placer avantageusement ses enfants : sa fille a apporté en dot une recette générale à son mari ; son fils, poursuivi pour dettes, vient d’être éloigné de Paris avec une place qui grève le budget d’une dépense inutile de 15 000 francs. Maintenant que M. Lacave-Laplagne n’a plus personne à placer, le bruit court qu’il songe à quitter le ministère et à bien se caser lui-même ».
Le Procuste parlementaire, par Fortunatus (1844) : « Conseiller maître à la Cour des comptes. Comme il passait à la Chambre comme un malin en fait de finances, M. Humann eut le patriotisme de mourir tout exprès pour laisser tomber de nouveau dans ses mains le portefeuille des écus de cent sous. M. Lacave, que beaucoup prennent pour un aigle, quoiqu’il ne soit qu’une lourde bondrée, monte souvent à la tribune pour prononcer des discours de la force de… cinquante chevaux ».
Tombeau au Père Lachaise, 27ème division.