LAC de FUGÈRES
Albert Louis Paul du
Né le 1er nivôse an XII, 25 décembre 1803, à Tronchoy (Yonne), sous le nom de Dulac Fugères, décédé le 31 mai 1890 au Lude (Sarthe).
Fils de François Antoine Sébastien du Lac de Fugères (Le Puy-en-Velay, baptistère Saint-Jean, Haute-Loire, 18/1/1775-av. 1830 ?), propriétaire, inspecteur de la loterie impériale du département de l’Arno, Grand Duché de Toscane, puis du Nord, et de Anne Françoise de Fayard de Bourdeille (Paris 26/12/1776-23/12/1843 Paris), mariés le 22 frimaire an XI, 13 décembre 1802, à Tronchoy (Yonne).
Petit-fils de Jean-Louis du Lac, chevalier, seigneur de Saint-Martin de Fugères (Le Puy-en-Velay, 7/2/1735-15/5/1813 Saint-Martin de Fugères, Haute-Loire), lieutenant au régiment de Normandie des Gardes du Roi, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis le 14 juillet 1766, et d’Anne Aimée Marie Elisabeth de Charbonnel de Betz (Le Puy 1748 ? -ap.1813 ?), mariés le 30 août 1768 à Fugères. Petit-fils de Paul Fayard de Bourdeilles (Paris 1729- 3/11/1815 Tronchoy), propriétaire, bienfaiteur de Tronchoy, conseiller du roi, receveur général des finances en la généralité de Grenoble, puis d’Amiens, et d’Anne Magdeleine Le Normand (1740 ? - av. 1815 ?), mariés le 4 avril 1764 à Paris.
Arrière-petit-fils de Nohé du Lac de Fugères (Le Puy-en-Velay, 6/9/1702- ?), et d’Antoinette de Laval, mariés le 20 juin 1723. Arrière-petit-fils de François de Charbonnel de Betz (5/2/1707-19/6/1794 Saint-Didier-en-Velay, Haute-Loire), et de Marie Louise de Beget (1714 ? -1802), mariés le 21 septembre 1745 à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire). Arrière-petit-fils de Laurent Fayard de Champagneux, écuyer, seigneur de Bourdeilles, et de Gabrielle Claude Berger, mariés le 12 mai 1725 à Paris.
Descendant de Pierre du Lac, reçu maître des comptes à la Chambre des comptes de Paris en 1608.
Les premiers Du Lac sont signalés en Velay au début du XIIIème siècle. Cette famille a, selon M. Chaix d’Est-Ange, « fourni à travers les siècles un grand nombre d’officiers, de magistrats, de consuls du Puy, un magistrat à la Cour des comptes et nombre de religieux ». George Paul y ajoute « un capitaine général du Puy en 1620, un conseiller en la sénéchaussée et siège présidial de cette même ville en 1710, des chevaliers de l’Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, des délégués aux Etats du Velay ». Une rue de la vieille ville du Puy conserve leur nom.
Épouse le 17 novembre 1830 à Caen (Calvados) Pulchérie Léocadie Camille Rouvroy de Lamairie (Saint-André-les-Lille, Nord, 5/8/1808-5/1/1860 Lambersart, Nord), fille de François Hippolyte Rouvroy de Lamairie (Lille 3/9/1773-24/5/1852 Lille), capitaine de la Garde nationale de Lille, arrêté en 1794, relâché en 1795, conseiller municipal de Lille, chevalier de la Légion d’honneur en août 1814, et de Marie Elisabeth Eugénie Joseph de Madre de Norguet (Lille 17/2/1781-21/5/1846 Paris), mariés le 18 floréal an IX, 8 mai 1801, à Lille.
Petite-fille de Pierre Joseph Rouvroy, écuyer, seigneur de Lamairie (Lille 8/3/1736-10 nivôse an VI, 30/12/1798, Lille), et d’Agathe Ursule Goudeman (Lille 1747 ? -16/6/1824 Lille), mariés le 27 avril 1768 à Lille, paroisse Saint-Maurice. Petite-fille de Louis Albéric de Madre de Norguet (Lille, paroisse Saint-Etienne, 25/3/1739-16/1/1817 Lille), écuyer, contrôleur des Etats de la Flandre wallonne, et de Marie Ange Joseph du Bois du Petit-Metz, dame des Crétons (Lille, paroisse Saint-Etienne, 1/4/1752-23/8/1819 Lille), mariés le 7 novembre 1774 à Lille, paroisse de la Madeleine.
Arrière-petite-fille de Jacques François Alexandre Rouvroy (Lille 3/5/1697-13/2/1776 Lille, paroisse Saint-Maurice), seigneur de Fournes, trésorier de France en 1721, et de Marie Claire Joseph Bonne Jacops (Lille 8/3/1706-28/10/1787), mariés le 22 janvier 1731 à Lille, paroisse Saint-Maurice. Arrière-petite-fille de Pierre Romain Joseph Goudeman (Lille 19/3/1715-22/4/1753 Lille, paroisse Saint-Maurice), écuyer, seigneur d’Estevel, greffier criminel de la gouvernance de Lille en survivance de son père, puis conseiller du roi en la Chancellerie du Parlement de Flandre en 1752, échevin de Lille, et d’Anne Thérèse Françoise Le Mesre (15/2/1721-27/4/1759 Lille, paroisse Saint-Maurice), mariés le 21 janvier 1743 à Lille, paroisse de la Madeleine. Arrière-petite-fille de Wallerand Albéric Joseph de Madré (Lille, paroisse Saint-Etienne, 21/12/1707-2/11/1778 Lille, paroisse Saint-Etienne), conseiller à la gouvernance de Lille, contrôleur des tailles et impôts de la chatellenie de Lille, et de Jeanne Agathe de Lannoy (Lille 5/11/1717-18/4/1757 Lille), mariés le 14 juin 1734 à Lille, paroisse Saint-Etienne. Arrière-petite-fille de Guillaume François Joseph Dubois du Petit-Metz et de Marie Henriette Joseph Moreel, mariés le 18 février 1748 à Lille, paroisse Saint-Etienne.
Père de Stanislas Paul Marie du Lac de Fugères (Paris 21/11/1835-29/9/1909 Paris 7ème), de la Compagnie de Jésus, recteur de l’Ecole Sainte-Geneviève, puis du collège jésuite de Cantorbéry en Angleterre après l’expulsion de 1’ordre en 1880.
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Inspecteur de la Loterie en 1830. Conseiller référendaire de 2ème classe en 1835. Participe, bien que dispensé de service militaire du fait de sa fonction à la Cour des comptes, à plusieurs actions militaires. Le 15 mai 1848, garde national dans la 10ème légion, il défend l’Assemblée Nationale envahie par des manifestants d’extrême gauche, où il est blessé à l’épaule et au visage. Chef d’escadron dans la garde nationale de Paris le 13 janvier 1852. Combat en Algérie, ayant obtenu un congé de la Cour. Membre tiré au sort du jury de la Cour d’assises de la Seine en mai 1863. Participe à la défense de Paris en 1870, à 67 ans, comme garde au 17ème bataillon de la Garde Nationale de la Seine, puis à la 10ème légion. Son fils raconte dans son livre Jésuites « qu’ayant une blessure très douloureuse au visage, il chercha plus ou moins la mort au combat dans ces divers épisodes militaires ». Honoraire pour raison de santé en janvier 1854.
Extrait de son éloge par le Procureur général Audibert en 1890 : « Quelques-uns seulement d’entre vous ont connu M. du Lac de Fugères, qui s’est éteint à un âge avancé. Entré à la Cour en 1835, il s’était retiré en 1856, après d’honorables services. (…). »
Maire de Lambersart (Nord) de 1858 à 1861.
Domiciles : 94, rue de Grenelle (7ème), 8, rue Las Cases (7ème), 86, rue de Lille (7ème).
Officier de la Légion d’honneur le 3 mai 1849, Médaille militaire le 12 février 1872. Souscripteur pour la reconstruction du palais de la Légion d’honneur en 1871.