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JOSSE-BEAUVOIR Auguste Guillaume

Né le 19 octobre 1771 à Meslay près de Vendôme (Loir-et-Cher), décédé le 15 avril 1853 à Vendôme (Loir-et-Cher).

Fils de René Pierre Marie Josse, sieur de la Pagerie (Bonneuil-sur-Marne, Val-de-Marne, 19/1/1729-26 vendémiaire an V, 17/10/1796 Vendôme), inspecteur puis directeur de manufacture de tapisserie à Meslay depuis 1763, fondée en 1731 par Jean François de la Porte, et de Blanche Eugénie Boudin (1747 ? -12/9/1815 Vendôme), mariés le 4 janvier 1768 à Mer ou Meslay (Loir-et-Cher) ?
Petit-fils de Pierre Josse (1679 ? –av. 1744 ?), cultivateur, et de Jeanne Geneviève Fournier (1685 ? -ap. 1729 ?), mariés le 21 mai 1708 à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). Petit-fils de Jacques Noël Boudin, marchand mercier à Paris, rue Saint-Denis, paroisse Saint-Eustache, et de Geneviève Bardon, mariés avant 1747.
Arrière-petit-fils de Pierre Josse, fermier de la terre et seigneurie de Bonneuil, et de Claude Jacquinot. Arrière-petit-fils de Pierre Fournier et de Jeanne Mau, mariés avant 1785 ?
Frère de Jacques René Josse de Boisbercy (Meslay 29/8/1768-1834), administrateur du département du Loir-et-Cher en l’an III, destitué après le 18 fructidor, adjoint au maire et membre du conseil d’arrondissement de Vendôme en 1800, maire de Vendôme en 1816, sous-préfet de Vendôme en 1824, chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.
Epouse le 4 juin 1792 à Mer (Loir-et-Cher) Sophie Adélaïde Victoire Rousseau (Mer, paroisse Saint-Hilaire, 27/11/1772-9/11/1818 Vendôme), fille d’Etienne Charles Rousseau (Mer 22/8/1735-8 brumaire an VI, 29/10/1797, Mer), bourgeois, contrôleur au grenier à sel, et de Louise Angélique Garrault de la Vallée (Montoire-sur-le-Loir, Loir-et-Cher ? -av. 1792 Mer ?), mariés le 28 janvier 1772 à Montoire-sur-le Loir.
Petite-fille de Charles Rousseau (? –ap. 1735 ?), marchand, et de Marie Anne Roger (? –ap. 1735 ?), mariés le 24 octobre 1730 à Mer. Petite-fille de Laurent Garrault de la Vallée (1712 ? –ap. 1772 ?), officier de Madame la Dauphine, et de Louise Guenette (1717 ? –av. 1772 Montoire-sur-le-Loir ?), mariés le 27 août 1737 à Vendôme, paroisse Saint-Martin.
Arrière-petite-fille de Charles Rousseau (? –av. 1730 Mer ?), marchand, et d’Anne Bouet (? –ap. 1730 Mer ?). Arrière-petite-fille de Michel Roger (? –av. 1730 Mer ?), marchand, et de Magdeleine Avice (? –ap. 1730 Mer ?). Arrière-petite-fille de Jean Garault (? –av. 1737 ?) et de Mageleine Giraud, mariés avant 1712. Arrière-petite-fille de Pierre Barthélemy Guenette (Vendôme, paroisse Saint-Martin, 7/3/1685-av. 1737 Vendôme ?), bailli de Chateauregnaud, et de Louise Chevaye (1692-30/12/1756 Vendôme, paroisse Saint-Martin), mariés le 30 juin 1707 à Vendôme, paroisse Saint-Martin.
Père de Blanche Victoire Caroline (Paris 1er frimaire an IX, 22/11/1800-12/9/1881 Domecy-sur-le-Vault, Yonne), mariée le 21 août 1821 à Vendôme à Michel Auguste Germain de Denesvre de Domecy (Avallon, Yonne, 1/1/1790-18/3/1875 Avallon), sous-lieutenant dans la garde royale, propriétaire.

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Études au collège de Vendôme en compagnie du futur ministre Elie Decazes.

Propriétaire-fabricant de moquettes à Meslay. Nommé membre du Conseil général de Loir-et-Cher le 13 germinal an IX (3 avril 1801). Élu député ultra-royaliste de ce département le 22 juillet 1815, réélu le 4 octobre 1816 jusqu’en 1827. Reçoit à Vendôme la duchesse d’Angoulème en 1815. Siège parmi les partisans de Villèle. On lui reproche d'avoir joué un rôle important dans l'achat par le ministère des journaux hostiles au gouvernement, au « comité de la rue de Tournon ».

Conseiller maître le 23 avril 1822. Refuse de prêter serment à Louis-Philippe et démissionne le 16 août 1830, après la chute de Charles X.

Domicile : 12, rue de Tournon (6ème).

Officier de la Légion d'honneur le 18 août 1824.

Publications : Les écrits, rapports et opinions de Josse-Beauvoir à la Chambre des députés ont été imprimés.

Bibliographie : Biographie pittoresque des députés de la France, 1820 : : « On ne sait quelle raison M. Josse, fabricant d’étoffes, peut avoir pour se faire le champion de l’aristocratie et de l’ancien régime. ; aussi une douairière du faubourg Saint-Germain disait-elle : « C’est singulier, ce petit Josse pense à merveille, et pourtant c’est un homme de rien ». L'histoire de la vie de ce député de Loir-et-Cher, serait comme celle de beaucoup d'autres, une histoire double ; il y a deux hommes au moins dans M. Josse-Beauvoir. C'est un des plus facétieux orateurs du côté droit. (…) Il a le masque assez bon, les yeux petits, ronds et à fleur de tête, le nez court et légèrement retroussé, la bouche excessivement petite et placée loin du nez, la face longue. Avec des traits, une voix et des gestes comme les siens, on dirait plaisamment les choses les plus sérieuses ; et tout ce que dit M. Josse est fort plaisant, indépendamment de sa personne. »

Notice de la « Lithographie morale et politique de MM. les membres de la Chambre des députés » 1820 : « On dit qu’il a le cœur excellent et qu’il vit dans une honorable philanthropie. Comment concilier son vote avec de pareils sentiments ? »

Notice de « La Chambre de 1820, ou la monarchie sauvée », galerie des députés, par un royaliste, 1820 : « Membre du conseil général du département de Loir-et-Cher ; il a toujours détesté la révolution ; il est député depuis 1815 ; et il n’a pas négligé une seule occasion d’attaquer de front et avec courage tous les principes subversifs de la monarchie et de l’ordre social ».

Tombeau au cimetière de Vendôme.