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HÉRAULT René Célestin Alfred

Né le 27 août 1837 à Châtellerault (Vienne), décédé le 5 juillet 1926 à Paris (8ème).

Fils d’Elie Edmond Hérault (Châtellerault 30/6/1811-31/12/1879 Châtellerault), avoué près le tribunal de première instance de Châtellerault, intéressé aux affaires de la banque Hérault, propriétaire, maire d’Antran (Vienne) en 1848, député républicain, et d’Honorine Chasseloup (Chemillé, Maine-et-Loire 5/4/1818-6/3/1905 Tours, Indre-et-Loire), mariés le 22 juin 1836 à Châtellerault.

Petit-fils de Bernard Hérault (Châtellerault 16/3/1771-30/9/1851 Châtellerault), entré dans la marine comme aide-chirurgien, échappé à la guillotine en 1793, retraité en 1795, propriétaire, officier de santé, chirurgien, et de Radegonde Thérèse Adelaïde Baudy (Thuré, Vienne, 7/10/1770-4/4/1849 Châtellerault), mariés le 25 germinal an III, 14 avril 1795 à Châtellerault. Petit-fils de Pierre Célestin Chasseloup (d’Arbrissel) (Châtellerault 30 fructidor an V,16/9/1797-8/8/1818 Chemillé, Maine-et-Loire), propriétaire, et de Mélanie Chéron (Châtellerault 18 prairial an V, 6/6/1797-30/9/1857 Thuré), mariés le 2 juin 1817 à Chemillé.

Arrière-petit-fils de François Hérault (Châtellerault, paroisse Notre-Dame, 8/10/1724-23/9/1782 Châtellerault), docteur médecin, et de Jeanne Alice Rasseteau (Châtellerault, paroisse Saint-Jean-Baptiste, 17/7/1732-21/7/1798 Châtellerault), mariés le 17 janvier 1752 à Châtellerault, paroisse Saint-Jean-Baptiste. Arrière-petit-fils de Jean-François Robert Chasseloup d’Arbrissel (Angles-sur-l’Anglin, Vienne, 25/2/1757-ap. 1818-av.1838 Châtellerault ?), avocat, membre du conseil d’arrondissement de Châtellerault, et de Jeanne Céleste Chéron (Châtellerault 6/1/1759-17/3/1838 Châtellerault), mariés le 10 mars 1789 à Châtellerault, paroisse Notre-Dame. Arrière-petit-fils de René Jean François Baudy (Châtellerault 23/3/1742-ap. 1795 ?), sieur de la Rimbertière, cultivateur, juge de paix, et de Marie Jeanne Bottereau (Châtellerault 13/5/1746-ap. 1795 ?), mariés le 8 février 1767 à Châtellerault. Arrière-petit-fils de Pierre Chéron (Châtellerault 17/1/1758-4/2/1823 Chemillé), docteur médecin, et de Marie Eugénie Cesbron (Chemillé 4/8/1769-19/12/1828 Cholet, Maine-et-Loire), mariés le 5 septembre 1796 à Châtellerault. Famille implantée à Châtellerault à la fin du XVIème siècle.

Neveu de René Adelson Hérault (1796-1877), banquier et négociant, président du Tribunal de commerce de Châtellerault, et d’Elisa Delessart. Apparenté à la plupart des chefs républicains de Châtellerault de 1848. 

Frère d’Augustine Honorine Alice (Châtellerault 21/7/1841-12/6/1924 Loches, Indre-et-Loire), mariée le 27 janvier 1867 à Châtellerault à Joseph Henri Sébastien Normand (Tours 28/8/1832-10/12/1900 Saint-Symphorien-les-Tours), avoué à Tours

Épouse le 23 janvier 1872 à Paris (9ème) Marie Amélie Bonnet-Dufaulin (Paris 18/5/1851-14/1/1933 Paris 8ème) fille de Jean-François Amédée Bonnet-Dufaulin (Pleumartin, Vienne, 13/7/1817-2/4/1892 Paris 8ème), négociant, propriétaire des magasins Les Trois Quartiers à Paris, et d’Augustine Amélie Gallois (Paris 12/7/1828-10/9/1916 Monthoiron, Vienne), mariés le 9 août 1849 à Paris (1er ancien).

Petite-fille de Jean Michel Bonnet-Dufaulin (Châtellerault, Vienne, 5/5/1778-9/7/1852 Monthoiron, Vienne), employé des Eaux-et-Forêts, puis banquier à Poitiers (Vienne), et de Jeanne Françoise Aglaé Deligny (Mondion, Vienne, 14 thermidor an IV, 1/8/1796-11/5/1854 Monthoiron), mariés le 26 septembre 1814 à Pleumartin. Petite-fille de Charles Amand Gallois (Sées, Orne, 24 vendémiaire an XI, 10/10/1802-18/9/1866 Paris 16ème), et de Marguerite Augustine Gignoux (Meaux, Seine-et-Marne, 1791 ? -27/11/1861 Paris 1er), fondateurs en 1827 du magasin Aux Trois Quartiers, mariés le 21 août 1827 à Paris.

Arrière-petite-fille de Jean Antoine Bonnet-Dufaulin (Châtellerault 17/6/1738-16/6/1793 Châtellerault), bourgeois, et de Marie Louise Papillault (Thuré, Vienne (1732 ? -23/8/1776), mariés le 21 août 1759 à Châtellerault, paroisse Saint Jean-Baptiste. Arrière-petite-fille de Pierre Gignoux (Cahors, Lot, 1761-13 floréal an XI, 3/5/1803 Meaux), officier de santé, chirurgien de l’Hôtel-Dieu de Meaux, et de Marguerite Pépin (1763-ap. 1803 ?), mariés en janvier 1780. Arrière-petite-fille de Pierre Amand Gallois (Laigle, Orne, 1765-ap. 1813 ?), marchand, et de Marie Anne Nicole Le Sueur (1777 ? -25/1/1813 Sées), mariés le 23 nivôse an III à Sées. Arrière-petite-fille de Jean François de Ligny (Amiens, Somme, 2/6/1752-6/4/1828 Châtellerault), juge de paix à Pleumartin, et de Françoise Madeleine Lesout (Jouhet, Vienne, 17/1/1758-14/9/1836 Châtellerault), mariés le 4 pluviôse an II, 23 janvier 1794 à La Puye (Vienne).

Trois filles : Amélie Alice (Paris 27/11/1872-22/8/1960 Châtellerault, Vienne), mariée le 26 juin 1893 à Paris (16ème) à Louis Paul Bertrand (Paris 23/2/1861-29/6/1949 Châtellerault), conservateur des Eaux et forêts, officier de la Légion d’honneur ; Honorine Jeanne (Paris 28/12/1873-9/6/1956 Paris 13ème, acte transcrit le 23/7/1956 à Paris 16ème), mariée le 28 juin 1901 à Tours (Indre-et-Loire) à Paul Marie Jules Mingaud (Chaillé-les-Marais, Vendée, 15/6/1864-2/8/1949 Paris 17ème), avoué à Tours, chevalier de la Légion d’honneur ; Renée Lucie (Paris 24/9/1884-25/8/1973 Maisons-Lafitte, Yvelines), sans alliance.

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Elève du collège de Châtellerault de 1844 à 1854, licencié en droit à Paris en 1857.

En juillet 1859, entre à Châtellerault dans la banque dirigée par son oncle paternel. Séjourne en Angleterre, Italie, Belgique, Hollande et Suisse de 1861 à 1868. Sous-préfet de Châtellerault (1870), administrateur du Crédit Foncier, membre de la société des antiquaires de l’Ouest. Lieutenant des mobilisés dans la région de la Vienne en 1870. Chef du parti républicain de la Vienne (1870-1893), puis de sa nuance modérée (1893). Conseiller municipal en mai 1871, conseiller général de la Vienne du 15 octobre 1871 à 1919, président du Conseil général le 20 août 1883. Candidat à la députation en 1869. Député de la Vienne le 20 février 1876 (républicain opportuniste), réélu en 1877 et 1881, battu en 1886. Secrétaire de la Chambre des Députés (1881-1902), sous-secrétaire d’Etat au ministère des Travaux Publics le 9 avril 1885, sous-secrétaire d’Etat aux Finances pour assister Sadi Carnot dans le premier cabinet Brisson du 21 avril 1885 au 6 janvier 1886. Membre de la commission du budget. Entre en relation avec le nouveau Président du Conseil, Jules Simon, Jules Ferry et Emmanuel Arago.

Conseiller maître le 28 novembre 1885, Président de la Troisième Chambre du 27 novembre 1893 à 1902. Président de la commission chargée d’examiner la situation comparative des ouvriers de l’Etat dans les différents ministères en 1906. Premier président le 3 juin 1909. Honoraire le 17 octobre 1912, après avoir présidé le 16 octobre l’audience solennelle d’installation de la Cour dans le nouveau Palais Cambon.

Membre de la Ligue de l’enseignement, de la société des archives historiques du Poitou, administrateur du Crédit Foncier en 1915, administrateur du Crédit Lyonnais.

Extrait de son éloge par le Procureur général Privat-Deschanel : « (…) Il arrive à la Cour admirablement préparé à l’exercice du contrôle judiciaire par son expérience des choses de l’administration, par l’étendue de ses connaissances financières et par la pratique, que, au cours de sa vie politique, il a acquis du contrôle administratif et du contrôle parlementaire. Le ministre des finances, dans son discours d’inauguration du Palais Cambon, a pu dire qu’il était permis de considérer M. Hérault comme le personnage représentatif de ce triple contrôle, qui a trouvé en lui la plus brillante identification et la plus parfaite unité. (…) Dans la situation de président de chambre, qu’il occupe pendant quinze ans et qui comporte de si lourdes charges et des devoirs si étendus, sa personnalité acquiert encore plus de relief. (…) dans l’exercice de sa haute magistrature, M. Hérault donna la pleine mesure de son savoir, de sa conscience et de ses vertus. Non seulement il honora votre Compagnie, mais encore il la servit utilement. A mesure qu’avec la progression des dépenses publiques s’éveillait chez les mandataires de la nation le sentiment plus net de leurs devoirs de contrôle, la Cour voyait grandir son rôle et s’accroître son renom : elle allait connaître les faveurs de l’opinion, mais aussi être exposées aux critiques qui trop souvent sont la rançon de la notoriété. En même temps, sa tâche augmentait dans des proportions inquiétantes et un prompt relèvement de l’effectif des magistrats apparaissait comme une condition nécéssaire du bon fonctionnement de la juridiction.(…) Enfin, le transfert de la Cour, après quinze ans d’attente, devenait une réalité ; il fallait en régler les mulitples détails, procéder aux aménagements définitifs, obtenir des commissions parlementaires, gardiennes sévères des deniers de l’Etat, les crédits nécéssaires à la nouvelle organisation des services. (…) Il suivait attentivement vos travaux et y prenait une part active ; dans les délibérations importantes qu’il présidait, dans les séances de la chambre du conseil, son autorité s’exerçait aussi impartiale que mesurée, mais toujours prête à soutenir les conclusions qui lui paraissaient les plus justes et les plus conformes aux intérêts de la Cour. A sa tâche d’aministrateur, il donnait également tout ses soins. (…)

Extrait de son éloge par le Procureur général Bloch en 1926 : « (…) Depuis 1912, époque où il avait été admis à la retraite, M. Hérault n’avait cessé d’entretenir des relations étroites avec la Cour et de prendre intérêt aux manifestations de notre contrôle et au développement de notre action. Il se plaisait à suivre les travaux et les succès des magistrats qu’il avait dirigés. Pas une promotion ne lui échappait et combien d’entre vous, lors d’un avancement ou de l’attribution d’une distinction flatteuse, n’ont-ils pas rangé, parmi les plus précieux témoignages d’estime, le billet charmant que leur adressait de loin un vieillard attentif. (…) Il présidait la 3ème chambre, et dès ce moment apparurent les qualités supérieures de M. Hérault, son art de diriger les délibérations, d’éclairer par sa parole persuasive et par la précision de sa doctrine, les discussions les plus abstraites, enfin cet esprit de modération et de sagesse qui lui permirent, notamment, d’élaborer et de faire prévaloir une jurisprudence stable pour l’apurement des comptes des derniers fabriciens et consistoriaux où la Cour se heurtait à mille complications. (…) »

Domiciles : 21, rue de Penthièvre (8ème), 1, rue Pierre Charron (8ème), 4, avenue d’Eylau (16ème), 154, boulevard Haussmann (8ème). Propriétaire du château de Valençay à Antran (Vienne)

Grand Officier de la Légion d’honneur la 16 octobre 1912.

Son nom a été donné à une rue de Châtellerault.

Publications : Histoire de Châtellerault (1927, 4 volumes) ; Souvenirs, 1837-1870 (1931) Videau, Châtellerault. Ses rapports parlementaires ont été imprimés. Collabore au National de la Vienne (1869) et L’avenir de la Vienne. Écrit des articles dans l’Echo Universel, journal fondé et dirigé par Jules Simon.

Tombeau à Châtellerault.