GROSOURDY de SAINT-PIERRE
Henri Louis Eugène, marquis de
Né le 25 mars 1848 à Paris (12ème ancien), décédé le 4 octobre 1908 au Bourg-Saint-Léonard (Orne).
Fils de Louis Adolphe Anatole de Grosourdy de Saint-Pierre (Pont-Audemer, Eure, 25/3/1822-10/2/1866, château de Trovern, Guidel, Morbihan), auditeur au Conseil d’Etat de 1848 à 1849, démissionnaire, peintre aquarelliste militaire pendant la guerre de Crimée, et de Claire Marie Louise Françoise Le Guillou de Stangalen (Quimper, Finistère, 18/9/1827-17/9/1893 Silly-en-Gouffern, Orne), mariés le 15 décembre 1846 à Paris (10ème ancien).
Petit-fils de Charles Céleste Stanislas Grosourdy de Saint-Pierre (Saint-Pierre du Chastel (Saint-Pierre-du-Val), Eure, 12/10/1775-19/2/1824 Pont-Audemer), capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Arthémise Le Roy de Livet de Theil (Pont-Audemer 12/7/1794-26/8/1866 Saint-Paul-de-Risle (Pont-Audemer), mariés en 1812, remariée le 22 septembre 1834 à Saint-Paul-de-Risle après son veuvage à Paul Eugène Robin (11/5/1797-5/6/1874 Paris 6ème), polytechnicien, maître des requêtes au Conseil d’Etat, inspecteur général des Ponts et Chaussées, officier de la Légion d’honneur en 1841. Petit-fils de Jean François Guillou de Stangalen (Carhaix, Finistère, 2/3/1757-6/11/1832 Quimperlé, Finistère), conseiller du roi, sénéchal, maire de Carhaix, député aux Etats de Bretagne en 1787, (veuf de Sophie Noëlle Le Blond de Saint-Hilaire) et d’Hortense Louise du Boisguéhenneuc (22/12/1801-21/10/1859 ?), mariés le 5 novembre 1821 à Quimperlé (Finistère), remariée le 16 novembre 1835 à Guilligomarc’h (Finistère) à Sophie Emile Philippe Avril (Caen, Calvados, 22 brumaire an VI, 12/11/1797-23/1/1872 Paris 7ème), inspecteur général des Ponts-et-Chaussées, directeur de l’Ecole des Ponts-et-Chaussées, conseiller général du Finistère, commandeur de la Légion d’honneur en 1857.
Arrière-petit-fils de Charles César de Grosourdy (Saint-Pierre-du-Val, Eure, 28/7/1729-2 brumaire an IX, 24/10/1800 Pont-Audemer), chasseur à cheval dans l’armée des émigrés, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Charlotte Angélique Barbe de Bardoul (30/8/1740-17/6/1808 Pont-Audemer), (Henriette Bardoult dans l’acte de décès), mariés le 14 octobre 1762 à Fel (Orne). Famille bénéficiaire d’indemnités aux émigrés en 1826. Arrière-petit-fils de Jean Louis Joseph Le Roy de Livet, baron du Theil (Pont-Audemer, 27/4/1755-15/7/1822 Epaignes, Eure), écuyer, conseiller général de l’Eure, vénérable de la loge « La Persévérance », à Pont-Audemer en 1808, titulaire d’un majorat en 1811, et de Claire Emélie Blondel de Lillebec (? -5 vendémiaire an XI, 27/9/1802 ?), mariés avant 1794. Arrière-petit-fils de Joseph Le Guillou de Stangalen (Stangalen ? 16/7/1716-16/7/1791 Carhaix), conseiller du roi, procureur, sénéchal, premier magistrat civil et criminel et de police au siège royal de Carhaix, et de Charlotte Raguideau (Carhaix, paroisse Saint-Trémeur, 5/10/1718-31/3/1787 Carhaix), mariés avant 1757. Arrière-petit-fils de Louis Charles René Marie du Boisguéhenneuc (Châteaulin, Finistère, 13/12/1768-23/3/1845 Quimperlé), propriétaire, maire de Quimperlé, chevalier de la Légion d’honneur, et de Charlotte Françoise de Lantivy de Kerveno (Languidic, Morbihan, 1770 ? -16/3/1845 Quimperlé), décorée par la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, pour son action dans la chouannerie, mariés avant 1801.
Neveu de César Gédéon Ernest de Grosourdy de Saint-Pierre (1802-1871), propriétaire, chevalier de la Légion d’honneur en 1866.
Épouse le 11 juillet 1883 à Saint-Prix (Val-d’Oise) Louise Marie Geneviève Potier de Courcy (Paris 29/4/1860-15/3/1916 Le Vésinet, Yvelines), fille d’Alfred Potier de Courcy (Brest, Finistère, 9/11/1816-18/10/1888 Saint-Prix), directeur de la Compagnie d’assurances maritimes, administrateur de la compagnie d’assurances générales, fondateur de la société de secours des familles des marins français naufragés, chevalier de la Légion d’honneur, veuf de Marie de Gourcuff (1818-1857), et de Louise Marie Jules Xavérine de Maistre (Châtillon-sur-Seine, Côte-d’Or, 6/1/1836-5/12/1869 Paris 8ème), mariés le 28 février 1859 à Paris (10ème ancien).
Petite-fille d’Armand Charles Alexandre Potier de Courcy (Brest 4/2/1774-1/11/1845 Saint-Pol-de-Léon, Finistère), capitaine de vaisseau, chevalier de la Légion d’honneur en 1821, et de Félicité Marie Le Gualès (Saint-Pol-de-Léon 7/5/1781-9/11/1820 Brest), mariés le 22 février 1806 à Garlan (Finistère). Petite-fille d’Aimé Jules, vicomte de Maistre (Paris 9/8/1788-11/9/1848 Marolles-en-Brie, Val-de-Marne), capitaine de la garde royale, chevalier de Saint-Louis, et d’Henriette Anne Louise de Saint-Belin (Châtillon-sur-Seine, Côte-d’Or, 21 ventôse an XII, 12/3/1804-23/4/1869 Paris 7ème), mariés le 15 juin 1825 à Paris.
Arrière-petite-fille d’Alexandre Potier, baron de Courcy (Rochefort, Charente-Maritime, 30/1/1725-24/10/1777), capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Françoise Elisabeth Hook (? -1764), mariés le 30 juillet 1759 à La Martinique. (Remarié en 1772 à Alexandrine Gabrielle de Coëtnempren de Kersaint (Brest 1/3/1751-23/10/1824 Dirinon, Finistère). Arrière-petite-fille d’Armand Jean François de Maistre (Paris 27/4/1756-5/6/1821 Vaujours, Seine-Saint-Denis), mousquetaire de la garde royale, puis officier de la Garde française, chevalier de Saint-Louis, et d’Adélaïde Jollivet de Vannes (1761-16/1/1807 Paris 8ème ancien), mariés le 21 mai 1783 à Paris, paroisse Saint-Laurent. Arrière-petite-fille de Georges Louis Nicolas, marquis de Saint-Belin (Chatillon-sur-Seine, 10/6/1766-23/8/1835 Marolles-en-Brie), (né en fait le 2/5/1755 à Dijon, fils naturel d’Antoine Ignace de Saint-Belin et d’Anne François Riel, reconnu à l’occasion du mariage de ses parents en 1771), neveu et filleul du naturaliste Georges Leclerc de Buffon (1707-1788), maréchal de camp, propriétaire, chevalier de la Légion d’honneur, (veuf de Charlotte de Robert du Chatelet, mariés en 1788 à Charleville-Mézières, Ardennes), et d’Antoinette Anne Denize Rosalie Morel (Châtillon-sur-Seine 19/4/1764-24/1/1824 Châtillon-sur-Seine), mariés le 19 vendémiaire an XI, 11 octobre 1802, à Châtillon-sur-Seine.
Sept enfants : Louis César Alfred (Paris 21/11/1885-25/5/1966 Paris 8ème), officier, historien, croix de guerre, officier de la Légion d’honneur, marié le 17 avril 1911 à Silly-en-Gouffern à Antoinette de Pechpeyrou Comminges de Guitaut (Changy-les-Bois, Loiret, 8/1/1885-26/1/1961 Paris 8ème) ; Odette (Paris 25/12/1886-23/11/1976 Paris 8ème), mariée le 25 juillet 1907 à Sily-en-Gouffern à Henri Lambert, marquis de Frondeville (Paris 27/11/1884-3/5/1971 Paris 8ème), officier de cavalerie ; Henriette Anne Eugénie (Paris 22/10/1888-4/3/1980 Paris 18ème), Marthe Louise Marie (Paris 25/3/1891-26/8/1916 Neuilly-sur-Seine), Guy Marc Anatole (Paris 13/12/1893-7/9/1916 Puisieulx, Marne, acte transcrit le 23/3/1917 à Paris 8ème), maréchal des logis, aviateur, croix de guerre avec palmes et étoile en bronze, mort pour la France en combat aérien ; Yvonne et Anne (Paris 10/1/1896- ?).
L’écrivain Michel de Saint-Pierre (Blois, Loir-et-Cher, 12/2/1916-19/6/1987 Saint-Pierre-du-Val, Eure) est l’un de ses petits-fils, fils de Louis.
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Elève à l’Ecole des Carmes, licencié en droit à Paris.
Reçu 46ème à Saint-Cyr, il n’y est pas entré. Participe à la campagne de 1870, caporal le 28 juillet 1870, sergent le 16 août 1870, sous-lieutenant au 7ème Mobile de la Seine le 20 septembre 1870. Licencié en mars 1871, sous-lieutenant de réserve le 24 mars 1876, puis officier de réserve.
Reçu dixième au concours le 13 août 1872, auditeur de 2ème classe le 10 avril 1876, auditeur-rapporteur de 1ère classe le 5 février 1881. Conseiller référendaire de 2ème classe le 13 juillet 1889, démissionnaire, honoraire à sa demande le 15 avril 1897.
Membre du Cercle Agricole, président de l’Union bas-normande et percheronne, membre du Comité de la Société de secours aux familles des marins naufragés français (Fondation Alfred de Courcy), commissaire vérificateur des comptes des Assurances Civiles. Conseiller général du département de l‘Orne.
Extrait de son éloge par le Procureur générak Renaud : « (…) Des considérations personnelles ont déterminé M. de Grosourdy de Saint-Pierre à renoncer bien prématurément à son grade de référendaire, après vingt-et-un ans de services. La Cour gardera bon souvenir de ses travaux toujours mûrement préparés. (…) »
Domiciles : 163, boulevard Haussmann (8ème), 25, rue du Faubourg-Saint-Honoré (8ème). Propriétaire du château de La Verte-Silly à Bourg-Saint-Léonard et du château de Trovern à Gestel (Morbihan)
Chevalier de la Légion d’honneur le 6 février 1897, marquis du Saint‑Empire.