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GIROD de l'AIN Jean-Louis, baron

Né le 8 juillet 1753 à Cessy, canton de Gex (Ain), décédé le 20 août 1839 à Versoix, canton de Genève (Suisse).

Fils de Jean Girod (Cessy 4/11/1698-1/10/1774 Cessy), bourgeois, et de Jeanne Françoise Vuaillet (Prégny, canton de Genève depuis 1816, Suisse, 3/5/1727-ap. 1780 ?), mariés le 26 novembre 1748 à Prégny.

Petit-fils de Jean Girod (Crozet, Ain, 1658 ? -16/2/1713 Cessy), laboureur à Cessy, et de Marie Terroux (Versonnex, Ain ? 1672 ? -6/12/1747 Cessy), mariés le 20 juin 1691 (?) à Chevry (Ain). Petit-fils d’André Vuaillet et de Michelle Grenier, mariés avant 1727.

Arrière-petit-fils d’Isaac Girod et de Jeanne Nicod, mariés avant 1698. Arrière-petit-fils de Gaspard Terroux et de Gabrielle Deréal, mariés avant 1672.

Neveu de Jean Charles Girod (1707-1780), notaire royal, châtelain puis capitaine du bailliage de Gex.

Trois frères.

Epouse le 9 juin 1780 à Gex Louise Claudine Armande Fabry (Gex 17/3/1753-28 prairial an IX, 17/6/1801, Gex), fille de Louis Gaspard Fabry (Gex, paroisse Saint-Pierre, 1/9/1720-19 fructidor an X, 6/9/1802 Gex), écuyer, maire et subdélégué de Gex, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, premier syndic général du Tiers-Etat et de Marie Hyacinthe Passerat de la Chapelle (1716-9/6/1793 Gex), mariés le 13 janvier 1747 à Châtillon-en-Michaille (Ardon) (Ain).

Petite-fille de Joseph Philibert Fabry (Gex 9/6/1693-24/5/1744 Gex), avocat, premier syndic général du district de Gex, subdélégué de l’intendant de Bourgogne, et d’Anne Marie Branche (Collonges, Ain ? 1695-entre 1747 et 1754 ?), mariés le 6 février 1714 à Gex. Petite-fille de Louis Passerat de la Chapelle (Chatillon-en-Michaille 17/1/1662-17/4/1745 Chatillon-en-Michaille), receveur des traites des fermes du roi, maître de postes de Chatillon-en-Michaille, et de Denise Branche (Collonges 1780 ? -11/2/1743 Chatillon-en-Michaille), mariés le 27 juillet 1703.

Arrière-petite-fille de Bernard Fabry (10/11/1657-20/12/1694 Gex), avocat en Parlement, et d’Anne Marie Rouph (1674- ?), mariés avant 1693. Arrière-petite-fille de Gabriel Passerat de la Chapelle (Chatillon-en-Michaille 30/4/1608-16/10/1693 Chatillon-en-Michaille), et de Jeanne Courtois (?), mariés le 23 avril 1657. Arrière-petite-fille (deux fois) de Hugues Branche (Collonges 1650 ? -25/2/1702 Collonges), procureur du marquisat de La Pierre et de la seigneurie de Piron, veuf de Pernette Borsat (?), mariés avant 1678, et de Denise Brunet (Challex 1650 ? -23/12/1705 Collonges) mariés le 14 septembre 1679 à Challex (Ain).

Père de Louis Gaspard Amédée (Gex 18/10/1781-27/12/1847 Paris), baron, avocat, conseiller à la Cour royale de cassation,  député de l’Ain en mai 1815, président de la Chambre, préfet de police de la Seine le 1er août 1830, franc-maçon affilié au Grand Orient, ministre de l'Instruction publique et des cultes en 1832, pair de France, vice-président du Conseil d'Etat de 1837 à 1847, Grand-Croix de la Légion d’honneur en 1846, marié le 5 décembre 1815 à Emilie Sivard de Beaulieu ( ?-22/11/1864 ?), fille de Pierre Louis Antoine Sivard de Beaulieu (Valognes, Manche, 1767-26/3/1826 Paris 10ème ancien), député de la Manche, administrateur de la Monnaie, et de Marie Charlotte Jeanne Henriette Lebrun de Rochemont ( ?-13/10/1836 Paris 2ème ancien), nièce du consul Lebrun, sœur d’Ernest Sivard de Beaulieu (Paris 12/61800- 1861 Carentan, Orne), conseiller référendaire (voir notice) ; nièce de Félix Jean Marie (Gex 1/10/1789-14/4/1874), baron, général de bri­gade, député de l'Ain, commandeur de la Légion d’honneur en 1838.  Père de Gabriel Marie Sophie (Gex 9/3/1784-7/3/1846 Versoix), lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d’honneur en 1833, et de Jean Marie Félix (Gex 6/9/1789-14/4/1874 Paris 6ème), général de brigade, député de l’Ain en 1832, commandeur de la Légion d’honneur en 1838, marié le 31 août 1814 à Gex à Marie Catherine Fabry (Gex 10 thermidor an IV, 28/7/1796-25/4/1828 Croissy-sur-Seine, Yvelines).

Grand-père d’André Marie Edouard, (1819-1906), baron, auditeur au Conseil d’Etat, co-fondateur de la compagnie des chemins de fer PLM, député de l'Ain, officier de la Légion d’honneur en 1867.

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Avocat au Parlement de Besançon en 1774, juge au baillage de Gex en 1780, maire de Gex de 1780 à 1793, élu membre du tribunal de district de Gex, dénoncé pour modérantisme, emprisonné sous la Terreur, libéré en janvier 1794, élu représentant du département de l'Ain au Conseil des Anciens, le 15 octobre 1795 (24 vendémiaire an IV), et au Conseil des Cinq-Cents, le 12 avril 1799 (23 germinal an VII). Membre du conseil de surveillance de la Commission de comptabilité nationale le 25 mai 1797. Favorable au 18 brumaire, nommé le 25 décembre 1799 (4 nivôse an VIII) par le Sénat conservateur au nouveau Corps législatif, qu’il préside en mars 1803.

Maître des comptes à la création de la Cour le 28 sep­tembre 1807. Confirmé par ordonnance royale du 27 février 1815, signe l'adresse de la Cour des comptes à l'Empereur le 26 mars, président du Tribunal de pre­mière instance de Paris pendant les Cent-Jours. Elu représentant de l'Ain le 20 octobre 1818, président de la Chambre pendant quelque temps. Abandonne la vie politique en 1820 pour raisons de santé. Démissionne de la Cour des comptes le 19 août 1827, honoraire en 1829.

Barbé-Marbois note en 1808 : « M. Girod est un homme de bon sens et qui fait de son nouvel état sa principale affaire. Il examine, il travaille, il discute avec les référendaires les rapports qui lui sont envoyés et c’est par cette attention suivie qu’un maître contient ceux qui n’apporteraient pas à leurs vérifications assez de diligences et de recherches. Il doit être compté parmi nos bons magistrats. »

Extrait de la « Lithographie morale et politique de MM. les membres de la chambre des députés » 1820 : « Il a des connaissances en législation, en finances. Il paraît qu’il n’ignore pas les droits du peuple, car il s’est rangé parmi ses défenseurs. »

Extrait de la « Biographie pittoresque des députés de la France ; session de 1819-1920 » : « Il a attaché son nom celui du département qui l’a constamment nommé à nos diverses assemblées. « Girod de l’Ain » est mieux son nom et son titre que le « baron Girod », assemblage de mots malsonnants que Napoléon a baptisé ce vieux conseiller de la Cour des comptes. Il siège au côté gauche, deuxième section. Il est petit, gros, la mine pleine et blafarde, le chef couvert d’un gazon blondin, et les yeux tant soit peu clignotants ; du reste, ce respectable citoyen voit ses vertus se perpétuer, s’anoblir dans la personne de son fils. Celui-ci honore la magistrature, et les bancs de cette assemblée l’attendent. »

Extrait de « La chambre de 1820, ou la monarchie sauvée, par un royaliste, Paris 1820 : « Membre du conseil des anciens en 1795, et du conseil des 500 en 1799 ; nommé baron et maître des comptes en 1807, il fut maintenu à cette place en 1814, à la première restauration. On doit reprocher à M. Girod d’avoir signé l’adresse présentée à Buonaparte par la cour des comptes à l’époque des cent jours. Ce n’est pas une excuse pour un magistrat de dire qu’il a fait comme les autres, il doit agir selon sa conscience, se souvenir que la fidélité au serment est la première vertu d’un fonctionnaire, et espérer ensuite que s’il ne fait pas comme les autres, les autres feront comme lui. »

Le Moniteur du 21 août 1839 écrit : « pendant cinquante ans de fonctions municipales, judiciaires, administratives et législatives, il a constamment rendu à son pays tous les services et à ses concitoyens tous les bons offices qui dépendaient de lui ».

Domiciles : 5, rue Bonaparte, renommée rue de l’Abbaye-Saint-Germain sous la Restauration (5ème), 26, rue des Petits-Augustins (6ème), 15, rue Saint-Germain des Prés (6ème).

Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 26 avril 1808, baron de l'Empire avec constitution de majorat par nouvelles lettres patentes du 28 mai 1809. Chevalier de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XII (26 novembre 1803).

Publications : Les écrits, rapports, discours et opinions parlementaires de Girod de l'Ain ont été imprimés.

Iconographie : portrait par Frémy, 1822.

Tombeau de son fils au Père Lachaise, 35ème division