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FLOURET Marcel Pierre

Né le 29 mars 1892 à Bergerac (Dordogne), décédé le 29 novembre 1971 à Mougins (Alpes-Maritimes).

Fils de Joseph dit Emile Flouret (Bergerac 26/10/1865-15/8/1945 Bergerac), imprimeur-libraire à Bergerac de 1887 à 1929, président du tribunal de commerce de Bergerac de 1907 à 1929, conseiller municipal de Bergerac, puis bibliothécaire archiviste de la ville de Libourne (Gironde), chevalier de la Légion d’honneur en 1938, décoration remise par son fils, et de Marie Elise Augière (Bergerac 22/7/1869-20/5/1949 Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine), mariés le 15 octobre 1887 à Bergerac.

Petit-fils de Jean Flouret (Bergerac 4/2/1838- ap.1902), boucher, et de Marie Gadounet (Bergerac 27/2/1839-27/3/1902 Bergerac), mariés le 24 novembre 1860 à Bergerac. Petit-fils de Jean Augière (Bergerac 30/6/1838-ap. 1887 ?), mécanicien, et d’Elisabeth dite Julienne Caris (Saint-André-et-Appelles, Gironde, 7/7/1836-24/7/1885 Bergerac), mariés le 21 avril 1864 à Pineuilh (Gironde).

Arrière-petit-fils de Joseph Flouret (20/4/1807-19/4/1877 Bergerac), boucher, et d’Anne Portré (Bergerac 29/12/1810-3/2/1888 Bergerac), mariés le 4 février 1833 à Bergerac. Arrière-petit-fils de Jean Augière (Bergerac 7 vendémiaire an IV, 29/9/1795-28/10/1842 Bergerac), vigneron journalier, et de Marguerite Marchet (Bergerac 30/12/1795 ? -9/3/1876 ?), mariés le 7 juillet 1817 à Bergerac. Arrière-petit-fils d’Etienne Gadounet (17/1/1798 Bergerac-ap. 1828 ?), tonnelier, et de Jeanne Monestet (Bergerac 24/4/1804-14/7/1828 Bergerac), mariés le 26 janvier 1824 à Bergerac. Arrière-petit-fils de Jean Caris (Saint-André-et-Appelles, Gironde, 10/8/1808-10/4/1865 Saint-André-et-Appelles) et de Catherine Caris (Saint-André-et-Appelles 20/5/1809-21/5/1852 Saint-André-et-Appelles), mariés le 13 avril 1831 à Saint-André-et-Appelles.

Épouse le 1er juillet 1922 Paule Anna Machac, sans postérité.

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Ancien élève de l'Ecole Polytechnique en 1912.

Engagé dans l’arme du génie pour quatre ans le 8 octobre 1912, sous-lieutenant le 2 août 1914, lieutenant aviateur le 2 août 1916, chef d’escadrille dans l'aviation, capitaine le 29 décembre 1920. Blessé, croix de guerre, quatre citations. En mission à l’étranger de 1920 à 1925, à la mission aéronautique de contrôle en Autriche, en Hongrie, puis professeur à l’Ecole de guerre et au Centre des hautes études militaires à Varsovie (Pologne). Admis à l'Ecole de guerre en mars 1925. Détaché au ministère des Finances comme sous-chef de cabinet de Joseph Caillaux le 18 avril 1925, quitte l'armée en novembre 1925.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 9 novembre 1925. Directeur du cabinet du ministre des PTT Jean Mistler le 31 octobre 1933. Conseiller référendaire de 1ère classe le 8 mai 1934, conseiller maître le 1er septembre 1936. Chef du cabinet du ministre des Finances Vincent Auriol le 4 juin 1936, directeur du cabinet du même, ministre de la justice, le 1er juillet 1937. Directeur du cabinet du même, ministre chargé de la coordination des services à la Présidence du Conseil le 22 mars 1938. Mobilisé comme lieutenant colonel en septembre 1939, jusqu’en juin 1940. Directeur du cabinet du ministre du Blocus Georges Monnet le 2 avril 1940, directeur du cabinet du ministre de l’Air le général Bertrand Pujo pendant quelques semaines du 18 juin au 12 juillet 1940. Président du comité supérieur du coût de la vie en 1941. Prend part à la résistance sous le pseudonyme de Février, entre dans l'Hôtel de Ville de Paris le 20 août 1944, exerce les fonctions de préfet de la Seine à compter du 2 septembre 1944, Edgar Pisani, futur ministre du général de Gaulle, est son directeur de son cabinet.

Mis en position de délégation le 21 septembre 1944, préfet de la Seine honoraire le 30 août 1946. Président du conseil d'administration de la Société Nationale des Chemins de Fer Français le 2 septembre 1946, président de chambre le 7 novembre 1946, n’exerce pas ses fonctions, reste en disponibilité. Gouverneur de la banque de l'Algérie et de la Tunisie le 18 mai 1949. Président du conseil d'administration d'Electricité de France le 4 décembre 1952. Président honoraire d'EDF le 26 juin 1962, président de chambre honoraire le 29 mars 1962. Président de la commission consultative du cinéma, président de l’association du Festival de Cannes, président de la société d’entraide des membres de la Légion d’honneur. Président de la société d’études du tunnel sous la Manche en 1963.

Membre de l’Aéro-club de France en 1918. Franc-maçon affilié en 1936 à la loge « La République », lieutenant commandeur du suprème conseil en 1954.

Extrait de son éloge par le Procureur général Bourrel : « Rappeller la carrière de M. Flouret, c’est montrer comment l’intelligence et le courage, quand ils sont inspirés et soutenus par le sentiment juste et profond de ce que doit être le citoyen dans la nation et la nation dans le monde, conduisent aux fonctions les plus éminentes et aux destinées les plus admirées (…). Il est l’homme expérimenté, sage, plein de finesse qui sait, sans jamais se départir de son calme, de son affabilité souriante et spontanée, trouver à chaque problème une solution simple, ingénieuse et efficace. Aux jours douloureux de l’occupation, Marcel Flouret devait être frappé à proportion même du rôle qu’il avait joué dans une France libre, heureuse et puissante. Mais son cœur et sa raison lui promettaient la victoire et le tenaient bien au dessus des épreuves qui lui furent alors infligées (…) ».

Domicile : 3, rue du Midi à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)

Publications : Une société nationale d’économie mixte : la SNCF, conférence, Rennes, 1949.

Grand-Croix de la Légion d'honneur le 15 janvier 1954. Commandeur des Arts et des Lettres le 26 mars 1962. Medal of Freedom, nombreuses décorations étrangères.