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CUSIN Gaston François Marius

Né le 15 juin 1903 à Annecy (Haute-Savoie), décédé le 24 septembre 1993 à Paris (7ème).

Fils de Joseph Cusin (Thorens, Haute-Savoie, 6/11/1876-ap. 1936 ?), sous-brigadier des douanes, syndicaliste, et de Marie Planaz (Allonzier-la-Caille, Haute-Savoie, 27/2/1882-22/11/1957 Allonzier-la-Caille), couturière, mariés le 20 avril 1901 à Annecy.

Petit-fils de Laurent Cusin (Présilly, Haute-Savoie, 1/5/1823-23/12/1878 Beaumont, Haute-Savoie), préposé des douanes, et de Françoise dite Fanchette Favre (La Balme de Sillingy, Haute-Savoie, 16/3/1846-ap. 1903), mariés le 28 janvier 1869 à La Balme de Sillingy (non numérisé). Petit-fils de Marie (sic) Planaz (1853 ? -ap. 1903), préposé des douanes, et d’Emélie Fumex (1860 ? -ap. 1903), mariés avant 1882.

Arrière-petit-fils de François Cusin (Présilly 2/8/1785-18/1/1859 Présilly, non numérisé) et de Claudine Gribot (Présilly 24/4/1790-16/2/1872 Présilly), mariés le 17 novembre 1813 à Présilly. Arrière-petit-fils de Joseph Favre La Balme de Sillingy 1817-27/12/1879 La Balme de Sillingy), cultivateur, et de Françoise Mugnier (Thusy 31/1/1818-ap. 1879 ?), mariés le 3 mars 1840 à Thusy.

Neveu de douaniers.

Epouse le 5 septembre 1936 à Saint-Gingolph (Haute-Savoie) Huguette Milet (Méréville, Essonne, 15/6/1914- ?), fille de Françoise Emile Léon Milet (? –av. 1936 ?) et de Joséphine Mathilde Pourquiès (? –ap. 1936 Nice ?), mariés avant 1914.

Père de Michèle Cusin, mariée le 1er juin 1960 à Louis Mexandeau (Wanquetin, Pas-de-Calais, 6/7/1931- ?), professeur agrégé d’histoire, député socialiste, ministre des PTT en 1981.

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Etudes au lycée Berthollet d’Annecy. Contrôleur adjoint des Douanes le 1er janvier 1922, contrôleur le 1er août 1926, receveur particulier le 1er août 1930. Syndicaliste CGT. Détaché le 3 février 1936 au cabinet du sous-secrétaire d’Etat à l’Education Physique Pierre Mazé, sous-chef de cabinet du ministre des Finances Vincent Auriol le 4 juin 1936.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 1er septembre 1936. Chef adjoint du cabinet du ministre des Finances Vincent Auriol le 27 novembre 1936, organise la nationalisation de la Banque de France. Directeur du cabinet du sous-secrétaire d’Etat aux finances Jean Brunet le 8 juillet 1937, Parallèlement, délégué pour les relations interministérielles avec la République espagnole, organise l’aide clandestine aux républicains espagnols jusqu’en 1939. Le 21 janvier 1938, chef adjoint du cabinet du ministre du Commerce Pierre Cot, dont le chef est Jean Moulin, chef de cabinet du ministre chargé de la coordination des services à la Présidence du Conseil Vincent Auriol le 22 mars 1938. Directeur de l’Imprimerie Nationale le 7 juillet 1938, chef de cabinet du ministre du Blocus Georges Monnet le 2 avril 1940. Relevé de ses fonctions de directeur de l’Imprimerie nationale le 2 septembre 1940, contrôleur financier de l’Office national de la navigation le 18 septembre 1940. Décisions rapportées par arrêté du 1er décembre 1945. Arrêté et emprisonné au camp de Compiègne en avril-mai 1942, libéré, chargé de la coordination des services régionaux de l’Economie nationale en zone sud. Membre de l’OCM (Organisation civile et militaire). Commissaire régional de la République à Bordeaux le 23 août 1944, où Maurice Papon est secrétaire général. Secrétaire général du Comité économique le 25 juin 1945, conseiller référendaire de 1ère classe le 13 novembre 1945, maintenu en disponibilité. Inspecteur général de l’Economie Nationale le 3 juin 1946. Conseiller référendaire de classe exceptionnelle le 14 avril 1949, démissionne de la Cour le 12 novembre 1948, honoraire du grade de conseiller maître le 24 janvier 1951.

Secrétaire général du Comité économique interministériel en 1947, président de l’Institut d’émission des Etats associés d’Indochine de 1951 à 1954, Haut-commissaire de la République en Afrique occidentale française de 1956 à 1958, conseiller d’Etat en service extraordinaire en août 1959, membre du Conseil économique et social de 1964 à 1974, conseiller technique du Syndicat des indépendants français importateurs de pétrole (SITIP). Honoraire de l’inspection de l’Economie nationale le 1er janvier 1968. Prend la défense de Maurice Papon avant son procès.

Extrait de son éloge par le Procureur général Parent : « (…) Bien qu’il appartînt à votre magistrature depuis près de quinze années, il n’a fait, à vrai dire, que passer parmi vous. (…) Dès le début de l’occupation, il devint l’un des animateurs des mouvements de résistance. Arrêté par les allemands, détenu à Compiègne, puis libéré, il passe ensuite dans la zone sud où son action clandestine se poursuit avec le concours de plusieurs membres de la Cour des comptes. A la Libération, il prend possession du commissariat régional de la République à Bordeaux assumant pendant six mois ces lourdes fonctions avec autant de fermeté de de clairvoyance. (…) Au témoignage de ceux qui le connaissent, c’est un travailleur acharné, un esprit dynamique, apportant à l’élaboration des textes toute la rigueur de sa pensée. Il est partisan d’un dirigisme autoritaire en matière économique et financière, ce qui explique la part qu’il a prise, avant-guerre – entre autres mesures- à la préparation des nouveaux statuts de la Banque de France. (…) »

Bibliographie : Extrait des Mémoires de guerre du général de Gaulle : « Gaston Cusin, commissaire de la République, au demeurant plein de bon sens et de sang-froid (…) ».

Domicile : 29, rue de Buci (6ème), 7, Rond-Point des Champs-Elysées (8ème).

Grand Officier de la Légion d’honneur, Commandeur de l’Economie nationale, Croix de guerre avec palme, croix du combattant volontaire de la Résistance, Rosette de la Résistance, Commandeur de l’ordre de l’Etoile noire du Bénin.