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CLAPIER Marcel Marius Louis

Né le 14 mai 1888 à La Bastide-des-Jourdans (Vaucluse), décédé le 21 septembre 1981 à La Bastide-des-Jourdans.

Fils de Marius Louis Gabriel Clapier (La Bastide-des-Jourdans 30/4/1850-27/4/1939 La Bastides-des-Jourdans), cultivateur, puis charron, maréchal-ferrant, et de Magdeleine Amélie Bienaimé (Ansouis, Vaucluse, 8/8/1856-21/2/1948 La Bastide-des-Jourdans), mariés le 8 janvier 1878 à La Bastide-des-Jourdans.

Petit-fils d’André Clapier (La Bastide-des-Jourdans 1/1/1823-1/11/1879 La Bastide-des-Jourdans), cultivateur, et de Sophie Baptistine Fouret (Grambois, Vaucluse, 23/6/1819-ap. 1892 ?), mariés le 21 novembre 1843 à La Bastide-des-Jourdans. Petit-fils de Charles Jules Bienaimé (Ansouis 17/3/1828-ap. 1878), cultivateur, (veuf de Marie Jousserand (? -10/1/1852 Ansouis), et d’Angéline Marie Fouret (Ansouis 25/12/1838-ap. 1878 ?), mariés le 25 avril 1855 à Ansouis.

Arrière-petit-fils de Jean François Clapier (La Bastide-des-Jourdans 5/11/1776-12/6/1864 La Bastide-des-Jourdans), « propriétaire ménager », et de Magdeleine Ricard (La Bastide-des-Jourdans 1790- 21/4/1822 La Bastide-des-Jourdans (page manquante), mariés le 12 octobre 1809 à La Bastide-des-Jourdans. Arrière-petit-fils paternel de Louis François Fouret (Grambois 2/2/1775-18/6/1856 Grambois), propriétaire, et d’Elisabeth Coupier (Revest-des-Dames, (Revest-des-Brousses) Alpes-de-Haute-Provence, 7/7/1785-19/6/1861 Grambois), mariés le 18 nivôse an XII, 1801, à Revest-des-Brousses. Arrière-petit-fils de Marc Guillaume Bienaimé (Ansouis 7 floréal an VII, 26/4/1799-15/8/1882 Ansouis), cultivateur, et de Magdeleine Sophie Eléonore Eymard (Villelaure, Vaucluse, 17 pluviôse an XIII, 6/2/1805-8/5/1869 Ansouis), mariés le 7 février 1825 à Ansouis. Arrière-petit-fils maternel d’Eugène Fouret (Ansouis 26/5/1810-17/8/1844 Ansouis), maréchal ferrant, et d’Henriette Sarlin (Sannes, Vaucluse 18/9/1817-31/5/1843 Ansouis), mariés le 26 janvier 1835 à Sannes.

Epouse le 16 juin 1914 en Avignon (Vaucluse) Jeanne Marie Emilie Anastay (Avignon 13/10/1888- ?), fille d’Ulysse Théophile Anastay (Courthézon, Vaucluse, 23/6/1858-ap. 1914), sous-chef de division à la préfecture de Vaucluse, et de Marie Joséphine Marguerite Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue, Vaucluse, 19/7/1864-21/11/1888 Avignon), mariés le 17 septembre 1887 à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse).

Petite-fille de Michel Anastay (Villeneuve-les-Avignon, Gard, 1827 ? -2/4/1876 Avignon), garde puis employé au chemin de fer du PLM, et de Madeleine Caroline Rodes (1830-ap. 1876 ?), mariés avant 1858. Petite-fille d’Esprit Augustin Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue 3/1/1825-24/3/1875 L’Isle-sur-la-Sorgue), marchand épicier, et de Marie Emilie Marrel (L’Isle-sur-la-Sorgue 9/9/1826-ap. 1875 ?), mariés le 25 septembre 1850 à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Arrière-petite-fille de Louis Anastay et de Marie Baumel, mariés avant 1827. Arrière-petite-fille de Joseph François Rousset (L’Isle-sur-la-Sorgue 8/5/1804-21/1/1872 L’Isle-sur-la-Sorgue), menuisier, et de Marie Geneviève Deiveu (L’Isle-sur-la-Sorgue 3/1/1807-ap. 1872 ?), mariés le 14 janvier 1824 à L’Isle-sur-la-Sorgue. Arrière-petite-fille de Jacques Bruno Marrel (L’Isle-sur-la-Sorgue 20/3/1774-5/2/1868 L’Isle-sur-la-Sorgue), ancien militaire, artiste musicien, propriétaire, et de Magdelaine Thérèse Marie Aglaé Marin (L’Isle-sur-la-Sorgue 25 germinal an II, 14/4/1794-31/5/1872 L’Isle-sur-la-Sorgue), mariés le 11 août 1811 à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Une sœur mariée à Léon Silvestre (1896-1965), professeur de collège, député socialiste du Gard de 1932 à 1942.

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Services militaires en 1909 et 1910, sous-lieutenant de réserve. Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le 1er mars 1912, mobilisé le 2 août 1914. Lieutenant d’infanterie, puis capitaine en 1916, Trois citations, dont la suivante : « Officier modèle de bravoure. Le 11 août 1918, s’est porté sous un feu de mitrailleuses d’une extrême violence à hauteur de la première vague d’assaut pour en assurer le débouché et maintenir l’alignement des unités. Le commandant d’une compagnie venant d’être blessé, est allé le relever sous le tir ennemi et l’a transporté en arrière sous une grêle de balles, faisant l’admiration de tous les hommes auxquels il donnait un exemple magnifique de courage et de dévouement ». Croix de guerre avec palmes. Démobilisé le 22 juillet 1919.

Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le 1er mars 1922. Secrétaire général du conseil général de Vaucluse le 1er octobre 1922, chef du secrétariat particulier du ministre des Colonies Edouard Daladier le 15 juin 1924, chef du cabinet civil du ministre de la Guerre Paul Painlevé le 28 novembre 1925, chef du cabinet du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-arts Edouard Daladier le 19 décembre 1925, chef du cabinet du même, ministre des Travaux Publics le 21 février 1930, directeur du cabinet le 5 juin 1932, directeur du cabinet civil du même, ministre de la Guerre le 19 décembre 1932, directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le 1er février 1933.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 21 février 1933. Directeur du cabinet civil du ministre de la Guerre Edouard Daladier le 26 octobre 1933, de nouveau directeur du cabinet du même, Président du Conseil, le 31 janvier 1934. Directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le 13 juin 1936. Conseiller référendaire de 1ère classe le 6 août 1937, administrateur de la SNCF à sa création en octobre 1937, directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le 14 avril 1938. Conseiller maître le 26 avril 1939, directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le 3 avril 1940, directeur du cabinet du même, ministre des Affaires Etrangères le 23 mai 1940, membre du cabinet du ministre de la marine marchande et militaire l’amiral de la Flotte François Darlan le 10 juillet 1940, participe ensuite à la Résistance. Membre de la commission de révision des créations et transformations d’emploi et de la commission permanente des méthodes du ministère du Ravitaillement le 30 juin 1945. Président de la section des transports à la commission de vérification des comptes des entreprises publiques en 1950, doyen de la 3ème chambre, membre du comité de contrôle du Fonds forestier national. Président de la Cinquième chambre le 22 janvier 1953, commissaire aux comptes de la Société générale. Honoraire le 14 mai 1958.

Extrait de son éloge par le Premier président Léonard : « (…) Dès son arrivée à la Cour, Marcel Clapier manifesta sa volonté de devenir un magistrat capable d’assumer les vérifications les plus délicates. (…) Parmi les conseillers maîtres, il fut certainement l’un des plus écoutés, s’attachant à développer les travaux de la juridiction vers le contrôle, encore à ses débuts, mais de plus en plus exigeant, des comptabilités administratives (…) Président de la Cinquième chambre, vouée à la vérification des comptes des hôpitaux publics et au contrôle des organismes de sécurité sociale, il devait donner sa pleine mesure, conférant à ses travaux le style original qui est le sien, l’entraînant dans des études systématiques et neuves, aussi constructives que critiques, qui ont largement enrichi nos deux derniers rapports publics. Toujours il eut le goût du travail en équipe dont il pensait avec raison qu’il doit couronner et orienter les recherches les plus individuelles (…). ».

Domicile : 78, avenue de la Grande-Armée (17ème).

Chevalier de la Légion d’honneur en 1918 pour faits de guerre, Grand Officier de la Légion d'honneur le 15 juillet 1958.

Son nom a été donné au stade municipal d’Orange.

Publications : La Bastide des Jourdans, Paris, Peyronnet et Cie 1966 (son village natal).