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CASABIANCA François Xavier, baron, puis comte de

9 messidor an IV , le 27 juin 1796 à Nice (Alpes-Maritimes), décédé le 25 mai 1881 à Paris (8ème).

Fils de François Louis Camille Giocante de Casabianca (Venzolasca, Haute-Corse, 17/4/1776-20/5/1837 Bastia, Haute-Corse) colonel de gendarmerie, mis en non-activité sous la Restauration, maréchal de camp honoraire le 20 août 1823, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en 1813, et de Maria Ilaria de Casabianca (Vescovato 6/7/1773-24/11/1839 Bastia), mariés le 9 septembre 1795 (à Nice ?).

Petit-fils paternel de noble Francesco Saverio (François Xavier) de Casabianca (Venzolasca 4/1/1743-1794), lieutenant-colonel de gendarmerie, et de Maria Jeromina Luccioni, mariés avant 1776. Petit-fils maternel de Raffaello (Raphaël) de Casabianca (Vescovato, Haute-Corse, 27/11/1737-28/11/1825 Bastia), défenseur de Calvi contre les anglais en 1794, général de division en 1794, gouverneur de Gênes en 1796, sénateur, comte de l’Empire, rallié à Louis XVIII, pair de France en 1814, rallié à Napoléon en 1815, rayé de la pairie en 1815, réintégré en 1819. Grand Officier de la Légion d’honneur en 1816, et de Marie Ursule Biguglia (1750-4/3/1826 Bastia), mariés en avril 1767.

Arrière-petit-fils (deux fois) de Pietro Paolo Francesco Casabianca (Vescovato 1715 ? – Venzolasca 1779 ?) et de Rosa Gavini (1720 ? - ?), mariés avant 1737. Arrière-petit-fils d’Andréa Biguglia et de Marianna Tommasi, mariés avant 1750.

Frère de Caroline, mariée à Louis César Cervoni.

Neveu de Luc Julien Joseph de Casabianca (1762-1798), député à la Convention et au Conseil des Cinq Cents, capitaine du vaisseau l’Orient, tué au combat naval d’Aboukir (Egypte) en 1798, et dont le nom a été donné à un sous-marin (commandant Lherminier) qui s’échappa de Toulon en 1942.

Épouse le 11 décembre 1822 en Avignon (Vaucluse) sa cousine Laure Marie Anne de Casabianca d’Aléria (Mantoue, Italie, 30/3/1804-6/12/1880 Paris 8ème), fille de Joseph Marie de Casabianca (Venzolasca, Haute-Corse, 1/6/1745-4/11/1803 Mornas, Vaucluse), lieutenant-colonel de dragons, général de brigade en 1793, général de division en 1796, gouverneur de Mantoue en 1801, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en 1803, et de Marie Anne Bernavon (Beaucaire 17/8/1768-13/9/1822 Avignon), veuve de Charles Pascal (1756 ?-14 germinal an II, 3/4/1794 Marseille, sur l’échafaud), mariés avant 1804.

Petite-fille de Pietro Casabianca et de Rosa Gavini, mariés avant 1742. Petite-fille de Vital Bernavon (1734-ap. 1797 ?), marchand tanneur, négociant, officier municipal de Beaucaire (Gard) en 1790, et d’Ursule Goubier (1736-ap. 1797 ?), de Beaucaire (Gard), mariés avant 1766.

Nièce de Jean Vincent Bernavon (Beaucaire 1777 ? -25/8/1841 Avignon), marié le 3 septembre 1810 à Nîmes à Catherine Capdeville.

Cinq enfants : 1) Joseph Marie Raphaël (Bastia 22/3/1830-1/1/1919 Paris 16ème), maître des requêtes au Conseil d’Etat, député de la Corse de 1877 à 1881, membre du groupe bonapartiste de l’Appel au peuple, chevalier de la Légion d’honneur en 1861, marié le 4 août 1858 à Cambrai (Nord) à Eléonore Betsy Dorothée Minangoy (Cambrai 1836-3/1/1918 Paris 16ème) ; 2) Marie Louise Joséphine (Bastia 4/9/1823-1918), mariée le 20 mars 1856 à Paris (1er ancien) à Frédéric Henri Baille de Coselbonne (Montpellier 24/3/1812-1/3/1886 Paris), receveur des finances ;  3) Marie Henriette (Bastia 14/5/1825-10/7/1901 Paris 16ème), mariée le 4 juillet 1848 à Bastia à Antoine Philippe Pierre François Xavier Biadelli (Bastia 22/3/1821-7/1/1873 Paris 8ème), colonel d’infanterie, officier de la Légion d’honneur en 1870 ; 4) Marie Ursule (Bastia 15/3/1827-1915), chanoinesse du chapitre de Sainte Anne de Bavière ; 5) Marianne Eugénie Jéromine (Bastia 17/4/1835-18/3/1919 Paillet, Gironde), mariée le 23 juillet 1866 à Paris (8ème) à Charles Féry d’Esclands (1835-1909), conseiller maître (voir notice).

Créé comte héréditaire sur réversion du titre de son grand-père maternel par décret impérial du 5 novembre 1869.

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Études au lycée Napoléon, puis à la Faculté de droit de Paris.

Avocat au barreau de Bastia de 1819 à 1848. Député de la Corse à l’Assemblée Nationale Constituante le 23 avril 1848. Après l’élection présidentielle du 10 décembre, soutient la politique du Prince-Président. Réélu à l’Assemblée législative le 13 mai 1849, Membre du comité de la rue de Poitiers, prend position contre l’abolition de la peine de mort, dépose à l’Assemblée une proposition présentée au nom de son conseil municipal par le maire d’Ajaccio, demandant la révision de la Constitution et la prorogation des pouvoirs du Président de la République. Ministre de l’Agriculture et du Commerce le 26 octobre 1851, ministre des Finances le 23 novembre 1851. Non informé du coup d’Etat, remplacé le 2 décembre 1851 par Achille Fould. Membre de la Commission de surveillance de la Caisse d’amortissement et des dépôts et consignations le 24 décembre 1851, ministre d’Etat le 22 janvier 1852, chargé de suivre et de contrôler les travaux décidés par Napoléon III pour assurer la jonction des deux palais du Louvre et des Tuileries. Contresigna la confiscation des biens de la famille d’Orléans. Démissionnaire, remplacé par Achille Fould, nommé sénateur le 28 juillet 1852. Prend part à l’établissement de l’Empire, et vote avec la majorité.

Procureur général en remplacement de M. Collart-Dutilleul le 5 mars 1864. Fidèle au régime impérial, admis d’office à la retraite par arrêté du chef du pouvoir exécutif le 5 juin 1871, remplacé par Rouland, gouverneur de la Banque de France, lequel sera finalement maintenu dans ses fonctions.

Extrait de son éloge par le Premier président de Royer : « (…) Vous vous étonneriez à juste titre, si je ne me faisais aujourd’hui l’interprète des regrets que M. de Casabianca a mérité de recueillir dans cette enceinte. (…) M. de Casabianca a passé sept ans parmi nous. Né en 1796, il allait atteindre l’âge de soixante-quinze ans lorsqu’il nous a quittés. Mais il suffisait à toutes les charges de sa fonction. Nous l’avons toujours vu esclave du devoir, bienveillant pour les personnes, apportant dans l’étude des questions, la rectitude et l’indépendance du jurisconsulte. Il aimait la Cour et ses travaux. Les discours de rentrée qu’il a successivement prononcés sur les institutions financières de l’Angleterre, comparées avec celles de la France, sont encore présents dans vos exprits. Nos auditeurs n’oublieront pas non plus qu’il s’est énergiquement associé à nos efforts, pour obtenir, en 1869, le décret qui a augmenté le nombre des auditeurs de première classe et qui leur a attribué la moitié (au lieu du tiers) des places vacantes de conseillers référendaires. (…) »

Président de la commission chargée de provoquer le transfert des restes de Pascal Paoli d’Angleterre en Corse en 1866 (réalisé en 1889). Professeur de finances publiques du jeune Prince impérial pendant sa retraite, à la demande de l’Impératrice Eugénie.

Député bonapartiste de Bastia le 14 mai 1876, en remplacement de Rouher, siège dans le groupe de l’Appel au peuple, soutient le gouvernement du duc de Broglie lors de la crise du 16 mai 1877. Cède son siège à son fils en 1877. Président du Conseil général de la Corse, représente le canton de Vescovato.

Domicile : 17, rue de Marignan (8ème).

Grand Officier de la Légion d’honneur le 30 juillet 1858.

Publications : Des Finances françaises, Paris, Guillaumin 1880. Plusieurs de ses discours prononcés aux audiences solennelles de la Cour des comptes et de nombreux rapports et discours parlementaires ont été imprimés.