BOCQUET Auguste Georges
Né le 27 décembre 1863 à Paris (7ème), décédé le 31 octobre 1951 à Paris (8ème).
Fils de Jules Claude Bocquet (Paris 7/12/1836-29/8/1911 Le Mesnil-Esnard, Seine-Maritime), avocat à la Cour, membre du comité des sociétaires de l’Assurance mutuelle immobilière pour la ville de Paris en 1868, et de Céleste Marie Collas (Sèvres, Hauts-de-Seine, 10/7/1841-12/10/1911 Paris 7ème), mariés le 28 avril 1863 à Paris (7ème).
Petit-fils d’Alexandre Bocquet (Paris 18 messidor an IX, 7/7/1801-17/3/1862 Paris 8ème) et de Rose Celina Durnerin (Paris 16/3/1815-ap. 1863 Paris ?), mariés le 10 juin 1835 à Paris (8ème ancien). Petit-fils de François Grégoire Collas (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, 12 brumaire an IV, 3/11/1795-4/10/1877 Paris 7ème), négociant, maire de Sèvres (Hauts-de-Seine) de 1848 à 1852, et d’Augustine Céleste Charpentier (Paris 9/7/1809-9/11/1891 Paris 7ème), mariés avant 1841.
Arrière-petit-fils de Jean Baptiste François Bocquet (? -av. 1861 ?) et d’Anne Victoire Louise Thomas (Paris 14/3/1782-7/3/1863 Paris 10ème), rentiers, mariés le 30 messidor an VIII, 19 juillet 1800, à Paris. Arrière-petit-fils de Claude Durnerin (Lantigné, Rhône, 1779 ? –19/3/1861 Paris 12ème), propriétaire, et de Rose Désirée Lepeton (? –ap. 1861 ?), mariés avant 1815. Arrière-petit-fils de Jean François Collas (Argenteuil, Val-d’Oise, 5/10/1767-16/1/1853 Boulogne-Billancourt), marchand de bois, puis de fer, actionnaire fondateur de la Compagnie des mines de fer de Saint-Etienne, maire de Boulogne de 1835 à 1844, chevalier de la Légion d’honneur en 1835, et de Marie Félicité Françoise Ferré (Viroflay, Yvelines, 1776 ? –av. 1853 ?), mariés avant 1796, divorcés le 17 pluviôse an X, 6/2/1802, à Boulogne-Billancourt. Arrière-petit-fils de Jacques Denis Charpentier (Paris 8/7/1765-9/9/1840 Boissy-Saint-Léger, Val-de-Marne), peintre d’histoire, et de Catherine Marie Franchet (Paris 29/8/1779-8/2/1870 Paris 4ème), mariés le 22 germinal an X, 12 avril 1802, à Paris.
Neveu de Jules Collas (1848-1926 Paris), référendaire du Sceau de France, petit-neveu d’Alphonse Isidore Collas, maître de la poste aux chevaux de Sèvres.
Epouse le 3 novembre 1897 à Paris (9ème) Geneviève Marie Juliette de Ridder (Neufchâtel-en-Bray, Seine-Maritime, 26/12/1866-17/10/1946 Paris 8ème), fille de Pierre Léopold Octave de Ridder (Bruxelles, Belgique, 4/9/1836-29/4/1889 Paris 9ème), ingénieur civil, et de Pauline Emilie Catherinet de Rancey (Paris 18/1/1841-20/1/1926 Paris 17ème), mariés le 10 mai 1860 à Paris (9ème).
Petite-fille de Gustave Nicolas Joseph de Ridder (Bruxelles 31/5/1795-27/5/1862 Le Mée-sur-Seine, Seine-et-Marne), ingénieur civil, constructeur de lignes de chemin de fer en Belgique, officier de l’ordre de Léopold, chevalier de la Légion d’honneur, et d’Armande Césarine Georges (Paris 10/4/1809-7/12/1872 Paris 8ème), mariés le 25 avril 1827 à Saint-Josse-ten-Noode, (Brabant, Belgique). Petite-fille de Paul Emile Catherinet de Rancey (Esnoms-au-Val, Haute-Marne, 6 vendémiaire an V, 27/9/1796-1/7/1871 Neuchâtel-en-Bray, Seine-Maritime) et d’Augustine Joséphine Ossude (Ver-les-Chartres, Eure-et-Loir, 17/4/1818-30/6/1903 Paris), mariés le 29 août 1846 à Paris.
Arrière-petite-fille de Frédéric de Ridder (Bruxelles 27/2/1767-23/9/1844), entrepreneur de transport de bois, et de Claire Bouniau (Mons 9/11/1770-17/1/1843), mariés le 11 janvier 1795 à Mons. Arrière-petite-fille de Louis Denis Georges (1775-2/10/1813 Aix-la-Chapelle, Allemagne) et de Louise Françoise Bourla (Paris 12/12/1781-26/8/1834 Saint-Josse-Ten-Noode), mariés avant 1809, remariée le 29 janvier 1817 à Tournai, Hainaut, Belgique à Jean Baptiste Joseph Vifquain. Arrière-petite-fille de Pierre Valère Catherinet (Esnoms-au-Val, 10/8/1755-10/4/1819 Esnoms-au-Val), avocat, juge de paix du canton d’Esnoms, et de Jeanne Julie Louis (Paris 1763 ? -5/9/1831 Esnoms-au-Val), mariés le 6 juillet 1784 à Paris. Arrière-petite-fille de Jean Paul Ossude (Ouarville 2/10/1781-av. 1846 ?), laboureur, puis garde particulier, et de Marie Catherine Victoire Lamy (Sours, Eure-et-Loir, 9/8/1781-av. 1846 ?), mariés le 15 janvier 1815 à Ouarville (veuve d’Etienne François Dominique Guyot)
Parente par alliance de Georges Payelle (1859-1941), Premier président (voir notice), gendre de sa sœur Françoise de Ridder (Bruxelles 19/4/1835-1903).
Sœur d’André Pierre de Ridder (Saint-Germain-en-Laye 1868-1921), helléniste, archéologue, conservateur des antiquités grecques et romaines au musée du Louvre.
Père de Jean Jules Bocquet (Le Mée, Seine-et-Marne, 23/8/1898-26/12/1953 Paris 16ème), directeur de banque, croix de guerre 14-18, chevalier de la Légion d’honneur, marié le 15 janvier 1923 à Paris (9ème) à Simone Marie Cécile Baron-Larcanger (Paris 20/11/1900-29/9/1975 Paris 16ème) ; de Germaine Marie Bocquet (Paris 16/3/1902-17/1/1972 Bazolles, Nièvre), mariée le 25 juin 1924 à Paris (8ème) Claude Marie Eugène Edouard Michon (Paris 30/4/1898-28/12/1984 Bazolles), ingénieur agronome, croix de guerre ; de Marie Simone Bocquet (Paris 19/6/1903-13/1/1982 Paris 16ème), mariée le 29 novembre 1929 à Paris (8ème) à Armand François Jean Jules Moreau (Fontenay-le-Fleury, Yvelines, 30/11/1899-ap. 1982) et d’Henri Jacques (Paris 4/3/1905-10/2/1987 Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine), marié le 6 novembre 1931 à Paris (8ème) à Yvonne Cécile Andrée Marie Langlois (Paris 11/4/1908-2/2/1959 Paris 16ème), remarié le 6 mars 1961 à Paris (16ème) Gabrielle Marie Solange de Beaufort 20/12/1898-2/3/1987), veuve de Pierre Durant de Saint-André (1895-1955), lieutenant-colonel d’artillerie, officier de la Légion d’honneur, croix de guerre, mariés en 1919 à Paris (7ème).
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Licencié en droit.
Reçu septième au concours de 1886, auditeur de 2ème classe le 3 août 1887, de 1ère classe le 24 juillet 1891, auditeur-rapporteur le 16 octobre 1891. Conseiller référendaire de 2ème classe le 11 septembre 1898, de 1ère classe le 25 novembre 1912. Membre de la commission de vérification des comptes ministériels pour 1915 et 1916. Honoraire à sa demande le 15 novembre 1928.
Sous-directeur du Comptoir maritime, de la Compagnie anonyme d'Assurances maritimes, administrateur de la Société nationale de sauvetage et de remorquage français. Membre de la société des amis des livres. Membre du Racing-Club de France.
Extrait de son éloge par le Premier président Payelle en 1928 : « (…) Ce travail, ceux-là seuls qui l’ont accompli pendant de longues années savent ce qu’il exige de patience et de constance dans l’effort. Ils peuvent dire combien la monotonie en deviendrait pénible à la longue si, dans ces vérifications a posteriori, dans cette perpétuelle interrogation de pièces et de faits révolus, « studiis inertibus », le rapporteur n’était soutenu par la certitude de faire œuvre utile et, suivant le mot de notre vieux Montaigne, de « servir beaucoup à l’Estat ». Que serait une administration financière à laquelle manqueraient et les sanctions du juge et la crainte salutaire qu’elles entretiennent ? (…) Il avait du savoir, du métier, son investigation était soigneuse, sa critique exacte. Il y apportait de la mesure et du discernement. Il avait été formé à l’école de ces magistrats d’autrefpis, les La Rozerie, les La Martinière, les Clauzel, ses maîtres et ses modèles à l’époque déjà lointaine de ses débuts. (…) »
Extrait de son éloge par le Procureur général Bisson en 1952 : « « Le regretté Président Payelle avait rendu hommage, au moment de son départ, à cette vie de magistrat, simple et unie, au travail patient et obstiné d’un de ces rapporteurs expérimentés et probes, qui par la continuité de leur effort, assurent le fonctionnement d’un contrôle indispensable. Travail qui ne portait pas ombrage à la culture désintéressée, à l’amour de l’art sous toutes ses formes, avec une prédilection pour la musique (…).
Domiciles : 5, boulevard Raspail (?), 42, rue de Berry (8ème), 12, rue Halévy (9ème), 7, avenue de Friedland (8ème). Propriétaire du château de La Lande au Mesnil-Esnard (Seine-Maritime).
Tombeau au Père Lachaise.
Chevalier de la Légion d’honneur le 18 mars 1921.