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Société publique locale Tamarun (La Réunion)

CRC LA RÉUNION

La chambre régionale des comptes La Réunion publie le rapport d'observations définitives sur la gestion de la SPL TAMARUN pour les exercices 2016 et suivants.
Le contrôle des comptes et de la gestion de la société publique locale Tamarun a été ouvert en mai 2020 et les observations définitives ont été arrêtées en mars 2021. L’assemblée délibérante de la SPL ayant pris connaissance des observations définitives de la chambre régionale des comptes et notamment de ses cinq recommandations, le rapport est désormais public.

Créée en 1994 par la commune de Saint-Paul sous la forme d’une société d’économie mixte (SEM), Tamarun est devenue société publique locale (SPL) en 2011. Elle a pour objet de contribuer au développement économique et touristique de la microrégion ouest en assurant l’entretien de la station balnéaire saint-pauloise et différents équipements touristiques de la commune de Saint-Paul et de la communauté d’agglomération du Territoire de la Côte Ouest (TCO), au nombre desquels le camping de l’Hermitage et le centre des Argonautes de la Saline.
La société est en bonne santé financière et dégage chaque année un résultat positif compris entre 0,4 et 0,5 M€. Son chiffre d’affaires, de 5,2 M€ en 2019, est assuré par une certaine stabilité de son activité historique ; elle devrait ainsi parvenir à limiter les conséquences de la crise sanitaire sur son résultat 2020.
Les délégations de service public souffrent de sérieuses lacunes dans leur rédaction et ne sont pas accompagnées des comptes d’exploitation prévisionnels qui permettraient à la SPL de mesurer les risques et leur rentabilité en amont de leur conclusion, en préservant les équilibres économiques des contrats. C’est pourtant sur ces fondements contractuels fragiles que la société a mobilisé des emprunts pour un montant global de 2,5 M€.
Par ailleurs, Tamarun n’a élaboré aucune stratégie commerciale et financière vis-à-vis de ses actionnaires : les marges qu’elle dégage sont inégales. Quoique constituée d’actionnaires publics, Tamarun reste une société privée qui doit rechercher une rentabilité mesurée de ses activités, même celles qu’elle exploite à ses frais et risques dans le cadre de délégations de service public.
La société, qui intervient également de manière plus marginale dans un domaine où la concurrence est forte, à savoir le secteur de l’aménagement, peine à se démarquer des autres acteurs présents sur le territoire et l’aboutissement des projets, souvent associés des facteurs de complexité technique, est souvent laborieux. 
L’entrée du département de La Réunion au capital de la société en 2019, pour 27,5 % des parts, pourrait permettre à cette branche d’activité d’être relancée si de nouveaux projets parvenaient à être développés.

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