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La coopération décentralisée et l'action internationale de la Ville de Paris

CRC ÎLE-DE-FRANCE

La chambre régionale des comptes d’Ile de France a examiné la politique de la Ville de Paris en matière de coopération décentralisée et d’action internationale, entre 2010 et 2017.

Capitale de la France, Paris tient une place singulière dans le pays, ce qui l’encourage à conduire une action internationale différente des autres collectivités territoriales françaises. Historiquement, la ville participe au soutien de la francophonie, en étant le principal financeur de l’association internationale des maires francophones, devant le ministère des affaires étrangères (1,68 M€ contre 1,2 M€ en 2017). Elle finance aussi, en proportion conséquente, la « Maison de l’Europe », qu’elle héberge dans des conditions financières particulièrement avantageuses pour l’association.

De même, la Ville engage une coopération décentralisée très large, en s’appuyant sur les services d’une « délégation générale aux relations internationales », dotée d’un effectif de 33 agents (en équivalent temps plein).  Paris soutient 140 projets de coopération dans 54 pays, principalement en l’Afrique de l’Ouest et du Nord.

Chaque année, près de 6,5 M€ sont, en moyenne, destinés à la politique d’aide au développement, principalement dans les domaines techniques (alimentation en eau, assainissement, déchets ménagers).

Néanmoins, la politique municipale en matière internationale n’a pas un périmètre clair ni évident. En effet, pour la Ville de Paris, l’action internationale recouvre les dépenses d’aides aux réfugiés présents sur le territoire parisien. En outre, l’accueil des mineurs isolés étrangers (MIE) est comptabilisé dans des dépenses « internationales ». Plus de 25 M€ ont été consacrés en 2016 à cette politique, gérée par les services sociaux de la Ville.

Enfin, la Ville de Paris ne mesure que partiellement l’efficacité de sa politique internationale, tant pour la coopération décentralisée que pour son action internationale. La Ville devrait notamment s’efforcer d’évaluer les retombées de cette politique (médias étrangers, par exemple) pour en justifier les crédits.

La chambre formule quatre recommandations, dont deux portent sur la qualité et la transparence de l’information diffusée aux Parisiens, via le site internet « Paris.fr ».