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Groupe public de santé Perray-Vaucluse (Paris)

CRC ÎLE-DE-FRANCE

La chambre régionale des compte (CRC) d’Ile-de-France rend public le rapport d’observations définitives sur la gestion du groupe public de santé Perray-Vaucluse (GPSPV) à Paris, depuis 2008.

Le groupe public de santé Perray-Vaucluse est un établissement public de santé spécialisé en santé mentale doté de 581 lits et places, sectorisé sur les 7ème, 8ème et 17ème arrondissements de Paris. Desservant une population de plus de 250 000 habitants, il regroupe le pôle Marmottant, spécialisé dans la prise en charge des addictions, un pôle médico-social, comprenant un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et un institut de formation en soins infirmiers.

Les comptes de l’établissement sont dans l’ensemble fiables, surtout depuis les efforts récents réalisés en matière de provisions. Sa structure financière demeure assez solide depuis 2008, même si le résultat net global décline régulièrement depuis 2008, jusqu’à devenir légèrement négatif en 2013, tandis que sa capacité d’autofinancement a baissé de 40 % dans le même temps.

Cette évolution résulte d’un effet de ciseaux entre des charges de fonctionnement croissantes et des recettes en baisse. Cela résulte principalement des dépenses de personnel élevées, particulièrement en raison des avantages extra-légaux accordés aux personnels depuis la mise en œuvre de l’aménagement et de la réduction du temps de travail (ARTT). Le simple retour à la réglementation en vigueur permettrait d’améliorer le résultat net et l’autofinancement de l’établissement dans une fourchette comprise, selon la méthode de calcul, entre 2,9 M€ et 3,7 M€ par an. En outre, des économies supplémentaires semblent envisageables dans les domaines de la restauration et de la blanchisserie, pour un montant évalué par la chambre à 0,86 M€ par an tandis que des gains de productivité semblent possibles pour ce qui concerne les personnels non-médicaux.

Au total, ces gains seraient de nature à augmenter substantiellement les marges de manœuvre financières de l’établissement. 

 

 

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