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Commune des Avirons (La Réunion)

CRC LA RÉUNION

La chambre régionale des comptes de La Réunion a examiné la gestion de la commune des Avirons sur les exercices 2014 à 2018. La collectivité présente une situation financière saine. La maîtrise des charges de personnel reste un impératif pour conserver une capacité d'autofinancement à un niveau satisfaisant.

La commune, qui compte 11 148 habitants en 2015, dégage annuellement en moyenne un autofinancement d’environ 1,2 M€, soit près de 10 % de ses produits de gestion. Ces derniers, d’un montant de 14 M€ par an, sont notamment constitués de recettes fiscales qui croissent de 4 % en moyenne par an à taux constants ; elles témoignent du dynamisme de ses bases.

Les charges de personnel augmentent plus vite que les autres charges ne baissent; elles représentent 72 % des charges de gestion en 2018.

Avec un volume d’investissements d’un montant moyen annuel de 4 M€, la commune se positionne dans la moyenne de sa strate. Le pilotage des opérations d’équipement est perfectible en l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

Pour les financer, la collectivité a mobilisé de manière équilibrée son épargne de gestion et l’emprunt. Sa capacité de désendettement s’établit à 6 ans soit sur une durée en deçà du seuil d’alerte de 10 ans.

A l’inverse, les budgets annexes de l’eau et de l’assainissement collectif sont dans une situation plus contrainte. Ceux-ci n’étant pas dotés des ressources suffisantes pour couvrir le coût du service, la commune intervient au soutien de ces services industriels et commerciaux, qui devraient s’autofinancer. Le transfert de ces deux compétences à la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) interviendra au 1er janvier 2020.

La commune compte 320 agents en 2017, dont 160 contrats aidés pour lesquels elle est confrontée au resserrement national du dispositif. Les agents non-titulaires représentent 44 % de l’effectif.  

Deux à cinq journées d’absence en supplément des congés annuels sont octroyées à l’ensemble des agents alors qu’aucune disposition réglementaire ne le permet. Sur une hypothèse de trois jours en moyenne par an, les agents permanents travailleraient 1586 h par an. Par rapport à la durée annuelle réglementaire, le différentiel correspondrait à l’équivalent de deux emplois.

Avec des indicateurs de gestion sains, la collectivité a engagé des plans d’économies en matière de charges générales. La maitrise des charges de personnel doit être poursuivie pour conserver la capacité d’épargne à un niveau satisfaisant.

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