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Commune de Plaisir (Yvelines)

CRC ÎLE-DE-FRANCE

La chambre publie ce jour le rapport sur les comptes et la gestion de la ville de Plaisir (31 604 habitants), dans les Yvelines.

Cette commune, à une trentaine de kilomètres de Paris et à 13 kilomètres de Versailles, a connu une urbanisation rapide, de la fin des années 60 à la fin des années 90, sa population passant de 6 869 habitants, en 1968, à 31 045 habitants, au début des années 2000.

Pour faire face aux besoins de la population, la commune s’est dotée de nombreux équipements publics et elle bénéficie par ailleurs d’un réel dynamisme économique, lié à la présence de six zones d'activités industrielles et commerciales qui accueillent des entreprises de toute taille et de nombreux sièges sociaux.

Cette activité économique contribue à la richesse fiscale de la collectivité.

La commune est entrée tardivement dans la coopération intercommunale.et elle est devenue membre, le 9 janvier 2016, de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (CASQY), nouvelle communauté d’agglomération, créée en application de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (MAPTAM), qui comprend 12 communes et regroupe un peu plus de 226 000 habitants.

La situation budgétaire et financière de la commune est contrastée.

Si elle présente la situation d’une commune financièrement aisée puisqu’elle fonde sa gestion, notamment, sur des bases fiscales solides et dynamiques, sa capacité d’autofinancement brute s’est dégradée depuis 2014. En matière de dette, même si la commune n’a pas souscrit de nouveaux emprunts dans les dernières années, son endettement, relativement ancien, demeure élevé et il comporte une part importante d’ emprunts dits structurés à risques.

La commune a l’objectif de restaurer sa capacité d’autofinancement, depuis 2015 notamment.

Cela implique nécessairement la réalisation d’économies, en matière de charges générales et de coûts salariaux. En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, la commune pourra recourir aux leviers à sa disposition, qu’il s’agisse du non-remplacement de tous les agents partants, de la durée de travail annuelle, des mesures destinées à lutter contre l’absentéisme, de la formation, mesures qui pourront s’inscrire dans une politique de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC) que la commune a engagée au titre de la période 2015‑2020.Par ailleurs, la commune bénéficiera des opérations de refinancement de la dette conduites en 2016. Celles-ci lui ont notamment permis de bénéficier d’une importante participation au coût des indemnités de refinancement des emprunts à risques du Fonds de soutien créé en 2014 pour venir en aide aux collectivités ayant souscrit ce type d’emprunts. Enfin, s’agissant de l’engagement des nouvelles dépenses d’équipement, la chambre appelle la commune à procéder à leur stricte priorisation.

En matière de commande publique, la commune a déjà mis en œuvre des mesures de rationalisation, mais tant la passation que le suivi de l’exécution des marchés peuvent encore progresser.