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Collectivité de la Polynésie française - Politique de l'énergie

CTC POLYNÉSIE FRANÇAISE

Le contrôle de la chambre territoriale des comptes (CTC) sur la politique énergie a porté sur la période 2017 à nos jours.

Quatre recommandations ont été formulées par la Chambre dans ce rapport d’observations définitives.

Il a notamment examiné la mise en œuvre du Plan de transition énergétique (PTE, 2015/2030) et les objectifs que le Pays s’est récemment fixé dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Le contrôle a porté sur l’évaluation de la mise en œuvre des trois grands objectifs fixés par le PTE : changer de modèle énergétique, changer de modèle économique, et changer nos comportements.

  •  « Changer de modèle énergétique » : une progression du taux d’énergies renouvelables mais un objectif de 75 % à horizon 2030 qui semble trop ambitieux.

La cible précédente de 50 % en 2020, fixée par le Plan climat énergie de 2015, n’a d’ailleurs pas été atteinte. Différentes hypothèses de travail au fondement de simulations réalisées au sein des services du Pays reposent sur un taux plus faible, proche de 40 à 50 %. Bien que ces taux soient considérés comme une trajectoire minimale visant à analyser la résilience des outils thermiques, la volonté d’aller au-delà de ce taux doit reposer sur une véritable analyse bénéfices/coûts en raison des moyens financiers et humains à mobiliser et des enjeux techniques pour la gestion du réseau et le stockage de l’énergie photovoltaïque.

 

  •  « Changer nos comportements » : L’insuffisante maîtrise de la demande d’énergie.

Les ambitions en matière de baisse de la consommation d’énergie n’ont pas été atteintes. Au contraire, la consommation d’énergie a progressé d’environ 7 % sur la période. Si une règlementation thermique a vu le jour en 2022, cette dernière ne porte pour l’instant que sur les constructions neuves et non sur la rénovation énergétique des bâtiments existants qui présente un potentiel important.

Surtout, le secteur du transport n’a pas contribué à la maîtrise de la demande d’énergie. Alors que le transport routier représente le premier poste de dépense énergétique de Polynésie française devant l’électricité, sa part dans la consommation d’énergie finale a progressé.

 

  •  « Changer de modèle économique » : une fixation administrative du prix de l’énergie déconnectée des évolutions du coût des hydrocarbures et un rôle du Pays à clarifier. 

La fixation du prix des hydrocarbures distribué pour les acteurs économiques, les ménages (stations-services) et la production d’électricité relève d’arrêtés du Pays.

Le prix des hydrocarbures appelle deux types d’observations.

L’une relative aux contrôles réalisés par le Pays, l’autre relative à la déconnexion par rapport aux prix de marché.

La fixation administrative du prix n’est pas allée de pair avec un contrôle suffisant des paramètres pris en compte dans la formule de fixation du prix des hydrocarbures.

Par ailleurs, afin de répercuter le moins possible la hausse du cours des hydrocarbures sur le prix de l’électricité et de l’essence et plus généralement sur l’économie, le Pays a eu recours à de nombreux leviers. Cette déconnexion entre les prix de l’électricité et les cours des hydrocarbures n’est cependant pas durable.

 

Enfin, le Pays est face à 2 actions à mener :

  • Des modalités de financement de la transition énergétique à réviser avec une mise à contribution des énergies fossiles.
  • Des moyens humains consacrés à la mise en œuvre de la politique énergie à renforcer dans un contexte de mise en œuvre de la péréquation à destination des communes.

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