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PASSY Antoine François

Né le 23 avril 1792 à Garches (Hauts-de-Seine), décédé le 8 octobre 1873 à Paris (9ème).

Fils de Louis François Passy (Etrepagny, Eure, 29/2/1760-11/7/1834 Gisors), avocat au Parlement de Paris, agent de change, receveur général des finances du département de la Dyle (Belgique), franc-maçon affilié à la loge « Les Amis philanthropes » à Bruxelles en 1812, et de Jaquette Pauline Hélène d’Aure ou Daure (Courbevoie, Hauts-de-Seine, 29/1/1772-10/3/1843 Paris), mariés en 1791 (Portrait par Mme Vigèe-Lebrun, collection privée).

Petit-fils de Jean François Passy (1716 ? -4/4/1766 Le Thil-en-Vexin, Eure), laboureur, maitre de poste à Etrepagny, receveur de la terre et seigneurie du Thil, et de Barbe Françoise Rousselin (Morgny, Eure, 24/4/1733-1/6/1791 Davron, Yvelines), mariés le 24 octobre 1759 à Ecouis (Eure), remariée en 1769 Philibert Jouty, premier commis au Trésor royal. Petit-fils d’Antoine Daure (Lourdes, Hautes-Pyrénées, 2/12/1730-2/10/1802 Paris), gouverneur de Lourdes, administrateur des vivres, et d’Aleïda de Wilkinghoff (Wesel, Allemagne, 17/2/1734-19/9/1791 Tours, Indre-et-Loire), mariés avant 1772.

Arrière-petit-fils de Charles Jean Passy (Saint-Martin, Eure, 1687 ? -1767 ?), laboureur à Château-sur-Epte, Eure), et de Marie Chevalier (? –av. 1759 ?), mariés le 12 février 1715 au Thil-en-Vexin.

Arrière-petit-fils de Nicolas Rousselin (1697 ? -8/1/1776 Morgny), laboureur, maiître de poste, et de Marie Françoise Pagniaire ou Pagnerre (? –ap. 1759 Morgny ?) mariés avant 1733. Arrière-petit-fils de Jean Hector Daure (Lourdes 2/10/1696-13/4/1762 Lourdes), maire de Lourdes, et d’Antoinette de Normande (Lourdes 12/1/1705-8/2/1739 Lourdes), mariés le 17 février 1721 à Lourdes. Arrière-petit-fils d’Heinrich von Wilkinghoff et de Gertrud Dirkinck, mariés avant 1734. Famille apparentée à Barère de Vieuzac, député montagnard à la Convention.

Neveu du comte Hector d’Aure (Courbevoie 1774-1846 Paris), commissaire ordonnateur en Egypte, à Saint-Domingue, en Russie et en Allemagne, ministre de la guerre du roi de Naples Joachim Murat, conseiller d’Etat sous la monarchie de Juillet.

Oncle de Frédéric Passy (Paris 20/5/1822-12/6/1912 Neuilly-sur-Seine), auditeur au Conseil d’Etat de 1846 à 1849, publiciste, conférencier, conseiller général de Seine-et-Oise, député de la Seine de 1881 à 1889, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, fondateur de la Ligue de la Paix et de la société française pour l’arbitrage, membre de la commission du Bureau international de la Paix, Prix Nobel de la Paix en 1901, le premier décerné, commandeur de la Légion d’honneur en 1903, et de Félix, conseiller maître (voir notice).

Frère d’Hippolyte Philibert Passy (Garches 15/10/1793-1/6/1880 Paris 8ème), plusieurs fois député et ministre des finances entre 1830 et 1851, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, l’un des fondateurs de la société d’économie politique, commandeur de la Légion d’honneur en 1845, et de Justin Félix Passy (Marolles, Essonne, 15/4/1795-7/4/1872 Versailles, Yvelines), conseiller référendaire (voir notice).

Épouse le 9 février 1830 à Paris (1er ancien) Anne Henriette Péan de Saint-Gilles (Paris 10/4/1802-5/9/1867 Gisors, Eure), (dont il existe plusieurs portraits par Pierre Paul Prud’hon), veuve en premières noces d’Etienne Magloire Frochot, fils du comte Nicolas Frochot (Dijon 27/3/1761-19/7/1828 Rouvres-sur-Aube, Haute-Marne), préfet de la Seine, Grand Officier de la Légion d’honneur en 1809, mariés en 1821.

Fille de Louis Denis Péan de Saint-Gilles (Paris 2/1/1764-29/6/1829 Paris), agent de change, syndic des agents de change, maire du 5ème arrondissement (ancien) de Paris de 1808 à 1816, officier de la Légion d’honneur en août 1814, et d’Adélaïde Julie Vanglenne (Paris 1/7/1772-5/8/1847 Bezons, Val-d’Oise) (dont il existe un portrait par le peintre Prud’hon, collection privée), mariés le 14 février 1794.

Petite-fille de Pierre Henri Péan de Saint-Gilles (Paris 10/4/1726-ap. 1764 ?), entrepreneur général des fournitures de la marine, cirier ordinaire de la Grande chancellerie du roi, et de Marie Thérèse Levé (1735 ? -ap. 1764 ?), mariés vers 1755. Petite-fille de Mathieu Vanglenne (? -23/12/1825 Paris 8ème ancien), commissaire enquêteur au Châtelet, et d’Anne Catherine Dumaige, mariés avant 1772.

Arrière-petite-fille d’Alexandre Pierre Péan de Saint-Gilles (Paris 1690 ? -12/12/1769 Paris), cirier du roi, écuyer du roi en sa grande chancellerie de France, marchand d’épices, et de Marie Anne Henry (1706 ? -10/5/1738 Paris, paroisse Saint-Eustache), mariés le 8 mai 1721 à Paris. Arrière-petite-fille de Jean Levé, marchand à Paris, et de Marie Claude Cochin, mariés avant 1735.

Beau-frère de Pierre Henry Péan de Saint-Gilles (Paris 1758-1823), notaire à Paris de 1788 à 1819, étude XCI, notaire du roi, membre du conseil des hôpitaux et hospices civils de Paris, administrateur du Mont-de-Piété, chevalier de la Légion d’honneur en 1822.

Père de Louis Charles Paulin (Paris 4/12/1830-31/7/1913 Gisors), ancien élève de l’Ecole des chartes, archiviste paléographe, docteur en droit, député de l’Eure de 1871 à 1913, sous-secrétaire d’Etat aux finances en 1874, secrétaire perpétuel de l’académie d’agriculture de France, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, marié le 15 mai 1866 à Paris (9ème) à Françoise Marie Catherine Wolowska (Paris 4/3/1845-16/3/1893 Clichy, Hauts-de-Seine) ; et de Blanche Catherine (Evreux, Eure,29/8/1833-13/5/1901 Paris 9ème).

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Conseiller référendaire de 2ème classe le 9 juillet 1828. Préfet de l'Eure le 5 août 1830. Démissionne le 18 mai 1837 pour se présenter à la députation.

Député de l’Eure (Les Andelys) de 1837 à 1848. Directeur de l’administration communale et départementale en 1839, destitué par Thiers en 1840. Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur le 4 novembre 1840, dans le ministère Guizot, jusqu'en 1848. Conseiller d’Etat en service extraordinaire de 1839 à 1848. Retourne à la vie privée après la Révolution de février.

Franc-maçon affilié à la loge « La Candeur », orient de Bruxelles. Directeur de la Société des antiquaires de Normandie. Membre de la société linééenne du Calvados. Membre et président en 1838 de la société d’Agriculture, sciences, arts et belles-lettre de l’Eure. Membre de la Société Impériale et centrale d’Agriculture de France, membre résident du comité historique des Arts et des Monuments le 6 juillet 1839. Membre fondateur en 1832 et président en 1841 de la Société géologique de France. Membre et président en 1856 de la Société botanique de France, membre fondateur et vice-président de la Société zoologique d’acclimatation. Membre libre de l'Académie des sciences en 1857.

Administrateur de la société du chemin de fer de Paris à la Mer par Rouen, Le Havre et Dieppe en 1838.

Domicile : 20 bis, rue Neuve-des-Mathurins (8ème), 6, rue Pigalle (9ème).

Commandeur de la Légion d’honneur.

Publications : nombreuses notices sur la géologie, dont : Description géologique du département de l'Eure, avec un appendice, contenant des notes sur l'orographie, l'hydrologie, la géologie, l'agri­culture, l'industrie et la botanique de chaque commune (avec une notice biographique sur A. Passy, par E. Cosson, et un catalogue des ouvrages d'Antoine Passy). Description géologique du département de la Seine-Inférieure, 1832 ; Dictionnaire du patois normand en usage dans le département de l’Eure, 1850, réed. 1979. Il a aussi publié plusieurs notices biographiques, sur Destutt de Tracy, Rambuteau et autres personnages, dont une Notice sur M. de Marbois, Les Andelys, 1838.

Bibliographie : notice biographique par Drouyn de Lhuys, in Bulletin de la Société centrale d’agriculture de France, 1875. Extrait de la Biographie satirique des députés, par Satan, Paris 1847 : « Passants qui passez par ici / Ce fut un tour de passe passe / qui fit ici passer Passy / dont la France se passe. »

Tombeau au cimetière de Gisors.