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MERVEILLEUX du VIGNAUX Charles Henri Etienne Marie

Né le 22 août 1908 à Bourges (Cher), décédé le 24 août 2006 à Ytheuil (Vienne).

Fils de Marie Joseph Etienne Merveilleux du Vignaux (Angers, Maine-et-Loire, 15/2/1867-1/1/1948 Poitiers, Vienne), polytechnicien, lieutenant-colonel d’artillerie, officier de la Légion d’honneur en septembre 1918, et de Jeanne Marie Madeleine Carra de Vaux (Bar-sur-Aube, Aube, 9/5/1873-3/5/1956 Poitiers), mariés le 18 juin 1898 à Paris (7ème).

Petit-fils de François Charles Merveilleux du Vignaux (Poitiers 22/10/1828-14/5/1914 Paris 7ème), magistrat, avocat général à la Cour d’Angers, révoqué en septembre 1870, député royaliste légitimiste de la Vienne de 1871 à 1876, professeur et doyen de la faculté de droit à l’Institut catholique de Paris, chevalier de la Légion d’honneur en août 1870, et d’Anne Marie de Foucault (Paris 13/1/1842-26/4/1918 Poitiers), mariés le 17 janvier 1866 à Villaines-la-Juhel (Mayenne). Petit-fils de Marie François Albert Carra de Vaux (Paris 7/4/1833-6/6/1884 Paris 7ème), magistrat, et de Claire Pauline Camille Pernety (Paris 1/9/1841-4/2/1927), mariés le 25 juin 1862 à Paris (7ème).

Arrière-petit-fils de Pierre Etienne Merveilleux du Vignaux (Cravant, Charente-Maritime, 3/7/1796-14/4/1882 Poitiers), avocat à Poitiers, et de Jeanne Aglaé Bréchard (Fontenay-le-Comte, Vendée, 7/1/1800-14/5/1868 Poitiers), mariés le 9 août 1824 à Poitiers. Arrière-petit-fils de Marie François de Paule Hector Léopold, comte de Foucault (Brézey, Eure, 6/1/1803-13/12/1858 Le Mans, Sarthe), ancien élève de l’Ecole Polytechnique (1823), directeur de la société d’assurances mutuelles immobilières du Mans, et d’Anne Nicole Thérèse Pasquier (1815-1900 ?), mariés le 2 avril 1837 à Paris (4ème ancien). Arrière-petit-fils d’Alexandre Louis François Carra, baron de Vaux (Saint-Vulbas, Ain, 18/10/1802-23/9/1890 Rieux, Marne), juge au tribunal de la Seine, et de Marie Madeleine Nathalie Marchand d’Epinay (Paris 3/2/1808-5/11/1892 Rieux), mariés le 18 juin 1832 à Paris (10ème ancien). Arrière-petit-fils de Victor Pernety (Livourne, Toscane, (ou Valence, Drôme, dans son acte de décès) 1/5/1794-29/8/1862 Paris 7ème), chef d’escadron d’artillerie, officier de la Légion d’honneur en 1844, et de Jeanne Camille Félicie Angélique Estelle Ferri-Pisani (1814-2/12/1845 Paris 10ème ancien), mariés le 7 mai 1835 à Paris.

Neveu d’Emile Pierre Merveilleux du Vignaux, Premier président de la Cour d’Appel de Poitiers, chevalier de la Légion d’honneur en 1869. Neveu de Bernard Carra de Vaux (1867-1953), orientaliste. Petit-neveu par alliance de Félix Marie Eugène Hémar (1830-1911), conseiller référendaire (voir notice), dont l’épouse Marie Sézanne Alix (1834-1906), est la sœur d’Albert Carra de Vaux.

Frère de François Merveilleux du Vignaux (1902-1982), directeur général des Eaux et Forêts, conseiller d’Etat en 1964, marié en 1931 à Anne de La Laurencie (1902-1967).

Epouse le 2 février 1955 Gabrielle Juliette Jeanne Renée Marie Blanquet du Chayla (Paris 29/1/1925-2011 Paris), fille d’Edouard Armand Dominique Marie Blanquet du Chayla (Paris 29/12/1884-25/1/1967 Paris 7ème), capitaine de vaisseau, et de Renée Gabrielle Henriette Marie Georgette de Crépy (Alençon, Orne, 24/10/1889-19/10/1925 Paris 7ème), mariés le 14 décembre 1920 à Paris (7ème).

Petite-fille de Paul Blanquet du Chayla (Paris 15/6/1852-27/11/1921 Paris 8ème), conseiller référendaire (voir notice), et de Juliette Célestine Catherine Défontaine (Chérisy, Pas-de-Calais, 1/12/1861-2/6/1935 Paris 8ème), mariés le 18 mars 1884 à Paris (8ème). Petite-fille de Joseph Charles Pierre, baron de Crépy (La Ferté-Loupière, Yonne, 16/1/1847-14/11/1936 Paris 7ème), receveur particulier des finances, et de Gabrielle Marguerite Léonie Madeleine Chanzy (Oran, Algérie, 2/7/1857-12/10/1938 Paris), mariés le 7 mai 1877 à Alger.

Arrière-petite-fille d'Armand Dominique Marie Blanquet du Chayla (Montpellier, Hérault, 7/4/1820-24/12/1887 Paris 8ème), employé au ministère de la Marine, capitaine payeur de la Garde nationale, chevalier de la Légion d’honneur en 1869, et de Louise Marie Pauline Chaudru de Raynal (Bourges, Cher, 31/3/1829-3/8/1909 Paris 8ème), mariés le 10 août 1850 à Paris. Arrière-petite-fille d’Alfred Joseph, baron de Crépy (Paris 28/1/1813-20/8/1891 La Ferté-Loupière), inspecteur des finances, sous-gouverneur du Crédit Foncier, trésorier payeur général, conseiller municipal de Mézières (Ardennes), chevalier de la Légion d’honneur, et de Victorine Charlotte de Malortigue (? Creuse, 29/1/1817-19/11/1849 Paris), mariés en 1844. Arrière-petite-fille de Louis Jean Baptiste Adrien Défontaine (Chérisy 18/6/1823-11/2/1871 Chérisy), agriculteur, et de Julie Rose Lancien (Arras 20/4/1826-11/11/1877 Chérisy), mariés avant 1861. Arrière-petite-fille d’Antoine Eugène Alfred Chanzy (Nouart, Ardennes, 18/3/1823-5/1/1883 Châlons-sur-Marne), général de division, commandant en chef de l’armée de la Loire en décembre 1870, pris en otage par les communards, puis relâché, élu député  des Ardennes en 1871, puis sénateur inamovible, gouverneur général de l’Algérie en 1873, ambassadeur en Russie en 1879, Grand-Croix de la Légion d’honneur en 1878, et de Jeanne Alexandrine Hermine Gérard (Rennes, Ille-et-Vilaine, 21/9/1836-7/9/1927 Paris), mariés le 8 mai 1854 à Oran (Algérie).

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Diplômé de l’Ecole Libre des Sciences Politiques, docteur en droit à Paris, thèse : Les réformes de la loi du cadenas en France, Poitiers, 1931 (loi de 1895 augmentant les droits de douanes sur les importations agricoles). Membre de la Conférence Olivaint.

Reçu deuxième au concours de 1935, auditeur de 2ème classe le 19 juillet 1935, de 1ère classe le 6 février 1937. Mobilisé en 1939, capitaine d’artillerie commandant d’une batterie de 75 dans un régiment d’artillerie nord-africain. Fait prisonnier le 21 juin 1940, en captivité, conseiller référendaire de 2ème classe le 3 mai 1941, libéré en avril 1945. Croix de guerre, une citation. Directeur à l’administration centrale du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme le 15 octobre 1947, directeur du cabinet du ministre de la reconstruction et de l’urbanisme René Coty le 24 novembre 1947. Conseiller technique au cabinet du vice-président du Conseil Georges Bidault le 12 mars 1951. Conseiller référendaire de 1ère classe le 10 février 1950. Second avocat général le 30 juin 1952. Conseiller technique au cabinet du ministre des Affaires Etrangères Georges Bidault, le 9 janvier 1953, secrétaire général de la Maison Civile du Président de la République René Coty le 18 janvier 1954, envoyé en mai 1958 à Colombey pour régler avec le Général de Gaulle les conditions de son retour au pouvoir. Conseiller maître le 16 juillet 1958, membre de la commission des transports du Commissariat du Plan en 1960. Membre du comité national de conciliation pour l’application de la loi d’aide à l’enseignement privé en 1961, président du comité central de rénovation rurale de 1967 à 1971. Membre de la Commission de vérification des comptes des entreprises publiques en avril 1966, président de chambre, président de la Commission le 6 décembre 1969. Président de la Septième chambre à sa création le 1er février 1977. Membre de la commission d’étude chargée d’examiner les modalités d’une imposition généralisée des plus-values en 1975, président de la commission commune chargée d’arrêter les budgets des assemblées parlementaires en avril 1978, membre de la commission des marchés des Charbonnages de France en 1979, président du Bureau de vérification de la publicité (BVP) de 1979 à 1983. Honoraire le 8 août 1979.

Membre de la commission de privatisation en 1986.

Extrait de son éloge par le Procureur général Doueil : « (…) A la Cour, il s’affirme comme un rapporteur très doué. Son président de chambre note : « Il serait fort difficile d’énumérer les aptitudes de M. Merveilleux du Vignaux, car ce serait les limiter ». (…) Conseiller maître en 1958, il sera un contre-rapporteur très apprécié.(…) En 1976, le Parlement décide qu’il convient de confier le contrôle du secteur des entreprises publiques à la Cour elle-même ; Le moment auquel cette réforme intervient ne correspond pas sans doute aux vœux du président du Vignaux ; mais il s’applique avec habileté à la mise en œuvre de cette réforme tout en insistant pour une adaptation des méthodes de vérification de la juridiction à la spécificité de la gestion industrielle. En conférence des présidents, la clarté, l’élégance et la pertinence de ses interventions ne se sont jamais démenties. (…) Cet homme cultivé, d’une distinction innée de pensées et de manières, était toujours attentive à accompagner la fermeté de ses réflexions des précautions et égards qui la renforcent. (…) D’autres circonstances auraient pu donner à sa brillante carrière une consécration supplémentaire ; mais leur absence n’a pas entamé sa hauteur de vues et sa philosophie subtile. (…) »

Domicile : 58, rue Jacob (6ème), 76, avenue Mozart (16ème), 41, avenue Charles Floquet (7ème).

Publications : Souvenirs. Poitiers, 1993.

Grand Officier de l’ordre national du Mérite, Commandeur de la Légion d’honneur.

Bibliographie : La Cour des comptes et le contrôle des entreprises publiques, la réforme de 1976 ; La Documentation française 2016.