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HERVÉ dit HERVÉ-GRUYER
Marie Joseph Charles Alfred Hervé, baron

Né le 19 août 1860 à Strasbourg (Bas-Rhin), décédé en novembre 1928 à Dorlisheim (Bas-Rhin).

Fils de Marie Victor Alfred Hervé (Strasbourg 3/1/1824-7/6/1861 Strasbourg), sous-inspecteur des Forêts, et d’Anne Hortense Heiligenthal (Strasbourg 11/1/1835-13/7/1932 Paris 7ème), mariés le 11 octobre 1859 à Strasbourg. Fils adoptif de Gilbert Joseph Gaspard Constant Henri Charles Maximilien, baron Gruyer (Strasbourg 23/10/1816-15/7/1893 ?), receveur général des finances, trésorier-payeur général à Montpellier, officier de la Légion d’honneur en 1879, confirmé dans la transmission de son titre de baron héréditaire le 6 juillet 1863 ; veuf d’une première union, épouse en secondes noces le 18 mars 1862 Octavie Elisabeth Heiligenthal (Strasbourg 23/4/1824-28/7/1889 Divonne-les-Bains, Ain), veuve de Louis Edouard Bastien (1812-1860), sœur d’Hortense, dont il a adopté le neveu Alfred Hervé.

Petit-fils adoptif du baron Antoine Gruyer (Saint-Germain, Haute-Saône 15/3/1774-27/8/1822 Strasbourg), et d’Elisabeth Chassignet, sa nièce. Le général Antoine Gruyer, commandeur de la Légion d’honneur en 1813, fit toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire, et s’illustra lors de la campagne d’Allemagne en 1813 et la campagne de France en 1814, où il fut plusieurs fois gravement blessé. Il fut emprisonné de 1816 à 1818 pour bonapartisme. Petit-fils d’Amand Constant Marie Fidèle Charles Hervé (Strasbourg 28/9/1789-22/8/1864 Dachstein, Bas-Rhin), colonel d’artillerie, commandeur de la Légion d’honneur en 1840, et de Sophie Magnier-Grandprez (Strasbourg 18 frimaire an VIII, 10/12/1800-16/1/1869 Strasbourg), mariés le 21 octobre 1817 à Strasbourg. Petit-fils de Jacques Joseph Heiligenthal (Landau 15/3/1785-21/3/1870 Strasbourg) et d’Emilie Coulaux (1801-15/8/1869 Mutzig, Bas-Rhin), mariés avant 1835. Petit-fils adoptif de Jean Henri Gruyer et de Thérèse Chotard.

Arrière-petit-fils d’Hyacinthe Jean Baptiste Hervé (Strasbourg 23/10/1753-2/11/1810 Strasbourg), sénateur et trésorier de la ville de Strasbourg, et de Reine Hartmann (11/9/1754-18/1/1820), mariés le 27 décembre 1778. Arrière-petit-fils de François Joseph Heiligenthal (Hambach, Pfalz, Bavière, 1748-1814), brasseur à Landau, et d’Elizabeth Wagner, mariés le 25 janvier 1774 à Landau. Arrière-petit-fils de Jean Charles Magnier-Grandprez (Belval-sous-Châtillon, Marne, 16/5/1767-13/3/1835 Strasbourg), contrôleur puis inspecteur des douanes, directeur des domaines à Strasbourg, auteur d’un « Code des douanes » commenté, propriétaire, député royaliste ministériel modéré du Bas-Rhin de 1815 à 1820, et de Marie Victoire Pérot (Strasbourg 24/3/1769-20/4/1823 Strasbourg), mariés le 1er pluviôse an III, 20/1/1795, à Strasbourg. Arrière-petit-fils de Julien Coulaux (Huningue, Haut-Rhin, 26/3/1764-13/9/1844 Boersch, Bas-Rhin ?), entrepreneur de la Manufacture royale d’armes blanches de Klingenthal, puis fondateur de la manufacture d’armes de Mutzig, chevalier de la Légion d’honneur en novembre 1814, veuf de Marie Anne Meyer, et de Fanny Seidel (Mutzig 17/9/1776-20/5/1827 ou 9/6/1847 ?), mariés le 12 fructidor an IV, 28 août 1796 à Mutzig.

Parenté avec Jean Georges Humann (1780-1842), ministre des finances de Louis-Philippe, marié à Madeleine Heiligenthal (1778-1836), sœur de Jacques Joseph.

Epouse le 18 mai 1895 à Paris (8ème) Marie Louise Eugénie Napoléone Murat (Paris 22/7/1874-18/1/1957 Paris 7e), fille de Joachim Joseph André, comte Murat (Paris 12/12/1828-13/3/1903 La Bastide-Murat, Lot), député du Lot de 1854 à 1889, officier de la Légion d’honneur en 1862, et de Marguerite Georgina Barrot (paris 16/12/1844-21/1/1937 Paris 16e), mariés le 11 octobre 1866 à Paris (8ème).

Petite-fille de Pierre Gaétan, comte Murat (Labastide-Murat 20/9/1798-25/12/1847 Labastide-Murat), député du Lot de 1830 à 1831, et de Marie Pauline de Méneval (Paris 29/9/1810-1/11/1889 Paris), mariés le 9 octobre 1827. Petite-fille d’Adolphe Théodore Barrot (Paris 14/10/1801-15/6/1870 Paris 8e), ambassadeur, sénateur, Grand-Croix de la Légion d’honneur en 1863, et de Georgina Manvers Mamby (Norfolk, Grande-Bretagne, 7/4/1815-4/1/1900), mariés le 29 septembre 1839 à Paris (1er ancien).

Arrière-petite-fille d’André Murat (Labastide-Murat, 29/7/1760-15/6/1841 Labastide-Murat), et de Jeanne Françoise Besse (Saint-Sauveur-la-Vallée, Lot, 12/6/1777-20/4/1866 Labastide-Murat), mariés le 26 août 1793 à Labastide-Murat. Arrière-petite-fille de Jean André Barrot (Planchamp, Lozère, 30/6/1753-19/11/1845 Paris), juge au tribunal de Langogne (Lozère), député de la Lozère à la Convention nationale et au Conseil des Anciens, puis au Corps législatif et à la Chambre des députés jusqu’en octobre 1815, chevalier de la Légion d’honneur en novembre 1814, et de Thérèse Jeanne Virginie de Borrelli de Serres, mariés le 26 septembre 1786. Arrière-petite-fille de Claude François, baron de Méneval (Paris 2/4/1778-18/6/1850 Paris), secrétaire de Napoléon 1er, maître des requêtes au Conseil d’Etat, officier de la Légion d’honneur en 1813, et de Virginie Comte-Montvernot (6/9/1792-2/3/1871), mariés avant 1810.

Arrière-petite-nièce de Joachim Murat (La Bastide-Murat 25/3/1767-13/10/1815 Pizzo, Italie), maréchal, gouverneur de Paris, grand-duc de Berg, roi de Naples, Grand Aigle de la Légion d’honneur en 1804, et de Marie Annonciade Caroline Bonaparte (Ajaccio, Corse-du-Sud 25/3/1782-18/5/1839 Florence, Italie), mariés en 1800.

Petite-nièce d’Odilon Barrot (Villefort, Lozère, 19/7/1791-6/8/1873 Bougival, Yvelines), président du Conseil sous la monarchie de Juillet, cousine du général prince Joachim Napoléon Murat, belle-sœur de Laurent Camille, comte de Gouvion-Saint-Cyr.

Plusieurs enfants, dont Gilbert Hervé-Gruyer, président de chambre (voir notice), Antoine (1903-1994), marié le 28 octobre 1929 à Paris à Françoise Lefèvre (16/7/1906-25/2/1993), fille d’Eugène Lefèvre (1865- ?), directeur général du Crédit Lyonnais, officier de la Légion d’honneur en 1919 ; Françoise (1901-1919) ; et Marie Jeanne Françoise Anne Marguerite (16/7/1898-11/7/1971), mariée le 26 juillet 1920 à Paris (7ème) à Robert Firmin-Didot (Paris 14/12/1888-1965), imprimeur éditeur, officier de la Légion d’honneur en 1961, fils de Maurice Firmin-Didot (1859-1925), imprimeur éditeur, chevalier de la Légion d’honneur en 1896, et de Mme, née Chauchat (1864-1959), nièce de François Chauchat (1838-1901), conseiller référendaire (voir notice), descendant d’Hyacinthe Firmin-Didot (1794-1880), imprimeur ; et de Marie Jeanne (Dorlisheim 20/9/1899-13/8/1984 Paris 16ème), mariée le 3 mai 1922 à Paris (7ème) à Edouard Henri Marie Michel (Paris 5/2/1899-14/6/1981 au Perreux-sur-Marne, Val-de-Marne, acte transcrit le 11/7/1981 à Paris 16ème), cadre de banque.

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Licencié en droit.

Reçu premier au concours de 1884, auditeur de 2ème classe le 26 février 1885, de 1ère classe le 14 avril 1888, auditeur-rapporteur le 28 février 1889. Adjoint au comité d’examen des travaux de la marine en 1890. Conseiller référendaire de 2ème classe le 25 février 1896, de 1ère classe le 4 février 1910, honoraire pour raison de santé le 13 décembre 1910.

Fondateur de l’association des Alsaciens-Lorrains de France. Membre de l’Union Artistique, vice-président en 1910. Administrateur du poste d’Aubervilliers de la Société française de secours aux blessés militaires. Membre du commissariat général de la contribution volontaire (pour l’assainissement financier de la dette publique) en 1926. Il commanda à Auguste Bartholdi un monument en bronze : « La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870 », installé en 1895 à Bâle (Suisse).

Extrait de son éloge par le Procureur général Payelle : « (…) Depuis ses débuts, M. Hervé-Gruyer s’était fait remarquer par sa forte instruction professionnelle et la sûreté de son contrôle, par sa claire intelligence et la rectitude de son jugement. Chargé plusieurs fois de rapports difficiles et d’affaires délicates, il avait montré que sa finesse d’esprit égalait sa puissance de travail. Il savait discerner et il excellait à mettre en lumière, dans ses rédactions châtiées, le point essentiel d’une comptabilité, le trait caractéristique d’une gestion, et le cas échéant, le fait administratif, non moins digne d’attention que le fait comptable. Par là, ses rapports présentaient un vif intérêt ; la discussion n’en était jamais banale ni stérile. Il prenait volontiers part au débat, avec un talent de parole, une abondance d’arguments et des ressources de dialectique qui faisaient impression et n’étaient pas sans influer sérieusement sur les décisions des chambres. (…) »

Domiciles : 16, rue Saint-Guillaume (7ème), 272, boulevard Saint-Germain (7ème), 75, rue de Grenelle (7ème). Propriétaire du château de Dorlisheim (Bas-Rhin).