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GUILLEMIN de VAIVRE Jean-Baptiste

Né le 31 mai 1736 à Besançon, paroisse des Minimes (Doubs), décédé le 9 mai 1818 à Paris (1er ancien).

Fils de Claude Odo Guillemin, seigneur de Vaivre (1699-25/2/1774 Besançon, paroisse Notre-Dame), avocat général au Parlement de Besançon, professeur de droit civil et canonique à l’Université de Besançon, plusieurs fois recteur de l’université, et de Jeanne Claude Gouget (Baume-les-Dames, Doubs, 4/8/1711-av. 1779 ?), mariés le 24 septembre 1730 à Besançon, paroisse Saint-Pierre. Famille noble d’extraction connue dès le XVème siècle devenue bourgeoise par dérogeance.

Frère de Claude Nicolas Guillemin, curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Besançon.

Epouse en premières noces le 24 mai 1768 à Vesoul (Haute-Saône) Anne Thérèse de l’Epine (Vesoul, Haute-Saône, 1750 -25/6/1779 Le Cap Français, Haïti), fille de Jean Antoine de l’Espine (? -av. 1765), maître particulier des Eaux-et-Forêts à Vesoul en 1727, conseiller maître en la chambre des comptes, aides et finances de Franche-Comté en 1746, président en 1749, et de Claire Thérèse Gérard de Queutrey (Queutrey, Haute-Saône, 27/3/1709-1767), mariés avant 1750.

Petite-fille de Charles Gérard, seigneur de Queutrey (1661 ? -14/9/1728 Queutrey) et de Madeleine d’Alepy de Vaux (1687 ? -31/7/1737 Besançon), mariés avant 1709.

Arrière-petite-fille de Jean Baptiste Gérard, seigneur de Queutrey (? -1694 ?), lieutenant général héréditaire du siège de Gray, député de la noblesse aux Etats provinciaux, et d’Anne Françoise Perrenelle de Mont. Arrière-petite-fille de Joseph d’Alepy de Vaux, seigneur de Marnoz et de Brans, et d’Anne Désirée Pourtier, mariés le 10 juin 1676.

Epouse en secondes noces le 24 avril 1795 à Paris Anne Nicole Désirée Robiou de Mareuil (Nantes, paroisse Saint-Nicolas 16/6/1760-7/7/1827 Paris), divorcée le 2/8/1794 à Paris de Joseph Charet de la Frémoire, fille de François Brice Robiou de Mareuil (Port-au-Prince, Saint-Domingue, 14/9/1721-5/9/1771 Saint-Julien-de-Concelles, Loire-Atlantique), avocat au Parlement de Paris, et de Charlotte Françoise Lingée (Nantes, paroisse Saint-Nicolas, 3/4/1733-1795 ?), mariés le 15 janvier 1754 à Nantes, paroisse Saint-Nicolas.

Petite-fille de Marc François Robiou de Mareuil (Paris 7/12/1685-5/4/1742 Port-au-Prince), greffier en chef du conseil supérieur du Petit-Goâve, et d’Anne Margot (Paris 1687 ? -7/6/1712 Port-au-Prince), mariés le 25 août 1710 ou 1711. Petite-fille d’Alexis Lingée (? -av. 1754) et de Charlotte Françoise Hureau (? -av. 1754), mariés avant 1733.

Arrière-petite-fille de Marc Antoine Robiou, avocat au Parlement, et de Catherine Bellamy, mariés le 13 mai 1678 à Paris.

Père, de son premier mariage, de plusieurs enfants, dont Claude Jean Baptiste (Besançon 21/4/1771-5/3/1836 Fontenay-sous-Bois, Val-de-Marne), officier dans l’armée de Condé, puis capitaine de grenadiers dans l’armée impériale, puis commandant les troupes des Etablissements français de l’Inde, et de Marinette, mariée à François Xavier Louis de Gonzague Damey de Saint-Besson, conseiller à la Cour de Besançon en 1789.

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Secrétaire de M. de Chalandray en 1756, conseiller au Parlement de Besançon en 1764, conférant l’anoblissement. Franc-maçon affilié à la Loge de la parfaite égalité, orient de Besançon, puis aux Trois ordres réunis en 1789. Intendant aux Isles sous-le-vent de 1774 à 1780, à Saint-Domingue, membre du comité colonial et commissaire à l’administration des missions étrangères en 1780. Intendant général des colonies de 1783 à 1792, date de sa démission. Directeur des colonies au ministère de la Marine de 1800 à 1807.

Maître des comptes à la création de la Cour le 28 septembre 1807, confirmé dans ses fonctions par ordonnance royale du 27 février 1815, signe l'adresse de la Cour des comptes à l'Empereur le 26 mars 1815, honoraire le 9 août 1817.

Barbé-Marbois note en 1808 : « Ce magistrat a une grande habitude des affaires judiciaires et de l’ancienne administration des colonies. Il a apporté à la Cour le tribut de son expérience et quoiqu’il ait eu plusieurs choses à apprendre en matière de comptabilité, il a pu en enseigner autant à ses collègues sur les affaires coloniales auxquelles la plupart étaient peu familiarisés. C’est un membre utile de la Cour. »

Domicile : 19, rue Joubert (9ème).

Chevalier de la Légion d'honneur (en 1803 ?).

Tombeau au Père Lachaise, 36ème division.