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GEORGE Emile Eustache

Né le 13 octobre 1830 à Ville-sur-Illon (Vosges), décédé le 11 avril 1903 à Paris (6ème).

Fils d’Eustache George (Montargis, Loiret, 12 fructidor an III, déclaré le 17, 3/9/1795-1877 ? Dompaire, Vosges), notaire royal à Ville-sur-Illon de 1821 à 1838, puis à Dompaire de 1838 à 1858, et d’Anne Charlotte Apolline Collardel (Chatel-sur-Moselle, Vosges, 18/4/1808-1887 ?), mariés le 23 septembre 1829 à Chatel-sur-Moselle.

Petit-fils d’Eustache George (Dompaire 1754-2/6/1824 Dompaire), receveur du district de Montargis en 1790, commissaire du pouvoir exécutif auprès de l’administration municipale du canton de Dompaire en 1798, juge de paix à Dompaire en 1800, et de Marie Jeanne Charlotte Béchard (Saint-Privé, Yonne, 1766-18/12/1826 Dompaire), mariés avant 1795. Petit-fils de Jean-Baptiste Georges Collardel (Châtel-sur-Moselle, Vosges, 9/1/1779-2/1/1857 Dompaire), receveur de l’enregistrement et des domaines à Dompaire, et de Jeanne Charlotte Tanant (13/5/1784-27/11/1816 Châtel-sur-Moselle), mariés le 8 juillet 1807 à Chatel-sur-Moselle, remarié le 10 septembre 1817 à Dompaire à Marguerite Amélie Jacquemin (Dompaire 9 prairial an VI, 28/5/1798- ?).

Arrière-petit-fils de Nicolas George, propriétaire à Dompaire, et d’Anne Julien, mariés avant 1754. Arrière-petit-fils de Joseph Collardel (1735-22/5/1814 Châtel-sur-Moselle), avocat, conseiller au baillage royal de Châtel, et d’Anne Marie Philippe (? -23/4/1813 Châtel-sur-Moselle), mariés avant 1779. Arrière-petit-fils de Claude Béchard, marchand de fer à Montargis, et de Marie Anne Lechat, mariés avant 1766. Arrière-petit-fils de Joseph Tanant (Châtel-sur-Moselle, 1763 ? -av.1830 Châtel-sur-Moselle), avocat, juge de paix du canton de Chatel-sur-Moselle, conseiller municipal et d’arrondissement, et de Charlotte Charles (? -av. 1816), mariés avant 1784.

Epouse le 3 février 1863 à Dompaire (Vosges) Marie Marguerite Sophie François (Dompaire 11/1/1830-18/7/1900 Paris 7ème), fille de Claude François (Saint-Remimont, Vosges, 1/2/1791-4/8/1861 Dompaire), propriétaire, et de Marguerite Ferry (Lamerey (Madonne-et-Lamerey), Vosges, 13/9/1792-9/12/1835 Dompaire), mariés le 26 octobre 1824 à Dompaire.

Petite-fille de Pierre François (1763 ? -15/8/1820 Saint-Remimont), propriétaire cultivateur, rentier, et de Marie Françoise Renauld (Saint-Remimont 1767-30/6//1845 Saint-Remimont), mariés le 15 novembre 1785 à Saint-Remimont. Petite-fille de Quirin Ferry (Dompaire 1766 ? -6/1/1844 Laviéville-et-Naglancourt, Vosges, rattachée à Dompaire), propriétaire, et d’Anne Marguerite Lataxe (1760 ? -7 prairial an VI, 7/6/1798, Dompaire), mariés le 2 octobre 1792 à Dompaire (enfants naturels reconnus dans l’acte de mariage).

Arrière-petite-fille de Claude François (1727 ? -13/4/1808 Saint-Remimont), laboureur, et de Marguerite Prélot, mariés avant 1763. Arrière-petite-fille de Joseph Ferry (Dompaire 7/8/1733-15/7/1807 Lavièville-et-Naglaincourt), laboureur à La Vièville, et de Marguerite Barbe Claudel (? -12/8/1816 Lavièville-et-Naglaincourt), mariés le 6 novembre 1764 à Dompaire. Arrière-petite-fille de Hilaire Renauld (?), laboureur, et de Françoise Mirjot (Auzainvillers, Vosges ?), mariés avant 1767. Arrière-petite-fille de Claude Joseph Lataxe (1753 ? -6/5/1819 Madonne-et-Lamerey), laboureur à Lamerey (Madonne-et-Lamerey), et d’Elisabeth Marchal (? -av. 1792), mariés avant 1760, remarié à Elisabeth Drouin.

Sœur de Joseph Achille François, notaire à Delme (Vosges). Nièce de Claude Joseph Ferry (? -1864), professeur de droit.

Père d’Anne Renée Marguerite George (Epinal 20/8/1866-ap. 1911 ?), mariée le 18 mars 1893 à Paris (7ème) à Pierre Elie Gentil (Saint-Elix, Haute-Garonne, 30/10/1852-13/2/14/2/1911 Paris 6ème), préfet, conseiller d’Etat. Léon Bourgeois, ministre de la justice, et Jules Méline, député, étaient témoins du mariage. Grand-père de Pierre Gentil (Paris 10/1/1894-21/5/1959 Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), conseiller référendaire (voir notice).

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Elève du collège d’Epinal, licencié en droit à Paris.

Avocat à Epinal de 1858 au 4 septembre 1870, élu bâtonnier, figure au premier rang de l’opposition libérale dans les Vosges. Franc-maçon affilié à la loge « La Fraternité vosgienne » à Epinal en 1862. Préfet des Vosges le 5 septembre 1870, organise la défense dans le département à la demande de Gambetta alors qu’il est malade depuis plusieurs mois. Son éloge par le Procureur général Lotard-Vogt indique : « Grâce à son énergie, la résistance s’organise sur tous les points du département, le corps franc des Vosges est créé et inflige des pertes à l’envahisseur dans plus d’une rencontre ». Deux publications qui paraissent peu de temps après la guerre (La première armée de l’Est par le commandant Euvrard, breveté d’état-major, ancien professeur d’histoire militaire à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et Les Vosges en 1870 par M. Bruté de Rémur, ancien officier de chasseurs à pied), représentent la défense locale dans les Vosges comme concentrée entre les mains d’un seul homme, le préfet George, « sous l’ardente impulsion duquel les francs-tireurs semblaient sortir de terre ». Le 12 octobre 1870, un préfet prussien s’installe de force à Epinal ; résolu à ne céder le terrain que pied à pied, M. George transporte successivement le siège de son administration dans les cantons où le drapeau français peut encore se déployer (Lamarche puis Neufchâteau). Il sort du département dont le territoire est tout entier aux mains ennemies le 12 novembre 1870 et il se rend auprès de la délégation de Tours qui le félicite. Epuisé par deux mois de fatigues et d’angoisse, hospitalisé à Lyon, il va à Nice par ordre des médecins. Quand il apprend que le département des Vosges vient de l’élire député à l’Assemblée Nationale, il part pour Bordeaux et dans les discussions du traité de paix, il apporte à la tribune la protestation de la Lorraine mutilée. »

Élu représentant des Vosges à l’Assemblée Législative le 8 février 1871 (Gauche Républicaine), il est remplacé comme préfet le 8 février 1871. Conseiller municipal en 1871 et conseiller général d’Epinal le 30 janvier 1876, et sénateur des Vosges en 1876, réélu en janvier 1882 jusqu’en 1891. Il dépose et fait voter une proposition de loi relative à l’enseignement de la gymnastique dans les écoles. Membre du comité consultatif des chemins de fer, nommé par Sadi Carnot, ministre des Travaux publics en 1880. Représentant de la France dans les conférences de Berne à la Convention sur les transports internationaux. Élu vice-président de la Convention.

Conseiller maître le 17 septembre 1880. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du Trésor public pour 1879 et 1880. Président de la Première Chambre le 20 septembre 1892. Membre de la commission d’étude des questions soulevée par la taxe militaire en 1896. Décédé en fonctions.

Extrait de son éloge par le Procureur général Liotard-Vogt : « (…) Douze ans après avoir été nommé conseiller maître, il a été nomme président de chambre. Un sens juridique très exercé, une profonde connaissance du droit civil et de la législation financière lui ont rendu faciles ces laborieuses et délicates fonctions. (…) Si haute que fût sa valeur intellectuelle, sa valeur morale était plus haute encore. La loyauté de son caractère, sa droiture inflexible, la simplicité et la dignité de sa vie, un emploi bienveillant de l’autorité attachée à ses fonctions, tout en lui commandait le respect. (…). Le président George a succombé à un mal inéxorable. Alors que d’intolérables douleurs contractaient son visage, il a continué à diriger les délibérations de la première chambre avec la même assiduité et la même conscience que par le passé, partagé comme toujours entre la crainte d’imposer au comptable une charge injuste ou inutile et celle de décourager le conseiller référendaire par le rejet d’une proposition mûrement étudiée. (…)»

Membre du Cercle National.

Domiciles : 99, rue de Rennes (6ème), 12, cité Vaneau (7ème), 129, boulevard du Montparnasse (6ème).

Officier de la Légion d’honneur le 31 décembre 1897.

Publication : Projet de constitution républicaine, Epinal 1871. Ce que coûte un Empire, Paris 1871 et 1874.

Tombeau au cimetière Montparnasse.