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GARNIER Jean-Baptiste Etienne,
baron

Né le 20 novembre 1756 à Paris, paroisse Saint-Germain l’Auxerrois, décédé le 24 octobre 1817 à Versailles (Yvelines).

Fils de Louis Etienne Garnier, avocat en Parlement, conseiller du roi, expéditionnaire de la Cour de Rome et des légalisations d’Avignon, veuf de Marie Anne Françoise Piveron (? -1749 Paris) et Marie Françoise Morin, mariés avant 1756.  Filleul de Jean Baptiste Garnier, imprimeur libraire.

Petit-fils d’Etienne Garnier, greffier des requêtes du Palais, et de Marie Catherine Le Cat. Petit-fils de Marie Billeheu, épouse Morin, d’une famille de notaires parisiens.

Epouse en mai 1783 Anne Félicité Sanson (? -ap. 1817 Paris ?), fille de Claude Nicolas Sanson (? -21 ventôse an XI, 12/3/1803 Paris), avocat au Parlement, bâtonnier, et de Charlotte Félix Penels.

Père d’Anne-Marie Garnier, mariée en 1801 à Louis Athanase Rendu (Paris 21/7/1777-4/1/1861 Ennery, Val-d’Oise), Procureur général près la Cour des comptes (voir notice).

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Licencié en droit en 1777.

Conseiller du Roi au Châtelet, élu représentant du Tiers-État de la ville de Paris aux Etats-généraux le 16 mai 1789, prête le serment du Jeu de Paume le 20 juin 1789. Membre du comité des règlements puis du comité des rapports, démissionne de l’Assemblée nationale le 26 août 1791. Aurait émigré en août 1792, revenu après la Terreur, préposé au service des troupes en décembre 1794, chef de bureau à la commission de l’examen des comptes en janvier 1796, chef du bureau de correspondance et du secrétariat au ministère de l’intérieur en octobre 1797. Commissaire du gouvernement près l’administration centrale de la Seine le 29 décembre 1799 (8 nivôse an VIII), préfet de Jemmapes le 2 mars 1800 (11 ventôse an VIII), démissionne le 30 janvier 1805. Greffier en chef à la Cour impériale en l'an XIII, et commissaire de la Comptabi­lité nationale le 30 août 1806.

Procureur général à la création de la Cour le 28 septembre 1807, confirmé par ordonnance royale du 27 février 1815, signe l'adresse de la Cour des comptes à l'Empereur le 26 mars 1815. Elu député de Paris à la Chambre des représentants le 8 mai 1815. Démissionne le 7 mai 1816 « pour raison d’âge et de santé » en faveur de son gendre Louis Athanase Rendu (voir notice).

Barbé-Marbois note en 1808 : « Ce magistrat est la probité même ; il rem­plit ses devoirs avec zèle et intelligence. Il a le jugement excellent, une longue habitude des affaires judiciaires et administratives. Il donne l’exemple de l’assiduité et toute sa conduite annonce qu’il est animé de l’amour de ses devoirs. Il est du nombre des magistrats qui honorent leurs fonctions et qui, irréprochables dans leur vie publique et privée, ont mérité la désignation d’hommes de vieille roche. Il ne connaît qu’une règle de conduite, c’est la justice ; et il n’a d’égards ni aux temps ni aux circonstances. »

Domiciles : 317, rue Saint-Honoré (1er), 8, rue d’Anjou à Versailles.

Membre de la société de la Providence, administrateur de l’œuvre des orphelines.

Chevalier de l'Empire par lettres patentes du 21 novembre 1810 et baron par nouvelles patentes du 28 avril 1813. Officier de la Légion d'honneur le 17 octobre 1814.

Publications : Moyens d'établir un ordre propre à enseigner, conserver et trans­mettre à la postérité dans toute leur pureté et intégrité les noms de famille (S.l.) 1789. Rapport des commissaires chargés de constater la situation de l'éta­blissement de Sainte-Périne de Chaillot (S.l.n.d.).