L’hôtel Pommeret est le siège de la chambre régionale des comptes du Centre.
Par arrêté ministériel du 20 février 1985, l'Hôtel Pommeret a été affecté à la chambre régionale des comptes. Les nombreuses dégradations qu'il avait subies rendaient indispensable l'engagement de travaux importants.
Il s'agissait de restaurer un immeuble inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, et de ne rien lui ôter de son charme et de son style mais, au contraire, de le remettre en valeur, tout en y aménageant des locaux de travail.
A l'issue des guerres de religion, la ville d'Orléans panse ses plaies. On reconstruit l'ancienne église Saint Pierre Ensentelée, qui devient Saint Pierre du Martroi, proche de la place du même nom, où se dresse aujourdhui la statue de Jeanne d'Arc. De nouveaux édifices s'élèvent dans la rue de l'Etape au vin (aujourdhui, rue d'Escures) qui mène du Martroi à l'hôtel de ville et à la cathédrale. L'hôtel Pommeret est, sans doute, la construction la plus ancienne, mais il est rapidement suivi d'autres initiatives. Ainsi, vers 1595, Pierre Fougeu d'Escures, maire d'Orléans et compagnon d'Henri IV fait construire, dans la rue qui porte désormais son nom, quatre hôtels semblables, en forme de lotissement.
Au XVIIIème et au XIXème siècles, les bâtiments subissent diverses modifications. Sous Louis XV, est ajoutée, côté cour, une aile de même style que le corps de logis principal, surtout remarquable par sa toiture. Au milieu du siècle dernier, la seconde aile sur rue fait l'objet d'une reconstruction avec aménagement d'une terrasse destinée, dit-on, à permettre au propriétaire de l'époque et à sa famille de mieux voir les fêtes de Jeanne d'Arc
Sous la Restauration, plusieurs pièces de l'Hôtel sont habillées de lambris présentant les motifs décoratifs du répertoire antique, frises avec rinceaux, couronnes de feuillages et de fruits, guirlandes, cornes d'abondance, vases fleuris...
Depuis au moins 1789, l'Hôtel est la propriété de la même famille dont les derniers représentants, les Pommeret, cèdent à l'État l'immeuble en 1978. Il reste alors inoccupé pendant plusieurs années.